Profil supprimé | Kiveu a écrit :
Elles sont en soi tout à fait logiques d'un point de vue idéologique. On évite en général de donner le Nobel à des individus qui ne partage pas les visions philosophiques humanistes de l'occident, c'est juste évident et je ne vois pas vraiment où se situe le problème à ce sujet. On ne va pas décerner le prix à des gens qui pensent par exemple que la lapidation c'est bien, ou que l'esclavage a ses vertus quand bien meme ils sont très sympas et ont oeuvré pour un genre de paix à leur échelle.
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Je laisse le P.atron te répondre : Citation :
RT France : Peut-on imaginer que le prix Nobel soit offert à un dissident anti-américain, tel que Julian Assange ou Edward Snowden, qui étaient parmi les candidats ? Si oui, à quelles conditions ?
F. A. : Normalement, on aurait pu penser qu'Edward Snowden ou Julian Assange reçoivent un prix Nobel. Aussi bien, par exemple, il y a des associations aux Etats-Unis de vétérans américains qui luttent contre la présence militaire américaine dans beaucoup de pays du monde et qui militent pour la paix au Moyen-Orient, ou pour que les Etats-Unis ne soient pas systématiquement alignés derrière l’Etat d'Israël. Toute une série de forces, notamment aux Etats-Unis, qui mériteraient de bénéficer d'un coup de projecteur. Il faudrait que ça soit un jury qui représente la planète entière. Et ce n’est pas le cas. L’UNESCO, par exemple, a créé la liste du patrimoine mondial de l’humanité. Je trouve que le vrai prix Nobel devrait être attribué par l’organisation des Nations unies, par son Assemblé générale, par exemple. Et sans droit de veto du Conseil de sécurité. On pourrait donner ce droit à l’Assemblé générale ou à l’ONU, pour que prix Nobel soit un signe représentatif de l’ensemble de l’humanité, pas seulement des intérêts américains.
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Citation :
Sous sa présidence, le Prix Nobel de la Paix a en effet été attribué :
– EN 2009, au président américain en exercice BARACK OBAMA « pour ses efforts extraordinaires afin de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples » [ sic ! ]
– En 2010 au « dissident » chinois LIU XIAOBO « pour sa lutte de longue durée et sans violence, en faveur des droits de l’homme en République populaire de Chine » [ sic !]
Je renvoie les lecteurs à ma conférence citée précédemment pour découvrir qui est exactement Liu Xiaobo.
Liu Xiaobo est un homme qui a travaillé au milieu des années 1990 pour le magazine Chine Démocratique, financé par la « Dotation Nationale pour la Démocratie » (National Endowment for Democracy ou NED), dont les fonds proviennent essentiellement du Département d’État américain, et qui agit comme l’un des faux nez de la CIA.
Il en reçoit une salaire régulier, qui aurait été de 23 004 dollars américains en 1995.
En 2004, il a publié un article intitulé « Victory to the Anglo-American Freedom Alliance » où il qualifie les guerres menées par les États-Unis après la guerre froide, comme étant « le meilleur exemple de la façon dont les guerres doivent être menées dans une civilisation moderne » ; il prédit qu’« un Iraq libre, démocratique et paisible va naître ».
Pendant l’élection présidentielle américaine de 2004, il a félicité le président sortant, George Bush, de son effort de guerre en Iraq et reproché au candidat démocrate John Kerry de ne pas soutenir suffisamment les guerres américaines….
Il a déclaré que « quelle que soit la gravité des risques encourus en abattant Saddam Hussein, l’inaction entraînerait des risques encore plus grands, comme le prouvent la seconde Guerre mondiale et le 11 septembre ! ». À ses yeux, « la guerre contre Saddam Hussein est juste, la décision du président Bush est la bonne.
De 2003 à 2007, il a présidé l’Independent Chinese Pen Center, un organisme basé en Suède et financé annuellement, encore et toujours, par la National Endowment for Democracy.
