Profil supprimé | Umb Ra a écrit :
Droit d'asile. Bon je ne suis pas aso à proprement parler mais j'étais timide +++ (jamais je ne me serais confié à mes parents) et je suis temporairement en situation d'évitement social pour quelques jours (j'ai un mot du docteur).
Je réagis un peu tardivement aux messages mais je parie sur le fait que ça ne date pas de la semaine dernière et que ça s'est pas arrangé.
1 - La question du QI posée un peu au chausse-pied par un autre posteur peut être abordée.
Quand on est "spécial", il est difficile de se fondre dans l'ambiance des normies. Quelles sont ses capacités en maths ? Est-ce que t'as l'impression qu'il se balade clairement sans avoir besoin de bosser ? A-t-il des résultats très irréguliers (un contrôle à 20/20 quand la moyenne de la classe est à 11 et le coup d'après il prend 8 sans que ça l'affecte particulièrement). Les maths et le QI sont souvent fortement corrélés. Bon, aujourd'hui j'ai peur que les notes ne reflètent pas le niveau donc voir s'il est vraiment au dessus des autres et ça ne donnerait qu'un indice. Faire un test avec un psy pour confirmer reviendrait à aller "consulter" et peut lui renvoyer l'idée qu'il est anormal et que ses parents s'inquiètent.
2- Parler avec lui est évidemment une clé. Mais parler ce n'est pas interroger. Pas de questionnaire. Parler c'est partager. Et c'est un peu ça le problème que tu exposes ici. En gras j'ai repris les éléments qui montrent un problème entre ton fils et toi. Pourquoi lui-même ne partage-t-il pas ses difficultés ? Pourquoi s'isole-t-il de sa famille s'il ne va pas bien ? C'est "simple" : il ne ressent pas de soutien de ta part. C'est pas pour te culpabiliser, hein. Ça n'a rien à voir avec ton intention ni le fait que tu lui veuilles le meilleur. C'est juste que dans son monde, il ne te repère (sans jeu de mots) pas comme une aide.
Je pense que la meilleure façon de l'aider à socialiser c'est de créer une bonne dynamique socialisante au sein de ta famille parce que c'est là ta place, tu es de sa famille et c'est le seul domaine sur lequel tu peux jouer.
Le premier mouvement c'est d'arriver à créer une ambiance de confiance et de confort pour qu'il se sente bien avec son frère, sa mère et toi. Donc évidemment si tu lui fous la pression ("Ben alors, t'as l'air malheureux, qu'est ce qu'on peut faire pour toi ?" ) c'est totalement contreproductif.
Son petit frère, il ne lui a jamais cassé les couilles avec des questions pour savoir pourquoi il est malheureux. Pas de pression, donc il peut vivre des bons moments avec lui quand il en a envie.
Proposer des choses, des évènements, des sorties, visiter, explorer, accompagner, former, initier. Ne pas faire comme si c'était pour lui mais parce que la famille fait ça ou parce que toi, tu aimes ça.
Par exemple si tu es amateur d'art : "Dimanche j'aimerais bien aller voir une exposition de peinture parce que blablabla, tu veux venir avec moi ?"
Et surtout pas "Ça t'intéresse la peinture ? Si tu veux, on peut y aller, ça te permettrait de sortir un peu".
La socialisation, ça s'apprend, ça s'agit. C'est pas un espace de liberté qu'on laisse vide, c'est une transmission, un don. On donne des outils, on donne des réponses (pas la vérité absolue, hein), on ne demande pas de réponse. On ne peut pas exiger de création, c'est un non sens.
C'est comme la langue, ça s'apprend, il y a des règles et connaitre pour ensuite pouvoir choisir de quoi et à qui on veut parler d'une certaine façon. On peut même jouer avec les règles ensuite mais il faut les connaitre pour créer un jeu.
3- Le psy c'est pas pour les fous, les malades ou les anormaux. Ça peut être pour les gens qui s'intéressent au fait d'être heureux. Mais là aussi, problème : lui demander "d'aller consulter" alors qu'il n'a rien demandé ça peut lui renvoyer le fait qu'il n'est pas normal et il faut en plus que ça passe par ses parents avec qui apparemment ce n'est pas assez tranquille pour qu'il se permette d'exprimer sa vérité. Donc double pression.
