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| Auteur | Sujet : La moyenne Encyclopédie du pro-fesseur Talbazar. |
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talbazar morte la bête, mort le venin | Reprise du message précédent : https://zupimages.net/up/23/09/e7se.jpghttps://zupimages.net/up/23/09/mbgg.gif Salon des inventions https://zupimages.net/up/23/09/bflx.jpghttps://zupimages.net/up/23/09/jp3u.gif
https://zupimages.net/up/23/09/jgr8.jpghttps://zupimages.net/up/23/09/nrqc.gif Au large de Molokaï, le repaire volcanique retranché du monde du docteur Van Degaffe s’agitait d’une fébrilité inhabituelle. Du moins, sous l’énorme voûte métallique qui coiffait le béton des docks creusés dans les entrailles de la montagne. Sur les passerelles d’acier et les escaliers qui desservaient cette partie inondée la plus basse du complexe surprotégé, courait une armée de types affairés au-dessus de l’immense bassin aux eaux vertes et calmes. Flottant sur ces vaguelettes obscures, chichement éclairées par les rangées de loupiotes bordant les quais où il était pour l’instant encore sagement amarré, le sous-marin aux écoutilles ouvertes attendait son départ. Un sourd bruit monotone animait l’endroit extraordinaire, où régnait une chaleur suffocante, dont les ondes sourdes se répercutaient entre les parois semi-circulaires de l’étrange cathédrale immergée. Les compresseurs du Sea-Fox ronronnaient d‘un fonctionnement régulier, puisque le gros squale d’acier gris attendait son feu vert imminent pour prendre la mer. Il le ferait en plongeant pour traverser un court et étroit canal, où une énorme porte blindée bloquant le passage sous le volcan s’ouvrirait devant lui, avant de le libérer dans l‘océan Pacifique. Tout le staff des pontes mondiaux de Green Horizon avait déjà embarqué dans le submersible, fiers d’exhiber le nouveau logo de l’entreprise semi-occulte qui chassait l’ancienne appellation de la Samsara Foundation. On attendait encore les filles du Tripoli pour être au complet, puisque Doc Morgan, qui faisait l’intérim en prenant la tête des affaires en attendant le rétablissement de Van Degaffe, avait décidé leur retour à Paris. Nul doute que les nanas se verraient obligées de satisfaire ces beaux messieurs pendant la traversée subaquatique. Elles seraient étroitement chapeautées par Ricki le Dingo, Joe Gangsta et Pizza Gigante, toujours pas remis de leurs blessures. La destination des beautés était simple, elles oeuvreraient désormais à la Rose Noire, l’ancienne salle de jeux tenue par le défunt Sisco Matteï, que Doc Morgan comptait bien racheter pour la transformer en boxon, avec Piétro le Corse en gérant et Banche Pearl aux manettes anonymes. Pour le moment, celle-ci empruntait temporairement les traits gracieux de Baby la Mèche. Le scanner 5d mis au point par Van Degaffe pour la décorporation génétique n’assurait l’adénoplastie moléculaire que pour la durée d’une douzaine d’heures, avant de devoir réintégrer sa propre apparence, mais Doc pensait l’avoir boostée largement au-delà de cette limite fatidique. Du moins l’espérait-il fortement, pour la sauvegarde de Blanche. Après, le décalquage des traits de Baby la Mèche sur les siens s‘estomperait avant de disparaître ; elle retrouverait sa forme première et elle devrait alors veiller à ne pas trop se montrer sous son vrai visage, qui dessinait celui moins avenant d’une vieille taupe rancie. Quatre étages plus hauts, la pauvre Baby le Mèche, tremblante et brûlante de fièvre, se réveilla brusquement du coltar, en accusant une douleur fulgurante dans tout son corps. Sanglée sur son fauteuil, la douloureuse voyait flou, mais suffisamment pour observer ses mains délicates désormais réduites à l’état de tristes pommes ridées. La petite poulette habituée des orgasmes tarifés se voyait cette fois vaincue par un désespoir et une souffrance corporelle indicible. Une espèce de boîte métallique reliée par un tuyau transparent était juste posée à côté de sa nuque. Elle tenta de bouger, mais c’était impossible, elle pouvait seulement remuer les doigts de cette main hors d’âge qui n’était pas la sienne. Dans la pièce aseptisée au mobilier d’inox où son bourreau l‘avait transporté à nouveau, trônait le fameux et massif scan 5D, qui avait permis à Blanche Pearl de lui voler et d’échanger ses traits, mais Baby l‘ignorait. Elle leva les yeux vers le plafond, où couraient deux serpents de plastiques jaunes spiralés, enfin elle se rendit compte qu’elle était à poil et que son corps aux seins flasques était bien devenu celui d’une mémé. Ses paupières se mouillèrent de larmes amères. L’intérieur de sa tête tambourinait comme un carnaval brésilien. Elle n’eut pas le loisir de s’effrayer plus longtemps, car l’unique porte sécurisée qui clôturait cet intérieur de labo s’ouvrit pour faire entrer Doc Morgan. Il osa à peine la regarder, préférant lui tourner le dos pour fourrager sur une table qui jouxtait le fauteuil de torture. Baby essaya de parler, aucun son ne parvint à s‘échapper de ses lèvres. Doc brandit la seringue qu’il venait de remplir d’un mélange létal, il la colla sans ménagement dans une des veines