– En 2011, à ELLEN JOHNSON SIRLEAF, LEYMAH GBOWEE ET TAWAKKOL KARMAN « pour leur lutte non-violente pour la sécurité des femmes et leurs droits à une participation entière dans la construction de la paix »
Je renvoie là aussi les lecteurs à ma conférence citée précédemment pour découvrir qui sont exactement :
Ellen Johnson Sirleaf, présidente du Liberia mise en place par Washington,
et Tawakkol Karman, jeune femme turco-yéménite de 32 ans, déjà détentrice du « Women of Courage Award » ) du Département d’État américain et que son frère, le poète Tariq Karman, a accusé publiquement de « collaborer avec les Américains ».
– En 2012, À L’UNION EUROPÉENNE « pour avoir contribué pendant plus de six décennies à promouvoir la paix et la réconciliation, la démocratie et les droits de l’Homme en Europe » [sic ! Au passage, l’Union européenne ayant été créée en 1992, on se demande comment elle a pu « contribuer pendant plus de six décennies à la paix »]
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Il y a des tas d'individus à récompenser, mais c'est sûr que dans la liste y a ni Chavez ni Morales...
Je te fais la liste depuis 2005 (et oui je n'ai pas choisi au hasard ) et je m'arrête en 2008 vu que plus haut ça commence en 2009 :
2005 : l'AEIA et son président. Sans commentaire. Bon allez, si, c'est l'agence qui sert à garantir aux USA (entre autres) qu'ils disposent d'un avantage sur les autres. C'est sous le type qui a gagné le prix que l'Irak a été accusé d'avoir un programme militaire et l'AIEA n'avait pas conclu sur ce sujet au moment où la "guerre préventive" a été déclenché, puisque arrivés le 25 novembre 2002 conformément à la résolution de l'ONU, ils demandaient le 13 janvier quelques mois de plus, la guerre ayant commencé le 20 mars, en fait les rapports de février 2003 et de mars 2003 indiquent en conclusion qu'il n'y a pas de traces d'armes nucléaires, mais qu'ils vont continuer à investiguer... https://www.iaea.org/newscenter/sta [...] raq-update https://www.iaea.org/newscenter/sta [...] 003-update C'est aussi sous sa présidence que les USA ont bombardé l'Irak pendant 4 jours, en 98, parce que les inspecteurs de l'AIEA n'auraient pas pu enquêter comme ils le voulaient d'après les USA, mission d'inspection annulée à la suite de ces bombardements d'après wiki selon cette source : http://www.pbs.org/wgbh/pages/fron [...] cript.html
Citation :
La CIA, dans son rapport d’octobre 2002 intitulé « Iraq’s Weapons of Mass Destruction Programs » est très claire sur le sujet : depuis la fin des inspections de 1998 et en violation des résolutions et des restrictions des Nations Unies, l’Irak a maintenu ses projets d’armes chimiques, a poursuivi le développement et la production de missiles et s'est investi bien plus encore dans les armes biologiques. La plupart des experts estiment que l’Irak a reconstitué son programme d’armes nucléaires, a repris la production d’agents chimiques (gaz VX, sarin, moutarde…), conservé et développé des missiles, a acquis un moyen d'enrichir l'uranium, etc.46
Néanmoins, ce n’est pas l’avis de tout le monde. Ainsi, Joseph C. Wilson, ancien diplomate et chargé de la question de l’Irak, s’est vu confier par la CIA, en février 2002, l’enquête sur l’uranium nigérien dont aurait pu se servir Saddam pour son programme nucléaire. Son rapport est clair : il n’a rien trouvé47.
Cependant, le 24 septembre 2002, l’uranium nigérien refait surface dans un rapport britannique ; ce rapport précise que l’Irak tente de se fournir en uranium dans des pays africains48. Et, en janvier 2003, pour prouver devant les Nations Unies que l’Irak relance son programme nucléaire, George W. Bush fait usage du rapport britannique49.
Bien que les agents de la CIA n’aient pas trouvé d’arme de destruction massive, ils restent persuadés que l’Irak en possède. Ils fondent leur conviction en comparant le document de 11 807 pages que l’Irak a remis aux Nations Unies dans le cadre de la résolution 1441, déclarant ce que l’Irak possède encore comme armement, avec ce qu’ils ont comptabilisé après la guerre du Golfe de 199150.
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Addendum : Israël possède des armes chimiques. Reprenons : Citation :
Argument déclencheur de la guerre d'Irak, étayé par les révélations de l'administration de Tony Blair présentées par Colin Powell ; la poursuite effective de ce programme dans les années 2000 et la présence de ces armes après ne sera pas confirmée par les inspections de l'ONU effectuées sous la direction de Hans Blix qui indiquera ne pas avoir trouvé d'armes de destruction massives en Irak.
