x_tiberi a écrit :
Attention: pavé illisible, désolé, pb technique. Mais l'expérience que je viens de vivre, est, à mon avis, assez intéressante et rejoint pas mal de points qui ont été soulevés dans cette discussion. Modos, si le coeur vous dit de formatter correctement ce pavé... Elle m'a trompé...enfin trompé... ce mot ne prend réellement ce sens que lorsqu'il y a de l'amour dans la relation... Scénario vaudevillesque en plus pour l'apprendre... Je passe chez elle le matin (avant d'aller à l'université, où nous étudions ensemble), elle a une crise d'angoisse (tremblements, peur terrible, vomissements...). Ce n'est pas la première fois. Apparement, je lui fais du bien à ce niveau là, suis quelqu'un de beaucoup plus calme. Je la laisse et retourne à l'université. On se revoit le soir, d'autres gens de la classe veulent la voir, mais elle refuse, elle n'accepte que des gens proches (sa meilleure amie ou moi). J'apprend au téléphone qu'elle a cumulé crise d'angoisse le matin avec une gastro. Bon, je me pointe. Tout se passe dans sa chambre, elle est au lit, avec le seau dans lequel elle se vide de temps à autres, et les toilettes vers lesquelles elle court toutes les 10 mn. Pendant qu'elle est aux chiottes, je suis sur son PC (non, suis pas un nerd. Mais devais faire un boulot et donc je bosse sur le sien). Curieux, je regarde son dossier Mes Images/photos de Martinique (où elle est partie pendant les dernieres vacances, un voyage prévu de longue date, avant que l'on ne se rencontre). Et là... c'est le drame Je la vois entrain de rouler un palot à un des deux gars qui était partit en croisière (sur son petit bateau: elle, sa meilleure amie, un autre type et le gars en question). Je murmure, la main devant la bouche 'ooooooh la salooooooope'... Le pire, c'est que je ne suis pas allé regarder ces photos avec l'idée de voir si elle fricoté avec qqun pendant ces vacances... Elle revient, je ferme la fenêtre... elle retourne au lit (en face du PC)... 5 mn, j'essaye tant bien que mal à faire semblant de travailler... comme je suis qqun qui a du mal à rester avec qqchose sur la conscience longtemps, je fais vite une drôle de tête Elle me demande si ça va...je ne répond pas... allume calmement une clope, la fume, décontracté... zen, soyons zen...elle me redemande, elle s'inquiète (pas pour la photo, je pense)... "ça va...? ça va...?"
Je lui demande calmement d'attendre que j'ai fini ma clope, sans lui dire ni oui ni non...
La chose faite, je m'allonge près d'elle, la prend sous la nuque et lui fait craquer les vertèbres...nan, j'déconne Je lui sors: "J'aurai pas dû, mais j'ai regardé tes photos de Martinique, tu te doutes de ce que j'ai pu voir..." Elle: Moi: "Ben oui..." Elle: graglblmf *gerbe dans le seau* Moi: "...qu'est ce que je peux te dire...?"... Je lui demande si elle s'est foutue de ma gueule depuis le début. Apparement non. Elle a été, selon elle, sincère pour tout ce qu'elle a pu dire ou faire depuis le début avec moi. Elle considérait que ce cocufiage ne valait pas la peine d'être raconté. Ce type serait un ex, avec qui elle a brièvement habité pendant qques mois il y a 10 ans, qu'elle aurait quitté. Il l'avait invité en Janvier dernier, ce se serait fait sur place, comme ça, sans, selon elle, preméditation. Je reste silencieux un moment... Elle gerbe, elle chie... On se couche, je ne la touche plus, elle essaye, mais ne répond pas. Au bout d'une demi heure, je lui dis que je vais faire un tour dehors, à 1h du mat'. Je prends les clés, traine pendant une heure... En fait, j'ai la tête complètement vide... Je ne sais pas quoi penser. On a été clairs, nous ne nous aimons pas (dans le sens relation amoureuse 'classique'), mais avons beaucoup d'affection l'un pour l'autre, passons d'agréables moments ensemble, couchons ensemble. Nous avons la même vision, nous ne nous appartenons pas l'un à l'autre. Dans ce cas, est ce que tromper, c'est vraiment 'tromper'? J'essaye de savoir si ce raisonnement logique que j'ai est celui de la 'raison', où celui d'un pauvre gars qui est capable de comprendre pour rester avec cette fille ma foi intéressante, jolie et avec qui il passe de bons moments? Je rentre, m'endors. Bordel, ça fait du bien de dormir, on a l'esprit libre... Selon elle, j'ai mal dormi, pourtant je ne m'en rappelle pas. Au matin, encore dans les vappes, je la sens qui me caresse les cheveux avant de se lever pour aller chez le docteur qu'elle doit consulter. Elle me laisse seul pendant une heure chez elle. Je me repose. Elle rentre. Là, on commence à discuter sérieusement. C'est une fille qui parle assez peu sérieusement, très extravertie, mais pas lorsqu'il faut parler de choses sérieuses (avec moi ou d'autres). Alors que je suis le contraire: j'aime que les