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Auteur Sujet :

Katharine Hepburn 1907-2003 [débat : acteurs, comédiens, et théâtre]

n°773708
[Toine]
A la demande générale...
Posté le 03-07-2003 à 07:19:46  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Goret a écrit :


En fait, en regardant de plus près la filmo de Katharine Hepburn, je vois beaucoup de films corrects (enfin, de réputation du moins - je n'en ai vus qu'une minorité), agréables, voire bons ou même très bons, mais en fin de compte assez peu de chefs-d'oeuvre (comparé à la filmo d'une Ingrid Bergman, par exemple - enfin, ce n'est pas vraiment le sujet). Ce qui est un peu dommage, étant donné son talent.


 
Euh... :lol:
 
African Queen et the philadelphia story sont de purs chefs d'oeuvre... faut pas déconner qd meme.  
 
Je souligne qd meme la phrase en gras, ca te fait une excuse, tu connais pas en fait sa filmo :D :D .
 
M'enfin est ce bien raisonnable d'en causer à ce moment là?


---------------
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mood
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Posté le 03-07-2003 à 07:19:46  profilanswer
 

n°773732
Profil sup​primé
Posté le 03-07-2003 à 08:01:34  answer
 

[Toine] a écrit :

Euh... :lol:
 
African Queen et the philadelphia story sont de purs chefs d'oeuvre... faut pas déconner qd meme.


Déjà vus, justement. Le premier est un très bon film, OK, mais peut-être un tout petit peu surcôté par rapport au mythe. Enfin, ça se discute, mais je ne le placerais pas parmi les plus grands chefs-d'oeuvre du cinéma. Cependant, parmi les films d'aventure, oui, OK, c'est l'un des meilleurs.
 
Le second, par contre, m'avait déçu, peut-être parce que j'ai souvent du mal avec les comédies purement romantiques. Cela dit, un revisionnage pourrait changer mon avis.
 

Citation :

Je souligne qd meme la phrase en gras, ca te fait une excuse, tu connais pas en fait sa filmo :D :D .
 
M'enfin est ce bien raisonnable d'en causer à ce moment là?


Katharine Hepburn a tourné une bonne quarantaine de films, et là, je ne peux pas dire en avoir vu la majorité. D'où ma phrase, à prendre au sens propre.
 
Parmi les principaux, par contre, j'ai vu les trois plus "réputés" (African Queen, The Philadelphia Story (Indiscrétions), Bringing Up Baby) parmis lesquels j'en trouve un à autre de sa réputation, un un poil surcôté, et un troisième que je n'ai pas aimé. J'ai aussi vu Adam's Rib (Madame porte la culotte), Suddenly Last Summer, Sylvia Scarlett, qui sont en général très bien "côtés", du moins en France - mais, perso, je n'en fais pas des chefs-d'oeuvre. Par rapport à la liste de Gilou, ça me fait 5/7.
 
Par contre, de son tout début de carrière, j'ai pas vu grand chose, et il pourrait y avoir des grands films un peu méconnus. Je n'ai pas vu ses rôles à Oscars tardifs non plus.
 
Donc, je pense être en droit d'en parler un peu (enfin, pas forcément moins que Rogr qui dit ne pas avoir vu beaucoup), hein... :o


Message édité par Profil supprimé le 03-07-2003 à 08:17:19
n°780244
rogr
Posté le 04-07-2003 à 13:08:24  profilanswer
 

Goret a écrit :

En fait, quand je regarde certaines filmo de "grandes actrices", je suis un peu surpris par la densité souvent faible de chefs-d'oeuvre. De ce côté là, Audrey Hepburn (par exemple) ne fait pas mieux que Katharine. Parmi les Hollywoodiennes, en fait, Ingrid Bergman est presque une exception - et c'est en partie parce qu'elle est partie tourner avec Rossellini.


Bergman a été quand on y réfléchit monstrueusement vernie : outre la série Rossellini y'a aussi Hitchcock (et pas les + pourris), y'a "Casablanca", y'a même Bergman ! (Ingmar). C vraiment un cas, et en fait si on regarde sa filmo elle a pas tourné énormément de films... Enfin la vraie "rebelle" c bien elle Bergman, Katharine tout en ruant dans les brancards on a quand même l'impression qu'elle est toujours restée dans la même écurie (je sais pas quel studio), avec cette même photo ces films qui finissent par tous se ressembler, sauf bien sûr chef-d'oeuvre impérissable qui transcende tout ça mais justement dans son cas à Katherine hélas on en voit pas beaucoup...
 

Citation :

Par contre, je considère que certains films de Mankiewicz ont un petit aspect de comédie, je pense en particulier à certaines parties de The Ghost and Mrs Muir ou à The Honey Pot. Certes, ce n'est pas vraiment de la comédie, mais un peu quand même...


"Guêpier pour 3 abeilles" j'ai vu ça récemment mais sur tv, mouais... "Mme Muir" non plus c à des années lumières de cet humour si parfait si subtil si goûteux toujours léger qu'il y a chez Mc Carey (le peu que j'en ai vu), enfin de ce point de vue là c'est du niveau de Lubitsch (tout en étant différent, plus "soft" ), voire même de Ozu mais là on entre dans des catégories "autres" il est plus prudent de garder un silence discret là-dessus...

n°780259
rogr
Posté le 04-07-2003 à 13:10:53  profilanswer
 

f@bek a écrit :

je supporte pas la grande majorité des Westerns de cette époke :( en plus avec john wayne :pfff: ça devient insupportable pour moi
par contre Robert Mitchum + Marilyn Monroe dans "The River of No Return" d'Otto Preminger :love:


c pas un problème : "Rio Bravo" c un des 3 meilleurs, car j'ai réussi à y voir plus clair et à en trouver 3 véritablement chef-d'oeuvres absolus qui surnagent, absolument indestructibles imputrescibles :  
 
"Johnny Guitar" (Ray, 1954)
"La prisonnière du désert" (Ford, 1956)
"Rio Bravo" (Hawks, 1958)
 
 :sweat:

n°782109
Profil sup​primé
Posté le 04-07-2003 à 19:04:06  answer
 

rogr a écrit :

Bergman a été quand on y réfléchit monstrueusement vernie : outre la série Rossellini y'a aussi Hitchcock (et pas les + pourris), y'a "Casablanca", y'a même Bergman ! (Ingmar). C vraiment un cas, et en fait si on regarde sa filmo elle a pas tourné énormément de films...


Pas "énormément", mais beaucoup quand même - enfin, c'est relatif.
 

Citation :

Enfin la vraie "rebelle" c bien elle Bergman, Katharine tout en ruant dans les brancards on a quand même l'impression qu'elle est toujours restée dans la même écurie (je sais pas quel studio), avec cette même photo ces films qui finissent par tous se ressembler, sauf bien sûr chef-d'oeuvre impérissable qui transcende tout ça mais justement dans son cas à Katherine hélas on en voit pas beaucoup...


Faut voir... Ingrid Bergman, quittant Hollywood pour tourner avec Rossellini, oui, on peut appeler ça une "vraie rebelle", en effet. Et ça a eu des conséquences cinématographiques importantes (quand on considère la place des Rossellini-Bergman dans l'histoire du ciné). Cela dit, elle est revenue à Hollywood par la suite, et hélas pas pour des grands films (et ce n'est d'ailleurs qu'à la toute fin de sa vie qu'elle tourne Sonate d'automne - pas le meilleur d'Ingmar Bergman, d'ailleurs).
 
Katharine Hepburn a fait son début de carrière à la RKO, mais en est partie par la suite (vers début années 40 si je ne me trompe pas). Par contre, oui, elle est restée dans le système des studios, comme toutes les actrices américaines ou presque (Bergman est européenne ;)) - en considérant cependant que sa carrière a connu des bas (et elle a aussi fait du théâtre), et en considérant qu'elle n'a pas souvent (voire très rarement) eu les rôles "habituels" des stars de l'époque. De même, d'ailleurs, que nombre de réalisateurs américains, y compris de très grands, sont restés dans ce système des studios.
 
Par contre, j'ai l'impression que Katharine Hepburn, une fois reconnue comme "grande star", choisissait méticuleusement ses personnages, en évitant de prendre de trop de "risques" artistiques (en considérant quand même que Sylvia Scarlett était risqué, et que Bringing Up Baby a d'abord été un échec retentissant - et je ne connais pas non plus toute sa filmo, j'ai l'impression qu'il y a quelques perles oubliées dans sa filmo).
 
 
D'ailleurs, et c'est marrant, mais à part Ingrid Bergman et peut-être quelques unes que j'ai oubliées, j'ai l'impression que la plupart des "grandes actrices" hollywoodiennes ont rarement tourné une floppée de chefs-d'oeuvre, et souvent plus par hasard ou chance que par choix - peut-être à cause du système des studios, d'ailleurs (en ce sens, Bergman tombant sur Casablanca et Notorious, c'est en partie de la chance - par contre, Bergman partant tourner avec Rossellini, c'est un choix, et qui a marqué le 7ème Art). Voire, en étant un peu vachard quand même : la plupart des "grandes stars" féminines me semblent avoir été cantonnées à un type de rôle, avec de rares reconversions (noter qu'Hollywwod aimait bien les étiquettes).
 

Citation :

"Guêpier pour 3 abeilles" j'ai vu ça récemment mais sur tv, mouais... "Mme Muir" non plus c à des années lumières de cet humour si parfait si subtil si goûteux toujours léger qu'il y a chez Mc Carey (le peu que j'en ai vu), enfin de ce point de vue là c'est du niveau de Lubitsch (tout en étant différent, plus "soft" ), voire même de Ozu mais là on entre dans des catégories "autres" il est plus prudent de garder un silence discret là-dessus...


