Bon allez, chose promise chose due, voici mon CR sur le festival d'Annecy
Attention,
incoming
Je vais commencer par un point sur l'ambiance générale, puis je vais faire un compte rendu par journée, et bien sûr vous allez être très heureux de la forme
Ambiance générale
Comme chaque année, énormément d'étrangers, donc un joyeux méli-mélo des cultures, des langues
Excellente ambiance le soir sur le Pâquier pour les projections en plein air, on sent que les gens, en majorité des jeunes, sont heureux d'être là
Dans les files d'attente ça discute, ça dessine à tout va, excellent
Un point sur les salles :
Séances au Pathé et autres salles "secondaires", ambiance franchement bof, les rares tentatives pour lancer la machine sont des échecs retentissants, peu d'avions, de cris...
On notera aussi que la présentation des films et des intervenants dans la salle est plutôt expédiée
Séances à Bonlieu : magique comme d'habitude
Ambiance digne d'un stade de foot avant certaines séances, avions en papier qui déferlent, les classiques "TA GUEULE" et "PHILIIIIIPPE" sont brillamment exécutés
On a également constaté une Ola avant la projection de Funan
Notons la grande variété des cris d'animaux cette année
Au passage on saluera les génériques des Gobelins, vraiment bien foutus
Et évidemment la bande annonce du festival, avec Angelo la débrouille en guest star. Comme d'hab gros engouement lors de sa diffusion. Pour info, ça gueulait respectivement dans la salle "Lapin, pigeon, poisson, Jésus, Chien, Chat, Grenouille, Globe Oculaire, Lapin, Naruto, Lapin"
Bref, ambiance classique à Annecy, on aime
Et maintenant, passons à ce qui vous intéresse le plus
Les films
Journée du lundi :
Nous débutons avec Virus Tropical, long métrage en compétition n°1
Un excellent moment. Adaptation d'une BD autobiographique, c'est assez singulier
Le graphisme est sympathique, la musique très bon point également
Le film développe plutôt bien les personnages, leur histoire, avec beaucoup de pudeur et d'émotion
Ça lance donc très bien le festival
Nous poursuivons avec les Courts métrages en compétition, programme n°1
Mon coup de coeur : Weekends, de Trevor Jimenez. L'histoire d'un petit garçon qui oscille entre les domiciles de ses parents divorcés.
Vraiment puissant, je suis sorti les larmes aux yeux
J'ai également beaucoup apprécié Love He Said, d'Inés Sedan, mise en image de la lecture par Charles Bukowski de son poème Love
Nous visionnons ensuite La Casa Lobo, long métrage en compétition n°2
Fuyez.
Une purge sans équivalent, 1h13 de pure souffrance, la moitié de la salle est sortie et l'autre dormait
Plastiquement c'est intéressant, mais il n'y aucun scénario, c'est tourné au jour le jour
En court métrage, ça pourrait passer, mais là, c'est horrible
Enfin, le soir, je suis parvenu à rentrer dans la salle pour Have a nice day, de Jian Liu, le film que tout le monde attendait
Un film très réussi, je recommande
Graphiquement, c'est beau, animation minimaliste qui se révèle être une très bonne idée
Une sorte de Pulp Fiction à la chinoise, c'est drôle, cynique, allez le voir donc
Journée du mardi :
Nous commençons par Wall, de Cam Christiansen, long métrage en compétition n°3
Un film en rotoscopie, qui tourne au documentaire. C'est plutôt intéressant, l'animation offre des perspectives intéressantes
J'ai pas grand chose d'autre à dire, voila, c'était sympa, sans plus, ni bon ni mauvais
Ensuite, Courts métrages en compétition, programme b°2
Je recommande Afterwork de Luis Usón, parodique et cynique à souhait
Agouro, de David Doutel, très bien animé aussi bien que l'histoire soit relativement bof
Enfin, Seder Masochism, de Nina Paley, long métrage en compétition n°4
C'est en effet une lecture polémique et cynique de l'histoire de l'Exode, mais bon, ça devient vite lassant, une surenchère de "hoho regardez comme je brise des tabous, regardez comme je tape sur le patriarcat"
Wahou, quelle originalité
Après c'est très bien animé, et l'ambiance comédie musicale fait sourire
Journée du mercredi :
Nous débutons par Parvana, une enfance en Afghanistan, long métrage en compétition n°6, par Nora Twomey
Une claque
L'histoire est très belle, ne vire pas dans la niaiserie larmoyante ou au contraire dans la gravité
