Au lieu de vous battre, vous feriez mieux de jouer à des vrais bons jeux vidéos .... Allez hop je vous en propose un du coup
CR Tron 2.0
G.eorges Tron ?
Non aucun rapport ! Tron 2.0 est un FPS sorti en 2003, et développé par' Monolith (à qui l'on doit entre autres Blood et FEAR). L'action se passe 20 ans après le film Tron. Si vous n'avez pas vu le dit film, je vous invite à le regarder. C'est un précurseur à l'époque, notamment sur les effets spéciaux et de tels décors. Il est considéré comme un film culte. Je n'irais pas jusque là, mais ça reste un très bon film à regarder. Sa suite (Tron Legacy) reste aussi agréable, pour peu que vous ayez accroché au premier.
Prérequis
Tout le monde peut maintenant y jouer sans devoir acheter le CD du jeu (qui doit se faire rare d'ailleurs, faudra ptete que je le revende), en effet le jeu est dorénavant disponible sur Steam (depuis l'année dernière). Cependant, pour y jouer dans des conditions un peu master race, deux prérequis sont INDISPENSABLES. Tout d'abord, le patch non officiel (unofficial patch Tron 2.0 v1.042) est à appliquer ( http://www.ldso.net/tronwiki/doku. [...] icialpatch ou http://www.gamefront.com/files/208 [...] 42ceng_exe ). Ensuite, il conviendra d'installer le Tron 2.0 Killer App Mod 1.1a ( http://www.moddb.com/mods/killer-a [...] p-mod-v11a ). Ce mod vous permettra de monter la résolution, de cheater (pour les n00bz sans testostérone), et d'ajouter d'autres choses apparemment en multijoueur (oui car il existe un mode multi mais je ferai l'impasse sur celui-ci, vu la datation au carbone du jeu).
Si vous n'installez pas ces patchs, le jeu restera en 4/3 à 1280*960 max, autant dire que ça pique un peu les yeux ! Dieu merci, avec ces patchs, on profitera du jeu dans les normes actuelles.
Papa, dessine moi un PC
Le scénario est assez simple mais reste original, vu qu'aucun jeu, à ma connaissance, ne reprend l'idée générale de Tron. Nous incarnons le personnage de Jet, fils d'Alan Bradley, célèbre programmeur informatique. Ce dernier, 20 ans auparavant avait créé Tron, un programme qui permet de numériser, et donc de transférer sur un ordinateur, un être humain. Une société, fCon, particulièrement intéressée, veut racheter la boîte de Alan Bardley afin d'en faire des trucs par très sympas, comme envoyer dans la machine des humains qui pourriront les internets. Alan Bradley disparaissant, Matria, le programme mère, décide de numériser Jet et de le balancer dans la machine, parce que c'est trop la zone là dedans, le système étant attaqué par une saleté de virus.
Nous voilà donc numérisé ! on devra dès lors trouver notre chemin là dedans, détruire des programmes qui nous en veulent, discuter avec d'autres, anéantir la corruption, et empêcher fCon d'arriver à ses fins.
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Nous voilà donc dans la machine. Le premier truc qui impressionne, c'est la manière dont les développeurs ont retranscrit l'intérieur d'un PC. Ici point de disque dur et autre, puisque nous ne sommes et ne cotoyons que des 0 et des 1. Les couleurs sont chatoyantes, et chaque niveau a son style colorisé. Les programmes sont représentés comme des "humains" avec une combinaison colorée qui varie. Il en va de même pour les programmes de sécurité qui nous mèneront la vie dure, eux-même vêtu d'une armure.
Notre personnage dispose de deux barres. l'une de vie (logique), de couleur rouge, et l'autre d'énergie, de couleur verte. Si la barre de vie baisse lorsque l'on se fait toucher par des tirs ennemis ou que l'on tombe d'un peu trop haut, la barre d'énergie possède elle de multiples usages, et sera bien souvent la barre la plus importante, comme vous allez vite le comprendre. Chacune de ces barres peut-être restaurée entièrement ou partiellement grâce à différentes bornes : borne de vie (couleur rouge) ou borne d'énergie (couleur verte). Chaque borne ne peut recharger qu'un certain nombre de points de vie ou d'énergie. Il existe cependant des bornes blanches, qui permettent de recharger l'énergie à l'infini.