Je ne disais pas que Mankiewicz est un grand auteur comique, seulement qu'il a fait des films avec un aspect comique. Bref, que le "comme si Mankiewicz faisait de la comédie" n'est pas tout à fait applicable (car rien ne prouve qu'il aurait suivi cette voie).


Message édité par Profil supprimé le 04-07-2003 à 19:05:08
n°793996
rogr
Posté le 07-07-2003 à 18:16:07  profilanswer
 

Goret a écrit :

Pas "énormément", mais beaucoup quand même - enfin, c'est relatif.


"Beaucoup quand même" oui, mais pas énormément. Comme tu dis c relatif [:ddr555]
 

Citation :

D'ailleurs, et c'est marrant, mais à part Ingrid Bergman et peut-être quelques unes que j'ai oubliées, j'ai l'impression que la plupart des "grandes actrices" hollywoodiennes ont rarement tourné une floppée de chefs-d'oeuvre, et souvent plus par hasard ou chance que par choix - peut-être à cause du système des studios, d'ailleurs


Pour la "floppée" de chef-d'oeuvres ça arrive apparemment souvent lorsqu'il y a une affinité entre tel réalisateur excellent et une actrice, ou acteur d'ailleurs : on pense tout de suite à James Stewart chez Capra ou Anthony Mann, Wayne chez Ford, etc. Pour les actrices ça apparaît moins à première vue ce phénomène, faudrait étudier ça... [:rogr]  
 

Citation :

en ce sens, Bergman tombant sur Casablanca et Notorious, c'est en partie de la chance - par contre, Bergman partant tourner avec Rossellini, c'est un choix, et qui a marqué le 7ème Art

 
Ceci dit c'était pas donné d'avance : il aurait très bien pu tourner des merdes...  
 

Citation :

Je ne disais pas que Mankiewicz est un grand auteur comique, seulement qu'il a fait des films avec un aspect comique. Bref, que le "comme si Mankiewicz faisait de la comédie" n'est pas tout à fait applicable (car rien ne prouve qu'il aurait suivi cette voie).


C'est tout à fait applicable puisque je te transposais toutes les qualités (on pourrait dire humaines) de Mankiewicz dans un registre de comédie (la comédie "classique" américaine) : pour moi ça donne effectivement Mc Carey. CQFD.
=> auto-TT+ban+del Goret !!! [:chacal_one333]  

n°805998
Profil sup​primé
Posté le 09-07-2003 à 23:51:13  answer
 

rogr a écrit :

Pour la "floppée" de chef-d'oeuvres ça arrive apparemment souvent lorsqu'il y a une affinité entre tel réalisateur excellent et une actrice, ou acteur d'ailleurs : on pense tout de suite à James Stewart chez Capra ou Anthony Mann, Wayne chez Ford, etc.


Souvent, cela donne une série de bons films, et quelques chefs-d'oeuvre (au pluriel, ce qui est déjà beaucoup).
 

Citation :

Pour les actrices ça apparaît moins à première vue ce phénomène, faudrait étudier ça... [:rogr]


Peut-être un acteur a-t-il, souvent, une carrière plus longue au premier plan, alors que la plupart des actrices, en vieillissant, perdent de leur aura ?
 
On a quand même des associations réalisateur-actrice (Rossellini-Bergman, Von Sternberg-Dietrich, Ozu-Hara ;) ), mais c'est peut plus rare, en effet.
 

Citation :

Ceci dit c'était pas donné d'avance : il aurait très bien pu tourner des merdes...


Certes, mais, bon, il venait de tourner les premiers chefs-d'oeuvre du néoréalisme dont il était la figure de proue, bref, avoir des "merdes" eût été assez étonnant (bon, c'est vrai que sur la fin, Rossellini s'est parfois embourbé, mais quand même, à cette époque...).
 
On va dire que, à ce moment, Ingrid Bergman avait un très bon goût en termes de cinéma (pour son retour à Hollywood, par contre, c'est moins le cas).
 

Citation :

C'est tout à fait applicable puisque je te transposais toutes les qualités (on pourrait dire humaines) de Mankiewicz dans un registre de comédie (la comédie "classique" américaine) : pour moi ça donne effectivement Mc Carey. CQFD.
=> auto-TT+ban+del Goret !!! [:chacal_one333]


Mais ça ne veut pas dire que Mankiewicz aurait fait ce genre de comédies, s'il en avait fait. Bref... on débat sur de l'hypothétique. :D

n°813288
rogr
Posté le 11-07-2003 à 12:00:09  profilanswer
 

Goret a écrit :

Peut-être un acteur a-t-il, souvent, une carrière plus longue au premier plan, alors que la plupart des actrices, en vieillissant, perdent de leur aura ?


Les chanteuses de flamenco n'ont pas d'age : il n'y a pas de raison que pour certaines supra-excellentes actrices il en soit autrement... C vrai qu'aucun exemple ne me vient à l'esprit mais ça doit sûrement se trouver... Si Setsuko Hara ne s'était pas rangée des voitures si scandaleusement tôt on y verrait sans doute plus clair... :pfff:

n°813402
Robinson L​eon
Posté le 11-07-2003 à 12:24:51  profilanswer
 

Hum...
Moi je voudrais avoir comment vous faites pour connaitre tant de vieux films : en vidéoclub n'en parlons pas, au cinéma ils passent rarement, en dvd ils sortent parfois mais peu d'entre eux (et comment voir avant d'acheter ?), sur la télé cablée peut-être ? J'aimerais bien mieux connaitre tout ça, mais que faire ?

n°813454
rogr
Posté le 11-07-2003 à 12:41:20  profilanswer
 

Robinson Leon a écrit :

Hum...
Moi je voudrais avoir comment vous faites pour connaitre tant de vieux films : en vidéoclub n'en parlons pas, au cinéma ils passent rarement, en dvd ils sortent parfois mais peu d'entre eux (et comment voir avant d'acheter ?), sur la télé cablée peut-être ? J'aimerais bien mieux connaitre tout ça, mais que faire ?


Ben l'idéal c'est d'habiter Paris, c'est comme une cinémathèque à ciel ouvert, cas d'ailleurs unique au monde, par exemple en ce moment y'a un cycle Lubitsch... Hélas pas de cyclozu pour l'instant... :'(
Le cable c'est pratique mais mater un film sur tv mais c'est quand même loin du cérémonial de la salle de ciné : c pas comme ça qu'on peut vraiment être accroché et bref être cinéphile... Godard d'ailleurs disait un truc : la tv on baisse les yeux, alors que vers l'écran de ciné on les lève vers le haut... Y disait aussi : l'écran de tv est un petit truc qui focalise notre attention, alors que au contraire au ciné c'est l'écran nous envoie plein de choses. Bref enfin oui le cable quand même c pratique y'a plein de trucs mais faut vachement faire le tri !


Message édité par rogr le 11-07-2003 à 12:42:31
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Posté le 11-07-2003 à 12:41:20  profilanswer
 

n°815687
Profil sup​primé
Posté le 11-07-2003 à 18:04:43  answer
 

rogr a écrit :

Les chanteuses de flamenco n'ont pas d'age : il n'y a pas de raison que pour certaines supra-excellentes actrices il en soit autrement...


Quand on regarde un spectacle de flamenco, on a rarement de longs gros plans (sauf à être très près, ou à être venu avec des jumelles), et d'autre part c'est pour la voix et les gestes. Tu constateras que les grandes chanteuses de flamenco ne sont pas forcément séduisantes. Alors que la plupart des grandes actrices (il y a quand même quelques exceptions) ont au moins un physique "agréable".
 
Je dirais que la distance n'est pas la même, ou, plutôt, que la proximité est souvent de nature différente.
 
Tu noteras qu'une actrice un peu "vieille" se verra rarement offrir les rôles qu'elle jouait dans sa jeunesse - ça ne veut pas dire qu'elle n'aura que des rôles secondaires, mais seulement qu'il lui faut souvent se "reconvertir", ce qui n'est pas toujours simple.
 

Citation :

C vrai qu'aucun exemple ne me vient à l'esprit mais ça doit sûrement se trouver... Si Setsuko Hara ne s'était pas rangée des voitures si scandaleusement tôt on y verrait sans doute plus clair... :pfff:


Tu noteras quand même que certaines ont pris une retraite relativement précoce, pour, justement, ne pas avoir à paraître "vieilles" et se reconvertir. Cf Garbo, par exemple.

n°815722
freaxinthe​night
Posté le 11-07-2003 à 18:08:21  profilanswer
 

se reconvertir, quel vilain mot  :non:

n°815780
Profil sup​primé
Posté le 11-07-2003 à 18:17:59  answer
 

freaxinthenight a écrit :

se reconvertir, quel vilain mot  :non:


Certes, ce n'est pas tout à fait le terme (car ça reste le même métier), mais force est de constater que, en général, les rôles ne sont plus les mêmes. On n'a pas forcément la même chose chez les acteurs.
 
C'est comme ça, je ne fais que constater. Note quand même que, à première vue, c'était davantage le cas autrefois que de nos jours.

n°816322
rogr
Posté le 11-07-2003 à 20:20:11  profilanswer
 

Goret a écrit :

Quand on regarde un spectacle de flamenco


Goret ma parole tu vas disserter sur le flamenco (est-ce bien raisonnable) je dois dire que c'est une grande surprise je m'en pourlèche les babines d'avance comme d'un mets pour le moins royal [:dawa]  [:zjk]  
 

Citation :

Quand on regarde un spectacle de flamenco, on a rarement de longs gros plans (sauf à être très près, ou à être venu avec des jumelles)


Sache jeune Goret que dans certains endroits dévolus au flamenco il n'y a pas vraiment de scène tu peux te trouver à trois mètres voire moins si tu veux des chanteuses, de plus certaines ont pour usage de se lever pour venir te chanter directement dessus (tu es toi gentiment accoudé au bar), en te pointant du doigt et en commançant par "¡tú!" (comme je sais plus qui dans je sais plus quel western) si t'es pas dans le coup tu peux directement plier tes affaires et rentrer te coucher (il est déjà 0H30 passées), enfin je te garantis que là t'as pas besoin de jumelles ! Et de toutes façons dans ces cas-là la vue est comme troublée car tu entres dans une autre dimension toutes les antennes sont branchées et certes la vue n'a qu'un rôle secondaire, même lorsqu'il s'agit de la plus hallucinante créature que l'on ne puisse même imaginer. [:lacuna coil]  [:prosterne]
 

Citation :

Tu constateras que les grandes chanteuses de flamenco ne sont pas forcément séduisantes.


