Ze_Fly a écrit :
CR Brütal DOOM :
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Je vous l’avais promis depuis un petit moment, et puisque Taxalot semble chercher un ultime ban/TT longue durée, je reprends le flambeau pour vous parler de jeu de vieux, pour les vieux, par des vieux (enfin, d’anciens jeunes d’hier). Voici donc mon CR sur Doom et Doom 2 au travers de son meilleur mod, le bien nommé Brütal Doom.
Un peu d’histoire… et un grand cri d’amour
Ai-je vraiment besoin de vous présenter doom, le meilleur FPS de tous les temps et à jamais ? Certes pas, d’autant plus quand le bon goût HFR a très justement élu le shotgun de doom 2 comme le meilleur shotgun de tous les temps.
Mais je vais le faire quand même. Pour éduquer nos membres les moins cultivés (coucou les lurkeurs !), ou tout simplement ceux qui n’ayant aucun gout n’y ont jamais touché (j’espère que ça n’existe pas). Ou juste pour vous faire chier en pondant un pâté copié-collé de la page wikipédia. Et puis le taulier avait dit 2000 mots mini pour être CROTY compliant aussi.
Doom, ou DOOM1, signifiant littéralement destin funeste ou damnation, est un jeu vidéo de tir subjectif développé et édité par id Software, sorti le 10 décembre 1993, et tenu pour l’un des titres majeurs à avoir lancé ce type de jeu vidéo. Il est reconnu comme le pionnier des logiciels à graphismes en trois dimensions immersifs (tournure certifié Encyclopédie Larousse), du jeu multijoueur en réseau, et d’avoir permis aux joueurs de créer leurs propres contenus. Distribué comme shareware, Doom a été téléchargé par approximativement 10 millions de personnes en une année (chiffre issu d’un calcul bidon d’un mec de chez ID, sans doute un soir de beuverie. Mais bon, plus c’est gros….), popularisant ainsi un type de gameplay (la boucherie à la première personne) et engendrant une sous-culture ; et pour signe de son influence sur l’industrie du jeu vidéo, les jeux de tir subjectif du milieu des années 1990 sont plus connus sous l’appellation Doom clone (le mec qui a rédigé la page wiki doit être le seul au monde à utiliser cette expression) ou Doom like. Ses graphismes et sa violence interactive3 ont aussi fait de Doom le sujet de beaucoup de polémiques dépassant le milieu du jeu vidéo. Selon GameSpy, Doom a été élu, par un panel de professionnels du jeu vidéo, meilleur jeu de tous les temps. Ces professionnels sont donc des gens de bon gout, et j’imagine, complètement indépendant ! La série Doom se prolongea avec Doom II: Hell on Earth (1994) et plusieurs extensions, dont The Ultimate Doom (1995), Master Levels for Doom II (1995), et Final Doom (1996). D’une manière moins glorieuse, Doom c’est aussi un film (chronique à ce propos ici) ainsi qu’un 3eme épisode justement ou injustement critiqué (tout dépend de ce qu’on en attendait). Vous l’avez compris à travers de C/C tout moche et à la syntaxe rébarbative, Doom c’est un mythe. Pour moi c’est le mario du PC (Enfin plutôt le sonic parce que c’est fun et speed). C’est la moascotte de la master race, l’embleme de toute une génération qui s’est explosé les yeux dans le noir sur un veux CRT en 320*200 tout en chopant des troubles musculo-squelettique doublé d’une tendinite grâce à ce gameplay full clavier du début des années 90.
J’aurai du mal à mieux vous décrire tout ce que représente Doom à mes yeux, tant j’aime ce jeu. Et pas seulement par nostalgie, car comme d’autres titres tels que Mario (encore lui), il fait partie de ces jeux qui peuvent traverser les âges sans aucun soucis car ce sont les piliers, et même les fondements du jeu vidéo moderne. Son héritage se retrouve partout au cours de 20 dernières années. Alors voila je vais faire court : Doom, je t’aime ! Il fait parti de ma sainte trinité vidéoludique, de ces titres auxquels je peux rejouer sans aucuns soucis des années après, et dont j’apprécie même les défauts.
