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Auteur Sujet :

Le libre-arbitre n'existe pas.

n°26221674
Krismu
Posté le 21-04-2011 à 12:27:42  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Note que l'histoire du livre pour "prédire l'avenir", ça se fait aussi avec 2 programmes simples: l'un (A) qui donne vrai/faux avec une suite d'instructions simple, l'autre (B) qui connait le fonctionnement du premier, et "prédit" son résultat.
Si tu donne le résultat de B à A en lui disant de retourner le contraire, et que tu changes B pour qu'il prenne ça en compte, tu te retrouves en fait avec une boucle infinie dans B.
 
Rien d'extraordinaire, pas de brisure de l'espace-temps. 2 programmes parfaitement simples, sans libre-arbitre. Juste le "livre" qui boucle à l'infini si ce qu'il prédit est utilisé avant que ça arrive.

mood
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Posté le 21-04-2011 à 12:27:42  profilanswer
 

n°26222911
Profil sup​primé
Posté le 21-04-2011 à 14:17:31  answer
 

Mozz_ a écrit :


Ca ne change rien à la démonstration. Un être humain n'est pas responsable de son génotype, ni de son phénotype. La distinction entre les deux me parait donc inutile, et je ne vois rien dans tes explications qui montre que c'est effectivement utile. J'ai donc généralisé ça en parlant de "code génétique" parce que je vais au niveau de détails qui est pertinent pour la démonstration. Rien ne sert de détailler quand les détails n'apportent rien.
 
Ah si il est responsable. On l'a montré à maintes reprises, même les fatalistes le disent (je trouve ça très gênant de responsabiliser sans fondement, mais si c'est nécessaire il faut juste être très cyniques).
 

Citation :

Pour les 'maths' tout ce que tu prouves c'est le déterminisme, en partant d'une hypothèse déterministe c'était pas très dur. Tu mets quand même un temps discret (pratique pour de la récurrence qui s'effondre sinon, mais très discutable), part d'une initialisation sans "liberté" sans le justifier et est très maladroit dans la dite hypothèse de récurrence -l'hypothèse déterministe- distinguant sans raison autre qu'une mauvaise connaissance de la biologie "génotype" et "environnement" alors que le génotype n'est pas le seul facteur inné conditionnant et l'environnement contiendrait quoi: l'ensemble de ce qui donne les acquis? les atomes extérieurs? l'ensemble de la physique (auquel cas ça contient le génotype en fait déjà partie, preuve que tu n'as pas su définir de "moi" au cours de ta démonstration ni délimiter les contours de l'objet étudié qu'est l'homme. Or évidemment si tu prends un point de vue universel et descriptif sans néantisation tu figes tout en simple physique, mais tu ne distingues plus rien non plus.) Mais ce n'est pas pour maladresses que je conteste ton idée, alors je n'en parle pas.


Toi qui raisonnes beaucoup par intuition, tu es bien tatillon tout d'un coup ^^ Etant donné qu'au fond, on ne sait même pas définir de manière rigoureuse ce qu'est un être vivant, je te concède volontiers que tu me coinceras facilement en me demandant la définition de chaque mot, et la définition de chaque mot servant à définir les premiers, etc... Mais est-ce bien honnête de procéder comme ça ?
L' "extérieur" d'un être humain est une notion qui est triviale pour tout le monde, c'est l'ensemble des interactions entre l'individu et le monde extérieur : ce que les autres gens te disent, quand d'autres gens te touchent, quand tu avales de la nourriture, mais aussi la température, le temps qu'il fait, etc...
Le problème est que la liberté est aussi une notion "triviale". Donc si tu prétends à un humain sans liberté délimite bien, sinon je pourrai toujours te retorquer que tout au long de la récurrence l'humain est libre. Ce qui signifie en fait qu'il est partie de cet "extérieur" qui l'influence. D'où la question par exemple: est-ce que son cerveau (en tant qu'objet physique) est un extérieur?
A t=0, un être humain ne contient que son code génétique, qui vient certes à "t=-1" de l'extérieur, mais ça ne remet pas en cause la démonstration. Au contraire, ça montre bien à quel point un être humain ne se construit jamais "de lui même" comme l'implique la notion de liberté mais uniquement à partir de l'extérieur, et ce depuis le premier instant de sa vie. Bref, pourquoi faire cette précision à part pour embrouiller la "démonstration" ?
Un être humain est donc de ce point vue similaire à un programme informatique (le code génétique) et chaque itération du programme tient compte de ce code génétique ainsi que de toutes ses itérations passées, et des interactions courantes avec l'extérieur (température, actions d'un utilisateur extérieur etc...). Et même si ce programme informatique était convaincu d'être libre parce qu'un programmeur facétieux avait codé en dur cette illusion de prendre des décisions libres, le programme ne serait pas libre pour autant.
 
