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    - [BELGIQUE] Politique
 

Etes-vous satisfaits de l'accord socio-économique du futur gouvernement Di Rupo I ?




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Auteur Sujet :

Vers une fin de la Belgique ?

n°28507891
bphenix
Extrémiste modéré
Posté le 28-11-2011 à 09:55:08  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
A propos de la réaction des marchés
 
à l'effort louable mais creux de communication autour du brouillon d'accord politique concernant un budget, fait par des partenaires qui n'ont pas encore de projet de gouvernement...
 
A cette heure (9h52), le taux d'intérêt consenti par les marchés à l'État fédéral passe au dessus des 5,9% (il était de 5,7 vendredi) et le "spread" s'installe au dessus des 3,5%
 
On verra si ça se confirme au cours de la journée et de la semaine, mais un revirement brutal vers les taux d'il y a six mois (marchés rassurés) n'est pas, visiblement, à l'ordre du jour...
Logique: lorsque Berlusconi proclamait des mesures, lui qui était au pouvoir d'un pays muni d'un gouvernement de plein exercice, ça ne changeait rien aux marchés, car il ne mettait pas ses mesures en application. Alors une déclaration de principe, donnée par un premier ministre potentiel, dans un pays sans gouvernement, vous pensez...


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"Economisons notre mépris eu égard au nombre de nécessiteux" (Chateaubriand)
mood
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Posté le 28-11-2011 à 09:55:08  profilanswer
 

n°28507944
bphenix
Extrémiste modéré
Posté le 28-11-2011 à 10:04:34  profilanswer
 

Crise et démocratie
 
En Grèce, on a dit que l'initiative du PM de faire un référendum était liée à un risque de prise de pouvoir par l'armée.
Il faut se rappeler aussi qu'en Grèce, l'État-major a été changé pour moitié d'un coup (reprise en main du contrôle de l'armée par le politique ?)
 
En Italie, Mario Monti, qui ne fait partie d'aucun parti politique et n'a jamais été élu, vient d'être nommé "sénateur à vie", genre de procédé très discutable sur un plan démocratique et qui rappelle, malheureusement, de nombreux dictateurs d'Amérique du Sud.
Par ailleurs, l'armée italienne est actuellement sous le contrôle politique d'un militaire (et non d'un politique, comme il se doit en démocratie).
Dans ces conditions, rappelons que l'Italie ne serait pas admissible à la candidature comme membre de l'Union Européenne, car cette situation la rend incompatible avec les critères minimaux de respect de la démocratie, rien de moins.
 
La crise "de l'Euro" (en fait, l'Euro va très bien à 1,32 USD et 0,88 £, soit une croissance de 30% en 10 ans) semble justifier des libertés pour le moins inquiétantes avec les principes de la démocratie et de la légitimité élémentaire du pouvoir. Et ça, c'est beaucoup plus inquiétant qu'une crise financière, bancaire ou même monétaire, mais personne n'en parle...


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"Economisons notre mépris eu égard au nombre de nécessiteux" (Chateaubriand)
n°28510116
paretoptim​al
Posté le 28-11-2011 à 13:56:08  profilanswer
 

Beaucoup de monde en parle.
Peut-être que les articles ne figurent pas au premier rang dans les journaux, mais on en parle.
 
Ce n'est pas l'€ (la monnaie) qui est malade, c'est l'unité monétaire qui ne tient plus parce que les disparités de performances économiques sont trop importantes et que certains pays se retrouvent à devoir enculer profondément les désirs de leurs citoyens pour répondre aux désirs de l'Europe.
 
Il y a 3 solutions :  
 
- on revoit drastiquement les critères de convergence pour tenir compte des réalités économiques individuelles ;
 
- on oblige les pays européens à appliquer des politiques économiques semblables et basées sur des principes politiques identiques. L'unité monétaire se mue en une unité monétaire et économique ;
 
- on supprime l'€ et les pays qui souhaitent continuer à commercer entre eux s'arrangent pour fixer des taux de change (révisables) de façon à éviter que le commerce ne soit handicapé par les fluctuations permanentes des taux de change. Cette solution implique une contraction énorme du marché européen et, vraisemblablement, la fin prochaine de l'Union européenne.


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Les hommes politiques et les couches des bébés doivent être changés souvent... et pour les mêmes raisons -- George Bernard Shaw
n°28510145
mikekine
Posté le 28-11-2011 à 13:58:52  profilanswer
 

Je me demande ce que pensent les anglais ?  :o


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Topic Blindtest
n°28510798
bphenix
Extrémiste modéré
Posté le 28-11-2011 à 14:58:40  profilanswer
 

mikekine a écrit :

Je me demande ce que pensent les anglais ?  :o


Au moment de la création de l'Euro (1/1/1999), 1 £ = 1.42 €
Au moment de l'introduction de la monnaie fiduciaire (pièces et billets): 1/1/2002, 1 £ = 1,62 €
Au 1/1/2006: 1 £ = 1,46 €
Au 1/1/2011: 1 £ = 1,18 €
Entre-temps (2007, 2008) la valeur de la Sterling s'est approchée de 1,08 € sur base moyenne mensuelle.
 
Pendant cette période, le taux d'intérêt directeur sur la Sterling était sensiblement similaire à celui de l'Euro.
 
En dix ans, les Anglais, le Royaume-Uni, la Grande-Bretagne se sont appauvris de ~30% du simple fait de leur choix de conserver une monnaie locale.
Il est clair que c'est relativement indolore, puisque ça se passe progressivement tous les jours et sans décision politique visible. Il n'en est pas moins vrai que l'Anglais moyen a perdu 30% sur l'ensemble de son patrimoine, sans s'en rendre compte.
 
Est-ce un mieux ? C'est un peu le mode de fonctionnement à l'Italienne ou à la Grecque (financement de l'Etat via l'inflation), mais je ne suis même pas sûr que la Banque d'Angleterre en profite pour faire tourner la planche à billets. Il n'y a donc sans doute aucun avantage à ce système, autre que de masquer les difficultés financières d'un État... Est-ce cela qu'on veut pour l'Europe ? L'Allemagne répond "NON" et elle n'a pas forcément totalement tort...
 
Quant à l'argument qu'une même monnaie ne peut convenir à des "économies différentes", c'est n'importe quoi, comme je l'ai déjà expliqué à plusieurs reprises. Si la Grèce ou l'Italie avaient géré leurs finances correctement, ils n'auraient pas les problèmes qu'ils ont actuellement. Au Portugal, le problème c'est surtout le travail en noir et la corruption. En Espagne, c'est une explosion des projets immobiliers qui ont provoqué le problème, et en Belgique, c'est l'absence de gouvernance. Tout ça n'a rien à voir avec la monnaie, qui va très bien, merci pour elle.


Message édité par bphenix le 29-11-2011 à 21:17:07

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"Economisons notre mépris eu égard au nombre de nécessiteux" (Chateaubriand)
n°28525230
bphenix
Extrémiste modéré
Posté le 29-11-2011 à 21:17:19  profilanswer
 

Source: RTL-Tvi

Citation :

Grimbergen pousse à la délation des francophones
 
La commune de Grimbergen appelle à la délation dans le journal communal de décembre. Elle invite à dénoncer les citoyens qui s’expriment et écrivent en français.
 
[...]


Devons-nous nous réjouir de la perspective de formation d'un nouveau gouvernement fédéral, ce qui prolongera encore un peu notre cohabitation dans des structures politiques communes avec des gens comme ça ?
 
Devons-nous encore baisser la tête, alors que la place des élus de Grimbergen est devant la Cour de Cassation, pour violation de la Constitution ? (L'impunité étant levée par le fait qu'il s'agit d'un cas de flagrant délit). Ces élus ne violent pas "seulement" la Constitution belge, mais bien aussi les traités fondamentaux de l'Union Européenne (liberté d'emploi des langues, non discrimination sur base linguistique, ...) et également la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme... Et ce à la face du monde.
 
Une condamnation à l'incivisme (la mort administrative) est-elle suffisante pour ce type de crimes contre l'entendement ?
 
Au moment où Laurent Bagbo est transféré devant le tribunal pénal international de La Haye, il me semble qu'un lot avec le conseil communal de cette commune fasciste serait du plus bel effet.
 
Mais bien sûr, personne ne descendra dans la rue... Que fait le MRAX ? Amnesty international ? Reporters sans frontières ? L'ONU ?
 
A-t-on atteint ce niveau d'infamie en Yougoslavie, avant l'éclatement de la guerre civile ? Au Rwanda, avant le début du génocide ? Je n'en suis même pas sûr. Dans le Kurdistan iranien, irakien ou turque ? J'en doute.
 
Le seul cas où, à ma connaissance, une autorité politique a appelé à la dénonciation d'une partie de la population locale sur critères culturels ou ethniques, c'est sous le IIIème Reich. Et avant de parler de Godwin, trouvez-moi un autre exemple...
 
Peut-être la commune de Grimbergen (ou d'autres) envisagent-elles de récompenser l'extermination des Francophones, avec des primes à l'unité, comme on le faisait dans certaines villes où ceux qui amenaient une queue de rat à la mairie se voyaient récompensés ? A quand un appel à la délation des néerlandophones par les autorités communales de Bruxelles, Nivelles, Rhode-St-Genèse, Wavre, Waterloo, Braine-l'Alleud, Louvain-la-Neuve ?
 
Ces gens n'ont-ils pas le moindre bon sens ? La moindre éducation aux règles élémentaires du vivre-ensemble ? Sont-ils à ce point demeurés qu'ils ne peuvent lire ou comprendre les textes fondamentaux qui régissent nos sociétés ?
 