Entre 2003 et 2011, plus de 5 000 munitions chimiques ont été découvertes par les forces d'occupation américaines1,2,3. Cependant, en 2013, Hans Blix réaffirme qu'en Irak, « certains pays ont tenté d'éradiquer des armes de destruction massive qui n'existaient pas »4. Dans un entretien en 2013, Colin Powell déclare, au sujet des armes de destruction massive en Irak, que « Saddam Hussein (...) n'en possédait pas un gramme »5.
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2006 : Muhammad Yunus et sa Grameen Bank.
Préambule : il faut savoir que le plus grand complot au monde est probablement celui du pillage organisé des pays du Tiers-Monde par les pays riches et en particulier l'assujettissement à la dette, le FMI et la banque Mondiale ne servent qu'à ça, ces manœuvres se servant souvent d'intermédiaires privés, le fait que ceux-ci ont de plus en plus d'indépendance vis à vis des états rend d'ailleurs leur responsabilité dans ce sujet de plus en grande. Bref, qui est cet homme : http://www.afed.refer.org/textes/m [...] tement.pdf (à lire c'est intéressant même si les passages que je vais citer peuvent suffire à ce message).
Cet individu est donc qqn qui a en gros créé une banque extrêmement puissante au Bangladesh, celle qui a été récompensée, qui faisait du micro-crédit pour les pauvres. Ou en d'autres termes qui prêtait à 20%, au dessus du taux du marché, aux gens insolvables. C'était tellement évident qu'une telle initiative ne pouvait qu'envoyer du rêve aux américains. D'ailleurs il a été limogé de sa propre banque en 2011, probablement à la suite de pressions du Bangladesh (à tel point que le premier ministre bangladais a affirmé que sa banque "suce le sang des pauvres" ). Citation :
Ce quote vient de wiki, les suivants viennent de la source indiquée.
Il souligne également l'ouverture de ses parents à l'égard du monde occidental.
Yunus se marie une première fois aux États-Unis en 1971, avec une jeune américaine d'origine russe, Vera Forostenko, qu'il rencontre à l'Université Vanderbilt4. Ils eurent en 1977 une fille, Monica Yunus, qui est soprano à New York5.
[...]
Yunus étudie les premières années dans l'école de son village natal puis à l'école primaire Lamabazar et au Chittagong Collegiate School. Yunus fait son premier voyage à l'âge de treize ans grâce aux boyscouts. Il se rend au Pakistan occidental pour une rencontre nationale de boyscouts, le Jamboree Boy Scout national. À l'occasion d'une rencontre internationale, le Jamboree scout mondial de 1955, qui se tient au Canada il en profite pour visiter l'Europe et le Moyen-Orient. C’est ainsi que le jeune homme parcourt l’Inde, l’Amérique du Nord, l’Europe, se rend au Japon et aux Philippines à l'occasion de ces grands rassemblements internationaux.
En 1957, il s'inscrit en économie à l'université de Dacca et obtient son Bachelor of Arts en 1960 et son Master of Arts l'année suivante. Une fois ces diplômes en poche, il devient enseignant en économie au Chittagong College. À 21 ans, il se fait entrepreneur, en mettant sur pied la première usine high-tech d’emballage et d’impression du Pakistan oriental. L’affaire est une réussite. La banque d'État Industrial Bank propose à Yunus un très gros prêt (10 millions de takas) mais en 1965 Yunus préfère en abandonner la gestion à ses jeunes frères pour partir préparer un doctorat aux États-Unis, grâce à une bourse Fulbright. Après une maîtrise à l’université du Colorado, Yunus s’inscrit en thèse à l’université Vanderbilt, sous la direction de Nicholas Georgescu-Roegen, économiste roumain controversé, connu aujourd’hui notamment pour ses recherches sur le thème de la « décroissance soutenable ». Une fois docteur en économie, Yunus obtient un poste à la Middle Tennessee State University.