choses soient dites, je déteste les cadavres dans le placard, quite à faire des dégâts ou à blesser dans l'immédiat, mais c'est selon moi le meilleur moyen pour éviter que des situations malsaines ne s'installent et donc de souffrir encore plus. Mais je ne suis pas non plus qqun qui philosophe tout le temps. La où y'a de la gêne, y'a pas de plaisir. Merci petit Jésus, elle parle cette fois-ci. Elle ne se contente pas de répondre aux questions, mais intervient d'elle même. Première chose: vu qu'être cocu, ça en fout tout de même un coup à l'égo, je cherche à vraiment savoir si, dans son optique (pas dans l'absolu, puisque dans l'absolu, c'est le cas), elle a fait ça en se foutant de ma gueule. Elle me répète que non, dans les yeux. Que ses sentiments (affection) étaient sincères. Qu'elle me considère comme qqun de très intelligent et qu'elle me respecte. Au début, n'ayant pas tous les éléments en main, j'avoue que je suis resté perplexe sur la véracité de ce qu'elle dit. Cocufier, n'est ce pas prendre l'autre pour un con? Prendre du bon temps pendant que l'autre vous fait confiance? Mais attendez la suite: elle me parle de ce dont nous n'avions jamais parlé avant, son passé avec les mecs: c'est une très belle fille, vraiment, tant du point de vue du visage que du corps, et très intelligente. Elle a commencé relativement tard (ça je le savais), à 18 ans, a vécu avec un type pendant 2 ans et était sur le point de faire des gamins avec (ça aussi je le savais. Elle a 31 ans, moi 23). Elle a collectionné pas mal de mecs. Elle a connu la passion une fois avec un type, déjà maqué. Elle confirme que la passion est destructrice. La fille avec qui ce mec était lui fait un gamin dans le dos, il se marrie sans le lui dire (à ma copine). Elle rêvait de tuer cette fille. Elle en est ressortie en morceaux, s'est cassée pour ne plus souffrir. Depuis, elle avoue accorder sa confiance et tomber amoureuse assez difficilement. Ca lui est déjà arrivé d'être avec trois types à la fois. Tant qu'elle se sent bien avec quelqu'un, elle n'aura pas de problème à se mettre avec, comme nous le sommes actuellement. Elle a pas mal d'occasions de se tapper des mecs. Le corps n'est pas qqchose de sacré pour elle. Je lui demande (sans penser à notre relation) si elle sait ce qu'elle recherche dans la vie. Elle me dit: stabilité, sécurité. Je lui dit mon impression, cad qu'elle courre après un chimère, mais qu'elle n'arrive pas à l'attrapper, et donc à se poser (ce qui expliquerai aussi ses crises d'angoisse. A 31 ans, elle vit encore comme qqun de 20 ans). Elle a peur de se retrouver seule. Elle ne le pense pas, mais me dit que sa meilleure amie a tiré la même conclusion que moi. Pour en revenir à nous, nous savons que de toute façon, nous n'allions pas nous marrier, ni que cette relation allait durer 5 ans. Je lui dis que ce cocufiage était tout de même un manque de respect, une trahison de la confiance que je pouvais avoir en elle. Elle me dit que de toute façon, ça n'aurait rien changé qu'elle me le dise. Là, je repense à la signification de 'l'adultère' dans notre cas: nous avons des sentiments l'un pour l'autre, mais pas au point de nous aimer. Je lui dis qu'heureusement que je n'étais pas amoureux, sinon, putain, qu'est ce que j'aurai morflé. Elle me répond que si elle avait été amoureuse, elle ne l'aurait pas fait...et là elle gerbe . Elle me demande ce que je compte faire maintenant. Elle reconnaît qu'elle est en tort dans l'absolu, mais que dans son approche des relations, c'est 'normal'. Elle me fait comprendre que continuer ou pas dépend de moi. Elle accepterait que l'on arrête, mais aussi que l'on continue. Le sort de notre relation me renvoit à moi en fait. Est ce que je peux avoir assez confiance en moi même pour croire ce qu'elle m'a dit, c'est à dire qu'elle n'a pas agit dans l'optique de se foutre de ma gueule..? Est ce que je suis depuis le début le dindon de la farce, est ce que continuer ne serait pas finalement un méchant coup à mon amour propre et à mon honneur, et est ce que continuer serait enfait une façon de la garder pour moi, ce qui impliquerai que je sois amoureux d'elle? Si j'avais été qqun d'impulsif, je me serais énervé et l'aurais giflée à l'occasion. Le problème, c'est que ma démarche intellectuelle (et si ma démarche est plus intellectuelle que sentimentale, j'ai l'impression que je ne suis pas amoureux), que je traîne depuis des années, me pousse à toujours essayer de comprendre. Prendre les choses sous tous les angles, peser le pour et le contre, pour au final prendre une décision (et pas continuer à tergiverser pendant des heures comme certains). Ce qui fait que je suis assez ouvert d'esprit, et même si je ne suis pas d'accord avec une personne, je la