Finalement, la discussion peut aussi dévier là dessus : quelle différence (du point de vue de la liberté bien sûr) y a t-il entre un être humain (qui à l'origine n'est composé que d'un code génétique et qui ensuite se "construit" à partir de ses interactions avec l'extérieur) et d'un programme informatique (même basique) qui prendrait des décisions (le plat du jour à la cantine par exemple) en tenant compte de l'environnement extérieur (le temps qu'il fait, les légumes de saison) et de ses décisions passées (c'est à dire par exemple les plats précédemment choisis, histoire d'éviter les répétitions) ?
Ce programme informatique aura beau dire : "Ah mais je suis libre, je choisi les plats que je veux  [:cosmoschtroumpf]. D'ailleurs, si tu me dis le futur plat que je vais choisir, je prendrai un malin plaisir à choisir un autre plat gnark gnark", ça fera doucement rire le gars qui l'a programmé.
Si l'univers pouvait rire, il poufferait de voir ainsi de bêtes programmes comme nous avoir l'arrogance de se croire libre et de prendre des "décisions libres".
Le programmeur aurait tort. Je ne prétends pas que des extra-terrestres nous jugeraient libres, la notion pourrait leur être étrangère
 
Quant à la remarque sur le temps discret, hmm lol... C'est le principe d'une démonstration par récurrence. Si on te dit :
Il y a une rangée de "n" arbres. Quand un des arbres brûle, le feu se propage à l'arbre voisin. Si je mets le feu au premier arbre de la rangée à l'itération 0, alors à l'itération 1, le feu se propagera à l'arbre suivant, etc etc... jusqu'à brûler toute la rangée à l'itération "n-1".
Quel sera alors l'intérêt de dire : "Ah non mais ça marche pas parce que tu discrétises le temps". Au lieu de parler d'itérations, je parle de "t=0", "t+1", etc... mais c'est la même chose.
La récurrence n'est un mode de démonstration valable que sur les ensembles discrets, c'est le "principe" comme tu dis. Sauf que le temps a probablement une structure mathématique beaucoup plus complexe que cela -même, voire surtout, en quantifié-. Prends un ensemble continu quelconque et le raisonnement inductif est foireux.
 
Encore une fois, toutes tes objections sont basées sur des points de détails absolument sans importance, et si j'en arrivais à détailler autant que tu le souhaites, la démonstration serait inutilement compliquée, longue, et potentiellement incompréhensible par une autre personne que celui qui l'a écrite. J'attends des contradictions sur le fond, et pas sur des détails insignifiants (ou alors montre en quoi tes objections sont pertinentes parce que pour le moment, je ne vois pas).
Et à part ça tu pars sans a priori? Parce que ta vision est cynique elle est bonne? Elle est surtout absurde. J'ai dis que je ne partirais pas dans les détails techniques, car ce n'est pas le fond de mon reproche. Je veux juste que tu comprennes que ta démonstration sera toujours bancale.
 
Concernant "le livre", note bien que tu as été le premier à en parler. Personnellement, je me fiche un peu de savoir si un tel livre existe. Si le monde est déterministe, un tel livre peut exister, et sinon non. Et quand bien même un tel livre existait, personne ne pourrait le lire. Ca me semble donc inutile de parler de ce livre pour prouver que le monde est déterministe ou non. D'ailleurs, je ne m'explique pas que quelqu'un qui semble aussi calé en philosophie tombe dans des facilités pareilles. Évidemment que si tu lis un livre censé prédire l'avenir, tu peux faire mentir ce qu'il y a d'écrit en agissant différemment, c'est totalement trivial, même pour un enfant de 5 ans. Mais alors dans ce cas, ce "livre" en question sera faux, et ce ne sera donc PAS le fameux livre ultime qui prédit l'avenir. C'est une sorte de démonstration par l'absurde que si un tel livre existait, personne ne pourrait le lire. Les seules prédictions que le livre pourraient faire s'il est lu, seraient des prédictions "point fixe", c'est à dire des prédictions qui se réalisent même si quelqu'un les lit (on en avait déjà discuté avant dans ce topic).
 
Exactement. Maintenant l'impossibilité même dans un monde déterministe de présenter ce livre a priori à un humain sans risquer une mise au défi, et pouvoir le présenter a posteriori, ça s'appelle comment selon toi?
Bref, je ne vois pas l'intérêt de parler de ce genre de livre, ça ne prouve rien, dans un sens comme dans l'autre. A la limite, on est d'accord pour dire qu'on ne pourra jamais construire de machine à prédire l'avenir qui soit visible par tous, mais là encore, je ne vois pas l'intérêt dans la discussion. Ca ne prouve même pas que le monde est déterministe ou non.