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Citation :
M. Yunus ne parle jamais du contexte politique qui a permis le développement de la Grameen Bank. Chacun sait, cependant, que le coup d’état militaire de 1975 était soutenu par le bureau de la CIA à Dacca qui voulait une transition politique favorable aux Etats-Unis et que les bailleurs de fonds (le “consortium d’aide” présidé par la Banque mondiale) soutenant la dictature militaire ont imposé au Bangladesh quantité de mesures économiques. Parmi celles-ci, le FMI a imposé la suppression des subventions aux agriculteurs, ce qui, dès le début des années 80, a provoqué la faillite de nombreux paysans petits et moyens. Devenus sans terre, ces paysans ruinés ont été repoussés vers les régions soumises aux inondations et sont devenus la cible de la Grameen Bank.
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Citation :
C’est autour de cette ambition qu’a été organisé à Washington, du 2 au 4 février 1997, le Sommet du Micro-crédit. Quelque trois mille personnes venues de 137 pays se sont réunies sous la présidence de Hillary Clinton, la reine Sophie d’Espagne, le Dr. Tsutumo Hata, ex-Premier Ministre du Japon.
[...]
Le projet de lutte contre la “paupérisation” en endettant tous les pauvres (traduction en langage bancaire en leur donnant accès au crédit) fait l’objet d’une promotion sans précédent. Outre l’aide fournie dès le début par la Banque Centrale du Bangladesh, Yunus a pu compter, en 1981-1982, sur un fonds de 800 000 dollars octroyés par la Fondation Ford et sur 3,4 millions de dollars octroyés par le FIDA5.
Mais le soutien idéologique est encore bien plus considérable. Le président Clinton considère qu’il faudrait accorder le prix Nobel au fondateur de la Grameen Bank6, celle-ci a bénéficié, en Belgique (1993), du Prix International Roi Baudouin pour le Développement, elle a reçu la plus haute distinction de l’UNESCO et bien d’autres encore....
Au Sommet du Micro-crédit, Hillary Clinton a rappelé que dès 1986 son mari, alors gouverneur de l’Arkansas, avait invité Muhammad Yunus à leur expliquer son expérience et dès ce moment, dit-elle “mon mari et moi étions déterminés à conférer à ce concept de micro-crédit une portée universelle”7.
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Notons que l'article a été écrit en 2000. Citation :
La Banque mondiale et le Fonds monétaire international soutiennent activement toutes les initiatives de type Grameen Bank.
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Citation :
Or précisément, Yunus s’en prend à la protection sociale. Selon la méthode bien connue “faire table rase”, il commence par affirmer que partout les systèmes de protection sociale sont un désastre et dans une situation désastreuse : “A force de vouloir étendre la protection sociale, les pays développés ont créé une situation désastreuse. L’enfer est pavé de bonnes intentions”22 et “Partout dans le monde, les systèmes de sécurité sociale sont en crise, que ce soit aux Etats-Unis, qui font davantage appel au secteur privé, ou en Grande-Bretagne, en France ou en Allemagne, pays attachés au service public. Au Bangladesh, où le gouvernement dépense généreusement23, la qualité des prestations que reçoivent les pauvres n’en est pas moins consternante”24. Après avoir balayé les systèmes de protection sociale, il s’en prend aux “guérisseurs” qui, au regard de la santé, occupent dans le discours de Yunus la même place que les “usuriers” dans le domaine des prêts. Il reconnaît aussi que le remboursement des emprunts à la Grameen Bank est menacé par le mauvais état de santé de la population. Selon une étude faite sur les emprunteurs, si 25 % des emprunteurs restent pauvres, c’est pour des raisons de santé. Donc Yunus a lancé des assurances santé, retraite, éducation... “ Pourquoi nos emprunteurs devraient-ils faire appel à Grameen pour leur santé, leur retraite, leurs pensions, l’éducation de leurs enfants et autres problèmes de qualité de vie ? Parce que, lorsqu’il s’agit de mettre en place l’infrastructure sociale, personne n’envisage le problème dans une optique de marché. Il faudrait multiplier les initiatives novatrices dans ce domaine car elles sont encore peu nombreuses”25. Il n’y a pas moyen d’être plus clair. Yunus veut remplacer la protection sociale par des mécanismes de marché. Pour réaliser cela, il a ciblé les femmes pauvres des pays les plus pauvres. Et presque tout le monde emboîte le pas...