Tout faux Goret une grande chanteuse de flamenco même au comble de la hideur et même si elle a le double de ton âge sera toujours séduisante c ce que je te disais tout-à-l'heure : les chanteuses de flamenco n'ont pas d'âge, ceci confirmé encore dernièrement avec L*** qui pourrait être ma mère, enfin L*** n'est certainement pas hideuse c'est véritablement la classe incarnée quelqu'un comme il y en a si peu [:prosterne2]
 
Enfin il n'y à priori pas de raison pour que ces phénomèmes de charisme hallucinant soient limités aux chanteuses de flamenco, pour les actrices bon Dieu pourquoi pas aussi !


Message édité par rogr le 11-07-2003 à 20:21:21
n°816365
Profil sup​primé
Posté le 11-07-2003 à 20:31:54  answer
 

(tu dérives du sujet)
 

rogr a écrit :

Sache jeune Goret que dans certains endroits dévolus au flamenco il n'y a pas vraiment de scène tu peux te trouver à trois mètres voire moins si tu veux des chanteuses, de plus certaines ont pour usage de se lever pour venir te chanter directement dessus (tu es toi gentiment accoudé au bar), en te pointant du doigt et en commançant par "¡tú!" (comme je sais plus qui dans je sais plus quel western) si t'es pas dans le coup tu peux directement plier tes affaires et rentrer te coucher (il est déjà 0H30 passées), enfin je te garantis que là t'as pas besoin de jumelles !


Trois mètres, OK. Mais dix mètres, c'est déjà plus loin qu'un écran, surtout en termes d'angle volumique. :D
 
Et puis, les conditions d'éclairage sont différentes, aussi, etc...
 

Citation :

[...]
Tout faux Goret une grande chanteuse de flamenco même au comble de la hideur et même si elle a le double de ton âge sera toujours séduisante c ce que je te disais tout-à-l'heure : les chanteuses de flamenco n'ont pas d'âge, ceci confirmé encore dernièrement avec L*** qui pourrait être ma mère, enfin L*** n'est certainement pas hideuse c'est véritablement la classe incarnée quelqu'un comme il y en a si peu [:prosterne2]


Il y a l'importance de la musique, et son côté viscéral, hein... d'autre part, il n'y a pas de "rôle", de "personnage" à proprement parler (la chanteuse étant elle-même son propre personnage, elle ne "joue" pas vraiment quelqu'un d'autre - et du coup, elle garde le même "rôle" durant toute sa carrière).
 
Mettre une actrice de 60 ans pour jouer les jeunes ingénues, ça ne "passera" pas.
 

Citation :

Enfin il n'y à priori pas de raison pour que ces phénomèmes de charisme hallucinant soient limités aux chanteuses de flamenco, pour les actrices bon Dieu pourquoi pas aussi !


(tu reviens au sujet)
 
Tu constates, comme moi, que ce phénomène ne touche généralement pas les actrices. C'est un fait. Donc, il y a probablement une raison quelque part, et non une "faute au hasard".
 
Note quand même que j'avais écrit "la plupart des actrices", i.e. pas toutes. Des actrices comme Katharine Hepburn ou Ingrid Bergman ont gardé la grande classe jusqu'au tombeau. Mais c'est pas un cas majoritaire.


Message édité par Profil supprimé le 11-07-2003 à 20:33:52
n°816405
rogr
Posté le 11-07-2003 à 20:40:05  profilanswer
 

Goret a écrit :

(Des actrices comme Katharine Hepburn ou Ingrid Bergman ont gardé la grande classe jusqu'au tombeau. Mais c'est pas un cas majoritaire.


Y'a aussi j'y pensais l'autre fois et en plus elle est pas morte : Micheline Presle ! Elle est super, c la mère de Tonie Marschall celle qui réalise des films (son père c'est je sais plus quoi Marschall, l'acteur Hollywoodien qu'avait une jambe de bois, je me demande s'il est pas dans "Haute pègre" de qui tu sais).

n°816497
Profil sup​primé
Posté le 11-07-2003 à 20:55:32  answer
 

rogr a écrit :

(son père c'est je sais plus quoi Marschall, l'acteur Hollywoodien qu'avait une jambe de bois, je me demande s'il est pas dans "Haute pègre" de qui tu sais).


Vérifié sur IMDB, et tu confonds : le papa de Tonie, c'est celui-ci : http://us.imdb.com/Name?Marshall,%20William%20(II) .
 
Celui à la jambe en bois, c'est celui qui a tourné dans Trouble In Paradise, mais pas le père de Tonie. ;)

n°816590
rogr
Posté le 11-07-2003 à 21:10:40  profilanswer
 

Goret a écrit :

Celui à la jambe en bois, c'est celui qui a tourné dans Trouble In Paradise, mais pas le père de Tonie. ;)


ça fait des années que je crois que le père de Tonie Marshall avait une jambe de bois... :sweat:

n°816692
freaxinthe​night
Posté le 11-07-2003 à 21:26:52  profilanswer
 

rogr a écrit :


Goret ma parole tu vas disserter sur le flamenco (est-ce bien raisonnable) je dois dire que c'est une grande surprise je m'en pourlèche les babines d'avance comme d'un mets pour le moins royal [:dawa]  [:zjk]  
 

Citation :

Quand on regarde un spectacle de flamenco, on a rarement de longs gros plans (sauf à être très près, ou à être venu avec des jumelles)


Sache jeune Goret que dans certains endroits dévolus au flamenco il n'y a pas vraiment de scène tu peux te trouver à trois mètres voire moins si tu veux des chanteuses, de plus certaines ont pour usage de se lever pour venir te chanter directement dessus (tu es toi gentiment accoudé au bar), en te pointant du doigt et en commançant par "¡tú!" (comme je sais plus qui dans je sais plus quel western) si t'es pas dans le coup tu peux directement plier tes affaires et rentrer te coucher (il est déjà 0H30 passées), enfin je te garantis que là t'as pas besoin de jumelles ! Et de toutes façons dans ces cas-là la vue est comme troublée car tu entres dans une autre dimension toutes les antennes sont branchées et certes la vue n'a qu'un rôle secondaire, même lorsqu'il s'agit de la plus hallucinante créature que l'on ne puisse même imaginer. [:lacuna coil]  [:prosterne]
 

Citation :

Tu constateras que les grandes chanteuses de flamenco ne sont pas forcément séduisantes.


Tout faux Goret une grande chanteuse de flamenco même au comble de la hideur et même si elle a le double de ton âge sera toujours séduisante c ce que je te disais tout-à-l'heure : les chanteuses de flamenco n'ont pas d'âge, ceci confirmé encore dernièrement avec L*** qui pourrait être ma mère, enfin L*** n'est certainement pas hideuse c'est véritablement la classe incarnée quelqu'un comme il y en a si peu [:prosterne2]
 
Enfin il n'y à priori pas de raison pour que ces phénomèmes de charisme hallucinant soient limités aux chanteuses de flamenco, pour les actrices bon Dieu pourquoi pas aussi !


Roger président !  [:icon10]  
je sais c'est pas constructif et en plus y'a fuhrer goret qui discute, mais autant nous sommes sur un forum où il y a des gens, sensibles, qui méritent notre admiration quand elle a lieu d'être !  
Sinon pour revenir à la notion de reconversion, elle ne s'applique en effet qu'aux actrices, stupides icônes d'un système qui les dépasse (qui n'a rien d'artistique, qui est uniquement économique et politique) mais pas aux véritables comédiennes qui tous les jours se reconvertissent (ou le devraient, pour mériter la dénomination de comédienne).  
 

n°816741
Profil sup​primé
Posté le 11-07-2003 à 21:36:15  answer
 

freaxinthenight a écrit :

Sinon pour revenir à la notion de reconversion, elle ne s'applique en effet qu'aux actrices, stupides icônes d'un système qui les dépasse (qui n'a rien d'artistique, qui est uniquement économique et politique) mais pas aux véritables comédiennes qui tous les jours se reconvertissent (ou le devraient, pour mériter la dénomination de comédienne).


Note quand même que c'est quand même plus "facile" de passer d'un rôle "comique" à un autre rôle "comique" (même si c'est toujours du travail), que d'un rôle "comique" à un rôle "dramatique", et ce quel que soit le vecteur (théâtre comme cinoche).

n°816819
freaxinthe​night
Posté le 11-07-2003 à 21:52:44  profilanswer
 

Goret a écrit :


Note quand même que c'est quand même plus "facile" de passer d'un rôle "comique" à un autre rôle "comique" (même si c'est toujours du travail), que d'un rôle "comique" à un rôle "dramatique", et ce quel que soit le vecteur (théâtre comme cinoche).


oui et non ! Je trouve assez malsain de s'arrêter à un genre, parce que c'est quand même passer à côté du plus important, la mise en scène, la scénographie, ect.. et le jeu du comédien qui ne sont finalement ni comique ni tragique. Une comédie comique n'est pas intéressante si tu vois ce que je veux dire (moi pas trop finalement)
Mais j'avoue aussi que je considère que seulement 10% au plus sont comédiens, les autres n'étant qu'acteurs. C'est pour cela qu'aujourd'hui j'ai beaucoup de mal à regarder des films français contemporains, je n'ai de plaisir qu'avec de vieux films, ou des films "exotiques", car ils m'amènent à une autre réalité. Aujourd'hui, en france tout au moins, je ne vois que du nombrilisme, bref de l'acteur (même s'ils peuvent être parfois intéressants).

n°816873
Profil sup​primé
Posté le 11-07-2003 à 22:05:02  answer
 

freaxinthenight a écrit :

oui et non ! Je trouve assez malsain de s'arrêter à un genre, parce que c'est quand même passer à côté du plus important, la mise en scène, la scénographie, ect.. et le jeu du comédien qui ne sont finalement ni comique ni tragique. Une comédie comique n'est pas intéressante si tu vois ce que je veux dire (moi pas trop finalement)


Je vois ce que tu veux dire, étant donné que beaucoup de "grands films" ne sont pas cantonnables à un "genre", mais les transcendent. D'ailleurs, je considère que l'acteur/le comédien n'est qu'un support, il ne peut sauver un mauvais film, et n'est pas strictement nécessaire à un bon film.
 
