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C'est le moment symbolique du collage des numéros sur les motos, que l'on va mettre au parc fermé :
On est donc vendredi soir, direction la casa de la Vesuvia \o/
Soirée très sympa, suivie d'une nuit au chaud pour récupérer de la nuit précédente qui avait été merdique ! Merci encore Zuzuve pour ton accueil très chaleureux, ça a sans doute été un des meilleurs moments du week-end
Pendant que quiqui se prend des mines aux échecs par une gamine de 5 ans
, moment de concentration... ça y est, on y est, on touche au but. Je croyais réellement que jamais je ne le ferais, quand je voyais nonox et les autres furieux passer sur les petites routes, j'avais l'impression d'être séparé de tout ça par une barrière invisible et infranchissable. En fait, suffisait du déclic. Pour ma part, ça a été la très bonne occasion proposée par gloubi, avec cette Fazer 600 en parfait état à pas cher du tout. Décidément, tu es mon gourou pour la moto gloubi, tu me l'as fait découvrir et aimer dès le début, merci encore
Bref, la nuit es très reposante, et tant mieux parce qu'il va falloir un maximum d'énergie le lendemain !!
Arrive donc le grand jour !! \o/
Quiqui part à 11h45, et moi à 11h46. On a donc le temps de bien se préparer, pour une fois qu'on fait un truc pas à l'arrache, ça change !
On va donc récupérer les motos au parc fermé, puis on se rend à la mairie pour s'aligner au départ... un peu de pression mais surtout beaucoup de curiosité en ce qui me concerne... vais-je avoir un rythme minable ? et la nuit ? et le gravier ? et le gravier de nuit ?
En tout cas, ça commence pas trop bien : comme un boulet, je m'avance trop prêt du tapis de pointage et du coup, je pointe dans la même minute que quiqui... ce qui me vaut une pénalité de 15 secondes, d'entrée de jeu
Bref, premier CH : aucun souci, le rythme adopté est le bon
En fait, il faut faire de l'enroulage rapide, mais rien de démentiel. Je roule avec quiqui, on se tire des petites bourres, derrière des pilotes nous rattrapent à leur tour et on roule ensemble, bref c'est super sympa !
Arrivée sur la route dégueulasse hyper gravillonneuse : bonne surprise, je suis beaucoup plus à l'aise qu'hier ! Je suis les conseils de quiqui : suffit de rouler sur les traces de pneu des bagnoles, qui on un peu nettoyé la route, du coup on peut freiner sans craindre le bloquage de la roue
La réaccélération est un peu plus touchy par contre, la roue arrière a une forte envie de passer devant la roue avant, mais ça reste gérable et même rigolo
Et là, c'est la misère : il y a un incendie dans la garrigue, sur les hauteurs qui surplombent la petite route. Du coup, il y a des camions de pompier, qui occupent absolument toute la largeur de cette route étroite. Un premier roule et se déporte autant que possible pour nous laisser passer, sympa ! Le second en revanche est arrêté. Impossible de passer ? Que nenni. Quiqui réussit à passer le long, en manquant de se péter la gueule dans le bas-côté. Quant à nous qui le suivons, impossible de rééditer son exploit
Obligé de se mettre à trois pour m'aider à passer la Fazer en faisant du jardinage au milieu des buissons et des rochers
J'aide à mon tour les 2 pilotes qui m'ont aidé, et ceux de derrière se démerderont entre eux, faut pas exagérer hein
Finalement, on arrive à l'heure au CH, alors que je pensais vraiment être à la bourre
Et enfin, première ES. Là, y a un peu plus de pression, d'autant qu'il y a de l'attente, à cause d'un accident sur la spéciale je crois (sans trop de bobo). Quiqui part, et c'est ensuite à mon tour.
J'ai la terrible impression de rouler moins fort que sur certaines portions du routier
Et puis je ne reconnais pas du tout la route, la faute à la reco qui avait été merdique !! Donc c'est de la navigation à vue
Je manque de m'en mettre une quand je bloque la roue avant sur un freinage sur l'angle un peu apppuyé, d'ailleurs
Heureusement, le grand guidon me permet de rattraper le bordel et de repartir, réalisant le temps minable de 2'13
(pour info, les meilleurs tournent dans les 1'44 !!)
Bref, fin de la première boucle, et on enchaine la seconde après avoir bu un coup, mais toujours rien dans l'estomac... j'ai la dalle bordel !!! Et merci aussi au n° 356 qui nous prête son jerrycan d'essence, un truc fondamental qu'on avait complètement zappé avec quiqui !! Sans lui, il aurait fallu perdre du temps sur le routier.
Pour la seconde boucle de jour, le tracé a été modifié car la petite route dans les hauteurs ne passe plus du tout à cause de l'incendie. On passe donc par les gorges de l'Hérault, paysages absolument sublimes !
La remontée se fait à donf, avec quiqui qui ouvre, moi qui le suit, et 2 autres pilotes qui nous suivent sans jamais parvenir à nous dépasser !