Ravalement de façade et érection
Donc Doom est au FPS ce que la Joconde est à la peinture. C’est-à-dire non seulement un classique, non seulement un chef d’œuvre, mais aussi un objet aujourd’hui très moche. Il faut dire que ca ne date pas d’hier. Je trouve cependant que ca vieillit plutôt pas mal en définitive et puis j’adore le charme suranné de ce jeu, ces gros sprites un peu crado, la barre d’info avec la tête du perso, bref je suis complètement fan et j'assume totalement ma Taxalotite*. Ce jeu c’est un peu comme Sharon Stone, qui malgré sa cinquantaine d’année bien tassé te provoque quand même une érection, non pas par nostalgie, mais parce que la classe et l’élégance n’ont pas d’âge et sont toujours bandant. Voila, Doom c’est Sharon Stone : bandante ya 20 ans, et toujours aujourd’hui.
http://imagesup.org/images12/1387232544-sharondoom.jpg Même époque, même sex-appeal... http://imagesup.org/images12/13872 [...] ndoom2.jpg
.....Même 20 ans après!
Mais comme un peu de modernité ne fait de mal à personne, et comme je suis une personne jeune, hype, toussa toussa, j’y joue avec tout pleins d’amélioration funky (katamari, spécial kassdédi) qui rendent graphiquement le jeu plus que potable (8/10 sur l’échelle Hotline Miami en terme de gros pixels mais quand même -10/20 sur l’échelle Siquo) avec en plus des effets lumineux plus sympas, des effets de « particules », de fumée, bref des tas de choses que seul ton imagination t’apportait en 1993. Ca ne trahi par le jeu comme certains portc le font avec des modèles tout polygonés à vomir, et qui non seulement font encore plus vieillot que le jeu original mais te donne l’impression d’aller courir un grand prix avec une 205 rose fluo tuné façon parking du Leclerc de province. Oui, c’est à ce point là. On ne restaure pas la Joconde à la bombe bordel. http://img15.hostingpics.net/pics/ [...] 215056.png
Effet next-gen : check
Pour reprendre ma métaphore cinématographico-sexuelle : Doom avec un port comme GZDoom ou Zandronum, c’est comme Sharon Stone bien maquillé et bien habillé un soir de tapis rouge à Cannes.
Doom c’est brutal
Au niveau gameplay, Brutal Doom dépoussière avec goût le mythique shooter sci-fi horrorifique de notre enfance. Cela passe par une dynamisation du titre. En accentuant encore un peu plus la violence du titre, et c’est peu de le dire ! Ici, les dégâts sont désormais en partie localisés, ce qui permet de démembrer les démons, de leur faire sauter la tête ou toute autre fantaisie qui tâche. Des hectolitres de sang jaillissent partout, colle au mur, au plafond (avant de gouter au sol), sur l’écran, sur les armes. Ajout de qualitay pour la dernière version en date (la 19) : des petits bouts de tripes et de boyaux (ou de cervelle, va savoir j’ai pas gouté) se répandent sur les murs et glisse doucement pour atteindre le sol dans une mare de sang. Poésie, finesse, subtilité.
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Admirez le sérieux du héros
Le titre du mod n’est pas choisi au hasard, ici c’est Paris la boucherie. Au dela de la violence graphique, le ressenti des armes est également changé et accentué, d’autant que l’arsenal a été modifié. Exit le petit pistolet playschool, bonjour le fusil mitrailleur avec iron sight en deuxième mode de tir. Vous aimiez le shotgun de doom 2 ? Tant mieux, il est encore plus jouissif ici, avec un tir qui vous fait faire un bond en arrière de 2m et qui transforme tout ce qui se trouve en face en charpie. Là aussi, tir alternatif : on peut vider les deux cartouches ensemble ou une par une. Certains trouveront ça aussi aberrant que de ne vider qu’une seule couille, mais c’est quand même bien pratique. Le mini gun est aussi un broyeur à démon qui déchiquètera tout sur son passage, à tel point qu’il est difficile de rester précis avec tant de puissance entre les mains. Etc, etc. A tout ça, on rajoutera le mode berserk qui permet de faire des fatality toute plus violentes les unes que les autres, un coup de pied hérité de grand Duke, des taunts rigolos d’inspiration dukienne aussi, et une fonction de reload (avec jetage au sol de l’ancien chargeur et tout et tout !). Comble du chic et du raffinement, vous pouvez brulez vos ennemis, et le feu se propagera d’ennemis en ennemis si ils passent à proximité. Evidemment, la chose en train de rôtir courra en tout sens en hurland de douleur. On est donc devant un mix parfait entre ce qu’était Doom à l’époque, et ce qu’on sait faire de mieux aujourd’hui en ressenti de FPS. Le résultat est diablement addictif, incroyablement prenant, et vraiment très très défoulant. Bon par contre je n’ai pas aimé les armes bonus aux skins bien laids. Au pire des cas, sachez que tout se mod, donc vous restez seul maitre à bord quand il faut choisir avec quel skin d’arme jouer. C’est ça aussi, la master race.