Bien sûr, en tant que spectateur, il n'y a aucune difficulté à embrasser une cinématographie très large.
 

Citation :

Mais j'avoue aussi que je considère que seulement 10% au plus sont comédiens, les autres n'étant qu'acteurs. C'est pour cela qu'aujourd'hui j'ai beaucoup de mal à regarder des films français contemporains, je n'ai de plaisir qu'avec de vieux films, ou des films "exotiques", car ils m'amènent à une autre réalité. Aujourd'hui, en france tout au moins, je ne vois que du nombrilisme, bref de l'acteur (même s'ils peuvent être parfois intéressants).


A mon avis, c'est, en partie, une question de point de vue - comme, apparemment, tu l'écris (enfin, c'est comme ça que je l'interprète). Si tu étais transposé là-bas, peut-être aurais-tu le même sentiment sur le jeu des contemporains.
 
Il y a à mon avis des "types" d'interprétation, qui aboutissent à des jeux différents, et c'est difficile de passer d'un "type" à un autre, en tant qu'acteur/comédien. Et ça me semble humain de rester dans la même voie, sans vouloir prendre de trop gros risques (ce que certains ont pourtant fait, mais pas forcément à longueur de carrière).

n°817357
freaxinthe​night
Posté le 11-07-2003 à 23:26:59  profilanswer
 

Goret a écrit :


Je vois ce que tu veux dire, étant donné que beaucoup de "grands films" ne sont pas cantonnables à un "genre", mais les transcendent. D'ailleurs, je considère que l'acteur/le comédien n'est qu'un support, il ne peut sauver un mauvais film, et n'est pas strictement nécessaire à un bon film.
 
Bien sûr, en tant que spectateur, il n'y a aucune difficulté à embrasser une cinématographie très large.
 

Citation :

Mais j'avoue aussi que je considère que seulement 10% au plus sont comédiens, les autres n'étant qu'acteurs. C'est pour cela qu'aujourd'hui j'ai beaucoup de mal à regarder des films français contemporains, je n'ai de plaisir qu'avec de vieux films, ou des films "exotiques", car ils m'amènent à une autre réalité. Aujourd'hui, en france tout au moins, je ne vois que du nombrilisme, bref de l'acteur (même s'ils peuvent être parfois intéressants).


A mon avis, c'est, en partie, une question de point de vue - comme, apparemment, tu l'écris (enfin, c'est comme ça que je l'interprète). Si tu étais transposé là-bas, peut-être aurais-tu le même sentiment sur le jeu des contemporains.
Il y a à mon avis des "types" d'interprétation, qui aboutissent à des jeux différents, et c'est difficile de passer d'un "type" à un autre, en tant qu'acteur/comédien. Et ça me semble humain de rester dans la même voie, sans vouloir prendre de trop gros risques (ce que certains ont pourtant fait, mais pas forcément à longueur de carrière).


ah oui tout à fait, je suis persuadé que j'aurais mésestimé (ce que je fais aujourd'hui) les films d'alors. Je dis ça dans le sens où je sais que j'ai "tord" de ne pas aimer ou de ne pas saisir l'originalité obligatoirement présente dans les films contemporains. Sûrement parce que je n'arrive pas à aimer la société dans laquelle j'évolue ou me traîne.
Par exemple j'ai détesté le film Yi Yi (taïwanais, qui a eu la palme de la mise en scène à Cannes en 2000), parce que j'ai eu l'impression de voir du Desplechin bourgeois transposé en extrême-orient. D'où une perte totale de dépaysement exotique d'un truc que je ne comprendrais pas.
Quant au jeu des acteurs, il y a une énorme différence entre le jeu de cinéma et le théâtre, c'est vrai que le cinéma anime un peu chez le spectateur l'impression d'une unité chez l'acteur, car ce dernier est finalement virtuel, souvent surfilmé. La palette d'interprétation est beaucoup plus grande chez le théâtreux, ce dernier est beaucoup plus soumis à son humanité, son environnement, qui change chaque jour.
Mais finalement l'artiste n'est-il pas celui qui justement prend des risques, "laisse tout tomber" pour tenter ou vivre autre chose ? Le reste n'est que gagne-pain-cache-misère.
...mmmmh... à moins d'avoir un "projet" et de s'y tenir, sachant qu'on arrivera jamais au bout.
[:meganne]

n°817881
Profil sup​primé
Posté le 12-07-2003 à 00:51:30  answer
 

freaxinthenight a écrit :


ah oui tout à fait, je suis persuadé que j'aurais mésestimé (ce que je fais aujourd'hui) les films d'alors. Je dis ça dans le sens où je sais que j'ai "tord" de ne pas aimer ou de ne pas saisir l'originalité obligatoirement présente dans les films contemporains. Sûrement parce que je n'arrive pas à aimer la société dans laquelle j'évolue ou me traîne.


A voir... à mon sens, un chef-d'oeuvre est intemporel et universel, il concerne aussi bien les spectateurs de l'époque que ceux d'aujourd'hui, et quelle que soit la culture. Ils ne sont pas limités à un public particulier.
 
Cela dit, en effet, on peut tendre à ne vouloir voir que le strict contemporain, sans voir l'universalité. Il y a aussi le point de vue exactement inverse de ceux qui (croient) ne pas être concernés car ce n'est pas leur société.
 

Citation :

Par exemple j'ai détesté le film Yi Yi (taïwanais, qui a eu la palme de la mise en scène à Cannes en 2000), parce que j'ai eu l'impression de voir du Desplechin bourgeois transposé en extrême-orient. D'où une perte totale de dépaysement exotique d'un truc que je ne comprendrais pas.


AMHA, beaucoup ont parfois tendance à porter une oeuvre aux nues non pas parce qu'elle est réellement de qualité, mais parce qu'elle parle d'"autre chose" car venant d'une autre société. C'est souvent le cas avec certains films étrangers (pas tous, hein, bien sûr ;)) - ça aboutit souvent à une "surcôte" due à l'exotisme. Et, comme d'hab', il y a la réaction exactement inverse : ceux qui descendent les autres cinématographies, en les disant systématiquement surcôtées parce que venant d'ailleurs.
 
Bref, faut faire au cas par cas, sans préjugés.
 

Citation :

Quant au jeu des acteurs, il y a une énorme différence entre le jeu de cinéma et le théâtre, c'est vrai que le cinéma anime un peu chez le spectateur l'impression d'une unité chez l'acteur, car ce dernier est finalement virtuel, souvent surfilmé. La palette d'interprétation est beaucoup plus grande chez le théâtreux, ce dernier est beaucoup plus soumis à son humanité, son environnement, qui change chaque jour.


Oui et non ( :D). Disons que le cinéma laisse une part très importante au réalisateur, ce qui peut permettre aux acteurs de persque "sous-jouer" (ou de surjouer, également), sachant que cela sera "compensable" par la mise en scène.
 
D'autre part, les distance du cinéma sont différentes de celles du théâtre - du fait de l'écran, on est à la fois très proche ("taille" assez importante) et très éloigné (pas de rapport physique, impossibilité de saisir l'intégralité du corps dans certaines scènes). Le théâtre, c'est l'inverse : le comédien n'occupe pas une part importante du champ de vision, mais on le saisit dans son intégralité, et aussi avec un rapport beaucoup plus "physique" du fait de la présence directe et de l'interaction.
 
Il me semble assez clair que le théâtre repose davantage sur les comédiens, que le cinéma ne repose sur les acteurs. Pour la simple raison qu'au cinéma, le réalisateur impose son point de vue, alors qu'au théâtre, le metteur en scène ne fait que proposer l'espace (et diriger les acteurs, maillon pleinement final). Et, bien sûr, avec le côté "spectacle vivant", il n'y a pas de droit à l'erreur.
 
Cela dit, le comédien a une certaine tendance au "surjeu" (par rapport au "réalisme" ), parce que, par essence, le théâtre ne transmet pas d'illusion de réel - ce qui, justement, évite de rendre ce "surjeu" choquant.
 
Mais en fin de compte, les deux partagent quand même les mêmes bases, c'est-à-dire incarner un personnage. D'ailleurs, nombre d'acteurs de cinéma font aussi du théâtre. ;)
 

Citation :

Mais finalement l'artiste n'est-il pas celui qui justement prend des risques, "laisse tout tomber" pour tenter ou vivre autre chose ? Le reste n'est que gagne-pain-cache-misère.


Je dirais plutôt que l'artiste défend sa vision personnelle. Cela inclut donc une prise de risques, mais pas forcément une prise de risques pour le fait de prendre des risques.
 

Citation :

...mmmmh... à moins d'avoir un "projet" et de s'y tenir, sachant qu'on arrivera jamais au bout.
[:meganne]


Oui, aussi, en effet.
 
