MagnumFr a écrit :
Dans mes pérégrinations sur Reddit, je tombe sur un thread évoquant les anecdotes malaisantes de mariages, puis sur un sub dédié. Voilà un très bon sujet à développer pour ce topic. En bon asocial, jamais été à l'aise dans ce genre d'événements codifiés, guindés et qui trainent en longueur. Heureusement les mariages sont rares dans mon entourage. Mais chacun d'entre eux est une charge mentale qui pèse assez longtemps en amont et dont je me passerais bien. Même si je n'affiche pas un enthousiasme débordant durant les journées de mariage et surtout durant le repas où les gens se lâchent d'ordinaire, si je réponds présent – avec tous les efforts de préparation en amont que cela implique même pour un invité – ce n'est pas pour être un invité de seconde zone qu'on se force à convier sur une partie réduite de la journée. Celui de mon frère, j'ai été son témoin. Un témoin fantôme, fallait pas attendre de moi un discours devant toute une assemblée ni même tout autre agissement qui sorte de l'ordinaire. Je crois bien que lui et ma belle-sœur ne m'en veulent pas, ils savaient un peu à quoi s'attendre… Les deux derniers concernaient deux amis du même groupe. En réalité ces deux amis sont surtout des amis d'ami (mon meilleur pote), il y a une bonne entente mais dans le fond ça reste un peu superficiel. Des clichés du French Dream version classe moyenne sup aux frontières de la CSP+ : sociaux, populaires, sportifs, très bonne situation pro avec assez peu d'effort, des gosses, la grosse baraque… et même un divorce qui découle du deuxième de ces mariages. Bref ils cochent bien des cases qui mettent en exergue mon retard abyssal dans le jeu de la vie et ça creuse un certain fossé. Le premier, je suis convié à la cérémonie civile puis au vin d'honneur. Il y a beaucoup d'invités, il fallut faire des arbitrages… trop bon trop bon donc je me dis que c'est ok et j'avale la pilule. J'étais pourtant là pour l'EVG . Je quitte les lieux et je constate ne pas être le seul à faire ce move, ça aide à relativiser mais quand même avec un peu d'amertume. Le second c'est pareil, cérémonie civile puis vin d'honneur. Un peu moins de monde, un lieu de réception immense en pleine cambrousse, aucune excuse pour des arbitrages douloureux. L'assemblée est appelée dans la salle du repas donc je quitte les lieux et je constate avec un certain effroi être le SEUL à me tirer d'ici. Là la pilule reste en travers de la gorge. Autant dire que je ne fais plus d'effort social avec ces gens au vu du manque de sincérité dans les rapports sociaux. Entre temps je les ai testé à quelques occasions et j'ai ressenti du snobisme derrière une façade hypocrite. J'ai réalisé que j'étais surtout un bon bouche-trou pour combler des équipes de jeu en ligne à l'époque où ça jouait quasi tous les soirs . Heureusement mon meilleur pote j'y vois toujours quelque chose de sincère même si nos modes de vie (le sien n'est pas si différent des deux zigotos décrits précédemment) nous séparent toujours plus avec les années . On se voit peu hélas mais au moins ça alimente une réserve de choses à se raconter le moment venu. L'une des très rares personnes où je ne ressens pas le besoin de m'épuiser à produire un effort d'adaptation sociale (les autistes haut niveau vous savez de quoi je parle) sans que ça la saoule. Pour en revenir aux mariages, je n'ai jamais véritablement assisté à une situation de crise. Mais je suis persuadé que vous avez des histories croustillantes à nous conter  Et peut-être même des hontes que vous pourriez relater ici https://forum.hardware.fr/hfr/Discu [...] 8680_1.htm 
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