 
 

n°26222927
Profil sup​primé
Posté le 21-04-2011 à 14:18:58  answer
 

hephaestos a écrit :


C'est ce point que je rejette avec véhémence.
 
La science parle de ce qu'on voit, et de ce qu'on ne voit pas, et il n'y a rien de métaphysique là dedans. Tu dis qu'elle parle de ce qu'on peut voir, mais je ne suis pas d'accord, cette notion de possible n'a pas de sens. Ce qu'on fait en science, c'est qu'on place des observateurs imaginaires là où il n'y en a pas, et qu'on simule ce qu'ils voient. Qu'on les place au cœur des volcans, dans le futur, dans le passé ou dans une autre branche de l'Univers ne fait pas de différence méthodologique.


 
La théorique peut-être, mais en pratique on ne peut appliquer que des connaissances sur des connaissance. En restant scientifique.
Si non tu peut supprimer le mot sciemment de ton dictionnaire. [:dawa]
Bonjour.

n°26223093
Mozz_
Posté le 21-04-2011 à 14:30:52  profilanswer
 

Hydrelisk >
 

Citation :

Le problème est que la liberté est aussi une notion "triviale". Donc si tu prétends à un humain sans liberté délimite bien, sinon je pourrai toujours te retorquer que tout au long de la récurrence l'humain est libre. Ce qui signifie en fait qu'il est partie de cet "extérieur" qui l'influence. D'où la question par exemple: est-ce que son cerveau (en tant qu'objet physique) est un extérieur?


Si tu commences à dire que le cerveau nous est extérieur, alors il ne doit plus rester grand chose quand tu veux décrire une personne. Il reste sa substance magique qu'on appelle le libre-arbitre ?  :o  
Et puis bon, la question de départ est : "Est-ce qu'un être humain possède un libre-arbitre ?". La question présuppose qu'on sait ce qu'est un être humain et ce qui le compose. Par défaut, je considère bien évidemment la définition "classique" d'un être humain. Chipoter sur la définition d'un être humain n'apporte rien. D'ailleurs, dans la question, la notion d'être humain est supposée triviale, alors que l'existence du libre-arbitre n'est PAS jugée triviale puisqu'elle est questionnée.
Je ne suis donc pas d'accord avec ton parallèle entre la trivialité de la définition de l' "extérieur" et la soit-disant trivialité de l'existence du libre-arbitre. N'essaye pas de noyer le poisson en chipotant sur les termes  :o  
 

Citation :

Le programmeur aurait tort. Je ne prétends pas que des extra-terrestres nous jugeraient libres, la notion pourrait leur être étrangère


Es-tu en train de dire qu'un programme informatique qui détermine les menus d'une cantine à partir des légumes de saison et du temps qu'il fait (et des menus choisis précédemment) est libre ?  :heink:  
 
Dans ce cas, ça ne m'étonne plus que tu penses que l'Homme ait un libre-arbitre ^^'
 

Citation :

La récurrence n'est un mode de démonstration valable que sur les ensembles discrets, c'est le "principe" comme tu dis. Sauf que le temps a probablement une structure mathématique beaucoup plus complexe que cela -même, voire surtout, en quantifié-. Prends un ensemble continu quelconque et le raisonnement inductif est foireux.


Ça ressemble fortement à un rattrapage aux branches. A ce moment là, d'après ton raisonnement, les relations de causes à effets en cascade n'ont jamais lieu puisque le temps n'est pas discret. Devant une rangée de dominos, si quelqu'un veut te prouver que le dernier domino tombera si on pousse le premier, tu contesteras le raisonnement parce que le temps est continu ?
Vive la mauvaise foi...
 

Citation :

Exactement. Maintenant l'impossibilité même dans un monde déterministe de présenter ce livre a priori à un humain sans risquer une mise au défi, et pouvoir le présenter a posteriori, ça s'appelle comment selon toi?


Tu veux que je réponde quoi ? Que ça démontre l'existence de la liberté ? ;)
Cf l'exemple de Krismu : un comportement déterministe n'est pas forcément prédictible de manière exacte quand un observateur/acteur s'en mêle.

Message cité 2 fois
Message édité par Mozz_ le 21-04-2011 à 14:57:18
n°26223192
Krismu
Posté le 21-04-2011 à 14:38:18  profilanswer
 

Mozz_ a écrit :

Hydrelisk >
Es-tu en train de dire qu'un programme informatique qui détermine les menus d'une cantine à partir des légumes de saison et du temps qu'il fait (et des menus choisis précédemment) est libre ?