En effet, dans le jeu, pas mal de choses vont consommer de énergie. En premier lieu, il faudra parfois transférer de l'énergie sur des bits binaires, bits qui serviront à activer des mécanismes ou à ouvrir des portes. On pourra aussi trouver tout au long du jeu des corbeilles d'archivages. Celles-ci peuvent contenir plusieurs types d'objets : des verts (qui sont des emails ou des vidéos permettant de comprendre toutes les ficelles du scénario), des bleues (des autorisations qui permettent d'ouvrir des portes, de faire cesser les alarmes, ou d'ouvrir d'autres corbeilles d'archivages qui elles nécessitent une ou plusieurs autorisations pour pouvoir être ouvertes) et des rouges (des sous-programmes, on y viendra plus tard). Chaque objet présent dans ces boîtes, si vous voulez les obtenir, il vous en coûtera un certain montant en énergie. Si les éléments verts sont peu coûteux (5 énergie), les autorisations valent elles 10, et les programmes eux peuvent coûter bien plus chers (jusqu'à 225). Sachant que l'on démarre avec 100, vous aurez vite compris qu'il faudra donc être regardant sur ce que l'on télécharge, ne pas télécharger des doublons (des programmes que l'on possèderait déjà et selon la version), et on ne pourra parfois, surtout pour les programmes, télécharger tout ce que l'on souhaiterait.
On aura aussi l'occasion de faire des courses en Lightcycles, courses directement inspirées du film éponyme. Le but sera de provoquer la destruction des adversaires (et d'éviter de nous crasher nous mêmes) grâce à la traînée laissée par notre lightcyle (qui représente une sorte de moto) qui se transforme en mur. il faudra donc jouer avec la rapidité et la précision pour arriver à nos fins. Ces phases sont je trouve particulièrement difficiles à certains moments. Les développeurs ont pensé au bonheur des joueurs, car dès que vous perdrez, vous aurez la possibilité (en choisissant "non" à la question pour réessayer) de sauter ces phases et de les voir validées comme si vous les aviez réussies. Et ils ont bien pensés, car le jeu en serait devenu très difficile, voire impossible à certains moments à cause de ces courses.
Un petit tutoriel en début de jeu vous apprendra de manière simple et rapide le fonctionnement de tout ceci.
Outre le côté FPS, le jeu dispose aussi, en plusieurs endroits de phases de plate-forme. Certaines sont obligatoires pour avancer dans le jeu, d'autres servent surtout à pouvoir aller regarder ce qu'il y a dans des corbeilles d'archivages éloignées. Certaines sont un peu tendues et nécessiteront plusieurs essais, sans pour autant être des sources de rage. Je trouve que ce petit ajout par rapport à un FPS classique est très agréable et rafraîchissant.
Lorsque vous mourrez, vous reprendrez au dernier point de sauvegarde. Il y a un checkpoint au début de chaque niveau, mais vous pouvez sauvegarder de manière rapide à tout moment grâce à la sacrosainte touche F5 (et recharger avec F9).
Je te patche ou pas ?
Le jeu propose aussi un petit côté gestion de personnage très rafraichissant.Vous pourrez ainsi upgrader votre Jet numérique.
Pour ce faire, il faudra monter de version (oui oui comme un logiciel). Et pour y parvenir, vous devrez acquérir des points de compilation. Vous pourrez en obtenir soit en effectuant les tâches imposées par l'avancée du scénario, soit en trouvant des notes de compilation, disséminées dans chaque niveau dans un nombre plus ou moins important; nombre indiqué en haut à gauche de votre HUD. Il y a 100 notes de compilation disséminées sur l'ensemble des niveaux. Vous démarrez en version 1.0.0, et en fonction du nombre de points de compilation acquis, vous changerez de version (1.0.2, 1.1.5, etc...). Chaque fois que vous changez de milestone (par exemple passage en version 2.0.0), vous pourrez augmenter certaines de vos caractéristiques numériques. dans la limite d'une barre matérialisée en bleue façon sablier. On distingue ainsi 5 caractéristiques dans notre jet numérique :
- la vie : basique, permet d'augmenter ses points de vie au delà des 100 de base
- l'énergie : idem, permet d'augmenter ses points d'énergie au delà des 100 de base
- l'économiseur : permet de réduire le coût en énergie des armes
- le taux de transfert : permet de télécharger plus vite les objets et sous-programmes
- processeur : permet d'améliorer la rapidité des procédures
Il sera possible de gagner aussi quelques points de compilation à certains endroits en ayant certaines interactions avec quelques PNJ, qui pourront nous donner accès à des casiers, ou en les aidant en remplissant des sortes de mini-quêtes. Ces interactions restent cependant rares.
Je vous avais parlé du fait que l'on pouvait avoir à télécharger des sous-programmes. En effet, le jeu nous propose, toujours avec ce petit côté RPG d'adjoindre à notre personnage des sous-programmes. On en distingue de 3 types : les armes, les protections (des armures pour réduire les dégâts sur différents endroits du corps mais aussi un sous-programme réduisant les chances de corruption des sous-programmes installés, etc...) et les "utilitaires" (par exemple, un qui permet de sauter 15% plus haut, un qui affiche les données du programme visé, un qui nous rend plus silencieux, un qui rajoute des dégâts de corruption à nos armes, etc...). Pour qu'un sous-programme soit utilisable ou actif pour Jet, il faut l'intégrer dans une roue des sous-programmes qui contient X slots. Je met X, car chaque système a une configuration différente, aussi lors de notre arrivée dans un nouveau système, il faudra redéfinir notre roue des sous-programmes, en choisissant lesquels s'équiper, en fonction des slots disponibles évidemment.