Les autorités "Flamandes" ne devraient-elles pas immédiatement s'insurger, dénoncer et poursuivre de telles pratiques ?
Les éditorialistes du Nord comme du Sud ne devraient-elles pas s'excuser d'avoir quelque-chose de commun avec de tels rebuts de l'humanité ?
 
Devons-nous continuer cette comédie qui consiste à tenter de partager encore quelque-chose avec des gens comme ça ?

Message cité 1 fois
Message édité par bphenix le 29-11-2011 à 21:30:35

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"Economisons notre mépris eu égard au nombre de nécessiteux" (Chateaubriand)
n°28525571
paretoptim​al
Posté le 29-11-2011 à 21:36:04  profilanswer
 

bphenix a écrit :

La commune de Grimbergen appelle à la délation dans le journal communal de décembre. Elle invite à dénoncer les citoyens qui s’expriment et écrivent en français.

My God !!!
 
Une commune périphérique bruxelloise située en Région flamande qui voudrait défendre le caractère linguistique de sa commune.
 
On n'avait encore jamais vu ça en Belgique !!!!!!!!!
 
Et j'aime bien la présentatrice : "avant toute autre chose [...]". Il est vrai que cette information est fondamentale vu son caractère pionnier et novateur.

Message cité 2 fois
Message édité par paretoptimal le 29-11-2011 à 21:36:36

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Les hommes politiques et les couches des bébés doivent être changés souvent... et pour les mêmes raisons -- George Bernard Shaw
n°28525622
matt113
Et mon cul c'est du poulet ?
Posté le 29-11-2011 à 21:39:20  profilanswer
 

paretoptimal a écrit :

My God !!!
 
Une commune périphérique bruxelloise située en Région flamande qui voudrait défendre le caractère linguistique de sa commune.
 
On n'avait encore jamais vu ça en Belgique !!!!!!!!!
 
Et j'aime bien la présentatrice : "avant toute autre chose [...]". Il est vrai que cette information est fondamentale vu son caractère pionnier et novateur.


 
 
tu vois, ça devient tellement banal que ça ne t'étonne même plus  :o  
 
 :D

n°28525636
eraser17
Posté le 29-11-2011 à 21:40:12  profilanswer
 

matt113 a écrit :


 
 
tu vois, ça devient tellement banal que ça ne t'étonne même plus  :o  
 
 :D


 
Ce qui est sans doute le pire :o


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Mon appli de réalité augmentée sur Android -- et sur iPhone/iPad-- Mes VTT en 650B - 584mm..
n°28525687
paretoptim​al
Posté le 29-11-2011 à 21:43:54  profilanswer
 

Ce qui m'amuse, c'est que la journaliste dise qu'un article appelle, je cite : "clairement les Flamands à faire la chasse aux francophones".
 
De ce que j'ai vu de l'article, je chercherais la version entière plus tard, ce n'est certainement pas aussi poussé que ça.
 
Edit : et j'imagine mal un courrier signé de la main de l'échevin invitant à faire la chasse à qui que ce soit. Sincèrement, un peu de bon sens. Ça ne passerait jamais.
 
Et je ne vois pas pourquoi ça devrait m'étonner, c'est connu ; et de toute façon, ça restera au stade du souhait, ça ne peut pas aller plus loin sur le plan légal.

Message cité 1 fois
Message édité par paretoptimal le 29-11-2011 à 21:47:21

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Les hommes politiques et les couches des bébés doivent être changés souvent... et pour les mêmes raisons -- George Bernard Shaw
mood
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Posté le 29-11-2011 à 21:43:54  profilanswer
 

n°28534784
bphenix
Extrémiste modéré
Posté le 30-11-2011 à 20:28:10  profilanswer
 

paretoptimal a écrit :

My God !!!
 
Une commune périphérique bruxelloise située en Région flamande qui voudrait défendre le caractère linguistique de sa commune.


1° Elle ne veut pas "défendre le caractère..." mais appelle à la délation contre une catégorie d'habitants.
 
2° "Défendre le caractère..." est contraire aux libertés fondamentales garanties par la constitution (liberté d'emploi des langues), par les traités européens (non discrimination sur base culturelle, linguistique, ethnique, ...) et par la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.
 
La liberté culturelle, linguistique, religieuse autant que concernant les opinions politiques ou les choix sexuels sont des libertés fondamentales garanties sur cette planète (à part en Corée du Nord, à Cuba et au Myamar). Même en Iran, en Chine ou en Lybie, les éventuelles violations de ces principes sont périodiquement reprochés aux autorités politiques locales et mènent, à terme, à des solutions coercitives (bombardements, ...)
 
Ces autorités politiques flamandes, la population qui vote pour elle a-t-elle pour objectif de vivre sur une autre planète que le reste de l'humanité ? (La "Planète Vlaanderen" ?) Ou bien "la Flandre" veut-elle se refermer sur elle-même à l'image du Myamar ?
 
Si la police communale a pour instruction de vérifier le caractère flamand des quidams qui circulent dans la rue à Grimbergen, aura-t-elle bientôt pour instruction d'arrêter les contrevenants (ceux qui ne peuvent parler spontanément "flamand" avec l'accent) ? Auront-ils pour instruction d'appliquer la peine de mort immédiate ou une autre forme de solution finale ? Car on est ici hors de tout cadre légal, rappelons-le, il n'y a plus aucune limite après la violation de tous les principes humains, donc la porte est ouverte à l'exécution arbitraire !
 
3° Lorsqu'il s'agit d'appliquer le droit belge de longue date (interdiction de masquer son visage sur le domaine public en dehors des périodes de Carnaval), certains s'insurgent contre une supposée "violation des libertés individuelles". Et ici, rien ???
 
4° Grimbergen n'a aucunement "un caractère flamand". C'est une commune du Brabant (et non des Flandres), une commune belge (où les langues nationales sont au nombre de trois), et les lois linguistiques s'appliquent à l'administration et à la justice. En tant que commune de BHV, à l'heure actuelle et apparemment même après une hypothétique future révision institutionnelle, elle est toujours bilingue sur le plan judiciaire. Il ne faudrait pas l'oublier.
 
5° En tant que citoyens européens (à défaut d'être considérés en qualité de Belges), les habitants de cette commune qui sont francophones, anglophones, hispanophone, germanophones, italophones ou autres ont la totale liberté de circulation, d'établissement, de travail, ... sur cette commune comme sur l'ensemble des communes de leur pays, l'Union Européenne. Si Grimbergen s'y oppose, qu'elle revendique son indépendance et on se fera un plaisir de l'exclure de l'Union.
 
6° Pensez aux millions de Français qui travaillent et habitent en Angleterre, aux Anglais qui travaillent en France, aux Français qui travaillent en Belgique, aux Belges aui travaillent et vivent au Luxembourg, aux Belges qui vivent en Espagne, aux Espagnols qui travaillent et vivent en France, aux Portugais qui vivent et travaillent au Luxembourg, aux Allemands qui travaillent en Suisse, aux Autrichiens qui vivent et travaillent en Italie, aux Italiens qui vivent et travaillent en Belgique, ... Un tel précédent ne signifie rien de moins que leurs droits élémentaires de citoyens sont remis en cause, que leurs propriétés foncières sont hypothéquées à des décisions arbitraires, racistes des autorités communales, que leur situation est partout précaire. Mettez aujourd'hui ces principes en cause en Europe, et on est en guerre civile dans les cinq ans.

paretoptimal a écrit :

On n'avait encore jamais vu ça en Belgique !!!!!!!!!


On n'a jamais encore vu un appel à la délation ouvertement fait par des autorités communales.
 
A Overijse, c'était fait en marge du conseil communal (boite e-mail "google" )
 
La campagne de marquage des allotônes s'est fait par le biais: on proposait aux "vrais flamands" de marquer leurs habitations avec un autocollant indiquant leur allégeance à la langue/culture/... de Vondel, et donc par conséquences, on marquait du fer rouge ceux qui ne suivaient pas le mouvement...
 
A Liedekerke, il y avait une tentative de prétexte sécuritaire.
 
A Zaventem, la persécution des voyageurs au sortir de l'aéroport "de Bruxelles" pouvait être imputé à des fonctionnaires abrutis
 
Ici, aucune excuse. Aucune dérobade: c'est l'autorité politique qui appelle à délation.
 
A quand les interceptions d'avions au dessus de la Flandre pour tester les compétences linguistique de l'ensemble de l'équipage et des passagers ???
 
Je vous rappelle que "la Flandre" applique déjà (dans mon cas à quatre reprises) la déchéance administrative du droit de vote pour cause d'appartenance linguistique supposée... Ils ont déjà dépassé toutes les limites de l'excusable.


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"Economisons notre mépris eu égard au nombre de nécessiteux" (Chateaubriand)
n°28534899
bphenix
Extrémiste modéré
Posté le 30-11-2011 à 20:41:07  profilanswer
 

paretoptimal a écrit :

de toute façon, ça restera au stade du souhait, ça ne peut pas aller plus loin sur le plan légal.