On ne reproche que rarement à un réalisateur de "creuser la même voie" (c'est bien sûr très simplifié, il y a justement toujours - dans le cas d'un "grand" - des nuances qui font tout l'intérêt, et interdisent de parler de répétition à l'identique). Donc, il n'y a pas forcément obligation, pour un acteur, d'essayer tous les types de rôles possibles. Je pense plutôt qu'il faudrait mettre ça dans le cadre d'une démarche... bref, comme écrit juste avant, pas de nécessité de prise de risques "gratuite".  
 
Faut voir aussi qu'un acteur "caméléon" risque de paraître passe-partout, et, à la fin, un peu fade ou du moins mal défini. Là où une "forte personalité" pourra en fin de compte être plus marquante. Il y a deux éléments contradictoires, d'un côté le fait de prendre des risques, de tout tenter, de pouvoir "tout" incarner, de l'autre la volonté d'imposer des idées, une démarche, bref une personalité. D'ailleurs, ce dernier cas, bien que tendant à moins de diversité, n'est pas toujours sans risques. ;)

n°817904
rogr
Posté le 12-07-2003 à 01:00:11  profilanswer
 

Euh Freax c quoi ce binz tu as un service à me demander je le sens, peut-être rédiger un long tract pour soutenir ta nomination comme modo mais freaks tu sais que je travaille déjà pour Lor c'est d'ailleurs une immense tâche tu as pu le constater, enfin je ne peux soutenir deux canassons à la fois !
 
Enfin Freaks tu es un bien brave pélerin, quand je pense que j'ai sué comme un burnous pour vaincre la résistance de l'autre amie des bêtes mais rien à faire c'est la muraille de Chine elle est plus têtue que les plus graves têtes de bois et j'en connais une ou deux de catégorie, vraiment ce forum est une jungle peuplée d'êtres aux moeurs étranges mais que veux-tu la vie n'est pas un roman sur Hfr la vie n'est pas un roman, enfin on s'habitue à tout mais parfois cela approche des limites de la résistance humaine Dieu sait si dans toute l'histoire humaine on a déjà vu pareil invraisemblable scénario cela passe presque l'entendement.
 
 
 
PS. J'mappelle pas roger putain... :pfff:  
Roger Vadim, Roger la frite, c con roger!
 

freaxinthenight a écrit :

Sinon pour revenir à la notion de reconversion, elle ne s'applique en effet qu'aux actrices, stupides icônes d'un système qui les dépasse (qui n'a rien d'artistique, qui est uniquement économique et politique) mais pas aux véritables comédiennes qui tous les jours se reconvertissent (ou le devraient, pour mériter la dénomination de comédienne).


g rien pigé [:pamplemousse]

n°817927
Profil sup​primé
Posté le 12-07-2003 à 01:06:31  answer
 

rogr a écrit :

Euh Freax c quoi ce binz tu as un service à me demander je le sens, peut-être rédiger un long tract pour soutenir ta nomination comme modo mais freaks tu sais que je travaille déjà pour Lor c'est d'ailleurs une immense tâche tu as pu le constater, enfin je ne peux soutenir deux canassons à la fois !


[HS]
La différence, c'est que si Freax souhaite passer modo, il a des soutiens actifs au sein même des forces de l'ordre. [:goret] Lore, par contre, ce n'est pas vraiment le cas (because topics "mysexualteknikes" ). Bref, soutenir la nomination de Frex, c'est plutôt facile... :o
[/HS]

n°817959
freaxinthe​night
Posté le 12-07-2003 à 01:19:27  profilanswer
 

rogr a écrit :

Euh Freax c quoi ce binz tu as un service à me demander je le sens, peut-être rédiger un long tract pour soutenir ta nomination comme modo mais freaks tu sais que je travaille déjà pour Lor c'est d'ailleurs une immense tâche tu as pu le constater, enfin je ne peux soutenir deux canassons à la fois !
 
Enfin Freaks tu es un bien brave pélerin, quand je pense que j'ai sué comme un burnous pour vaincre la résistance de l'autre amie des bêtes mais rien à faire c'est la muraille de Chine elle est plus têtue que les plus graves têtes de bois et j'en connais une ou deux de catégorie, vraiment ce forum est une jungle peuplée d'êtres aux moeurs étranges mais que veux-tu la vie n'est pas un roman sur Hfr la vie n'est pas un roman, enfin on s'habitue à tout mais parfois cela approche des limites de la résistance humaine Dieu sait si dans toute l'histoire humaine on a déjà vu pareil invraisemblable scénario cela passe presque l'entendement.
 
 
 
PS. J'mappelle pas roger putain... :pfff:  
Roger Vadim, Roger la frite, c con roger!
 
 
g rien pigé [:pamplemousse]  


 :lol:  ah enfin hmmmm. non t'inquiètes je ne suis en demande de rien.....
...Susceptible ce robert  [:sonken]

n°817982
rogr
Posté le 12-07-2003 à 01:24:49  profilanswer
 

freaxinthenight a écrit :

Mais finalement l'artiste n'est-il pas celui qui justement prend des risques, "laisse tout tomber" pour tenter ou vivre autre chose ? Le reste n'est que gagne-pain-cache-misère.
...mmmmh... à moins d'avoir un "projet" et de s'y tenir, sachant qu'on arrivera jamais au bout.
[:meganne]


 [:prosterne]

n°818018
rogr
Posté le 12-07-2003 à 01:36:34  profilanswer
 

Goret a écrit :

Il me semble assez clair que le théâtre repose davantage sur les comédiens, que le cinéma ne repose sur les acteurs. Pour la simple raison qu'au cinéma, le réalisateur impose son point de vue, alors qu'au théâtre, le metteur en scène ne fait que proposer l'espace (et diriger les acteurs, maillon pleinement final). Et, bien sûr, avec le côté "spectacle vivant", il n'y a pas de droit à l'erreur.


Disons qu'un certain cinéma, car en fait si tu penses à Pialat Renoir ou même Eastwood (qui tient tellement à faire qu'une prise pour que ce soit plus "vrai" ), tout repose sur l'acteur, ça veut pas dire que y'a pas mise en scène mais la vraie matière c'est l'acteur, par contre les films où les personnages (et les acteurs à leur traîne) sont en quelque sorte les jouets scénarisés d'un auteur qui se prend pour un petit malin : [:vomi] mais on a déjà causé de ça je sais plus où...

n°818051
Profil sup​primé
Posté le 12-07-2003 à 01:48:32  answer
 

rogr a écrit :

Disons qu'un certain cinéma, car en fait si tu penses à Pialat Renoir ou même Eastwood (qui tient tellement à faire qu'une prise pour que ce soit plus "vrai" ), tout repose sur l'acteur, ça veut pas dire que y'a pas mise en scène mais la vraie matière c'est l'acteur,


Mais à mon sens, ça reste de la "matière" parmi autre chose, ce n'est pas le vecteur unique. Au théâtre, il n'y a pour ainsi dire plus que l'acteur, sans aucun filet, et forcé de jouer à chaque représentation.
 
Et ça reste, avant tout, la vision du réalisateur, qui décide d'accorder une place importante à ses acteurs. Au théâtre, pas le choix, le metteur en scène fournit un canevas (suffisant quand même pour pouvoir couler une pièce si il est nul), mais ce sont les acteurs qui ont le dernier mot (arf... :whistle:).
 
Ca ne veut pas dire que les acteurs de cinéma ou les metteurs en scène de théâtre ne sont pas importants (ils sont TRES importants), mais il n'occupent pas le rôle central dans l'oeuvre. (théâtre c'est un poil compliqué quand même, parce qu'il y a aussi l'auteur, mais comme il s'agit de représentations, il n'y a pas exclusivité).
 

Citation :

par contre les films où les personnages (et les acteurs à leur traîne) sont en quelque sorte les jouets scénarisés d'un auteur qui se prend pour un petit malin : [:vomi] mais on a déjà causé de ça je sais plus où...


Tu caricatures, là, quand même (remarque, moi aussi :D). On sait par exemple qu'un Hitchcock exerçait un contrôle important sur ses acteurs. Pareil pour un Kubrick. Ca ne veut pas dire que les acteurs sont partie négligeable, mais seulement que leur place est relativement moins importante que dans le cas du théâtre.

n°818065
rogr
Posté le 12-07-2003 à 01:53:58  profilanswer
 

Goret a écrit :

[HS]
La différence, c'est que si Freax souhaite passer modo, il a des soutiens actifs au sein même des forces de l'ordre. [:goret] Lore, par contre, ce n'est pas vraiment le cas (because topics "mysexualteknikes" ). Bref, soutenir la nomination de Frex, c'est plutôt facile... :o
[/HS]


Goret enfoiré j'avais pas vu, tu oses critiquer Lor qui t'es si supérieure par l'esprit par la taille et au-delà par tous les paramètres répertoriables chez l'animal pensant, mais bientôt Lor sera modo et tu devras te tenir à carreau Goret car avec Lor on ne plaisante pas ! Fini de faire le malin Goret profites-en pendant qu'il en est encore temps !

n°818078
freaxinthe​night
Posté le 12-07-2003 à 02:00:49  profilanswer
 

Goret a écrit :


A voir... à mon sens, un chef-d'oeuvre est intemporel et universel, il concerne aussi bien les spectateurs de l'époque que ceux d'aujourd'hui, et quelle que soit la culture. Ils ne sont pas limités à un public particulier.
Cela dit, en effet, on peut tendre à ne vouloir voir que le strict contemporain, sans voir l'universalité. Il y a aussi le point de vue exactement inverse de ceux qui (croient) ne pas être concernés car ce n'est pas leur société.


 
 
je parlais pas des chefs d'oeuvres, mais de l'ambiance du tout-venant. Ceci dit l'intemporabilité ou l'universalité n'est peut-être qu'un phantasme de spectateur ou de critique. M'enfin je dis ça je dis rien.  
 