Pour installer un programme, il suffit de le glisser dans un (ou plusieurs) slot disponible. Chaque sous-programme peut occuper entre 1 et 3 slots. Cette occupation se définit par la version du sous-programme, reconnaissable à sa couleur : bêta de couleur rouge (3 slots), alpha de couleur verte (2 slots) et gold de couleur jaune (1 slot). Vous pourrez accéder à tout moment à cette roue en appuyant sur F1. Il vous faudra donc définir vos priorités, car vous ne pourrez jamais utiliser tous les sous-programmes récoltés en même temps. Certains seront plus ou moins utiles en fonction du niveau, des ennemis rencontrés ou de ce que vous voulez faire.
Pour acquérir des versions supérieures de ces sous-programmes (passer de la bêta à l'alpha par exemple), seulement deux possibilités :
- soit vous trouvez le programme (soit en ayant tué un ennemi, soit en trouvant une corbeille d'archivage qui contient une version plus avancée)
- soit vous upgradez le programme désiré dans un programme dédié à cet effet : un compilateur. Vous en trouverez disséminé ça et là dans certains niveaux, mais ils restent peu abondants, donc réfléchissez bien à l'upgrade que vous souhaitez réellement faire.
On aura aussi à utiliser des procédures. On en distingue trois, accessibles aussi dans la roue, symbolisée par chacune par un cercle à ses extrémités. Le temps pour utiliser ces procédures sera fixe, mais pourra être réduits grâce au boost de la caractéristique de Jet concernée, comme on l'a vu plus haut. Les procédures sont ainsi :
- la défragmentation. Et oui on est programme, donc si on ne rempli pas les slots avec des sous-programmes, les dits slots vide vont finir par se fragmenter et se remplir d'un petit paquet de données inutiles. Il faudra donc mettre ces données dans cette procédure pour retrouver l'accès au slot
- l'identification. Il arrivera que l'on télécharge des sous-programmes inconnus. il faudra donc passer par cette procédure afin de l'identifier afin de l'utiliser, ou de conserver la meilleure version si on le possède déjà.
- l'anti-virus. C'est la procédure que vous utiliserez la plus. Elle permet en effet de décontaminer un programme corrompu, qu'il soit corrompu parce que vous l'avez téléchargé comme tel, ou parce que certains de vos programmes deviennent corrompu à cause des programmes de la corruption qui vous attaquent dans certains niveaux
Un disque pour les formater tous
Qui dit FPS dit armes. Notre arme basique sera le disque (là encore, on suit le film). Le bouton gauche nous permettra d'envoyer le disque dans la direction souhaitée (dans la direction d'un ennemi c'est mieux !). En maintenant le bouton et en bougeant, on pourra même donner des effets au disque, des fois que l'on aurait raté sa trajectoire. Le bouton droit servira, si l'on tient le disque en main de bouclier pour renvoyer un disque adversaire envoyé sur nous, ou si le disque est lancé, ce bouton permettra de le rappeler pour qu'il revienne dans notre main. Vu que l'on ne peut lancer qu'un disque à la fois, il conviendra de bien viser, et la touche de rappel sera parfois très importante, certains ennemis pouvant eux aussi parer notre disque.
On distingue différents ennemis, ça va du plus basique (simple lanceur de disque) à certains plus élaborés (tirs de boule d'énergie simple, multiples, programmes avec bouclier, etc...). On a en découvrira de nouveaux en avançant, ceux-ci s'intégrant particulièrement bien dans le scénario. On aura aussi droit à des sortes de mini-boss éparpillés au sein de notre avancée. A noter également que les dégâts sont localisés. Si vous arrivez à toucher un ennemi à la tête, vous aurez une grande chance de le on-shot. De même, vous pourrez jouer avec ça, notamment contre les ennemis avec boucliers (plus faciles à viser aux pieds) ou entre certains murs.
Dès que vous aurez tué un ennemi, il laissera une petite image mémoire à l'emplacement de sa mort. Si vous arrivez avant qu'elle disparaisse, repérable par une couleur changeante, de jaune (pour "l'ennemi vient d'être tué" à mauve "attention elle va disparaître" ), vous pourrez vous en emparer, et ainsi regagner un peu d'énergie et de vie. Dans ces images mémoire, vous pourrez aussi parfois trouver des sous-programmes ou même des autorisations. Il est donc très utile d'aller les ramasser. Le jeu n'opposera cependant pas une très grande difficulté, on est rarement submergé d'ennemis, même si le dernier niveau mettra votre skill à rude épreuve.