L'interdiction d'affichage pour des listes "francophones" en périphérie, ça ne peut pas aller plus loin sur le plan légal ?
L'interdiction de droit de vote pour cause ethnico-linguistique, ça ne peut pas aller plus loin sur le plan légal ?
L'interdiction d'accès aux structures culturelles communales pour des événements non flamands, ça ne peut pas aller plus loin sur le plan légal ?
Le renforcement des arrestations à l'encontre des "Hennuyers" à La Panne, ça ne peut pas aller plus loin sur le plan légal ?
La coupure des transmissions de médias francophones sur les réseaux câblés "flamands", ça ne peut pas aller plus loin sur le plan légal ?
La confiscation de toutes les armes de l'armée "belge" au seul bénéfice de "la Flandre", ça ne peut pas aller plus loin sur le plan légal ?
La publication de cartes frauduleuses, impliquant que Bruxelles est en Flandre, au coeur de "la Flandre", ou que le Sud de "la Flandre", c'est la France, ça ne peut pas aller plus loin sur le plan légal ?
Les revendications contraires à la vérité historique concernant "Bruxelles, ville flamande", ça ne peut pas aller plus loin sur le plan légal ?
Le refus de reconnaître le caractère pour le moins bilingue de Rhode-St-Genèse, ça ne peut pas aller plus loin sur le plan légal ?
Le refus de nomination de bourgmestres élus, ça ne peut pas aller plus loin sur le plan légal ?
Le refus de l'expression de la population des Fourons concernant son appartenance à la Province de Liège, ça ne peut pas aller plus loin sur le plan légal ?
Les discriminations sur base ethnico-linguistique à l'acquisition d'un bien immobilier ou de l'accès à la sécurité sociale, ça ne peut pas aller plus loin sur le plan légal ?
 
A force de baisser son froc, on creuse.
Les Belges (= Francophones) ont tellement peu de décence et de dignité que le mépris des Flamands est compréhensible... Ils tapent et l'autre s'excuse.
 
Vous ne méritez visiblement pas mieux.
 
Les Amérindiens étaient 1000 fois moins nombreux mais se sont battus dans des circonstances bien moins favorables.
Les Slovènes ont eu le courage de dire "merde" à leur oppresseurs Serbes alors qu'ils étaient en bien moins situation que nous, et ils ont gagné.
Les Arméniens se sont battus contre les Turcs à 1 contre 100 et vivent maintenant libres dans leur pays.
 
Les Belges (= Francophones) sont des esclaves veules par nature. C'est d'ailleurs dans leur hymne national ("Après des siècles et des siècles d'esclavage, ..." ). Il n'y a pas d'arrangements possibles avec les droits fondamentaux. Vous courbez l'échine comme des Juifs allemands dans les années 30. Ce n'est pas une option valable.


Message édité par bphenix le 30-11-2011 à 20:44:45

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"Economisons notre mépris eu égard au nombre de nécessiteux" (Chateaubriand)
n°28536354
paretoptim​al
Posté le 30-11-2011 à 23:32:36  profilanswer
 

Je vais pas répondre à ce post parce que je pourrais faire dix lignes sur chaque ligne que tu as pondue.


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Les hommes politiques et les couches des bébés doivent être changés souvent... et pour les mêmes raisons -- George Bernard Shaw
n°28537000
bphenix
Extrémiste modéré
Posté le 01-12-2011 à 05:58:12  profilanswer
 

paretoptimal a écrit :

Je vais pas répondre à ce post parce que je pourrais faire dix lignes sur chaque ligne que tu as pondue.


Assassiner qqun, c'est aller un peu trop loin, non ?
Menacer de mort, c'est déjà très grave et poursuivi par notre système judiciaire, parce que c'est évoquer potentiellement une action grave pénalement répréhensible.
 
Discriminer sur base linguistique, c'est illégal et donc systématiquement interdit et poursuivi à tous les niveaux (Belgique, Europe, Monde).
En conséquences, menacer de discriminations sur base linguistique, c'est déjà très grave et devrait être poursuivi systématiquement, à cause des conséquences immédiates d'une telle menace sur les populations.
 
C'est pour les mêmes raisons que le terrorisme est poursuivi comme tel (pas seulement l'organisation d'attentats, mais juste les menaces terroristes, telle une lettre anonyme ou une fausse alerte à la bombe).
 
Ici, ce ne sont pas des menaces de discriminations. C'est l'appel à discrimination. Et pas par n'importe qui (un excité, un fanatique, un humoriste, ...) mais bien par les dépositaires de l'autorité politique. Par écrit.
 
Imaginez que les autorités communales de La Roche en Ardennes publient un appel à délation des non-francophones dans la commune. Imaginez la réaction flamande !
 
De plus, les autorités communales rappellent le soi-disant "caractère flamand" d'une commune brabançonne appartenant à l'hinterland de Bruxelles. Par analogie, c'est comme si les autorités de Neuilly-sur-Seine (en périphérie de Paris) voulaient "rappeler" et imposer le caractère breton de leur commune !
 
Enfin, ils veulent persécuter ceux qui ne parlent pas néerlandais pour préserver le caractère "flamand" de la commune ! Se rappellent-ils seulement que le néerlandais, c'est la langue des Pays-Bas, une langue de référence, d'importation, et non la langue "à préserver" de l'endroit, qui est le brabançon, le bruxellois, le tussentaal, voir s'ils persistent à penser que cette commune est historiquement flamande (ce qu'elle n'a jamais été), le "flamand" !
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/f6/Nederlands-brabants.png
Zone linguistique du brabançon
 
Cet appel à la délation revient, par analogie, à un appel lancé par les autorités politiques marseillaises contre toutes les personnes qui ne parleraient pas corse à la maison, afin d'affirmer le caractère corse de la ville de Marseille ! C'est l'illustration de l'aberration intégrale qui consiste à vouloir imposer l'organisation administrative aux réalités sociologiques, alors que c'est le contraire qui doit se faire et qui se fait partout.
 
Même la famille Le Pen n'a jamais osé évoquer la possibilité, en France, d'appeler à la délation des familles qui ne parleraient pas français à la maison pour "préserver le caractère français de la France".
 
Vu la non-réaction, bientôt, les petits écoliers seront interrogés sur la langue qui est parlée chez eux. Les mesures suivront (discrimination du niveau des allocations familiales, refus d'accès au logement, refus d'accès aux prestations de la sécurité sociale, refus du droit de vote, ...) et vous savez que ces mesures sont déjà d'application.
 
Dans les années 60, les Flamands ont refusé l'organisation de recensements linguistiques, pourtant prévus par la loi et destinés à faire correspondre l'organisation de l'administration belge aux réalités sociologiques de terrain. Aujourd'hui, ce sont des recensements par la délation qui sont organisés, visant exclusivement une "minorité", en vue de la persécuter dans ses droits ("préserver le caractère..." )
 
C'est inacceptable et non négociable. C'est, de plus, un dangereux précédant qui met en cause la sécurité de tous ceux qui, comme moi, ne vivent pas dans le village où ils sont nés, à travers toute l'Europe: les non-luxembourgeois ou non-luxembourgophones pourraient-ils être persécutés un jour au Luxembourg ? Je suis exactement dans la même situation: je parle une (voir deux) des trois langues nationales, et je communique avec l'administration dans une langue qu'elle supporte. Mais quid de mon avenir si la commune désire mettre en place une politique de luxembourgisation, avec appel à délation des familles qui auraient l'outrecuidance de ne pas parler exclusivement luxembourgeois chez eux ?
 
Rappelons quelques chiffres concernant Grimbergen (j'ai cherché les résultats du dernier recensement linguistique en vain)

Citation :

Grimbergen regroupe 4 entités : Grimbergen, Strombeek-Bever, Belgem et Humbeek.
La commune compte aujourd’hui près de 35.000 habitants dont 20 % sont des francophones. Ils sont principalement concentrés à Strombeek-Bever, où ils représentent près de 50% de la population.


 
En dehors du fait que toute tentative de stigmatisation d'une minorité est inacceptable, ces autorités politiques appellent une partie de la population (80%) à s'attaquer à l'autre (20%), voir par endroits aux deux moitiés de se jauger. C'est de l'appel à la haine raciale, une politique ultra dangereuse même sur le plan de la paix civile. C'est une provocation à la puissance 1000.
 
Rappelons que si les Tutsis et les Hutus se sont joyeusement massacrés, c'est grâce à l'ex-colonisateur belge, qui a pris soin de préciser leur ethnie sur les cartes d'identité, générant de ce fait une catégorisation des populations et une stigmatisation de l'appartenance ethnique.
 
Composition ethnique du Rwanda (après le massacre):

Citation :

Hutu 84 %
Tutsi 15 %
Twa  1%


Effet de la stigmatisation de l'appartenance ethnique (le massacre):
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/9b/Rwanda-demography.png/350px-Rwanda-demography.png
 
Conséquences: le Rwanda interdit toute référence ethnique par sa Constitution depuis 2003.
En Belgique, c'est déjà le cas dans les faits, les discriminations sont interdites, l'égalité de droits est garanti et la liberté d'emploi des langues consigné dans la Constitution. Malgré ça, on y va quand-même !!!
 
L'incitation à la haine et aux violences raciales ne fait-elle pas partie des crimes contre l'humanité ? (réf)
 
Et aucune réaction. Pas le moindre bien-penseur pour s'indigner. Que fait Marcel ? Pierre Kroll ? Le service politique de la RTBF ? Les présidents de partis ?
 
Rien.

Message cité 1 fois
Message édité par bphenix le 01-12-2011 à 06:08:30

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"Economisons notre mépris eu égard au nombre de nécessiteux" (Chateaubriand)
n°28537620
eraser17
Posté le 01-12-2011 à 10:00:35  profilanswer
 
n°28538886
paretoptim​al
Posté le 01-12-2011 à 12:09:27  profilanswer
 

bphenix a écrit :

Imaginez que les autorités communales de La Roche en Ardennes publient un appel à délation des non-francophones dans la commune. Imaginez la réaction flamande !


Ils diront que c'est normal, point. Pourquoi s'en offusqueraient-ils, d'ailleurs ?  
 
Pour l'instant, ils profitent simplement du fait que les francophones ne sont pas agressifs quand ils voient ou entendent du néerlandais.
 
Imagine un exode de néerlandophones vers ladite commune au point que les francophones qui y vivent se sentent envahis (par le fait que les néerlandophones qui se pointent ne pêtent pas un mot de français) et t'inquiète pas que le bourgmestre fera exactement le même genre de trucs, c'est-à-dire poser un article dans une revue pour rappeler que le français est la langue prioritaire et que si quelqu'un est dérangé par le néerlandais, il peut venir se plaindre.
 