de Baby, la dose mortelle serpenta aussitôt dans le sang de la petite et en un instant, le temps d’écarquiller des yeux tout ronds, c’était fini, elle était morte. Doc se détourna d’elle après la vérification du décès, puis il traîna son nez sur deux ou trois radiographies exposées à côté d’un mur d’appareils et de cadrans, avant de revenir se planter devant la défunte petite vieille. Il fit glisser son corps frêle sur un brancard qu’il laissa finalement traîner dans le couloir, après avoir enlevé sa blouse et ses gants. Ensuite, il appela Gros Bill au téléphone, pour l’avertir que Blanche Pearl venait de dévisser et que le repas des requins était servi. Lors de l’inspection d’un autre laboratoire qui se trouvait non loin de là, il se rendit compte avec inquiétude que le rat Belle 2K10, le plus important cobaye des études en cours du docteur Van Degaffe, avait déserté sa cage. Doc fouilla partout dans les moindres recoins de la pièce sans la trouver, il jura à haute voix et appela plusieurs fois cette saleté de rongeur par son nom, mais sa cervelle énervée élabora lors de cette vaine recherche une pluie de questions irritées. Quant à Blanche, alors que tous les passagers du navire se trouvaient enfin au complet, elle glandait à présent sous l’apparence de Baby dans le ventre oblong du Sea-Fox, où elle tenait compagnie à l’avocat Jean Jaurez du cabinet Jaurez et (Léon) Bloom, missionné par Morgan pour racheter la Rose Noire. Il n’était pas dans la confidence et prenait la vieille Blanche pour une des petites putes du Tripoli. Comme dit l‘autre, à chacun sa réalité, mais Blanche savait bien qu‘à un moment ou un autre, il faudrait bien concéder au moins une pipe pendant le trajet à ce connard endimanché. Elle souffrait encore un peu dans ses veines des effets de la transmutation, parce que Doc Morgan l’avait un peu corsée pour la prolonger au maximum de sa durée. Elle ne savait pas combien de temps encore elle aurait ce visage d’emprunt qui l‘affublait d‘une fausse jeunesse. En son for intérieur, elle regrettait que la balle qu’elle avait tiré sur Van Degaffe ne lui ai pas troué pour de bon un deuxième nombril mortel. Elle voyait l’autre sagouin en chemise de nylon, là, en face, qui sortait un truc de sa valise, il lui jeta un regard salace, avec sa bouille du salopard. Il était sans doute en train de ruminer ses fantasmes les plus dégueulasses, des trucs qui allaient chercher bien au-delà de la sucette. Le Sea-Fox allait lâcher en plein mer sa cargaison humaine sur des bateaux qui les mèneraient aux quatre coins du monde, où se trouvaient implantées les filiales de Green Horizon ; mais elle, elle devrait supporter cet imbécile d’avocat jusqu’à Paris, puisque la libération de Piétro le Corse et le rachat de la Rose Noire ne pouvaient se faire sans lui. Il ignorait cependant que ce n’était pas ce taulard de Piétro qui serait le vrai patron du bordel, mais elle, Blanche Pearl, qui dirigerait dans l’ombre ses petites putes dociles, pour l’heure sans Baby la Mèche ; mais Doc Morgan lui avait promis qu’elle rejoindrait la petite troupe un peu plus-tard. En attendant, il n’était pas le temps pour la vieille maquerelle de tomber le masque, même si toutes les fibres de son nouveau corps refusaient tout contact avec cet enfant de salaud, cet expert du juridique véreux qui la matait de temps en temps du coin de l’œil, sans quitter son air béat. La situation était pour le moins grotesque et s’il avait deviné qui elle était vraiment, Blanche s’amusait de penser qu’il aurait débandé aussi sec. Oui, vraiment, pendant toute cette plongée sous-marine, l’héritage physique involontaire laissé par Baby la Mèche serait lourd à porter. Elle eut marre de cohabiter avec ce naze. Jouant la stratégie de l’esquive, elle sortit de l’étroite cabine jaune pour aller rejoindre ses filles, dont elle restait toujours la patronne, même si elle ne pouvait se montrer devant elles autrement que sous la forme de la bonne copine de turbin qui s’appelait Baby. Les nanas qui baisaient moyennant finances l’accueillirent avec le sourire. Il n’y avait pas à dire, pensa Blanche, avec leurs corps de rêve bronzés et leurs airs de princesses de la nuit, la bande des putes du Tripoli formait une sacrée troupe d’élite. Maria Goulue coiffait Vénus Jade et Nicotine Queen allongée sur sa couchette lisait un livre à l’eau de rose. Dans le fond, Blanche n’était pas mécontente que ses protégées s’exilent loin de ce foutu volcan. Elle apprécia la bonne maîtrise et la souplesse qui lui rendait sa nouvelle jeunesse. Il faisait chaud dans ce bateau des profondeurs, lequel n’allait pas tarder à visiter les abysses océaniques. Blanche enleva son pull qui libéra ses seins parfaits, laissant aux autres le loisir de contempler ses belles épaules dénudées. Maria retint son geste en suspend, levant son peigne alors qu’elle tirait sur une mèche des cheveux de Vénus : – Ben Baby, il est passé où, ton tatouage ? https://zupimages.net/up/23/09/6pco.jpg Bon dimanche à tous. https://zupimages.net/up/23/09/2jsj.jpg Message édité par talbazar le 05-03-2023 à 12:55:12 |
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