 
 
 

Goret a écrit :


AMHA, beaucoup ont parfois tendance à porter une oeuvre aux nues non pas parce qu'elle est réellement de qualité, mais parce qu'elle parle d'"autre chose" car venant d'une autre société. C'est souvent le cas avec certains films étrangers (pas tous, hein, bien sûr ;)) - ça aboutit souvent à une "surcôte" due à l'exotisme. Et, comme d'hab', il y a la réaction exactement inverse : ceux qui descendent les autres cinématographies, en les disant systématiquement surcôtées parce que venant d'ailleurs.
 
Bref, faut faire au cas par cas, sans préjugés.


 
 
 
 
Ah tout à fait, j'emploie le mot exotisme dans tout ce qu'il a de péjoratif, et j'adore l'exotisme dans ce qu'il a de péjoratif.
Voir des films africains, népalais, japonais, me ravit, parce que les codes sociaux employés ne sont pas les mêmes, même quand ils sont occidentalisés afin d'exportation. Mais je ne vais pas dire pour autant qu'ils sont -tous- géniaux, bien entendu. Et puis j'en vois pas toutes les semaines non plus...  
 
 
 

Goret a écrit :


Oui et non ( :D). Disons que le cinéma laisse une part très importante au réalisateur, ce qui peut permettre aux acteurs de persque "sous-jouer" (ou de surjouer, également), sachant que cela sera "compensable" par la mise en scène.
 
D'autre part, les distance du cinéma sont différentes de celles du théâtre - du fait de l'écran, on est à la fois très proche ("taille" assez importante) et très éloigné (pas de rapport physique, impossibilité de saisir l'intégralité du corps dans certaines scènes). Le théâtre, c'est l'inverse : le comédien n'occupe pas une part importante du champ de vision, mais on le saisit dans son intégralité, et aussi avec un rapport beaucoup plus "physique" du fait de la présence directe et de l'interaction.
 
Il me semble assez clair que le théâtre repose davantage sur les comédiens, que le cinéma ne repose sur les acteurs. Pour la simple raison qu'au cinéma, le réalisateur impose son point de vue, alors qu'au théâtre, le metteur en scène ne fait que proposer l'espace (et diriger les acteurs, maillon pleinement final). Et, bien sûr, avec le côté "spectacle vivant", il n'y a pas de droit à l'erreur.
 
Cela dit, le comédien a une certaine tendance au "surjeu" (par rapport au "réalisme" ), parce que, par essence, le théâtre ne transmet pas d'illusion de réel - ce qui, justement, évite de rendre ce "surjeu" choquant.
 
Mais en fin de compte, les deux partagent quand même les mêmes bases, c'est-à-dire incarner un personnage. D'ailleurs, nombre d'acteurs de cinéma font aussi du théâtre. ;)
 

Citation :

Mais finalement l'artiste n'est-il pas celui qui justement prend des risques, "laisse tout tomber" pour tenter ou vivre autre chose ? Le reste n'est que gagne-pain-cache-misère.


Je dirais plutôt que l'artiste défend sa vision personnelle. Cela inclut donc une prise de risques, mais pas forcément une prise de risques pour le fait de prendre des risques.
 

Citation :

...mmmmh... à moins d'avoir un "projet" et de s'y tenir, sachant qu'on arrivera jamais au bout.
[:meganne]


Oui, aussi, en effet.
 
On ne reproche que rarement à un réalisateur de "creuser la même voie" (c'est bien sûr très simplifié, il y a justement toujours - dans le cas d'un "grand" - des nuances qui font tout l'intérêt, et interdisent de parler de répétition à l'identique). Donc, il n'y a pas forcément obligation, pour un acteur, d'essayer tous les types de rôles possibles. Je pense plutôt qu'il faudrait mettre ça dans le cadre d'une démarche... bref, comme écrit juste avant, pas de nécessité de prise de risques "gratuite".  
 
Faut voir aussi qu'un acteur "caméléon" risque de paraître passe-partout, et, à la fin, un peu fade ou du moins mal défini. Là où une "forte personalité" pourra en fin de compte être plus marquante. Il y a deux éléments contradictoires, d'un côté le fait de prendre des risques, de tout tenter, de pouvoir "tout" incarner, de l'autre la volonté d'imposer des idées, une démarche, bref une personalité. D'ailleurs, ce dernier cas, bien que tendant à moins de diversité, n'est pas toujours sans risques. ;)


 
 
Certes !


Message édité par freaxinthenight le 12-07-2003 à 02:05:29
n°818088
rogr
Posté le 12-07-2003 à 02:08:39  profilanswer
 

Goret a écrit :

Tu caricatures, là, quand même (remarque, moi aussi :D). On sait par exemple qu'un Hitchcock exerçait un contrôle important sur ses acteurs. Pareil pour un Kubrick. Ca ne veut pas dire que les acteurs sont partie négligeable, mais seulement que leur place est relativement moins importante que dans le cas du théâtre.


Je pensais plutôt à des trucs comme "Magnolia" (pourtant j'avais bien aimé "Boogie nights" ), ou alors les frères Cohen ([:vomi2] quoique "The Barber" ct bien), et encore là c quasiment le gratin du ciné ricain actuel, car c du ciné ricain dont il s'agit Goret, ces scénarios comme sortis d'un ordinateur, ou de 6 ou 7 scénaristes à la file le résultat est le même, un truc de lobotomisés pour lobotomisés...

n°818122
Profil sup​primé
Posté le 12-07-2003 à 02:26:37  answer
 

rogr a écrit :

Je pensais plutôt à des trucs comme "Magnolia" (pourtant j'avais bien aimé "Boogie nights" ), ou alors les frères Cohen ([:vomi2] quoique "The Barber" ct bien), et encore là c quasiment le gratin du ciné ricain actuel,


Euh, il n'y a pas qu'eux. Lynch, par exemple, est quand même considéré comme la tête de ce "gratin"...
 
Sinon, pas vu Magnolia. Pour les Coen (pas de "h" ), faut voir, assez souvent ils effectuent une charge contre une certaine médiocrité de l'"Américain moyen". Et pour ce faire, c'est sûr que les acteurs "respirent" moins.
 

Citation :

car c du ciné ricain dont il s'agit Goret, ces scénarios comme sortis d'un ordinateur, ou de 6 ou 7 scénaristes à la file le résultat est le même, un truc de lobotomisés pour lobotomisés...


Bon, je sais, et d'ailleurs je n'aime pas le préformaté, et le manipulateur lourd (du genre "je fais 4 plans balours et appuyés par de la musique pour être sûr que le spectateur comprenne" ). Mais bon, à mon sens, ça reste une adéquation entre forme et fond.

n°823576
rogr
Posté le 13-07-2003 à 23:02:46  profilanswer
 

Goret a écrit :

Euh, il n'y a pas qu'eux. Lynch, par exemple, est quand même considéré comme la tête de ce "gratin"...


Pour moi la tête du gratin ricain et ce depuis longtemps, c'est Clint ! Lynch bien sûr m'enfin parfois il chie un peu dans la colle... Evidemment Lynch ça fait plus "classe" plus "artistique" plus intello plus tout ce qu'on veut, mais le vrai grand c Clint, évidemment lui il ne frime pas il est comme Ford il se fout d'avoir l'air malin ou pas, ça peut ne pas frapper... Mais le temps fera son oeuvre et là il n'y a jamais d'erreur les grands finissent toujours par trouver leur juste place, et un petit malin comme Lynch devra c'est sûr rétrograder d'une ou deux marches...

n°823631
Profil sup​primé
Posté le 13-07-2003 à 23:18:49  answer
 

Clint, OK, tout à fait, mais j'ai un peu tendance à le mettre dans la génération "précédente" (même s'il est encore très actif, et même s'il n'a pas commencé sa carrière de réalisateur il y a si longtemps). C'est un peu comme Woody Allen par exemple, il est là depuis si longtemps qu'on a presque l'impression qu'il fait partie des meubles. On ne peut plus vraiment dire qu'ils font partie de l'"avenir" du cinéma américain (alors que Lynch et les Coen, ça peut encore être vu comme ça).
 
Et puis, Clint ne m'a pas toujours l'air au top, mais c'est comme la plupart des réalisateurs, il y a toujours des oeuvres majeures et des films plus "mineurs" (mais presque jamais de raté complet).

n°823698
rogr
Posté le 13-07-2003 à 23:33:24  profilanswer
 

Goret a écrit :

C'est un peu comme Woody Allen par exemple, il est là depuis si longtemps qu'on a presque l'impression qu'il fait partie des meubles. On ne peut plus vraiment dire qu'ils font partie de l'"avenir" du cinéma


Pour Clint hélas t'as sans doute raison... :sweat:  
Remarque on sait jamais regarde Oliveira : 92 ou 93 barreaux, et ses meilleurs films c'est sans doute ces 15 ou 20 dernières années, c'est régulièrement admirable, donc en fait Clint né en 30 a là 73 barreaux, peut-être commence-t-il sa meilleure période ! Il ne boit pas ne fume pas est plus ou moins végétarien je le vois bien continuer encore un bon bout de temps, mais comme tu dis c'est vrai qu'il est un peu inégal, encore que ça c'était surtout quand il était obligé d'alterner films personnels qui marchaient pas et films commerciaux, maintenant quand même il fait à peu près ce qu'il veut... De plus des films qui paraissent pas franchement terribles à première vision comme "Space cow-boys" se laissent revoir plusieurs fois et en fait on s'en lasse pas, ses films c'est comme le bon pinard y'a bonification, enfin on verra, y'a son dernier qui devrait pas tarder à sortir, les enfoirés à Cannes lui ont rien filé mais tout le monde était d'accord pour dire que c'était super..

n°823718
Profil sup​primé
Posté le 13-07-2003 à 23:40:00  answer
 

rogr a écrit :

Pour Clint hélas t'as sans doute raison... :sweat:  
Remarque on sait jamais regarde Oliveira : 92 ou 93 barreaux, et ses meilleurs films c'est sans doute ces 15 ou 20 dernières années, c'est régulièrement admirable, donc en fait Clint né en 30 a là 73 barreaux, peut-être commence-t-il sa meilleure période ! Il ne boit pas ne fume pas est plus ou moins végétarien je le vois bien continuer encore un bon bout de temps,


Oui, enfin faut espérer. Pour le moment, il est encore très actif, c'est vrai. Mais bon, c'est un peu comme Allen, on a rarement l'impression que le mieux est à venir. :/
 

Citation :

mais comme tu dis c'est vrai qu'il est un peu inégal, encore que ça c'était surtout quand il était obligé d'alterner films personnels qui marchaient pas et films commerciaux, maintenant quand même il fait à peu près ce qu'il veut... De plus des films qui paraissent pas franchement terribles à première vision comme "Space cow-boys" se laissent revoir plusieurs fois et en fait on s'en lasse pas, ses films c'est comme le bon pinard y'a bonification, enfin on verra, y'a son dernier qui devrait pas tarder à sortir, les enfoirés à Cannes lui ont rien filé mais tout le monde était d'accord pour dire que c'était super..