Et entre ce qui a été écrit et ce que la journaliste a dit, il y a un monde. Il n'invite pas à faire la chasse aux francophones, il invite ceux qui sont dérangés à le dire, c'est totalement différent. Une fois qu'il sera averti, il va pas aller poser un petit bouclier sur la maison du présumé "réfractaire", il va lui envoyer un courrier lui rappelant la primauté de la langue néerlandaise...et tu peux te torcher le cul avec ledit courrier.

Message cité 4 fois
Message édité par paretoptimal le 01-12-2011 à 12:13:03

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Les hommes politiques et les couches des bébés doivent être changés souvent... et pour les mêmes raisons -- George Bernard Shaw
n°28538924
the veggie​ boy
Who's taking my Lorazepam?
Posté le 01-12-2011 à 12:14:38  profilanswer
 

paretoptimal a écrit :


Ils diront que c'est normal, point. Pourquoi s'en offusqueraient-ils, d'ailleurs ?  
 
Pour l'instant, ils profitent simplement du fait que les francophones ne sont pas agressifs quand ils voient ou entendent du néerlandais.
 
Imagine un exode de néerlandophones vers ladite commune au point que les francophones qui y vivent se sentent envahis (par le fait que les néerlandophones qui se pointent ne pêtent pas un mot de français) et t'inquiète pas que le bourgmestre fera exactement le même genre de trucs, c'est-à-dire poser un article dans une revue pour rappeler que le français est la langue prioritaire et que si quelqu'un est dérangé par le néerlandais, il peut venir se plaindre.


Mouais, tout ça relève du procès d'intention, tandis que dans ces communes flamandes, les actes à la limites du fascisme ont bel bienété posés par l'autorité communale eux, on n'est plus dans la fiction là.


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blacklist
n°28538943
paretoptim​al
Posté le 01-12-2011 à 12:16:20  profilanswer
 

Disons qu'on est à un stade plus avancé de l'agacement et que les autorités flamandes n'osent pas coucher sur papier que ces agissements (donc parler et écrire en français) sont parfaitement légaux et préfèrent essayer de les réfréner au risque de se faire taper sur les doigts par les autorités juridiques indépendantes de ce pays (dont on laisse de côté la chambre néerlandophone du Conseil d'État) : cour Constitutionnelle et surtout la Cour de justice européenne.


Message édité par paretoptimal le 01-12-2011 à 12:17:20

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Les hommes politiques et les couches des bébés doivent être changés souvent... et pour les mêmes raisons -- George Bernard Shaw
n°28539007
paretoptim​al
Posté le 01-12-2011 à 12:23:00  profilanswer
 

La Région flamande vit avec une épée au-dessus de la tête, et elle utilise le toit Belgique pour s'en protéger.
Tout le monde le sait, chapitre suivant de l'histoire, merci.
 
J'ai lu les commentaires de néerlandophones sur le site en ligne du standaard (toujours un régal) par rapport à l'accord Flandre--Pays-Bas et la réaction de Peeters visant à calmer les francophones en disant qu'il ne fallait pas voir derrière cet accord la fin de la Belgique. Tous les commentaires les plus soutenus critiquaient sa réaction, en gros : "vous ne devez pas vous excuser, il est normal que la Flandre prépare son avenir et conclue pour ce faire un accord de long terme avec une entité responsable". Bref tous des électeurs CD&V bien nationalistes ou N-VA qui n'ont pas encore compris que Peeters veut "calmer" les francophones parce que Peeters ne veut pas de l'indépendance de la Flandre.
 
La meilleure chose qu'il puisse arriver aux francophones qui ne sont pas les clients du PS, c'est que ce soit la N-VA qui gagne les élections en Flandre en 2014.


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Les hommes politiques et les couches des bébés doivent être changés souvent... et pour les mêmes raisons -- George Bernard Shaw
n°28542528
Ryan
Foupoudav
Posté le 01-12-2011 à 17:33:17  profilanswer
 

Tu crois que HFR est l'endroit adéquat pour militer comme tu le fais et dépenser tant d'énergie ? (je m'adresse à Bphénix :o)  [:cerveau autobot]

Message cité 1 fois
Message édité par Ryan le 01-12-2011 à 17:33:53

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"Nothing ever happens to the knowing with which all experience is known"
n°28545045
vended
Posté le 01-12-2011 à 22:15:06  profilanswer
 

Belgique : un accord de gouvernement après 535 jours de crise

Citation :

Enfin ! Au terme d'une crise politique de 535 jours - un record mondial - la Belgique va pouvoir se doter d'un gouvernement. A la suite d'un accord de principe trouvé mercredi soir, celui-ci sera appelé à être dirigé par un francophone, Elio Di Rupo. Concluant les négociations engagées depuis août, les six partis politiques flamands et francophones ont scellé un compromis sur le programme du futur cabinet...


 
http://www.leparisien.fr/internati [...] 747310.php
 
Bon, ma question c'est : à la prochaine crise, parce qu'il y en aura une autre, est ce qu'il y aura encore un lien justifiant le rattachement des six communes à) Bruxelles, ou bien les Flamands pourront ils déclarer leurs indépendance avec sans problèmes ?


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Tout ça pour 100 jours. Voilà où mène l'entêtement...
n°28545516
paretoptim​al
Posté le 01-12-2011 à 22:55:53  profilanswer
 

Déjà répondu. Oui, il y a un lien. Un lien qui empêche tout autant un rattachement des 6 communes à Bruxelles qu'un détachement des 6 communes.
C'est le lien du droit de vote.
 
Dans tout système confédéral (notre pays en est un parfait exemple sur le plan électoral), les états confédérés se jugent notamment au regard des représentants qui les représentent au niveau central.
 
Désormais, en Belgique, on aura (toujours) 150 représentants au niveau fédéral...et ils seront déterminés de la façon suivante :  
 
- 48 représentants de la Région wallonne ;
- 14 ou 15 représentants de la Région de Bruxelles-capitale (ils seront vraisemblablement tous francophones) ;
- 87 ou 88 représentants de la Région flamande.
 
Tout s'arrêterait là s'il n'y avait pas le droit pour les habitants des 6 communes périphériques (néerlandophones comme francophones notez bien) de voter pour des listes bruxelloises. Ce lien entre la Région de Bruxelles-capitale et les 6 communes empêche de considérer ces dernières comme faisant partie de la Région de Bruxelles-capitale et empêche de les en exclure. Les frontières linguistiques ne sont donc pas des frontières d'État. Inutile de dire donc que le jour où l'on retire les droits des francophones de la périphérie de voter pour des politiciens de la Région de Bruxelles-capitale...la Belgique devient un vrai confédéralisme. Cela dit, avant qu'on obtienne des francophones de pouvoir retirer ce droit (qui figurera dans la Constitution), on peut reconstruire la muraille de Chine.
 
Edit : ah oui, et un autre lien juridique très lourd est le droit des francophones de la périphérie bruxelloise de se présenter devant des juges francophones (bilingues) détachés de la Région de Bruxelles-capitale quand ils sont poursuivis pour des délits.
 
Mais bon, sauf apaisement communautaire assez surprenant, les politiciens devraient revoir les accords conclus très certainement en 2018 (si pas en 2014 déjà)...et il ne faut pas se faire d'illusion sur qui se trouvera autour de la table, FDF et N-VA. Et donc pas d'accord de gouvernement et une scission officielle.


Message édité par paretoptimal le 01-12-2011 à 23:08:52

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Les hommes politiques et les couches des bébés doivent être changés souvent... et pour les mêmes raisons -- George Bernard Shaw
n°28546699
bphenix
Extrémiste modéré
Posté le 02-12-2011 à 01:37:05  profilanswer
 

Ryan a écrit :

Tu crois que HFR est l'endroit adéquat pour militer comme tu le fais et dépenser tant d'énergie ? (je m'adresse à Bphénix :o)  [:cerveau autobot]


Je ne milite pas et l'énergie que j'y dépense représente 2% de mon temps libre. Question d'organisation.
En plus, je ne dors pas la nuit. Et ça me défoule.
Mais si qqun est intéressé par ma prose sur un autre média, ou a une suggestion à ce sujet, you're welcome...
Je répète aussi que j'apprécie de topic car les intervenants sont (presque) tous très intéressants et que j'y apprend bien des choses.


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"Economisons notre mépris eu égard au nombre de nécessiteux" (Chateaubriand)
n°28546718
bphenix
Extrémiste modéré
Posté le 02-12-2011 à 01:41:36  profilanswer
 

vended a écrit :

Bon, ma question c'est : à la prochaine crise, parce qu'il y en aura une autre, est ce qu'il y aura encore un lien justifiant le rattachement des six communes à) Bruxelles, ou bien les Flamands pourront ils déclarer leurs indépendance avec sans problèmes ?


Un gouvernement qui durera le temps d'officialiser l'abandon de centaines de milliers de Belges en Flandre, la perte de leurs droits de vote (en plus de discriminations à l'embauche, à l'accès à la culture, à l'accès à l'enseignement, à l'accès à la justice, à l'accès aux prestations sociales, à l'accès au logement, ...) avant que l'exigence suivante arrive du Nord: la scission judiciaire de BHV.
 
Après trois (au mieux six) mois, ce gouvernement sera par terre, une fois la mission flamande accomplie. Et on repartira pour un tour: giffles flamandes (dont la première est déjà là: l'appel à délation contre les Francophones) ; qu'on-ils à y perdre, puisqu'ils savent qu'ils frappent sur un sac mou...
 
Et lorsque les Belges (= Francophones) commenceront à se rebiffer, ils constateront qu'il n'y a plus rien à sauver...