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En effet 97% des emprunteurs sont des femmes. Citation :
Il y a quelques années, la problématique de la paupérisation des femmes31 était une question centrale pour les féministes alors que les femmes faisaient peu l’objet des préoccupations des ONG. Aujourd’hui, beaucoup d’ONG se préoccupent des femmes mais la pauvreté de celles-ci n’est pas analysée comme un processus, c’est-à-dire comme le résultat d’un rapport de genre et de rapport capital/travail. Comment se retrouveront-elles sans travail quand le marché mondial l’aura décidé ? Un exemple, comme le décrit Michel Chossudovsky : “La restructuration de l’industrie du jute imposée par le FMI. Le jute demeure, malgré l’écroulement des cours sur le marché mondial, une des principales exportations du Bangladesh, en concurrence avec les produits synthétiques fabriqués par les grandes sociétés textiles. Concurrence déloyale ? Le FMI exige, comme condition de son prêt d’ajustement structurel, la fermeture d’un tiers environ des entreprises tant publiques que privées et le licenciement de quelque 35 000 travailleurs”32.
Quant à Nilufar Ahmad, elle explique ce qu’implique l’exploitation des femmes et des enfants dans l’élevage commercial de la crevette. (N’oublions pas que la Grameen Bank a bénéficié, en 1986 et 1988 de la privatisation de plus de huit cents étangs à pisciculture). Or, on sait qu’au Bangladesh, les propriétaires d’élevages font détruire les digues de mer ou de rivières pour inonder leurs élevages de crevettes. “Les effets de l’élevage de la crevette sur les moyens d’existence des populations locales sont dévastateurs. La production agro-pastorale a diminué à cause de la salinité du sol, de même que la pêche, parce que les éleveurs de crevettes ont coupé 40 % de la forêt côtière de palétuviers. Les zones côtières (...) ont été converties en déserts de sel. Ceci a provoqué une pénurie d’eau potable et de combustible, ainsi qu’une augmentation des maladies d’origine hydrique à cause de la proximité des eaux stagnantes des étangs à crevettes (...). Les femmes et les enfants travaillent à la capture et au traitement des crevettes ; souvent les enfants attirés par la paie ne vont pas à l’école. Jour après jour, les femmes doivent passer huit à dix heures dans l’eau froide et salée mélangée à de la chaux, ce qui provoque des maladies et des crises cardiaques”33.
Les opérateurs de micro-crédit présentent la pauvreté des femmes comme un “état de nature” et leur propre intervention comme une passerelle vers un “état de culture” où les femmes, qu’il faut continuellement “encadrer, former, initier”, auraient finalement une prise sur leur destin. Or, la réalité est exactement inverse. Les pays en développement et les femmes populaires de ces pays sont “rendues pauvres” par les Programmes d’ajustement structurel et la sauvagerie de la globalisation. Elles sont maintenant amenées à payer, éventuellement en s’endettant, des biens dont elles disposaient “naturellement” ou des services qui étaient ou devraient être accessibles gratuitement à l’ensemble de la population.
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Note : le truc du FMI et des programmes d'ajustement structurel s'étendent en effet à des tas d'autres pays. On peut lire ça aussi : http://www.cadtm.org/Muhammad-Yunus-Prix-Nobel-de-l
2007 : Al Gore (et le GIEC). Pas de commentaires cette fois.
2008 : Martti Ahtisaari Citation :
Aujourd’hui, le Kosovo fête ses deux ans d’indépendance. Mais la Serbie a déposé une plainte auprès de la CIJ, qui débat depuis décembre de la conformité au droit international de cette déclaration unilatérale. Autant dire que Belgrade n’a toujours pas renoncé au « Sud de la Serbie ». Le politologue norvégien Johan Galtung propose une solution de paix alternative : la cantonisation du Kosovo sur le modèle suisse. En prédisant que d’ici 50 ans ce sera formée une confédération regroupant Serbie, Albanie et Kosovo. Interview.
Tanja Vujić
Interview de Johan Galtung, fondateur de l’irénologie, la science de la paix.
Négociateur international sur une quarantaine de conflits dans le monde, mathématicien et sociologue norvégien, Johan Galtung, 79 ans, est le fondateur de l’Institut de recherche sur la paix et membre du Conseil consultatif du Fonds des Nations unies pour la démocratie.