respecterai (en politique par exemple). Je sais à ce moment une chose: je ne suis pas amoureux. J'aurai beaucoup plus souffert dans ce cas, et lorsque je souffre, je tombe dans les abysses (ça fait peur à voir). Auparavant, je n'ai pas éprouvé cette chose qui vous prend au ventre lorsque vous être amoureux. Je sais aussi que je ne vis pas à travers elle. Tout ne s'est pas effondré en moi lorsque j'ai appris la chose (sinon j'aurai été mal physiquement, comme d'hab). OK, ça c'est 'checké'. En fait, ce qui me dérange le plus, c'est le coup à mon amour propre. Ce n'est pas tant l'acte en lui même qui pose problème. Je peux la toucher sans me dire qu'un autre est déjà passé par là. Même si je ne suis pas du genre à brader le corps, je ne le sacralise pas non plus, et les relations d'une nuit (que j'ai déjà expérimenté) ne sont pas une ignominie pour moi. Le truc, au final, c'est la confiance. La confiance que je peux avoir en elle, c'est au final la confiance que j'ai en moi. C'est ce qu'on disait il y a qques pages, l'autre est un miroir, et pour être avec qqun, il faut déjà savoir qui l'on est. J'ai passé une période très noire il y a 4-5 ans, ou j'ai morflé, connu une souffrance psychique terrible. Indescriptible. J'ai réussi à m'en sortir, je me considère comme miraculé, alors que je n'étais pas loin d'y laisser ma peau. J'en suis sortis plus fort, et surtout, j'ai réalisé que la vie avait un sens et que je tendais vers qqchose (je ne peux pas vous dire quoi, mais je sais que il y a cette chose en moi qui me pousse à progresser, même si ce n'est pas facile tous les jours ). Je vous avoue que ce que je viens de vivre, ça a été la première vrai occasion de tester cette résistance. Savoir si j'allais retomber dans un gouffre. Et putain, vous ne pouvez pas savoir, mais ça fait du bien de voir que j'ai acquis assez de distance par rapport à ça. Mais bon, nous ne sommes que 12 h après les évenements, qui sait si au fin fond de mon crâne, qqchose couve, et que je ne vais pas péter une câble plus tard... Donc au final, tout repose sur la confiance que je peux accorder à ce qu'elle m'a dit: le fait qu'elle me respecte et que je ne sois pas méprisable (ou faible) pour me faire cocufier. Pour ça, j'ai du comprendre son point de vue (qui est assez proche de certains ici): profiter tant qu'il n'y a pas amour. Passer de bons moments, en sachant pertinament que l'on ne fera probablement pas notre vie ensemble. Elle me dit qu'elle savait depuis le début que lorsque je rencontrerai une autre fille dont je tomberai cette fois-çi amoureux, je la quitterai. Après tout, je 'débute' dans la vie, j'ai l'optique de qqun de 23 ans, j'ai besoin d'expérimenter, elle moins, à 31 ans, elle se dépatouille avec sa situation. Se séparer lorsqu'on réalisera que les bons moments ont été vécus, que l'on rencontrera qqun d'autre? Etant plus expérimentée que moi, elle me prévient que continuer comme ça, ça peut être très dur. Car voir l'autre se détacher, même s'il n'y a pas amour, c'est qqchose de difficile. Elle me dit que ça l'aurait fait chier que je la trompe, mais que si j'aimais une autre fille, elle comprendrait que je parte. Donc au final, j'essaye de voir si cette vision des choses peut me convenir. En repensant à ma 'check list' (on ne s'aime pas, je ne veux pas me prendre la tête, etc...), logiquement, cette situation me va. Je veux profiter, vivre de nouvelles expériences. Mais je sais que moi aussi j'ai besoin de stabilité, que -comme tout le monde- je recherche une fille que je pourrai réellement aimer et qui m'aimera. Donc au final... Endiamo. Beimos ala plaia senor Zorro, allons à la plage monsieur Zorro. Je tente le coup, faisons comme ça. C'est une bonne façon de voir si je suis capable d'assumer et d'avoir assez confiance en moi, jeune padawan que je suis. Je veux profiter, je pense qu'il y a encore de bons moments à passer ensemble, et que du moment que tout est clair et net entre nous, y'a ptêt moyen. Je ne compte pas faire ma vie avec elle, elle non plus. Je veux expérimenter. En tout cas, je peux vous dire que ceux qui ont beau théoriser à outrance se fourrent méchamment le doigt dans l'oeil. Rien de vaut le terrain C'est fou, au final, je suis tout excité d'avoir vécu qqchose de nouveau, qui me fait progresser et surtout qui risque de m'enrichir au niveau de l'expérience C'est sûr, il y a des risques... Mais Machiavel dit bien que celui qui ne prend pas de risques, qui reste dans l'immobilisme est condamné à disparaître, et que quitte à y laisser sa peau, ce le sera en se disant qu'on aura au moins essayé, pas en ruminant dans son coin et en regrettant de n'avoir rien fait... A vaincre sans péril, l'on triomphe sans gloire.
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