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"Economisons notre mépris eu égard au nombre de nécessiteux" (Chateaubriand)
n°28546776
bphenix
Extrémiste modéré
Posté le 02-12-2011 à 01:57:53  profilanswer
 

paretoptimal a écrit :

Imagine un exode de néerlandophones vers ladite commune au point que les francophones qui y vivent se sentent envahis (par le fait que les néerlandophones qui se pointent ne pêtent pas un mot de français) et t'inquiète pas que le bourgmestre fera exactement le même genre de trucs, c'est-à-dire poser un article dans une revue pour rappeler que le français est la langue prioritaire et que si quelqu'un est dérangé par le néerlandais, il peut venir se plaindre.


Imagine qu'au Luxembourg, la première communauté "étrangère" est portugaise. Que la seconde ville du pays est quasi majoritairement portugaise. Que certaines communes (Larochette) sont tellement "envahie" de Portugais qu'on peut y avoir des difficultés à communiquer, qu'il arrive qu'on te parle portugais car tu es avec deux amis portugais et que le commerçant à qui tu t'adresses est aussi portugais.

Citation :

Pourcentages des nationalités au Grand-Duché
Nationalité  Pourcentage
Luxembourgeois  56,9
Portugais  14,8
Français  5,0
Italiens  4,0
Belges  3,5
Allemands  2,3
Anglais  1,02
Néerlandais  0,82
Espagnols  0,64
[...]


La réaction ? Les autorités communales fournissent spontanément et sans que ça soit imposé par la loi des documents explicatifs dans cette langue aussi, à côté du français, de l'allemand et de l'anglais. Téléphonez à l'administration communale de Esch en dehors des heures d'ouverture et vous constaterez que le répondeur vous informe en portugais aussi.
 
Les principaux groupes de presse luxembourgeois éditent des versions en langue portugaise de leurs journaux nationaux (Correio, Contacto, ...), il y a des radios luxembourgeoises en langue portugaise (Radio Latina, ...), des événements "culturels" portugais au Luxembourg, ...
 
Moi, j'ai des clients (y compris institutionnels luxembourgeois) qui demandent des sites polyglottes en portugais (particulièrement dans les domaines où on trouve beaucoup de nouveaux "immigrants", comme la construction, les transports, ...).
 
Ça, c'est le monde tel qu'il doit être, conforme aux traités européens, visant le maintient de la paix en Europe: libre circulation des citoyens européens, liberté d'établissement, liberté d'emploi des langues, ... Bien entendu, les Portugais n'exigent pas des documents officiels en portugais, et apprennent assez vite à se débrouiller, même simplement de manière passive, en français (deux langues latines finalement pas si différentes que ça dès lors qu'on a saisi l'accent).
 
Et au Luxembourg, dans la rue, on entend couramment parler espagnol, italien, anglais, arabe, turque, russe, ... en plus des langues nationales (dont le portugais fait quasiment partie), et ça ne dérange personne. Question d'éducation civique et de respect des valeurs européennes.
 
J'ai lu que c'était le cas aussi en Belgique (libre): des communes fournissent spontanément des traductions des principaux documents administratifs, ou des explications dans les principales langues des citoyens, lorsque ce ne sont pas des langues nationales, et c'est très bien ainsi. Bien sûr, le document officiel doit être dans la/les langue(s) de l'administration locale, et tout le monde est content. De plus, il me semble que si on entend qqun parler anglais, italien ou autre dans la rue en Wallonie, ça ne choque personne, contrairement au témoignage du secrétaire communal de Liedekerke, qui expliquait à un journaliste américain qu'il était scandalisé d'entendre parler parfois autre chose que le flamand dans les rues de sa commune...

paretoptimal a écrit :

Et entre ce qui a été écrit et ce que la journaliste a dit, il y a un monde. Il n'invite pas à faire la chasse aux francophones, il invite ceux qui sont dérangés à le dire, c'est totalement différent.


La chasse, non. La délation, oui. Et c'est déjà trop.
 
Mais je me doutais que c'était gonflé par les médias. Il me semble qu'un appel à la délation pure et simple ne pourrait quand-même pas rester sans réaction.
 
Je pense qu'une obligation d'affichage, par exemple, dans au moins une langue officielle de tout ce qui est destiné au public serait une mesure qui a un sens (c'est le cas au Québec et à Bruxelles, me semble-t-il), même si c'est peu compatible avec le principe de liberté d'emploi des langues tel que prévu par notre constitution. De même, l'Europe prévoit que les biens présentés dans les commerces doivent être accompagnés d'une traduction des inscriptions en langue locale si l'objet est étiqueté dans une autre langue (conséquence de la liberté de circulation des biens dans le marché unique). Ca fait du sens. En conséquences, informer les citoyens qu'il existe un service de "dénonciation" des violations de ces règles, organisé par la commune, afin de lutter contre les abus, serait une mesure totalement acceptable. Mais c'est pas comme ça que ça a été présenté par RTL-TVI...


Message édité par bphenix le 02-12-2011 à 02:42:26

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"Economisons notre mépris eu égard au nombre de nécessiteux" (Chateaubriand)
n°28549796
antp
Champion des excuses bidons
Posté le 02-12-2011 à 13:27:49  profilanswer
 

paretoptimal a écrit :


Imagine un exode de néerlandophones vers ladite commune au point que les francophones qui y vivent se sentent envahis (par le fait que les néerlandophones qui se pointent ne pêtent pas un mot de français) et t'inquiète pas que le bourgmestre fera exactement le même genre de trucs, c'est-à-dire poser un article dans une revue pour rappeler que le français est la langue prioritaire et que si quelqu'un est dérangé par le néerlandais, il peut venir se plaindre.

 

Mais y a-t-il vraiment eu un exode de francophones vers Grimbergen ? C'était une région peuplée uniquement de "flamands" il y a 50 ans ? Et quel était son lien avec la "flandre" il y a 100 ans ?

Message cité 2 fois
Message édité par antp le 02-12-2011 à 13:28:18

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mes programmes ·· les voitures dans les films ·· apprenez à écrire
n°28554163
bphenix
Extrémiste modéré
Posté le 02-12-2011 à 20:52:14  profilanswer
 

antp a écrit :

Mais y a-t-il vraiment eu un exode de francophones vers Grimbergen ? C'était une région peuplée uniquement de "flamands" il y a 50 ans ? Et quel était son lien avec la "flandre" il y a 100 ans ?


La réponse est simple: Grimbergen n'a aucun lien avec la Flandre ou les Flandres avant 1980, date de création des régions en Belgique:

Citation :

La Région flamande, communément appelée Flandre, est une des trois Régions de Belgique, créée par la loi spéciale de réforme institutionnelle du 8 août 1980.


Avant cette date, il n'y avait aucun lien entre Grimbergen est les Flandres, qui correspondent en gros à la carte suivante:
http://www.archiefsolidair.org/images/solidair2004/sol3204/P10_flandre.jpg
 
Donc Grimbergen n'est en rien une "commune flamande", ni historiquement ni culturellement ni linguistiquement. On peut juste dire d'elle que c'est une commune belge rattachée administrativement à la "Région flamande de Belgique", appartenant à la province du Brabant flamand, au canton de Halle-Vilvoorde, et est une commune de l'hinterland bruxellois, exactement comme Arlon n'est en rien une "commune wallonne", mais bien une commune luxembourgeoise appartenant à la Lorraine belge depuis 1837 et rattachée administrativement à la "Région wallonne de Belgique" depuis 1980. Tenter d'imposer la "culture wallonne" à Arlon, ce serait un peu comme tenter d'imposer la culture française à Strasbourg...
 
Sur base de cette réalité historique et politique, imposer, dans la rue ou chez eux, la langue flamande aux habitants de Grimbergen est une usurpation, et accessoirement une violation de la Constitution belge (liberté d'emploi des langues). Tenter d'imposer la "protection du caractère flamand" de cette commune relève carrément d'une politique d'assimilation culturelle (imposer la culture et la langue flamande à une commune non flamande mais bien brabançonne), une politique que même la Chine ne poursuit pas au Tibet (la langue tibétaine étant langue officielle administrative et de l'enseignement au Tibet, et non le mandarin). Mais on sait que "la Flandre" n'en est pas à son coup d'essai, puisqu'elle a imposé une assimilation forcée aux populations des Fourons, qui étaient très majoritairement (92%) en faveur du retour à la province de Liège en 1962, moment où "on" l'a rattachée arbitrairement à la province du Limbourg...
 
Et quand bien même Grimbergen aurait été une commune flamande un jour, cela n'empêche pas que la liberté d'emploi des langues garantie par la Constitution reste d'application jusqu'à nouvel ordre.  
 
Par analogie,  
 

  • la liberté d'orientation sexuelle existe. Un appel à dénonciation des homosexuels est donc inadmissible
  • la liberté de confession religieuse existe. Un appel à dénonciation des juifs, protestants, shintoïstes ou autres est donc inadmissible
  • la liberté syndicale est garantie par la Constitution. Une appel à dénonciation des syndiqués est donc inadmissible
  • la liberté d'opinion politique est garantie par la Constitution. Un appel à dénonciation des communistes est donc inadmissible
  • le droit de grève est garanti. Un appel à dénonciation des grévistes est donc inadmissible


Donc, puisque (et tant que) la liberté d'emploi des langues est garantie par la Constitution, un appel à dénonciation des personnes qui pratiquent telle ou telle langue est inadmissible
 
J'irai plus loin: si des personnes viennent dénoncer leurs voisins sous prétexte qu'ils sont socialistes, végétaliens, abstinents ou bouddhistes, ce sont ces dénonciateurs qu'il faut soigner ou éduquer, et non les dénoncés qu'il faut persécuter. Être agnostique, animiste ou bisexuel n'est pas un crime, ni un délit, pas même une faute, mais un droit. Parler français est un droit constitutionnel. Les personnes qui ne peuvent supporter cela doivent être soignées ou éduquées.
 