Ancien directeur général du centre universitaire international de Dubrovnik, Galtung est un fin connaisseur de l’histoire des Balkans et l’auteur de plus d’une centaine d’ouvrages. Le professeur Galtung était à Belgrade cette semaine, en tant qu’invité du Centre d’études sur la paix de la Faculté de Sciences politiques, à l’occasion de la sortie de son livre « Vers la paix par des moyens pacifiques ». Cet ouvrage est son premier traduit en serbe. Il est coédité par l’organisation non gouvernementale Jugoistok XXIet la maison d’édition Službeni glasnik.
Politika (P) : Dans les années 1990, divers négociateurs de paix se sont intéressés aux Balkans. Dans ce contexte, l’action du politicien finlandais Martti Ahtisaari, lauréat du prix Nobel de la paix, reste gravée dans nos mémoires. Quel regard portez-vous sur les négociations d’Ahtisaari ?
Johan Galtung (J.G) : Pour comprendre le négociateur Martti Ahtisaari, il est très important de connaître ses origines. Ahtisaari a grandi dans l’enclave de missionnaires finlandais du nord-est de l’actuelle Namibie. Au temps ou cette partie de l’Afrique était une colonie du Reich, les allemands firent appel à un groupe de missionnaires finlandais à s’installer dans cette partie de l’Afrique du sud-ouest. La famille d’Ahtisaari était très puissante dans cette communauté qui croyait en l’incontestable supériorité des blancs. Très vite, Ahtisaari réussit à s’imposer en tant que négociateur. Il servit de médiateur dans la mise en oeuvre d’une des pires solutions d’indépendance de l’histoire de l’Afrique. La solution de paix pour la Namibie sous-entendait que d’énormes parcelles de terre cultivables devaient revenir à un petit groupe de colons blancs, tandis que les Noirs étaient contraints de se regrouper dans des coins reculés et de vivre dans des conditions misérables. C’est alors qu’Ahtisaari est parti vers le monde. Ce qu’Ahtisaari a fait à Belgrade, bien des années plus tard et la raison pour laquelle il a notamment obtenu le prix Nobel de la paix, est éclairé par la fameuse discussion échangée avec Slobodan Milošević. À la question : que se passerait-il si la Serbie refuse les exigences de l’Occident, Ahtisaari, dit-on, aurait nettoyé tout ce qu’il y avait devant lui sur la table des négociations et dit : « Belgrade sera aussi plat que cette table, la ville sera rasée par un tapis de bombes américaines ». En d’autres termes, je ne souhaite pas être comparé à Martti Ahtisaari.
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Kiveu a écrit :
Bref, la méthode est fallacieuse au plus haut point. Il faudrait prouver que chaque récipiendaire a des intérêts particuliers à soutenir les américains, que c'est effectivement le cas sur tous les sujets, que les américains influencent vraiment le comité Nobel (alors même que le désaccord était notable concernant Obama), qu'un type ayant bossé dans un institut présidé par H. Clinton (rien ne dit qu'il l'a jamais rencontrée) avait un intérêt à ensuite récompenser Obama alors qu'on sait le peu d'amour que se porte ces deux derniers...
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Pourquoi montrer que c'est le cas sur tous les sujets ? C'est une généralisation abusive. Ensuite, il n'est pas non plus nécessaire que la personne soutienne les USA, il suffit que lui attribuer le prix serve les intérêts américains. Kiveu a écrit :
Je ne deteste pas ce monsieur, j'ai appris son existence hier. J'ai juste regardé une vidéo de lui servie en argument par Target2. Pour rappel, nous sommes sur un topic traitant des complot. La vidéo avait pour point de prouver l'existence d'un complot ou en tout cas d'une influence américaine trèsforte dans la nomination des Nobel de la paix des dernières années.
Je constate que les arguments utilisées dans cette vidéo sont fallacieux. Je conclue enfin personnellement que rien dans la vidéo que j'ai vu n'est de nature à me faire croire que les américains influencent ou tentent d'influencer pour la nomination des Nobel de la Paix.
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Mais tu reconnais néanmoins ceci (je te cite) : "Il est clair que le gars Jagland semble être un suceur de première d'Obama...toutefois, rien n'indique que cela a été expressément demandé par les USA." |