 
Je ne suis pas sûr mais il me semble que c'est le point défendu par hydrelisk (et même Hephaestos): se penser libre c'est l'être, puisque de notre point de vue conscient nous le sommes.
 
Du coup (et si je comprends bien), on a:
- "on est pas libres mais on s'en rend pas compte"  
vs
- "on pense être libre et qu'importe si objectivement on l'est pas"
 
qui au final ne s'opposent pas totalement.

n°26223375
Mozz_
Posté le 21-04-2011 à 14:51:24  profilanswer
 

Krismu >
 
Peut-être bien, je ne voyais pas les choses comme ça. Mais dans ce cas, j'arrêterais de discuter tout de suite parce que ça n'a pas grand intérêt de discuter avec quelqu'un qui revendique de porter des œillères.
Et si il suffit de penser qu'on est libre pour l'être, alors la notion de liberté ou de libre-arbitre est complètement vide de sens et n'a plus rien à voir avec la définition classique de monsieur tout le monde.

Message cité 1 fois
Message édité par Mozz_ le 21-04-2011 à 14:59:00
n°26225069
Profil sup​primé
Posté le 21-04-2011 à 16:37:57  answer
 

Mozz_ a écrit :

Hydrelisk >
 

Citation :

Le problème est que la liberté est aussi une notion "triviale". Donc si tu prétends à un humain sans liberté délimite bien, sinon je pourrai toujours te retorquer que tout au long de la récurrence l'humain est libre. Ce qui signifie en fait qu'il est partie de cet "extérieur" qui l'influence. D'où la question par exemple: est-ce que son cerveau (en tant qu'objet physique) est un extérieur?


Si tu commences à dire que le cerveau nous est extérieur, alors il ne doit plus rester grand chose quand tu veux décrire une personne. Il reste sa substance magique qu'on appelle le libre-arbitre ?  :o  
Mais j'ai dis 3000000 fois que je ne substancialisait pas le libre-arbitre, je prouve justement que toute séparation du libre-arbitre de son sujet est absurde.
Mais du coup je te pose la question, car si tu exclues le cerveau physique de l'extérieur tu te retrouves avec une unité mise à part qui agit autant sur le monde 'extérieur' que le monde n'agit dessus, ce qui est précisément le minimum syndical d'une entité libre. C'est toi qui dépouilles l'homme de toutes ses composantes pour finir de conclure: regardez, y a pas de liberté.

 
Et puis bon, la question de départ est : "Est-ce qu'un être humain possède un libre-arbitre ?". La question présuppose qu'on sait ce qu'est un être humain et ce qui le compose. Par défaut, je considère bien évidemment la définition "classique" d'un être humain. Chipoter sur la définition d'un être humain n'apporte rien. D'ailleurs, dans la question, la notion d'être humain est supposée triviale, alors que l'existence du libre-arbitre n'est PAS jugée triviale puisqu'elle est questionnée.
La réponse est plus triviale qu'il n'y parait (puisqu'il y a question, il y a cogito. Une fois le cogito admis -précise ta position dessus s'il te plait- le libre-arbitre se constate facilement, il suffit d'attendre un moment de choix, c'est à dire tout le temps.) Elle est extraordinairement difficile à admettre sincèrement car elle est désespérante paradoxalement (ça correspond à un vide métaphysique, alors que quand on parle d'âme, de Dieu etc. c'est justement pour se dédouaner de sa liberté)
Je ne suis donc pas d'accord avec ton parallèle entre la trivialité de la définition de l' "extérieur" et la soit-disant trivialité de l'existence du libre-arbitre. N'essaye pas de noyer le poisson en chipotant sur les termes  :o  
 

Citation :

Le programmeur aurait tort. Je ne prétends pas que des extra-terrestres nous jugeraient libres, la notion pourrait leur être étrangère


Es-tu en train de dire qu'un programme informatique qui détermine les menus d'une cantine à partir des légumes de saison et du temps qu'il fait (et des menus choisis précédemment) est libre ?  :heink:  
Précise. Car n'importe quel nutritionniste est libre, et correspond à ta description sauf 'programme informatique', or ce n'est pas ça qui fondamentalement empêche le libre-arbitre je pense (car je ne crois pas à l'âme en son sens naïf de poudre de liberté).
Dans ce cas, ça ne m'étonne plus que tu penses que l'Homme ait un libre-arbitre ^^'
 

Citation :

La récurrence n'est un mode de démonstration valable que sur les ensembles discrets, c'est le "principe" comme tu dis. Sauf que le temps a probablement une structure mathématique beaucoup plus complexe que cela -même, voire surtout, en quantifié-. Prends un ensemble continu quelconque et le raisonnement inductif est foireux.