[ :) ] Qu'est-ce qu'un bisexuel ?

Spoiler :

Une personne qui fait l'amour tous les 29 février.

C'était la minute nécessaire de BPhenix [/:) ]


Message édité par bphenix le 02-12-2011 à 21:18:16

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"Economisons notre mépris eu égard au nombre de nécessiteux" (Chateaubriand)
n°28555085
bphenix
Extrémiste modéré
Posté le 02-12-2011 à 21:35:51  profilanswer
 

paretoptimal a écrit :

Imagine un exode de néerlandophones vers ladite commune au point que les francophones qui y vivent se sentent envahis [...]


Vocabulaire typique et daté. C'est ce type de raisonnement et de concepts qui ont maintenu les conflits armés en Europe pendant tant de siècles: "nation", "invasion", "étranger", "ingérence", "territoire", "frontières", "honneur", "luttes", "compétition", ... et accessoirement "cultures", "religions", "langues", "droit du sol".
 
C'est bien le principal objectif (et la principale réussite) de la construction européenne que d'avoir brutalement précipité nos pays dans une période de paix d'une durée sans précédant, en remplaçant ces notions haineuses et guerrières par les notions de "droits", "respect", "libertés", "tolérances", "harmonisations", "ouvertures", "citoyenneté", "mixité", "échanges", "unité", "droit des personnes", "solidarité", "commerce", ...
 
Et accessoirement, ça nous a également précipité à la première place des économies mondiales, devant les USA et la Chine... Une paille.
 
Avec ce type de raisonnement, les retraités belges qui s'installent au Sud de la France ou en Espagne pour passer leurs vieux jours sont de dangereux envahisseurs, les jeunes Français qui trouvent du travail à Londres sont des voleurs d'emplois, les Portugais qui viennent s'installer au Luxembourg sont des opportunistes destructeurs de prospérité nationale, les Italiens qui cherchent à travailler en Belgique sont des membres du crime organisé cherchant à déstabiliser le "pays", les Tchèques qui émigrent en Allemagne sont des espions à la solde des Russes, etc... Bref, tout-le-monde se replie chez soi, l'Europe redevient une mosaïque de "pays" et on se prépare à la prochaine guerre interne...
 
Je ne crois pas que les habitants francophones de Grimbergen ("minorité de 50%" par endroits) font de la provocation à l'égard des autres habitants de la commune, où alors qu'on nous en informe. Ils désirent juste continuer à vivre en paix et jouir de leurs droits de Belges en Belgique et accessoirement, s'ils doivent en arriver là, de leurs droits de citoyens européens en Europe...
 
Par contre, rappelons que la distribution de courriers (périodiques ou autres) libellés en français a été considérée comme tellement outrageante par certaines communes flamandes que les courriers en questions ont été détruits, que des monuments historiques rédigés en français ont été retirés, que des personnalités francophones ont été privées d'enterrement et de sépulture en français pour les mêmes raisons, que certains citoyens se sont vus appliquer des amendes pour avoir apposé des affiches bilingues, alors que ce n'est en rien interdit par la loi, bien au contraire...
 
Je pense que les habitants francophones de Grimbergen dérangent "la Flandre" juste parce qu'ils existent, exactement comme les Palestiniens dérangent Israël juste parce qu'ils existent, que les Kurdes dérangent les Turques, les Irakiens et les Iraniens juste parce qu'ils existent, que les Amérindiens dérangeaient les colons juste parce qu'ils existaient, ou que les "coloured" dérangeaient les Afrikaners parce qu'ils existaient.
 
J'ai une connaissance indirecte qui habite Beersel. Parfait bilingue mais d'origine francophone, il est chef d'entreprise à la retraite. Il a donc créé beaucoup d'emplois dans cette commune pendant des années, largement participé à sa prospérité, au delà de toute participation "normale". Il ne se sent pas en danger, car il est parfaitement intégré et accepté par ses voisins. Mais moi, je suis certain qu'un jour, sa voiture, sa maison ou autre "prendra feu", ou qu'il sera assassiné, probablement lors d'un "malheureux épisode de folie collective", une Nuit de Cristal à la flamande. Sa seule chance d'y échapper, c'est de décéder avant que ça n'arrive. Et le jour où ça arrivera (à lui ou à d'autres Francophones habitant en Belgique du Nord), les responsables politiques actuels de Grimbergen auront des comptes à rendre, pour incitation à la haine raciale, et avec eux l'ensemble de ceux qui ne réagissent pas, pour complicité passive.

Message cité 1 fois
Message édité par bphenix le 02-12-2011 à 22:04:58

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"Economisons notre mépris eu égard au nombre de nécessiteux" (Chateaubriand)
n°28555319
paretoptim​al
Posté le 02-12-2011 à 21:48:17  profilanswer
 

antp a écrit :


 
Mais y a-t-il vraiment eu un exode de francophones vers Grimbergen ? C'était une région peuplée uniquement de "flamands" il y a 50 ans ? Et quel était son lien avec la "flandre" il y a 100 ans ?

Je prends appui pour répondre à ce post et à celui de Bphenix en même temps.
 
Tout est une question de conception de la chose.
 
Pour les néerlandophones, la frontière linguistique est sacrée...et c'est assez logique puisque depuis qu'ils se sont vus interdire le bilinguisme sur l'ensemble du territoire, ils n'ont cessé d'essayer (avec les deniers du Fédéral notamment) de faire prospérer le territoire situé au nord de la frontière linguistique. C'est donc devenu, dans l'esprit de beaucoup, leurs terres, leur État, la Flandre. Le rejet du français est très légitime aussi puisqu'ils conçoivent cet espace comme celui où ils ont le droit d'utiliser le néerlandais dans un cadre monolingue.  
 
Dans bien des pays, le rejet d'une langue ne se produirait pas probablement parce que cette dernière ne pourrait être perçue comme une menace.


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Les hommes politiques et les couches des bébés doivent être changés souvent... et pour les mêmes raisons -- George Bernard Shaw
n°28555377
paretoptim​al
Posté le 02-12-2011 à 21:51:39  profilanswer
 

bphenix a écrit :

Je pense que les habitants francophones de Grimbergen dérangent "la Flandre" juste parce qu'ils existent, exactement comme les Palestiniens dérangent Israël juste parce qu'ils existent, que les Kurdes dérangent les Turques, les Irakiens et les Iraniens juste parce qu'ils existent, que les Amérindiens dérangeaient les colons juste parce qu'ils existaient, ou que les "coloured" dérangeaient les Afrikaners parce qu'ils existaient.

Mais je ne pense pas qu'ils dérangent, plutôt qu'ils agacent parce que certains ne font aucun effort pour apprendre le néerlandais.
 
Bruxelles déborde et c'est très légitime, c'est le principe de toute capitale. Mais Bruxelles déborde de francophones (voire d'étrangers) qui ne connaissent pas le néerlandais et qui ne sont pas particulièrement réticents à l'apprendre. C'est là que le problème se crée.


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Les hommes politiques et les couches des bébés doivent être changés souvent... et pour les mêmes raisons -- George Bernard Shaw
n°28555918
bphenix
Extrémiste modéré
Posté le 02-12-2011 à 22:29:23  profilanswer
 

paretoptimal a écrit :

Pour les néerlandophones, la frontière linguistique est sacrée...et c'est assez logique puisque depuis qu'ils se sont vus interdire le bilinguisme sur l'ensemble du territoire, ils n'ont cessé d'essayer (avec les deniers du Fédéral notamment) de faire prospérer le territoire situé au nord de la frontière linguistique. C'est donc devenu, dans l'esprit de beaucoup, leurs terres, leur État, la Flandre. Le rejet du français est très légitime aussi puisqu'ils conçoivent cet espace comme celui où ils ont le droit d'utiliser le néerlandais dans un cadre monolingue.


L'usage du néerlandais ou de n'importe quelle autre langue n'est pas poursuivie en Belgique libre. La liberté d'emploi des langues est respectée (et même au-delà) en Fédération Wallonie-Bruxelles. C'est même le contraire, puisque le néerlandais est protégé et largement sur-représenté à Bruxelles.
 
La justification de l'adoption du décret Suykerbuyk en 1998 par une majorité de partis flamands (y compris le VB et le CVP) était que "la collaboration de Flamands avec les Nazis pendant WW2 était largement justifiée par la nécessaire lutte contre les Francophones" (sic !). La haine flamande à l'égard des Francophones remonte donc à bien avant le refus du bilinguisme intégral (1960) et la création d'une limite linguistique pour l'administration appelée à tort "frontière" linguistique.
 
La Flandre semble également oublier que l'Europe ne s'encombre pas de frontières intérieures. Si les anciennes frontières des Etats-membres n'en sont plus depuis plus de 40 ans, il n'est donc pas compatible de se prétendre pro-européen et, en même temps, de revendiquer une frontière qui bloque même les mouvements des nationaux... A cela ajoutons qu'il y avait, en 1962, de très nombreux Flamands francophones, dont les droits ont été parfaitement négligés, et que certains hameaux très francophones de Grimbergen ont été rattachés arbitrairement à cette commune en 1960, sans aucune consultation des habitants. La "Flandre" ne peut se plaindre d'avoir sur son territoire des francophones, dès lors qu'elle les a arrachés à leur appartenance initiale (ex: Fourons).
 