L'équilibre est trouvé, c'est vraiment bien fait et bien construit
On retrouve du Azur et Asmar dedans
Les niveaux de lecture sont intéressants, on peut emmener enfants ou adultes sans problèmes, chacun aura son niveau de compréhension
Allez le voir donc
L'après midi, Courts métrages en compétition, programme n°3
J'en retiens surtout Le Chat qui pleure, d'Alain Gagnol, assez perturbant tout en restant très drôle
Ensuite, Gatta Cenerentola, long métrage en compétition n°7
J'ai adoré, mon coup de coeur sur ce festival avec Funan
L'animation est superbe, la musique colle vraiment à l'univers du film, c'est une ambiance de music hall
Le film est dynamique, l'intrigue très intéressante, les personnages sont archétypaux mais dans le contexte global du film ça passe très bien
J'ai rencontré un des réalisateurs ensuite, le film est truffé de références, c'est une ode au cinéma, il y a un gros travail là dessus
Un excellent moment donc, je recommande
Enfin, le soir Funan, long métrage en compétition n°8
En avant première mondiale, en présence du réalisateur Denis Do et de le doubleuse Bérénice Béjo ( quel accueil pour elle
un tonnerre dans la salle)
Le film le plus impressionnant du festival avec Gatta Cenerentola selon moi
Standing ovation pendant 15 minutes à la fin, réalisateur en larmes
C'est très autobiographique donc beaucoup de pudeur et de sensibilité
Histoire poignante, c'est puissant
Un gros travail d'animation, vraiment superbe, idem pour la musique
Joli travail de la profondeur et de la direction du spectateur
Allez le voir dès sa sortie, il mérite le Cristal
Journée du jeudi :
Nous commençons par Anomalisa, de Duke Johnson
J'ai trouvé ce film assez insipide, sans intéret narratif
Par contre un très beau travail d'animation, on y est d'autant plus sensible qu'un making of était projeté juste avant la séance
Assez quelconque donc, à voir si on s'intéresse à la technique
Courts métrages en compétition, programme n°4
Je vais juste conseiller That Yorkshire Sound de Marcus Armitage, mise en image de bruits du Yorkshire (pas le chien de mamie non
)
Assez beau graphiquement, c'est léger, c'est appréciable entre 2 films expérimentaux
Tito e os Passaros, long métrage en compétition n°9, de Gustavo Steinberg
Assez long et inintéressant, une purge donc
Histoire simpliste et naïve, dessin plutôt immonde, même les gamins dans la salle n'ont pas aimé
À la rigueur, ça peut passer un dimanche matin sur l'équivalent brésilien de Ludo
Enfin, Okko et le fantômes, long métrage en compétition n°10, de Kitaro Kosaka
Du japonais classique, peu de prise de risque sur le fond et la forme
Mais bon, la recette classique, un peu de larmoyant, du rire, une histoire mignonne, musique sympa, passages un peu dynamiques, bref, on peut difficilement se tromper avec ça pour faire un bon film
Donc un bon film en effet, ça passe bien, allez le voir si vous aimez les Ghibli, vous serez pas déçus
J'aime
Journée du vendredi :
On débute cette dernière journée par Miraï, ma petite soeur, long métrage en compétition n°5, de Mamoru Hosoda
Pour mon avis sur ce film, référez vous à celui sur Okko, et changez juste le titre
Japonais classique, j'aime
Courts métrages en compétition, programme n°5
Programme assez fade qui poursuit donc dans la lente baisse de qualité des CM au fil des journées
Ceux du lundi et mardi me parlaient beaucoup plus
Du coup j'ai pas grand chose à sauver dedans, rien qui selon moi ne mérite un début d'avis écrit
Ensuite, j'ai bien essayé d'aller voir Les Indestructibles 2, mais pour les raisons que j'ai déja évoquées' tout était verrouillé, impossible d'y aller
À noter que mon audacieuse tentative de me planquer dans la salle fut un échec intégral, débusqué en 10 minutes
Je vais donc sagement attendre la sortie en salles
Bon, c'est la fin du parpaing
Voilà, c'était mon CR sur Annecy 2018
J'ai volontairement fait des critiques sommaires et un peu rapides, parce que je pense pas intéresser grand monde avec une critique construite d'un LM brésilien ou d'un CM bulgare
Mais si vous avez des questions sur n'importe quel LM en compétion ou CM, que vous voulez un avis plus fouillé, n'hésitez pas, je répondrais avec plaisir 