Grosse bourre totalement inutile puisque le nouveau tracé est plus court que l'ancien par la route à vache, alors que le temps de liaison est le même... mais bon, l'appel de l'arsouille est le plus fort, et puis on n'est pas là pour se trainer quand même !!
Deuxième ES 2 : je roule beaucoup plus propre, mais je ne gagne qu'une seconde par rapport à la première
Fin de la boucle de jour, on a enfin le temps de souffler, de manger, de se reposer aussi...
Arrive enfin l'heure du départ des boucles de nuit... Moi qui n'aime pas du tout rouler de nuit, je me demande bien ce que ça va donner avec les phares additionnels !
Au début, c'est déroutant. Déjà, il y a de la brume, du coup je vois beaucoup le faisceau puissant du xénon, c'est un peu gênant. Et puis en ligne droite, ils éclairent le bas-côté puisqu'on les a réglés croisés, afin qu'ils éclairent bien dans les virages. Du coup, en ligne droite, ça laisse un "trou noir" au milieu de la route, là où mon plein phare normal éclaire en fait. C'est assez gênant, il faudra que je trouve un truc : soit un 3ème phare additionnel qui éclaire là, soit une ampoule xénon dans mes phares d'origine...
Bref, arrive le viroleux, et là, c'est le bonheur : les phares remplisent leur rôle à la perfection, me permettant de rouler comme JAMAIS je n'ai roulé de nuit
Vraiment énorme...
Parfois, un seul s'allume, et je n'y vois aucune logique : ce n'est lié ni au régime moteur, ni à l'ouverture des gaz, ni à la vitesse, bref, incompréhensible. M'enfin, dans ce cas il me suffit de les éteindre et de les rallumer, et les 2 s'allument bien. Une fois qu'ils sont allumés par contre, plus de souci, les 2 fonctionnent très bien
... ce qui n'est pas le cas de quiquitouze, qui a les pires problèmes avec les siens ! Du coup je le rattrape et lui ouvre la route. Un peu plus loin, au départ de l'ES 2, il trouve l'origine du souci : le porte-fusible est merdique, et le fusible fait des faux contacts !
Départ de l'ES 2 de nuit... difficile d'ouvrir autant que le jour et de coller les mêmes freinages de trappeur, du coup je monte en 2'28, puis 2'26 lors du second passage.
En tous cas, l'ambiance est particulière la nuit, j'aime beaucoup !
La fin de la première boucle de nuit arrive, mais... pas de quiqui à Lavérune au dernier CH !
Je me renseigne, personne n'a vu de bécane se sortir... 10 minutes après, je vois le quiqui débarquer, et ce qu'il me raconte, il vous le racontera mieux dans son CR : une sortie de route à cause de problèmes d'éclairage, une barrière électrique arrachée, un freinage dans un champ, et même pas de chute
Bref, seconde et dernière boucle de nuit, où je découvre qu'en faisant un appel de phare, ça fait aussi cracher les xénons... RIP les yeux du caisseux
il avait qu'à éteindre ses pleins phares d'abord
Et voilà, fin de l'épreuve, après une petite bourre de nuit avec le pilote en new XJ6 qui m'a suivi pendant tout le rallye !!
Bilan super positif !
Quiqui a de bons goûts musicaux, et ça rend le voyage plus relax
La météo a été au top, du beau, du chaud, rien que ça, ça vaut le coup d'aller là-bas !
Super bon accueil du village de Lavérune, et très bonne organisation du rallye, avec un fléchage parfait, une réactivité immédiate face à l'incendie, et de sages décisions au vu des circonstances dramatiques...
Merci encore à tout ceux qui étaient là pour nous supporter, vraiment ça m'a fait super plaisir, je tenais à vous le dire !!
Merci tout particulièrement à canaille bien entendu, qui a rendu tout ça possible grâce au love van
Et puis globalement, l'ambiance est telle que je me l'imaginais : de la solidarité, de la bonne humeur, du chambrage, et au milieu de ce joyeux bordel un sacré niveau de pilotage !!
Le rallye, ça correspond bien à ma vision du tirage de bourre en moto : quand la route s'y prête, gros gaz, dans les lignes droite, molo, et dans les villages respect absolu des limites.
La suite... au rallye de la Sarthe ? Je m'interroge, vu ce qu'on m'a dit sur l'intérêt du rallye, vu aussi que je serai seul et qu'en plus il n'y aura pas yorf...
PS : et la moto dans tout ça ? J'ai adoré rouler sur les routes au bitume défoncé. Les suspattes molles encaissent très bien creux et bosses, même sur les gros freinages que j'aime faire
La puissance du moteur est plus que suffisante vu les routes empruntées, le freinage très bon mais encore perfectible (nouvelles plaquettes en vue
), et le grand guidon permet de faire certaines fioritures quand l'avant se barre en sucette