De toute façon, quand on voit Cannes sacrer un Dancer in the Dark... :whistle::vomi:

n°827600
rogr
Posté le 15-07-2003 à 00:51:52  profilanswer
 

Goret a écrit :

Oui, enfin faut espérer. Pour le moment, il est encore très actif, c'est vrai. Mais bon, c'est un peu comme Allen, on a rarement l'impression que le mieux est à venir. :/


Pour Allen ça fait pas de doute mais Clint il vieillit bien, c'est à dire qu'il ressasse pas toujours les mêmes trucs (de moins en moins bien ou de plus en plus feignant pour Allen, sauf "Accords désaccords" ), il gagne sans cesse en hauteur de vue, un peu encore une fois comme Oliveira... J'ai revu très récemment "Play Misty for me", son premier, ça reste bien, mais finalement ça a bien moins d'épaisseur que "Space cowboys" qui apparaissait pourtant pas à priori comme un super...

n°827623
Profil sup​primé
Posté le 15-07-2003 à 00:55:50  answer
 

rogr a écrit :

Pour Allen ça fait pas de doute mais Clint il vieillit bien, c'est à dire qu'il ressasse pas toujours les mêmes trucs (de moins en moins bien ou de plus en plus feignant pour Allen, sauf "Accords désaccords" ), il gagne sans cesse en hauteur de vue, un peu encore une fois comme Oliveira... J'ai revu très récemment "Play Misty for me", son premier, ça reste bien, mais finalement ça a bien moins d'épaisseur que "Space cowboys" qui apparaissait pourtant pas à priori comme un super...


Enfin, le "top" de son oeuvre date quand même de quelques années - même si c'est pas vieux du tout finalement. Cela dit, on a peut-être tendance à être plus sévère parce qu'on sait qu'il peut faire mieux.
 
Allen, c'est vrai que ça fait quand même pas mal de temps qu'il n'a pas été au top. :/

n°1147788
rogr
Posté le 10-09-2003 à 21:19:05  profilanswer
 

Films vus à la 60ème Mostra de Venise
par votre envoyé spécial Roro.
 
 
Dans la section "Controcorrente" :
 
Vodka Lemon (Hiner Saleem, 2003, 88mn)
Hiner Saleem, réalisateur kurdo-arménien, a fait un film qui se laisse voir sans ennui et laisse quelques souvenirs grâce à ses très bons acteurs. Mais ce film on a l'impression de l'avoir déjà vu à x exemplaires. Sorti 20 ans plus tôt il serait peut-être apparu comme remarquable. Actuellement ce film fait un peu penser à un produit, certes bien ficelé, qui serait comme le décalque ou l'application d'une recette ayant déjà fait ses preuves ici et là. Peu d'action ni d'explications (de toutes façons il ne se passe rien), quelques cadrages donnant dans le "joli" pour donner par moments une sorte d'élévation poétique. A la fin il y a deux ou trois rebondissements scénaristiques totalement gratuits (un des personnages sort un flingue et tire sur un autre), pour emballer le film. Mais il y a ces acteurs que l'on garde en mémoire : le vieux, la veuve, la fille pianiste (admirable, aurait mérité un rôle plus étoffé). Un seul acteur ne convainc pas (son "personnage" non plus d'ailleurs) : c'est hélas lui qui s'est déplacé à Venise pour accompagner le réalisateur. Ce réalisateur, qui assistait à la projection 5 rangs plus bas que le mien, a l'air gentil, mais il a aussi comme un petit côté rusé, je dirais presque sournois. Quelque chose de calculateur : effectivement son film est véritablement calibré, avec les divers ingrédients caractéristiques du "film d'art" de petit pays en voie de développement, il n'y manque même pas quelques scènes à caractère cocasse. Mais bon ce gars est gentil, et son film rempli de bons sentiments. Enfin si ça sort à Paris on peut se passer d'aller le voir, quoique ce n'est pas forcément à éviter, disons que ça n'apporte rien.
 
=> aux dernières nouvelles ce film a remporté le prix principal de sa section : le prix "San Marco". D'après ceux qui ont tout vu ou presque, les films de cette section "Controcorrente" étaient "bof bof", Vodka Lemon étant lui "pas trop mal mais bof".  
Note : le jury pour cette section était présidé par Laure Adler :love:  [:prosterne]  
 
 
Hors compétition :
 
Coffee & Cigarettes (Jim Jarmush, 2003, 96mn)
Film en noir et blanc, constitué d'une dizaine de sketches, ayant tous comme petit fil conducteur le café et les cigarettes. Pour un festivalier professionnel, ce festival est un véritable marathon. Au milieu du film (qui était projeté l'avant dernier jour à 23H), en regardant autour de moi, j'ai constaté que mon voisin de droite et ma voisine de gauche étaient l'un et l'autre profondément endormis (ils étaient au début du film - premier sketche avec l'insupportable Roberto Benigni - comme hystériques alors qu'il n'y avait pas de quoi fouetter un chat, sauf éventuellement le nom de Jarmush au générique). Le film n'est pas ennuyeux, mais peut-être un ou deux sketches au milieu, assez faibles, auraient pu être enlevés.
Le dernier sketche, avec Bill Murray, est hilarant. Bill Murray était là pour la projection : il a fait un peu le fou mais sans la ramener, juste ce qu'il faut, il est vraiment bien. En quittant la salle il est passé à deux mètres devant moi j'aurais pu le toucher (je l'ai idolatré entre autres dans "Mad Dog and Glory" ), je l'ai juste regardé passer, il souriait gentiment à droite et à gauche aux gens. Jarmuch s'est fait acclamer, avant même la projection. Lui ne s'est pas départi de sa gueule habituelle, comme s'il n'était pas content. Effectivement, par rapport aux véritables artistes géniaux qui remuent et cassent tout (pas forcément dans le cinéma...), il s'est lui avec son film livré à une sorte de petit jeu sans conséquences. On sort de là content, mais encore une fois rien d'essentiel (après "Stranger than paradise" son excellent premier, il donne plus ou moins l'impression de pédaler à vide : c'était particulièrement frappant avec son 2ème, "Down by law" ; "Coffee & Cigarettes" est un peu dans cette veine mais en mieux). Mais enfin ça vaut le coup d'y aller. Et puis avec la VO américaine et les sous titres italiens j'ai raté des trucs, ça jacte sans cesse. Il y a un sketche avec Isaac de Bankolé où là ça parle un peu français : c'est assez marrant. Autre sketche notable : un face à face Iggy Pop / Tom Waits.  
 
 
Feel Like Going Home (Martin Scorcese, 2003, 83mn)
Red, White & Blues (Mike Figgis, 2002, 87mn)
Godfathers and Sons (Marc Levin, 2002, 96mn)
The Road to Memphis (Richard Pierce, 2002, 89mn)

Quatres films sur le blues, produits par Scorcese, qui est aussi l'initiateur du projet ("The Blues" ).  
 
Feel Like Going Home (Martin Scorcese, 2003, 83mn)
On distingue deux parties dans ce film.  
La première est une sorte d'historique du blues "ancien" (années 20 et 30). Le problème avec le blues des origines est que à part les enregistrements, nombreux, les documents autres sont la plupart du temps inexistants. Pour tel artiste génial on doit souvent se contenter d'une seule photographie. Et évidemment disposer d'un document filmé est absolument rarissime. Scorcese a pour contourner la difficulté adopté un double dispositif. D'une part les enregistrements effectués par Alan Lomax pour la Bibliothèque du Congrès, à partir des années 30, avec un studio mobile, ce qui a permis de découvrir dans les campagnes de nombreux bluesmens jusque là inconnus. A ces enregistrements s'ajoute une documentation écrite détaillant beaucoup de choses sur les scéances d'enregistrement et sur les artistes eux-mêmes. Le problème avec ces enregistrements est qu'ils ont donné une sorte de célébrité à des artistes qui étaient finalement assez mineurs (l'exemple le plus flagrant est celui du dénommé Leadbelly), mais au moins on trouve pour ceux-là quelques documents filmés. Les bluesmens vraiment géniaux, qui étaient déjà "connus" et avaient déjà enregistré par ailleurs, ne font pas du tout partie de cette "écurie Lomax". Mais enfin ce point de vue a le mérite d'exister, même s'il frustre les aficionados.
Deuxième dispositif : Scorcese a été dénicher le fils d'un vieux bluesmen décédé ; on voit ce fils (déjà âgé) jouer avec un pote et causer de choses et d'autres autour du blues. Rien de transcendant. Sauf qu'à un moment tout se met à fonctionner : Scorcese passe un morceau d'un des plus antiques bluesmens, Charlie Patton (enregistré avant que Lomax débarque), un excellent blues parlant d'une grande inondation qui a ravagé je ne sais quelle région US. Là dessus Sorcese alterne d'une part des documents filmés d'époque montrant peut-être cette même inondation, et d'autre part des commentaires du "fils" et de son pote sur le morceau lui-même, s'extasiant sur la qualité du chant et de la musique du vieux Patton. C'est véritablement le clou de cette première partie, le reste peut je pense passer aux oubliettes.
 