Ça ressemble fortement à un rattrapage aux branches. A ce moment là, d'après ton raisonnement, les relations de causes à effets en cascade n'ont jamais lieu puisque le temps n'est pas discret. Devant une rangée de dominos, si quelqu'un veut te prouver que le dernier domino tombera si on pousse le premier, tu contesteras le raisonnement parce que le temps est continu ?
Vive la mauvaise foi...
C'est toi qui casse l'hypothèse déterministe parce que tu veux faire une "démonstration". Si tu veux prouver l'interdépendance de tout prend ton hypothèse déterministe et applique-là à toute trajectoire de l'espace des phases sans faire de récurrence. C'est comme ça qu'on raisonne dans les ensembles non dénombrables, mais ça rendrait flagrant que tu ne fais que prendre l'hypothèse déterministe (l'état est fonction de Conditions Initiales et de l'histoire) pour prouver... le déterminisme.
Car un raisonnement par récurrence hors d'un ensemble dénombrable c'est juste casse-gueule. La rangée de domino ça va car elle est finie. (Fait une construction mathématique de zéro, avec juste les hypothèses suivantes: des "dominos" sont indexés de 0 à 1 par des réels et quand un domino tombe il fait tomber instantanément un domino suivant dans l'indexation. Fait tomber le domino 0, savoir si le domino 1 (le seul avec un critère d'arrêt) tombe est indécidable, et pour un cas donné faux de façon "certaine" si tu te donnes un éventail large de "monde" possibles pour ce problème).

Citation :

Exactement. Maintenant l'impossibilité même dans un monde déterministe de présenter ce livre a priori à un humain sans risquer une mise au défi, et pouvoir le présenter a posteriori, ça s'appelle comment selon toi?


Tu veux que je réponde quoi ? Que ça démontre l'existence de la liberté ? ;)
Cf l'exemple de Krismu : un comportement déterministe n'est pas forcément prédictible de manière exacte quand un observateur/acteur s'en mêle.Ce qui en d'autres termes signifie un [i]rôle de l'observateur/acteur. La liberté n'est donc pas impossible comme tu le prétends, elle est contingente.[/i]


n°26225255
Profil sup​primé
Posté le 21-04-2011 à 16:52:29  answer
 

Mozz_ a écrit :

Krismu >
 
Peut-être bien, je ne voyais pas les choses comme ça. Mais dans ce cas, j'arrêterais de discuter tout de suite parce que ça n'a pas grand intérêt de discuter avec quelqu'un qui revendique de porter des œillères.
Et si il suffit de penser qu'on est libre pour l'être, alors la notion de liberté ou de libre-arbitre est complètement vide de sens et n'a plus rien à voir avec la définition classique de monsieur tout le monde.


 
Non elle est pas vide de sens.
Car on ne décide pas d'être libre, on l'est. En d'autres termes on fait avec, et le concept préexiste sa constatation (ce qui le différencie d'une invention).
Ce qui répond à la définition classique de monsieur tout le monde comme liberté d'action et de décision dans le cadre de la réalité mais non pas avec une substance transcendante qu'on pourrait appeler à la rescousse quand on veut, mais comme une propriété immanente qui ne nous aide en rien à décider (en y réfléchissant deux secondes c'est débile d'espérer une liberté qui guide, faut pas croire au saint-esprit) mais nous tétanise en nous rappelant sans cesse que c'est nous qui décidons et que plutôt que d'appeler on préfererait se débarasser, du coup par mauvaise foi on s'invente non-libres et parlons d'excuses, la liberté qui est pourtant notre véritable propriété étant alors substancialisée comme extérieure. Et on s'étonne ensuite de paradoxes sur la notion d'une liberté extérieure.

n°26225437
Krismu
Posté le 21-04-2011 à 17:05:03  profilanswer
 


Ayant, je pense, plus ou moins saisi ton point de vue, pourrais-tu au moins essayer de comprendre que:
- penser qu'il n'y a pas de libre arbitre n'implique en aucun cas qu'on se dédouane de quoique ce soit, y compris de ses responsabilités,
- que ce point de vue n'est pas celui des idiots, ou au mieux des cyniques froids et sans humanité,
- que ça ne change rien sur notre vie de tous les jours, nos relations, nos choix, etc ... c'est juste une vision comme celle de MWI, ou de n'importe quel phénomène physique inaccessible à nos sens, pour discuter et essayer de voir les choses différemment
 
Edit: tiens j'ai une image: si je me fais mal à la jambe, j'ai beau savoir que c'est juste des impulsions nerveuses, que la douleur "n'est qu'une simple information", ça ne m'empêche pas d'avoir mal et de vouloir diminuer cette sensation.

