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Second tour Mélenchon - Le Pen, que faites-vous ?




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Auteur Sujet :

LFI - 6ème République, écosocialisme, paix - Free Palestine

n°28953322
audioslave​227
virez le slave227
Posté le 16-01-2012 à 21:12:43  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
http://www.franceinter.fr/emission [...] d-economie


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mood
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Posté le 16-01-2012 à 21:12:43  profilanswer
 

n°28954302
tiandji
Posté le 16-01-2012 à 22:17:53  profilanswer
 

VictorVVV a écrit :

Non, les charges sociales ne font qu'augmenter. (écart entre courbe rouge et verte)
http://hfr-rehost.net/preview/http [...] bc9a54.png


 
 Je parle des exonérations innombrables dont on profité les employeurs et qui coutent si cher aux contribuables et qui n'ont pas permis la création du moindre emploi durable.  

n°28954693
VictorVVV
Citation personnelle
Posté le 16-01-2012 à 22:50:22  profilanswer
 

tiandji a écrit :

Je parle des exonérations innombrables dont on profité les employeurs et qui coutent si cher aux contribuables et qui n'ont pas permis la création du moindre emploi durable.

Elles sont comptées ici :
http://www.insee.fr/fr/publication [...] re_2.3.xls
http://www.insee.fr/fr/methodes/de [...] ctives.htm


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Signature des messages
n°28956032
Profil sup​primé
Posté le 17-01-2012 à 08:31:50  answer
 

audioslave227 a écrit :

Je sais pas, regarde aux US, il n'y a pas d'école d'ing, juste des universités prestigieuses.
Ici, les fac sont mal vues, et les ecoles sont plus réputées mais souvent sans raison : dixit un des mes maitres de stage qui sortait de la fac, et dont la boite etait censée recruter que des étudiants d'école, heureusement qu'il est passé au dessus de ça pour m'accepter, mais voilà, la mentalité de la direction de la boite etait bien là...
J'ai fais un an d'école d'ingé (payante) mais c'est naze donc je retourne à la fac, sans avoir fait le stage final. A la rentrée qui suit, mes anciens potes me disent que j'étais inscrit... donc en gros : tu payes, tu passes. C'est du grand n'importe quoi.  
Et je trouve aussi qu'on est completement formaté dans ces écoles... ça forme de bons petits soldats qui vont bien dans le sens de l'entreprise, de la consommation...
Je me rappelle un test de personnalité passé avant d'entrer dans cette école : on était tous avec la courbe du coté "féminin/émotion" et on devait tous sortir 3 ans apres avec la courbe cotés "masculin/virilité/rationnalité".... ça me choque encore.


 

audioslave227 a écrit :


l'IPSA.... juste en dessous de l'ESTACA, très réputée elle, et encore plus chère, donc bon.


 
ah oui d'accord... moi si je fait une école d'ingé c'est une école publique déjà, si possible généraliste... Insa, centrale, ... où ça ne marche pas du tout comme ça

n°28956220
luckynick
esclave de chat
Posté le 17-01-2012 à 09:21:49  profilanswer
 

ovrefoss a écrit :

105 % d'augmentation des investissements à la bourse de Paris rien qu'en 1985.
 
Rapport ? Cherche  [:malik68:2]  
 


 
bah il ne voit que ce qu'il veut bien voir  [:spamafoote]  
 
A partir d'un texte technique et somme toute assez neutre, il nous tire des conclusions au mieux douteuse au pire farfelues :o
 
Et il ne cite pas le texte qui lui a permis d'arriver à ses conclusions.
 
Je lui met un 11/20, juste pour l'encourager mais peut nettement mieux faire :o


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In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°28956245
luckynick
esclave de chat
Posté le 17-01-2012 à 09:26:19  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Ah, ta participation sur les topic éco a eu une productivité nulle.
 
C'est une bulle sur actifs causée par la manipulation des taux des banques centrales, qui ont été réduits pour relancer l'activité (olol). Etant donné que le loyer d'un actif est forcément corrélé à son prix d'acquisition et son prix à l'instant t, lorsque les prix de l'immobilier augmentent (*3 environ non ?), les loyers augmentent.
 
Ca n'a rien à voir avec les salaires, en fait.


 
Incantatoire et péremptoire comme d'hab :o
Mais dit mois je croyait que si on baissait le smic les prix allaient suivre (baisser) ? c'est ce que vous nous avez rabâché dans les dernière pages (mention spéciale au "les prix DOIVENT baisser" :o ).
En fait vous nous auriez menti ? c'est pas vrai pour l'immobilier ? c'est ballot parce que le logement c'est ce qui pèse le plus lourd dans le budget (d'un pauvre)  [:spamafoote]  
 

radioactif a écrit :


Je t'ai demandé de m'ignorer.


 
On est sur un forum public, et si vraiment tu te sent agressé => ignore list  [:prodigy]  
Tu peut aussi quitter  le forum et aller vers des champs plus verts  [:spamafoote]


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In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°28956293
luckynick
esclave de chat
Posté le 17-01-2012 à 09:35:19  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Les prix à la consommation si tu préfèes, toute chose égale par ailleurs.


 
Le mantra des lib  [:yems93]  le truc qui n'arrive jamais en vrai et qui donc fait tomber toutes vos belles théories à l'eau :o
 

Camelot2 a écrit :


 
Non mais sérieux...
 
En 1980-82, la rémunération du capital atteint son plus bas niveau en raison de l'endettement croissant des entreprises (poste "intérêts" ). Du coup, dire "ça augmente depuis 1980" est une manipulation assez grossière.
 