Quant à dire qu'ils se sont vu "interdire le bilinguisme sur tout le territoire", c'est vachement déformer la vérité: ils proposaient le bilinguisme administratif intégral (la "liberté d'emploi des langues et l'interdiction de légiférer au sujet des langues sauf dans les domaines administratifs et judiciaires" est dans la Constitution depuis 1830 !), alors que la Flandre était historiquement bilingue (et même officiellement unilingue francophone jusqu'en 1898) et que le Sud s'était soulevé (Nivelles, Bruxelles, Liège, ...) contre la tentative de néerlandisation par l'autorité néerlandaise entre 1815 et 1830...
 
Imposer le bilinguisme intégral en Belgique revenait donc à imposer l'usage du néerlandais dans les 2/3 de la Belgique qui s'était battu contre ça en 1830 et qui avait déjà fait l'effort de passer de patois et dialectes locaux à la langue officielle imposée par l'autorité belge... En d'autres termes, à imposer le néerlandais sur 2/3 du pays où il n'avait pas sa place, en échange d'un bilinguisme francophone dans le Nord, qui était déjà la réalité.
 
Le fait que le Belge francophone n'a pas jugé bon d'accepter cette proposition n'est pas un crime, une tache originelle qui puisse justifier tous les abus, toutes les exactions commises depuis.
 
Quant au cadre monolingue, je note que la Wallonie est officiellement trilingue (zone germanophone, communes à facilités), que la Région bruxelloise est officiellement bilingue. Donc, vouloir venir nous faire croire que "les pauvres flamands se battent pour garder un bout de terre où ils peuvent parler néerlandais en paix", c'est se foutre du monde ! Au contraire, la liberté d'emploi des langues est respectée partout sauf en "Flandre", les lois linguistiques, les facilités sont respectées partout sauf en "Flandre", etc...


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"Economisons notre mépris eu égard au nombre de nécessiteux" (Chateaubriand)
n°28556117
bphenix
Extrémiste modéré
Posté le 02-12-2011 à 22:40:06  profilanswer
 

paretoptimal a écrit :

Bruxelles déborde et c'est très légitime, c'est le principe de toute capitale. Mais Bruxelles déborde de francophones (voire d'étrangers) qui ne connaissent pas le néerlandais


Bruxelles déborde non pas de Francophones, mais de Bruxellois.
Il se fait que les Bruxellois sont donc francophones. CQFD.
 
Cela dit, si tu viens habiter à Grimbergen ou Beersel ou Gand, tu sais que tu vas devoir apprendre un minimum à te débrouiller dans la langue que l'administration va t'imposer. Je ne pense donc pas qu'on s'installe massivement à Grimbergen avec la ferme intention d'être réfractaire à la langue localement majoritaire, et la langue de l'administration...
 
Je ne connais pas, par exemple, de parti politique qui souhaite franciser Grimbergen, Beersel ou La Panne. Même le FDF n'arrive à cela qu'en réaction aux provocations qui consistent à remettre en cause d'autres principes, comme le droit de vote des habitants francophones de BHV, l'accès à une justice impartiale pour les Francophones de la périphérie, l'inégibilité sur base linguistique ou autre conneries... Pourtant, il y a des manifestations de flamingants à La Panne pour "réaffirmer le caractère flamand de La Panne", alors que personne ne remet ça en cause (d'autant que là, ils sont bien en Flandre !)
 
D'un autre côté, si "la Flandre" subit tant de problèmes du fait de l'accroissement de la population de Bruxelles, elle ferait mieux de faciliter l'extension de cette ville côté francophone (vers le Sud), au lieu de fermer des sorties d'autoroutes, de bloquer les permis de construire les voies du RER Sud, de réduire la largeur du réseau routier, de fermer certains tronçons et d'interdire à certains habitants de s'installer dans les communes à majorité francophones du Sud (Rhode-St-Genèse en tête).


Message édité par bphenix le 02-12-2011 à 22:56:15

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"Economisons notre mépris eu égard au nombre de nécessiteux" (Chateaubriand)
n°28556953
paretoptim​al
Posté le 02-12-2011 à 23:29:28  profilanswer
 

Ah et tiens, sondage la libre :  
 
La N-VA renoue quasiment avec les 40% en Région flamande.
En Région wallonne, Écolo est le seul parti qui s'en tire.
 
Edit : petit retour en arrière de 7 pages :  
 

Citation :

Je pense qu'Écolo et Groen! deviennent au contraire tout doucement deux partis matures.
 
On négocie la réforme où l'on montre clairement que le mouvement écologiste est le mouvement politique le moins désuni du pays sur le plan linguistique. On évite de rentrer dans un gouvernement fédéral qui devra faire des coupes dans les dépenses et qui est, compte tenu de la situation énergétique actuelle, vraisemblablement dans l'impossibilité de promettre une fermeture des centrales nucléaires dans le court terme.


 
La minute de politologie de paretoptimal. :)
 
http://www.lalibre.be/actu/crise-p [...] andre.html


Message édité par paretoptimal le 02-12-2011 à 23:36:14

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Les hommes politiques et les couches des bébés doivent être changés souvent... et pour les mêmes raisons -- George Bernard Shaw
n°28557019
Connemrara
Socialiste et syndiqué.
Posté le 02-12-2011 à 23:33:55  profilanswer
 

Je trouve cela étonnant, dans un pays qui se dit démocratique, que le premier parti de la plus grande communauté d'un pays, ne soit pas représenté dans le gouvernement. :??:  
 

n°28557284
paretoptim​al
Posté le 02-12-2011 à 23:51:16  profilanswer
 

http://www.dailymotion.com/video/x [...] rchie_news


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Les hommes politiques et les couches des bébés doivent être changés souvent... et pour les mêmes raisons -- George Bernard Shaw
n°28558033
bphenix
Extrémiste modéré
Posté le 03-12-2011 à 01:08:32  profilanswer
 

Connemrara a écrit :

Je trouve cela étonnant, dans un pays qui se dit démocratique, que le premier parti de la plus grande communauté d'un pays, ne soit pas représenté dans le gouvernement. :??:


Dois-je rappeler qu'il a eu la main en son temps, qu'il a jeté l'éponge, puis qu'il s'est retiré des négociations une deuxième fois ?
De toutes façons, aucun parti n'est légitime, en Belgique, pour représenter la population belge, puisqu'il n'y a aucun parti belge...
La N-VA (puisqu'il s'agit de ça) est encore plus illégitime pour diriger le pays, puisque son but n'est pas de le faire, mais de plomber (avec succès) aussi longtemps que possible toute gestion fédérale...
 
Si on veut la survie de la Belgique, il faut imposer le bilinguisme aux candidats, une circonscription fédérale et un seuil éliminatoire dans chaque partie du pays (provinces par exemple). Sinon, on a des partis ethniques (dont le VB, le FDF et la N-VA sont de parfaits exemples), qui ne sont pas, par définition, en faveur d'un système politique belge car ce ne sont pas des partis belges mais régionaux.
 
Je suis finalement maintenant contre ces mesures, donc conséquemment contre la prolongation de cette comédie (la "Belgique" ).
 
Pour le reste, et au risque de fatiguer les lecteurs paresseux, ta remarque me pousse à coucher par écrit une petite réflexion toute BPhenixienne...
 
Le sieur Leterme déclare "le gouvernement a été de plein exercice pendant x mois et en affaires courantes pendant y mois" (y > 3x mais je n'ai plus les chiffres en tête) "mais nous avons fait telle et telle tâche en affaire courante, grâce au fait que les questions communautaires ne bloquaient plus le 16 mais le 10". En d'autres termes, les institutions belges fonctionnent mieux lorsqu'elles sont démissionnaires, puisqu'à ce moment-là, on traite absolument tous les sujets, y compris les plus graves (comme d'entrer en guerre -contre la Lybie-) mais plus les questions communautaires.
 
Ce n'est pas l'esprit ni la lettre de la Constitution.
 
Donc, c'est parfaitement inconstitutionnel (mais en soi, ça ne fait que s'ajouter à la liste immense des violations de la Constitution qu'on constate chaque jour dans ce "pays" ).
 
En fait, comment la Constitution prévoit-elle une révision éventuelle des institutions ?
 
1° La majorité, le gouvernement (de plein exercice) pense qu'il y aurait à gagner à changer quelque-chose dans les institutions, c'est-à-dire la constitution.
 
2° Elle choisit une liste d'articles potentiellement ouverts à révision constitutionnelle.
 
3° Si, à la lumière des propositions du gouvernement, les Chambres estiment la liste acceptable, elles votent cette liste comme ouvertes à révision constitutionnelle.
 
4° Ce vote provoque (c'est prévu dans la Constitution) la dissolution des Chambres et la convocation de nouvelles élections.
 
5° Le peuple (les électeurs), informé du projet de révision institutionnelle/constitutionnelle, décide quant à l'avenir de ce projet, en votant pour des partis en sa faveur ou non.
 
6° Du résultat des élections sort une majorité constitutive (2/3) ou non, suivant le choix éclairé de l'électeur.
 
7° Si la majorité qui sort des élections est en faveur de la réforme proposée au point 2 et possède une majorité des 2/3, la porte est ouverte à révision institutionnelle. Sinon, on oublie et on passe directement à la constitution d'un gouvernement "classique" (majorité simple et abandon de la révision envisagée au point 2).
 
Ça, c'est ce que notre Constitution prévoit. C'est comme ça que les révisions institutionnelles ont eu lieur jusqu'à un passé récent, le moment où "la Flandre" a jugé bon de passer outre des règles constitutionnelles (bien avant 2007).
 
Depuis quelques décennies, ce n'est plus comme ça. C'est basé sur le chantage. Un chantage systématiquement flamand.
 
Remarquez que le dernier gouvernement n'est pas tombé sur le vote d'une liste d'articles de la Constitution ouverts à révision. C'est symptomatique: ils ont récupéré une "ancienne loi de révision constitutionnelle" et l'ont considérée comme toujours valable (une "loi", si elle n'est pas annulée ou amendée, reste théoriquement valable). Mais en fait, c'est une tromperie: l'idée est que le gouvernement, la majorité, propose une liste d'articles ouverts à révision aux Chambres, et que celle-ci se prononce. Ce n'est pas du tout ce qui est arrivé.
 