Message cité 1 fois
Message édité par Krismu le 21-04-2011 à 17:10:23
n°26226263
Profil sup​primé
Posté le 21-04-2011 à 18:13:06  answer
 

Krismu a écrit :


Ayant, je pense, plus ou moins saisi ton point de vue, pourrais-tu au moins essayer de comprendre que:
- penser qu'il n'y a pas de libre arbitre n'implique en aucun cas qu'on se dédouane de quoique ce soit, y compris de ses responsabilités,
- que ce point de vue n'est pas celui des idiots, ou au mieux des cyniques froids et sans humanité,
- que ça ne change rien sur notre vie de tous les jours, nos relations, nos choix, etc ... c'est juste une vision comme celle de MWI, ou de n'importe quel phénomène physique inaccessible à nos sens, pour discuter et essayer de voir les choses différemment
 
Edit: tiens j'ai une image: si je me fais mal à la jambe, j'ai beau savoir que c'est juste des impulsions nerveuses, que la douleur "n'est qu'une simple information", ça ne m'empêche pas d'avoir mal et de vouloir diminuer cette sensation.


 
 
Ah si ça change tout. Pas de le déclarer c'est sûr, mais d'agir en conséquence (ce qui heureusement n'est fait que partiellement et rarement, genre Abraham qui s'apprète à tuer son fils parce qu'on l'ordre du Monde est ainsi).
 
Faut savoir aussi que je suis particulièrement méfiant envers par exemple l'agnosticisme : il s'agit du "non-choix" le plus facile et qui laisse à penser qu'on est sûr d'avoir raison, alors qu'un agnostique qui ne suis aucun rite religieux est juste quelqu'un qui ne croit pas en tous les dieux prescriptifs, quoiqu'il en dise. Bref tout ça pour dire je suis catégorique, et que je ne vais pas dire le contraire de ce que je pense juste pour le consensus, mais de fait je ne juge pas la contradiction (sauf en pensant qu'elle est fausse, irrécupérable que je suis :D). :o

mood
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Posté le 21-04-2011 à 18:13:06  profilanswer
 

n°26226558
Krismu
Posté le 21-04-2011 à 18:44:59  profilanswer
 


Mais je (pour ne parler que de moi là) n'agis pas en conséquence, c'est juste un sujet de discussion point. Je ne vois pas comment on pourrait en faire autrement, notre nature (notre programme pour reprendre des mots précédemment utilisés) nous y pousse et il n'y a rien de plus naturel (je n'ai pas la sensation d'être forcé hein).
Pis d'ailleurs, ce point de vue ne cautionnerait par exemple aucun acte (de meurtre ou autre) "mauvais", loin de là.
 
Je comprends bien, mais je t'assures que tu te trompes.
 
Encore une fois, tu portes un jugement particulièrement sévère sur tes interlocuteurs en ne connaissant rien d'eux, si ce n'est quelques posts sur un forum.
Je ne sais pas pour Mozz_, mais moi je ne suis pas expert en comm' alors nul doute que je puisse passer pour ceci ou cela.
Et tu vois, je suis sensible à ça malgré mon point de vue sur le libre-arbitre, comme quoi ce point de vue ne fait pas de moi un être insensible.

n°26233982
zono
Punisher
Posté le 22-04-2011 à 14:10:56  profilanswer
 


 
Ou pas. Ça dépend de la manière dont on définit l'événement — et la vérité.
 
Si on considère que toute vérité est identité (A=A, soit : plus rien n'est caché, toute vérité est manifeste) et qu'elle est a priori, alors ça veut dire que le prédicat était originellement dans le sujet. Et donc que l'événement ne fait que déployer l'inhérence du prédicat au sujet.
 
Dans ce cas l'événement n'est pas vrai en fonction de son caractère événementiel ; il tire sa vérité de l'inhérence. C'est la vérité qui fait l'événement et pas l'inverse.
 
Et, pour reprendre l'exemple donné, parce que le prédicat n'est plus une qualité, mais un événement, le nom "Abraham" ne désigne plus un individu : c'est un genre.


Message édité par zono le 22-04-2011 à 14:11:28
n°26235198
v-X-v
Posté le 22-04-2011 à 15:21:02  profilanswer
 

Si nous n'avons pas le libre arbitre, comment expliquer le regret ?

n°26235486
Profil sup​primé
Posté le 22-04-2011 à 15:38:24  answer
 

v-X-v a écrit :

Si nous n'avons pas le libre arbitre, comment expliquer le regret ?