Côté arme,on pourra en acquérir de nouvelles, via les sous-programmes trouvés ou téléchargés des corbeilles d'archivage. On en distingue de plusieurs types et de plus ou moins longue portée : des multi-disques, un disque explosif, des armes au corps à corps, un fusil de sniper, des armes de corruption, etc... Sans être pléthorique, on aura un bon panel d'armes différentes. Mais au final, on utilisera souvent toujours les mêmes. Surtout que chacune des armes autre que celle de base (le disque donc) consommera plus ou moins d'énergie. Il faudra donc parfois faire bien attention au ratio dégâts/énergie consommée, notamment si l'on souhaite en garder en réserve pour télécharger des objets des corbeilles d'archivage ou pour actionner des bits binaires.
C'est de 2003, donc c'est moche
Et bien non, c'est faux (préjugé à la con
) ! Le jeu est particulièrement joli. Il le doit à sa DA et à ses couleurs chatoyantes. Comme on est censé être numérisé et n'être qu'un programme, déjà à l'époque le jeu n'avait pas besoin de textures "réalistes". Dès lors, avec le mod qui permet de monter la résolution aux résolutions d'aujourd'hui, le jeu garde toute sa beauté. les couleurs sont éclatantes et et la modélisation de l'intérieur d'une machine a un côté futuriste et imaginatif très bien retranscrit.
Pour l'époque (je rappelle que le jeu date de 2003) les visages sont également vraiment bien foutus. Certes on en croise pas 150 dans le jeu, mais ces visages apposés aux "programmes" font bien plus réalistes que dans nombre de jeux de nos jours.
Côté sonores, on aura droit à différentes ambiances électroniques très sympas, que ce soit du côté des musiques ou des bruitages.
Le jeu est entièrement en français, texte et voix. Les doublages font crédibles sans être exceptionnels non plus. A noter qu'à l'époque, on se foutait pas de la gueule des joueurs niveau doublages. Patrick Poivey (la voix de Bruce Willis
) pour doubler Alan Bradley, Axel Kiener (la voix de Wentworth Miller dans Prison Break ou de James Caan dans Le Parrain 1 & 2) pour doubler Jet le héros, Laura Blanc (la voix de Jennifer Garner et Kate Beckinsale), bref de bonnes voix. A l'époque, point de comédien à l'accent marseillais pour doubler des américains.
d3f4uts
Il en compte au final très peu. Le seul défaut du jeu en lui-même, est que certains niveaux sont assez pauvres en ennemis, et on restera dans certains d'entre eux un peu manque d'action.
Il y a deux autres défauts que j'ai découvert et que je n'avais pas croisé lorsque j'avais fait le jeu à sa sortie en 2003. Ils sont évidemment liés au Killer App mod appliqué, mais ne sont pas si gênants que ça.
Tout d'abord, dans la roue de configuration des sous-programmes, pour faire tourner les différents sous-programmes que l'on possède, il faut appuyer sur les flèches dans chacun des 3 types de sous-programmes. Seulement, mettre le pointeur dessus ne fonctionnera pas, il faudra aller un peu en dessous (jusqu'à ce que la bulle d'aide indique le bon message). Il en va de même pour s'équiper des sous-programmes, les faire désinfecter, etc... C'est un coup à prendre mais ça déstabilise au début. Problème typiquement lié aux hautes résolutions que le jeu n'est pas censé supporter au départ je pense.
J'ai aussi eu droit à quelques retours bureau Windows. Bon je n'en ai eu que 5-6 sur tout le jeu. Ca peut paraître beaucoup mais ça reste anecdotique sur la longueur. Il reste donc quand même important de sauvegarder via F5 régulièrement (même pour éviter de devoir se refaire tout un niveau après être mort !).
En conclusion
La durée de vie du jeu est très bonne (11 heures en mode normal). Le jeu est affiché sur Steam à 9,99 euros. AMHA, le jeu vaut largement ce prix, même aujourd'hui et même à 12 ans d'âge. Pour moi, il surpasse par sa DA et son ambiance des FPS contemporains. En solde, on doit le trouver sûrement à moitié prix, et ce serait un sacrilège pour tout amateur de FPS de passer à côté de ce jeu.
C'est clairement un must-have et un must-do pour qui aime le genre et les ambiances particulières, d'autant qu'aucun autre FPS ne se déroule dans un univers similaire.
Les plus :
+ très joli pour peu qu'on adhère à la DA
+ le côté gestion des sous-programmes
+ très bonne ambiance
+ phases de plate-forme
Les moins :
- quelques retours bureaux (dû aux patchs "obligatoires" )
- petit bug de pointage dans la roue des sous-programmes
- manque parfois un peu d'ennemis
- courses en lightcycles pas très intéressantes amha (mais peuvent-être évitées)
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