La deuxième partie est admirable et fait que ce film doit être vu absolument. L'objectif de cette 2ème partie est de démontrer les véritables origines du blues : la musique africaine importée par les esclaves. Scorcese montre d'abord un jeune bluesman noir-américain actuel (un bon, comme il y en a des centaines aux USA), on le voit un peu jouer avec le "fils" de la première partie. Et puis à un moment Scorcese transplante directement ce bluesman américain en Afrique, au Mali, et le fait rencontrer des musiciens africains. Il faut être peut-être un peu aficionado pour véritablement apprécier ce qui se passe, en tous cas jamais à ma connaissance la filiation musique africaine / blues n'avait été montrée d'une telle façon si vivante et lumineuse et évidente.  
D'abord on voit le bluesman américain avec un musicien africain dans un petit village. Le musicien africain lui explique que les musiques africaines (très nombreuses et différentes) sont toutes basées sur la gamme pentatonique, et il improvise pour montrer l'exemple quelques airs de son cru sur un espèce d'instrument à cordes. Le bluesman américain met quelques secondes à percuter : mais oui le blues aussi est basé sur cette gamme pentatonique, et alors sur sa guitare il improvise à son tour quelques motifs, mais là c'est du blues. On sent que ces deux musiques sont comme deux frères ou soeurs séparés depuis leur naissance et qui se retrouveraient là pour la première fois : c'est absolument lumineux et magnifique.
Ensuite le bluesman rencontre ce musicien africain albinos qui s'appelle je crois qqchose Keita. Keita joue et chante un morceau de sa composition, c'est encore une fois magnifique, c'est là davantage dans le ton et le sentiment véhiculé que l'on sent une grande parenté avec le blues. Et Keita ensuite explique de façon détaillée et sensible que lorsqu'il écoute du blues américain, il sent cela comme de la musique africaine, mais comme transplantée, comme coupée de ses origines, avec comme une souffrance justement d'une perte ou recherche d'identité je ne sais plus, peut-être de désir souterrain de retour au bercail, enfin c'est parfait.
Troisième rencontre : avec Ali Farka Touré, le pape de la musique africaine tous pays confondus. Farka Touré a un discours très profond qui rejoint celui de Keita. A un moment le bluesman américain et Farka Touré jouent en duo un blues. L'américain fait comme il fait d'habitude : c'est bien. Et lorsque Farka Touré se met à chanter, c'est du blues, mais enrichi de multiples nuances et idées toutes venues de sa musique africaine : le morceau se transforme en un chef-d'oeuvre aux multiples résonances, c'est comme un miracle.
Il faut ajouter à tout ça beaucoup de paroles sensibles sur ce qu'ont du être les souffrances des esclaves arrachés à leur pays et horriblement maltraités, et ne survivant que grâce à leur culture et en particulier leur musique.  
Ce film de Scorcese est affaibli par sa première partie assez terne, mais sa deuxième partie est un chef-d'oeuvre, construit simplement par petites touches modestes, comme prises au vol. On sort de là ravi.
 
 
Red, White & Blues (Mike Figgis, 2002, 87mn)
Ce film est une honte. J'aurais du me méfier : les couleurs indiquées dans le titre sont celles du drapeau anglais. Donc pour parler du blues, le réalisateur n'a rien trouvé de mieux que d'aller interviewer de vieux musiciens anglais... C'est n'importe quoi. On peut sauver de ce film : un document filmé rarissime (le seul à ma connaissance) du génial Big Bill Broonzy, interprétant Hey Hey Baby. Mais le réalisateur coupe ça au bout de quelques secondes alors que le document fait au moins une minute : c'est une honte un scandale, seul un dégénéré abatardi et coupé de tout a pu avoir une telle idée de fou, tout aficionado a là souffert et maudit ce réalisateur et toute sa descendance (s'il en a mais j'espère que non, il y a assez de pauvres hères égarés et ahuris sur cette planète). Autre chose à sauver : quelques moments montrant la chanteuse Koko Taylor, une rugissante qui explique que le blues ne véhicule pas forcément des choses tristes : effectivement avec elle on est pas très loin d'une incantation flamenco. Enfin on se demande comment Scorcese a pu laisser passer un tel "film", c'est totalement inepte et inintéressant et pout tout dire hors sujet.
 
 
Godfathers and Sons (Marc Levin, 2002, 96mn)
Les choses s'arrangent légèrement avec ce troisième film du cycle "The Blues". Le sujet est le blues de Chicago d'après guerre. Le réalisateur a choisi comme guide le fils du créateur de la maison de disques Chess, qui a enregistré pas mal de bluesmens (en particulier Muddy Waters), mais aussi des rockers comme Chuck Berry. Le problème est que ce fils Chess, doté d'un bagout immense, est une authentique tête à claques. Une photo de ce gars gamin ne laisse aucun doute à ce sujet : tout être humain sensé n'aurait pu que lui asséner une paire de baffes en guise d'apéritif. Le réalisateur, qui était présent lors de la projection et qui est une sorte de péteux sans envergure, s'est manifestement laissé ballader et embobiner par ce fils Chess : celui-ci est absolument omniprésent dans le film. Il y a diverses choses intéressantes ici ou là, mais enfin ce film est comme le précédent à oublier.
 
 
The Road to Memphis (Richard Pierce, 2002, 89mn)
Ce film est un chef-d'oeuvre, bien davantage qu'un simple documentaire, il surclasse même le film de Scorcese. Dès la première séquence, par la façon dont un bluesmen est pris en coulisses puis comme projeté en scène, en particulier grâce à un montage d'un rythme et pour tout dire d'une musicalité parfaite, on sait là que l'on est en présence d'un vrai bon réalisateur, et que ce film va être un bon film. Impossible de tout détailler, les musiciens sont magnifiquement choisis et magnifiquement mis en relief, à la scène comme à la ville : le film arrive à brasser son immense sujet avec une inspiration et une dynamique qui ne se relâchent pas un seul instant. Le sujet est le blues de Memphis d'après guerre, avec comme figure centrale B.B. King ; mais bien sûr c'est le blues en son entier qui est dans ce film magnifiquement illustré, et au delà tout ce qui touche au métier de musicien un peu itinérant ou non subventionné. Nul doute que ce film sortira en salles : à ne pas manquer.
 
 
*****
 
Sinon, d'après ceux qui ont tout vu ou presque, les deux films les plus marquants de cette Mostra étaient le film de Oliveira, et le film russe qui a eu le Lion d'Or. Pour les italiens le film de Bellochio (sur l'affaire Aldo Moro) a été très marquant, mais c'est apparemment une daube.
 
Par ailleurs à Roissy j'ai vu Sean Penn qui débarquait aussi de Venise (il a eu le prix d'interprétation) : l'air ahuri, sapé comme un clodo, un pull douteux baillant lamentablement sous un blouson en daim, froc informe clair et grosses baskets, clope aux doigts, attendant avec sa rombière que sa valise arrive sur le tapis roulant (la rombière en question est parait-il l'actrice qui jouait dans le film avec Tom Hanks où on lui dit toujours : "cours machin, cours" ). Manifestement fatigué, il était là comme n'importe quel pékin, même pas de lunettes de soleil (de toutes façons personne ne le reconnaissait), pas du tout frime. On savait déjà qu'il était quasi génial comme acteur mais en plus c'est un gars bien. Un peu plus tard pour sortir de l'aéroport je vise une trajectoire pour passer à côté de lui qui était stationné tout seul avec sa valise au milieu des passants : à ce moment lui aussi se met à avancer dans ma direction, et en quelque sorte on s'évite en faisant l'un et l'autre un petit mouvement de côté (évidemment je ne le regarde pas pour ne pas faire le lourd). J'ai bien senti là que ce mec est bien et "simple" et authentique : pas du tout le genre à se prendre la tête à faire le malin ou le fier, ce mec est bien et gentil c'est certain. J'ai revu hier "Accords désaccords" de Woody Allen où il était si bien, mais son personnage dans ce film est une véritable création : en fait il est mieux en vrai.
 
*****
 
Conclusion.
Contrairement à ce qui se passe à Cannes, ce festival de Venise est facilement accessible au "public" non muni d'accréditations, il suffit de retirer ses places en faisant un peu la queue. Il vaut mieux viser la 2ème semaine, plus calme. L'ambiance est tout à fait tranquille et sympathique, rien à voir avec la frime et l'hystérie détestables qui règnent à Cannes (d'après ce qu'on m'en a dit, j'y ai jamais mis les pieds), à Venise tout est vraiment au service du cinéma et des films, le cinéphile se sent là comme chez lui (Cannes n'est qu'une sorte de grand marché). Et puis entre ou après les films il y a en face à portée de vaporetto une ville qui n'est pas mal (le festival se déroule sur l'île du Lido - là où a été tourné "Mort à Venise" ). Revenir en face de nuit vers 1H du mat, après la dernière projection, est quelque chose à ne pas rater, avec tous ces palais éclairés (parfois de l'intérieur) en remontant le Grand Canal, et puis à cette heure tous les cochons de touristes sont couchés.
 
 
 
--------------
Ct un post charte compliant de Roro
Sous vos applaudissements  (© freaksinthenight)  [:jabberwock]


Message édité par rogr le 10-09-2003 à 21:36:59
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