 
Ca doit être une question d'impossibilité à cultiver un univers dans ton "cerveau".
Ne pouvant plus cultiver un univers particulier que tu affectionnerais, tu as une sensation de manque, de nostalgie, de regret...
Ca vien du désordre du système d'information.
Dans la vie on apprend pas les information qui nous son nécessaire au fur et à mesure, malheuresement, l'homme doit procéder empiriquement, par essai, erreur, et effectuer des retro-programmation tant que cela est possible. Quand c'est impossible, c'est toute une partie du "cerveau" qui est à recycler.

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 22-04-2011 à 15:39:32
n°26236204
zono
Punisher
Posté le 22-04-2011 à 16:26:40  profilanswer
 


 
Je te conseille vivement de commencer par recycler l'ensemble du tien.

n°26236543
Profil sup​primé
Posté le 22-04-2011 à 16:50:12  answer
 

zono a écrit :


 
Je te conseille vivement de commencer par recycler l'ensemble du tien.


 
Tu t'es vu ? [:herbert de vaucanson]

n°26236606
zono
Punisher
Posté le 22-04-2011 à 16:54:31  profilanswer
 


 
Oui je me suis vu. C'est pour ça que je me permets de te donner ce petit conseil.

n°26236835
Profil sup​primé
Posté le 22-04-2011 à 17:18:49  answer
 

zono a écrit :


 
Oui je me suis vu. C'est pour ça que je me permets de te donner ce petit conseil.


 
Si t'es si bon, et moi mauvais, démerde toi avec.  :o

n°26238772
-cas-
Bescherelle proof
Posté le 22-04-2011 à 21:39:57  profilanswer
 

penser a la fois qu'on est pas libre et qu'on est responsable, je ne suis pas de cet avis. Si on est pas libre on est pas responsable.
 
et ce n'est pas irresponsable (ou mal) de le dire car je ne suis pas responsable de mes propos. Et si demains il n'y a plus de justice car tout le monde sera convaincu qu'on est tous irresponsable, bien et alors ? On y ai pour rien, quoi qu'on se dise et qu'on fasse car se qu'on dira ou fera ne sera pas de notre ressort.

Message cité 1 fois
Message édité par -cas- le 22-04-2011 à 21:41:35

---------------

n°26239217
Profil sup​primé
Posté le 22-04-2011 à 22:40:15  answer
 

-cas- a écrit :

penser a la fois qu'on est pas libre et qu'on est responsable, je ne suis pas de cet avis. Si on est pas libre on est pas responsable.
 
et ce n'est pas irresponsable (ou mal) de le dire car je ne suis pas responsable de mes propos. Et si demains il n'y a plus de justice car tout le monde sera convaincu qu'on est tous irresponsable, bien et alors ? On y ai pour rien, quoi qu'on se dise et qu'on fasse car se qu'on dira ou fera ne sera pas de notre ressort.


 
T'as plus qu'à trouver un plus pour que l'humanité soit sauvé. Un seul.... [:the matrix]


Message édité par Profil supprimé le 22-04-2011 à 22:40:30
n°26239233
v-X-v
Posté le 22-04-2011 à 22:41:53  profilanswer
 


Admettons que ce que tu dis est vrai.
Le désorde du systême est du au choix que tu as pris.
Si tu pouvais remonter le temps tu ferais le choix inverse.
D'un autre coté sommes nous obligé de faire l'expérience du mal pour savoir que c'est mal ?

n°26239249
Profil sup​primé
Posté le 22-04-2011 à 22:43:50  answer
 

v-X-v a écrit :


Admettons que ce que tu dis est vrai.
Le désorde du systême est du au choix que tu as pris.
Si tu pouvais remonter le temps tu ferais le choix inverse.
D'un autre coté sommes nous obligé de faire l'expérience du mal pour savoir que c'est mal ?


Erreur, le mal, c'est pas si mal. Note.

n°26239457
v-X-v
Posté le 22-04-2011 à 23:08:18  profilanswer
 


Si cela ne l'est pas, pourquoi tu le regrette ?

n°26239756
Profil sup​primé
Posté le 22-04-2011 à 23:35:47  answer
 

v-X-v a écrit :


Si cela ne l'est pas, pourquoi tu le regrette ?


 
Parce que ça empire. [:spamafote]

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 22-04-2011 à 23:35:57
n°26240778
v-X-v
Posté le 23-04-2011 à 02:04:00  profilanswer
 


Si cela empire, c'est parce que nos choix y sont pour quelquechose.

n°26240801
Profil sup​primé
Posté le 23-04-2011 à 02:19:05  answer
 

v-X-v a écrit :


Si cela empire, c'est parce que nos choix y sont pour quelquechose.