Ensuite, il y a élections, bien que le projet de révision n'est pas connu, n'a pas été négocié, ...
 
L'électeur est donc privé de son droit de se prononcer pour ou contre cette révision institutionnelle, non déterminée puisque non négociée et même indépendante de la liste des articles constitutionnels ouverts à révision.
 
Ensuite, les partis tentent, à travers les "négociations" que nous connaissons depuis 2007, sinon avant, de constituer une majorité qualifiée (2/3) pour magouiller quelque-chose entre eux. Je m'explique: l'idée de la Constitution, c'est que s'il peut y avoir besoin d'une réforme, elle est envisagée, négociée, spécifiée pendant la durée de vie normale d'une majorité. Ensuite, la Constitution prévoit la sanction de l'électeur éclairé (dissolution automatique des Chambres et convocation des électeurs). Aujourd'hui, ceux qui négocient n'ont absolument pas été mandatés par quelque électeur que ce soit pour réformer dans un sens ou l'autre. D'ailleurs, au moment des élections, personne n'a la moindre idée de ce qui va être proposé, négocié, accepté ou autre. En fait, c'est après les élections que les partis commencent à discuter de ce qui aurait dû être présenté aux électeurs avant les élections.
 
De plus, certains partis (voir tous) pratiquent le chantage par le sabotage (si on n'accepte pas mes conditions, je me retire et on n'atteint pas le seuil des 2/3). Hors, l'esprit de la Constitution, c'est que si l'électeur n'a pas rendu possible/reconduit la majorité nécessaire à l'adoption de la réforme proposée, on laisse tomber et on constitue un gouvernement "normal", non constitutif, à majorité simple.
 
Dans le respect de l'esprit de nos institutions, donc, il n'y aurait jamais eu de majorité pour scinder BHV, donc pas de scission, et un gouvernement normal depuis plus d'un an et demi.
 
Qui empêche ce fonctionnement "normal" des institutions belges ?
 
Clairement les partis flamands, qui s'entendent pour refuser la formation d'une majorité simple, dès lors qu'on constate qu'il n'y a pas de majorité des 2/3 au sortir des urnes, derrière le projet annoncé (d'autant qu'il n'y a pas de projet préalable négocié).
 
Bref (ce n'est pas une grande découverte), les partis flamands font du chantage au blocage des institutions.
 
Ce n'est pas admissible.
 
Si on voulait (mais qui ?) sauver nos institutions, il faudrait les compléter par une règle simple:
 
Après l'adoption d'une liste d'articles ouverts à révision (une loi ancienne ne pouvant être exhumée ex-nihilo) et les élections qui doivent suivre, une période maximale de trois mois sont à la disposition des vainqueurs des élections pour former une majorité, des 2/3 ou non, afin de constituer un nouveau gouvernement. Après cette durée, la loi de révision de la Constitution est "périmée", caduque, et il ne reste plus que la solution de gouvernement "normal".
 
Ainsi, on respecterait à nouveau l'esprit de la Constitution, de nos institutions, on supprimerait la technique (parfaitement border-line) de ré-utilisation d'une ancienne liste d'articles à réformer, et on couperait l'herbe sous le pied des partis qui pratiquent le chantage au blocage institutionnel.
 
Problème: personne ne parle de faire une telle révision; surtout pas la N-VA, qui voit dans le blocage des institutions fédérales un moyen sûr de parvenir à son objectif politique final: l'indépendance de la Flandre...


Message édité par bphenix le 03-12-2011 à 10:44:07

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"Economisons notre mépris eu égard au nombre de nécessiteux" (Chateaubriand)
n°28558734
paretoptim​al
Posté le 03-12-2011 à 07:30:14  profilanswer
 

Partage des votes en Région flamande :  
 

N-VA : 39,8%
SPA : 13,9%
CD&V : 12,6%
Open VLD : 12,6%
Vl. Belang : 8,4%
Groen! : 7,5%
LDD : 1,7%
Autres : 3,5%
------------------
N-VA + Vl. Belang + LDD = 49,9%


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Les hommes politiques et les couches des bébés doivent être changés souvent... et pour les mêmes raisons -- George Bernard Shaw
n°28558773
Connemrara
Socialiste et syndiqué.
Posté le 03-12-2011 à 08:31:22  profilanswer
 

paretoptimal a écrit :

Partage des votes en Région flamande :  
 

N-VA : 39,8%
SPA : 13,9%
CD&V : 12,6%
Open VLD : 12,6%
Vl. Belang : 8,4%
Groen! : 7,5%
LDD : 1,7%
Autres : 3,5%
------------------
N-VA + Vl. Belang + LDD = 49,9%



 
NVA +  belang = presque la majorité. :love:

n°28558857
paretoptim​al
Posté le 03-12-2011 à 09:22:34  profilanswer
 

J'aime bien les gens qui disent "putain, les électeurs, ils comprennent pas qu'on est depuis 535 jours sans gouvernement !".
Et ?
 
L'électorat libéral de la Région flamande ne voit pour l'instant que des mesures d'économie qui s'abattent. Donc ça promet de sanctionner et de voter N-VA.
 
La force de la N-VA, c'est d'avoir pu réussir à ne pas dévoiler son programme pour économiser 11,3 milliards d'€. Elle a maintenant facile de venir critiquer le gouvernement en place. En gros, ça renvoie à ce que je disais il y a 3 mois concernant le fait qu'il fallait donner l'occasion à De Wever de nous démontrer sa capacité à trouver une solution...chose impossible.
 
Mais bref, on va rentrer dans un gouvernement avec un type qui dispose d'un crédit populaire oscillant entre 10 et 20% dans une des régions du pays.

Message cité 1 fois
Message édité par paretoptimal le 03-12-2011 à 09:23:16

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Les hommes politiques et les couches des bébés doivent être changés souvent... et pour les mêmes raisons -- George Bernard Shaw
n°28559108
bphenix
Extrémiste modéré
Posté le 03-12-2011 à 10:55:01  profilanswer
 

paretoptimal a écrit :

Partage des votes en Région flamande :  
 

N-VA : 39,8%
SPA : 13,9%
CD&V : 12,6%
Open VLD : 12,6%
Vl. Belang : 8,4%
Groen! : 7,5%
LDD : 1,7%
Autres : 3,5%
------------------
N-VA + Vl. Belang + LDD = 49,9%



D'où l'urgente nécessité de ne plus former le moindre gouvernement avec des gens comme ça.
 
Enfin, non, va-t-on nous expliquer: les sondages, ce n'est pas les votes.
Et lorsque les votes auront confirmé, voir renforcé les sondages, on nous expliquera que l'électeur "flamand" s'est trompé de liste, qu'il n'est pas vraiment raciste et fasciste et nationaliste et indépendantiste, mais seulement trois des quatre en même temps, qu'il faut le comprendre, qu'il y a eu des Francophones qui ont eu de mauvaises pensées à l'égard du bas-peuple du Nord il y a deux cent ans, que les violations de tous les principes élémentaires de base de nos civilisations, c'est une erreur, que Bruxelles est une ville flamande à l'origine (quel glissement de terrain a pu faire ainsi basculer une ville flamande en plein brabant ?), que, que, que...
 
Chauffeur, arrêtez-vous là. Je descend.
 
Ils ont eu la scission (un diamant pur) de BHV. Comme toute bête enragée, ça leur a donné le goût du sang et du coup ils mordent encore plus.
 
Stop ! La trahison n'est pas encore votée ! La fédération Wallonie-Bruxelles devrait demander la protection de l'U.E. et de l'ONU, dénoncer l'État neo-nazi flamand, en réclamer l'éjection de l'Europe et du concert des nations au titre des tombereaux de violations du droit constitutionnel, communautaire et international. Il n'y a de toutes façons plus de route commune devant. On a déjà quitté les voies carrossables depuis longtemps.


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"Economisons notre mépris eu égard au nombre de nécessiteux" (Chateaubriand)
n°28559143
bphenix
Extrémiste modéré
Posté le 03-12-2011 à 11:06:12  profilanswer
 

Pour revenir à Grimbergen, j'ai trouvé une analogie intéressante.
 
Demander aux habitants néerlandophones de Grimbergen "de dénoncer les locuteurs de la langue française qui les dérangent", pour "protéger le caractère flamande de la commune", c'est exactement comme si l'autorité communale de Eupen ou de Saint-Vith appelait à dénoncer les germanophones de la commune, pour protéger le caractère wallon de ces communes, ou si l'autorité communale de Malmedy appelait à dénoncer les francophones de la commune, pour protéger le caractère allemand de la commune !
 
Eupen est autant une commune wallonne que Grimbergen est une commune flamande: ce sont des communes administrativement rattachées à ces régions, mais qui ont leur culture propre, qu'il faut respecter.
 
Et les autorités politiques locales commettent un crime très grave en faisant ce type d'appel à la délation, car ça consiste ni plus ni moins à attiser la haine entre populations locales, à stigmatiser une partie des habitants aux yeux des autres, à provoquer l'opposition frontale entre communautés, bref à favoriser un conflit entre citoyens.
 
En passant, sans aucune base légale ni justification historique ni sociologique.
 
C'est de la provocation pure. Des sanctions lourdes doivent s'appliquer. Au lieu de ça, personne se s'indigne, et c'est du coup encore plus grave !

Message cité 1 fois
Message édité par bphenix le 03-12-2011 à 11:07:59

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"Economisons notre mépris eu égard au nombre de nécessiteux" (Chateaubriand)
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