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Tu peux toujours crier
Le comportement des ennemis a été modifié aussi. Ils sont bien plus agressif. Les imps bénéficient d’une nouvelle attaque de proximité (ils vous sautent littéralement dessus en vous griffant, ce qui bien sur provoque l’apparition d’une énorme griffure ensanglantée sur l’écran). Par contre le bestiaire est inchangé. Vous aurez donc toujours cette peur bleue quand vous verrez au loin les yeux rouges des spectres invisibles qui avancent rapidement vers vous, ou ce stress de vous retrouver dans un couloir avec un cacodemon d’un côté et des démons de l’autres. Le bestaire est varié, demande de savoir comment l’aborder lorsqu’on joue dans des modes de difficultés plus élevés, et il est même enrichie dans Doom 2 de créatures encore plus étranges, méchantes et répugnantes. Les ennemis s’entretuent toujours, mais maintenant c’est comme pour tout le reste, c’est bien plus violent (et donc rigolo). http://imagesup.org/images12/13872 [...] king-b.jpg
Hail for the king Baby!
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Le bestiaire a du swagg !
Le level design lui ne change pas d’un iota, on retrouve donc ces cartes labyrinthiques à l’ambiance si particulière, et particulièrement réussi. Personnellement, c’est là où je trouve que le jeu n’a pas vieilli. Toutes les mécaniques fonctionnent encore aujourd’hui et c’est vraiment plaisant à jouer, même en dehors du côté nostalgique. Les limitations du moteurs du jeu donnent des maps très étalés horizontalement (car impossible de faire des maps à étages) ce qui renforce encore le côté labyrinthe. La progression dans l’univers, où l’on passe d’une simple base lunaire abandonnée aux forces du mal à la véritable visite des appartements de lucifer est vraiment fun et bien faite. J’ai moins aimé le 2 de ce point de vu là, dont le level design est peut être plus intéressant à jouer, mais moins sympa d’un point de vue univers et ambiance.
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Avant, attitude gangsta ....
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.....Après, attitude humble
Oui, car dans doom on massacre, certes, mais dans une ambiance soignée ! Mention particulière à la bande son du jeu absolument parfaite aussi bien au niveau des musiques originales que des bruitages qui vont font froid dans le dos (bon dieu les grognements des démons, et les hurlements des imps !). Raffinement suprême : vous pouvez également accompagner vos massacre d’une bande son revisité, tant au niveau des musiques (les DoomMetal.wad sont très sympas) que des bruitages (c’est déjà le cas dans Brütal Doom par défaut, avec les taunts « Fuck Yourself »).
Attention pour les jeunes aventuriers : la difficulté est réhaussé d’un ton dans cette version du jeu (le nom des modes de difficulté a changé aussi). Ne soyez donc pas trop présomptueux surtout si vous jouez à Doom 2 et encore plus à Final Doom. Personnellement, j’y joue en Harsh Violence pour le 1, et dans le mode difficulté d’en dessous pour le reste.
Un jeu, un joueur, des milliards de possibilités
C’est ce qui fait que (Brutal) Doom est un grand jeu : on peut y jouer pour plusieurs choses, et de manière complètement différente. Il se prête aussi bien aux speed game qu’au simple bourrinage. C’est aussi agréable de tenter de le faire en 100% en partant à la chasse au secret qu’en y mettant un peu d’imagination et en y jouant comme si vous étiez vraiment un soldat paumé contre l’enfer. Et brütal Doom, c’est le mod qui va sublimer toutes ces visions différentes du jeu en y ajoutant la modernité et l’efficacité dont la série a besoin pour s’exprimer à 100%. C’est violent et angoissant. Ca demande du skill mais aussi de l’exploration. C’est l’un de mes GOTY. C’est Brutal Doom.
*Point médical : Ce phénomène d’attirance presque sexuel pour les gros pixels est connu sous le nom de Taxalotite et est définie dans les dictionnaires médicaux du Dr Speculoos comme un trouble neurologique partiel (attrait pour les jeux retro et indé) ou total (Taxalotite aigue) provoquant un fort désir pour les titres à gros pixels ou dont l’age est supérieur au quotient intellectuel du lurkeur moyen. C’est une sorte de gérontophilie vidéo-ludique. C’est l’exacte inverse d’une Siquose.
Edit: J'oubliais : Joyeux 20ème Anniversaire Doom !
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