 
C'est pas une question de choix façon, c'est une histoire d'effort.
Un choix tu peux toujours changer d'avis, fournir un effort, un fois fourni, l'effort, tu l'a dans l'os.
Si on ne peux rien changer à notre condition, on peux l'accepter avec dignité ou pas.
Je m'égare peut-être.
Et vive l'anarchie. Même des mot, tiens.

n°26240814
vassilii
Posté le 23-04-2011 à 02:27:44  profilanswer
 

Le libre arbitre est un mythe car le fameux "Je" n'existe pas.  [:la muletta]

n°26240833
Profil sup​primé
Posté le 23-04-2011 à 02:41:53  answer
 

vassilii a écrit :

Le libre arbitre est un mythe car le fameux "Je" n'existe pas.  [:la muletta]


Parce que tu l'aime. :/

n°26240835
v-X-v
Posté le 23-04-2011 à 02:43:58  profilanswer
 


Il faut donc les 2.
Tu peux faire des efforts et ne pas y arriver parce que tu fais de mauvais choix.

Message cité 1 fois
Message édité par v-X-v le 23-04-2011 à 02:45:07
n°26240838
v-X-v
Posté le 23-04-2011 à 02:49:53  profilanswer
 

vassilii a écrit :

Le libre arbitre est un mythe car le fameux "Je" n'existe pas.  [:la muletta]


Le "Je" n'existe pas" est un mythe car le choix existe.

n°26240849
vassilii
Posté le 23-04-2011 à 02:58:03  profilanswer
 

v-X-v a écrit :


Le "Je" n'existe pas" est un mythe car le choix existe.


A partir du moment où l'on ne choisit pas son cerveau , je ne vois pas comment peut-on dire qu'on a le choix.

n°26240853
vassilii
Posté le 23-04-2011 à 02:58:37  profilanswer
 


J'ai pas compris.

n°26240859
v-X-v
Posté le 23-04-2011 à 03:02:28  profilanswer
 

vassilii a écrit :


A partir du moment où l'on ne choisit pas son cerveau , je ne vois pas comment peut-on dire qu'on a le choix.


Pour choisir il faut un cerveau.
Si on a déjà son cerveau, pourquoi chercher à le choisir ?

n°26240865
Profil sup​primé
Posté le 23-04-2011 à 03:06:47  answer
 

v-X-v a écrit :


Il faut donc les 2.
Tu peux faire des efforts et ne pas y arrivé parce que tu fais de mauvais choix.


 
Non, mais réfléchir, c'est déjà fournir un effort, pour sortir, soit disant un choix, mais ça n'est qu'un résultat d'une équation déjà posé, et calculable d'avance, et décidable à tout moment.
Une cause, Un effet. :/

n°26240867
Profil sup​primé
Posté le 23-04-2011 à 03:08:44  answer
 

vassilii a écrit :


J'ai pas compris.


 
 
C'est ta manière d'étayer le mythe par un sophisme.

n°26240868
Profil sup​primé
Posté le 23-04-2011 à 03:10:11  answer
 


 
Mais c'est complexe, je saurais pas t'expliquer.

n°26240873
vassilii
Posté le 23-04-2011 à 03:25:49  profilanswer
 


Dommage.

n°26240881
vassilii
Posté le 23-04-2011 à 03:27:41  profilanswer
 

v-X-v a écrit :


Pour choisir il faut un cerveau.
Si on a déjà son cerveau, pourquoi chercher à le choisir ?


Parce que tel ou tel cerveau fera que tu seras soit bete , soit intelligent.Et cette intelligence qui te permet de faire tes choix.Or si tu ne choisis pas cet instrument decisif , comment peut-on dire que le libre arbitre existe ?

n°26240882
Profil sup​primé
Posté le 23-04-2011 à 03:28:11  answer
 

vassilii a écrit :


Parce que ton cerveau te permettra d'etre intelligent ou d'empechera de l'etre donc de faire des choix plus ou moins judicieux.Mais à partir du moment où on né d'office avec tel ou tel cerveau , comment peut-on parler de libre arbitre ?


 
C'est pas un problème, si tu trouve l'algo du libre-arbitre on implantera des puces.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 23-04-2011 à 03:28:40
n°26240884
vassilii
Posté le 23-04-2011 à 03:31:32  profilanswer
 
n°26240886
Profil sup​primé
Posté le 23-04-2011 à 03:31:49  answer
 

v-X-v a écrit :


Pour choisir il faut un cerveau.


Je parlerais plutôt de présence d'esprit.  :o  

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