Mais pourquoi ne pas aller en voir un toi-même ? Ça permettrait peut-être de travailler sur le point n°2 et pouvoir débloquer la situation "de l'intérieur" avec l'aide d'un tiers.
Après, le problème avec les psy c'est qu'il faut en trouver un bon, et c'est rare.
Notes :
- ce que j'ai souligné dans tes messages montre clairement qu'il n'est pas heureux. Peut-être ne veux-tu pas voir l'étendue du problème ou bien es-tu "habitué" à son comportement, mais il ne va clairement pas bien. Il est encore jeune mais il ne faut pas trainer pour éviter que ses difficultés en entrainent d'autres (orientation professionnelle, travail, vie sentimentale etc.)
- il a déjà vu un psy, donc à voir s'il a un rapport un peu plus détendu avec la question ou si (pire) tu t'es déjà encore plus grillé. Et quand je dit "à voir", ça ne veut pas dire qu'il faut lui demander - à force de lui proposer de consulter, de lui poser des questions (auxquelles il doit mentir pour se dégager de la pression), des inquiétudes que tu laisses transparaitre sur le fait que tu as peur en tant que père que ton fils ne soit pas heureux, ça peut lui montrer aussi que toi-même, tu n'y arrives pas, que tu n'es pas serein dans le domaine social qui vous réunit : la famille
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La réponse est parfaite.
J'étais ce petit gars étant jeune. J'étais "étrange" absent, dans mes pensées....dans mon monde intérieur. Je semblais absent, mon esprit était ailleurs.
Je n'ai pas vraiment pu savourer ma jeunesse comme la plupart des jeunes. Heureusement j'étais bien entouré par quelques bons potes. Mais je n'ai jamais pris d'initiative, je suivais la troupe.
Mon enfance est particulière (adoption internationale). Je ne suis pas trop typé non plus, tel un physique espagnol, grec, arabe, italien ou latino/indien pour d'autres..... je me suis bien intégré, jamais souffert de racisme ou autres. Mais voilà est ce ma situation qui m'avait enfermé...on ne le saura jamais.
31 ans balais, célibataire, jamais baisé mais "privilégier" pour d'autres choses. Je me dit que je suis encore jeune et j'ai encore espoir de rencontrer quelqu'un pour faire un enfant et fonder une famille. Mais clairement ne pas passer par les étapes de jeunesse qui permettent de se construire, c'est se prendre le mur au bout d'un moment.
Conclusion : solitaire et solitude mais pas malheureux. Mes moyens me permettent de m'amuser dans cette liberté en lui trouvant un sens au final. Mon problème a disparu en replongeant dans mon passé jusqu'à la découverte de mon lieu de naissance. Ca a été incroyable ce big bang . Mon malaise à était crashendo à partir de 20 ans....en grandissant vous comprenez de plus en plus ce que vous êtes/identité.... moi j'ai découvert ma véritable identité à 28 ans. Avant j'étais en dépression sans le savoir. Souffrir en silence sans en ressentir les symptomes, c'était terrible.
C'est fou ce que le cerveau peut réagir, ce mal être de jeunesse sans vraiment savoir pourquoi, un blocage, des dépressions, un état dépressif durable.... on a voulu m'interner, j'avais un traitement psychiatrique (pour schizo....).
Quand j'ai compris mon histoire de vie, mes origines, je n'ai plus jamais repris le traitement, j'étais guéri !
Ceci dit, entre le covid, le climat, la société anxiogène, les salaires de merde, les logements inabordables....ca défonce tout aussi bien le mental des jeunes. Comment être heureux ?
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Passons à ce petit gars que tu décris, il est seul c'est clair. Peut être un spectre autistique. On ne sait pas. Il faut attendre encore un peu pour juger la chose. Peut être qu'il se fait chier, peut être qu'il ne s'intéresse pas aux choses de la société actuelle.
Aime-il lire ? est-il à l'aise au téléphone ? peut il entrer dans un magasin seul et demander ce dont il a besoin....que fait-il de son temps libre.
Comment agit-il lors de ses activités sportives ? (sport collectif <> reste-il seul) ? est-il mutique à la maison ?
Gaffe au psy....certains sont véritablement très mauvais. |