Si l'on veut être un tant soi peu honnête, on constate rapidement que l'augmentation "anormale" de la rémunération des actionnaires commence au milieu des années 90 et cela au détriment de l'épargne des entreprises. Il s'agit d'une déformation à l'intérieur de l'EBE (excédent brut d'exploitation) principalement motivé par un arbitrage entre possibilité d'investissement et distribution des bénéfices à l'actionnaire.
 
In fine, cela a une conséquence sur les salaires vu qu'une diminution des investissements entraîne une moins grande progression de la productivité et donc des salaires.  
 


 
hé ho ... j'ai fait une constatation à propos d'un graphique, j'ai pas cherché à savoir pourquoi ça montait, j'ai même pas dit que cette augmentation était anormale alors camembert hein :o
Là c'est toi qui tire TES conclusions


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In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°28956419
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 17-01-2012 à 09:55:06  profilanswer
 

luckynick a écrit :

 

Incantatoire et péremptoire comme d'hab :o
Mais dit mois je croyait que si on baissait le smic les prix allaient suivre (baisser) ? c'est ce que vous nous avez rabâché dans les dernière pages (mention spéciale au "les prix DOIVENT baisser" :o ).
En fait vous nous auriez menti ? c'est pas vrai pour l'immobilier ? c'est ballot parce que le logement c'est ce qui pèse le plus lourd dans le budget (d'un pauvre)  [:spamafoote]

 



Les prix à la consommation TOUTES CHOSES ÉGALES PAR AILLEURS. Ça a l'air de mieux rentrer quand on fait la grande gueule chez vous.

luckynick a écrit :

 

On est sur un forum public, et si vraiment tu te sent agressé => ignore list  [:prodigy]
Tu peut aussi quitter  le forum et aller vers des champs plus verts  [:spamafoote]


pas d'ignorer list intégrée.


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°28956428
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 17-01-2012 à 09:56:17  profilanswer
 

luckynick a écrit :

 

Le mantra des lib  [:yems93]  le truc qui n'arrive jamais en vrai et qui donc fait tomber toutes vos belles théories à l'eau :o

 



Comment tu chiffres, évalués et raisonnés alors, gros malin ? :)


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"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°28956522
mangue13
Posté le 17-01-2012 à 10:08:29  profilanswer
 

helicon2 a écrit :


 
C'est bien la preuve qu'il ne suffit pas de baisser le SMIC pour baisser les prix. On a augmenté le SMIC de 30% en 10 ans. Les prix de l'immo ont augmenté de 100% (minimum).
 
Bref, encore une théorie libérale foireuse...


 
On a compris la solution FDJ  :aligner la salaire, ce qui entretient au moins en partie ( tu chiffres à 30 %, trés bien ), la hausse des prix.... [:alexmagnus:2]  
Cela ne serait pas plus simple, direct et moins couteux pour les finances publiques de lutter contre la spéculation immobiliére pour faire dégonfler cette bulle ?


Message édité par mangue13 le 17-01-2012 à 10:34:54
mood
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Posté le 17-01-2012 à 10:08:29  profilanswer
 

n°28956558
luckynick
esclave de chat
Posté le 17-01-2012 à 10:13:07  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Comment tu chiffres, évalués et raisonnés alors, gros malin ? :)


 
en statistique, en proba et en tendances.
 
A part quelques rares cas qu'on peut réellement simplifier en ignorant certains facteurs, ça devrait être la règle de base.


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n°28956763
moonboots
Posté le 17-01-2012 à 10:32:14  profilanswer
 

je poste ça ici, qq extraits des Nouveaux Chiens de Garde

n°28956933
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 17-01-2012 à 10:45:59  profilanswer
 

luckynick a écrit :


 
en statistique, en proba et en tendances.

A part quelques rares cas qu'on peut réellement simplifier en ignorant certains facteurs, ça devrait être la règle de base.


On est en économie là, pas en finance, le raisonnement prime sur l'outil rôdé standardisé.


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n°28957824
ovrefoss
Posté le 17-01-2012 à 12:09:54  profilanswer
 

radioactif a écrit :


On est en économie là, pas en finance, le raisonnement prime sur l'outil rôdé standardisé.

Non, on est sur le topic du Parti de Gauche.  
 
Si tu as autant de cohérence dans ton approche des réalités systémiques, ca prouve que tu perds beaucoup de temps pour te décider à aller sur le terrain de la vie sociale
 
[:molmock]
 
 
 
 
 


---------------
Le terrorisme gauchiste et le terrorisme étatique sont les deux mâchoires d’un même piège à cons »© JP. Manchette - SUPER SITE FRANÇAIS SUR LES GILETS JAUNES  !
n°28957871
luckynick
esclave de chat
Posté le 17-01-2012 à 12:14:52  profilanswer
 

radioactif a écrit :


On est en économie là, pas en finance, le raisonnement prime sur l'outil rôdé standardisé.


 
maiwai t'as raison bro, simplifions a l'extrème des systèmes hyper complexe juste pour satisfaire le besoin d'absolu de certains (dont tu fait parti) :o
 
bref stop hs, comme l'a dit ovrefoss on est sur le topci parti de gauche là, go topok liberal :o


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°28957967
mangue13
Posté le 17-01-2012 à 12:24:08  profilanswer
 


A ce propos :  
 

Citation :


Les libéraux, pour l’heure, réussissent un véritable tour de force. La crise ouverte en 2007 est clairement celle de leur modèle. Pendant des années, à défaut d’augmenter les salaires, les ménages ont été poussés à la dette. Cela a effectivement soutenu la croissance pendant un temps. Jusqu’à ce que cette dette privée explose. Depuis, la dette publique a pris le relais. Sans elle, les économies se seraient littéralement effondrées. Or les libéraux en prennent prétexte pour imposer un peu plus leur modèle. Les pays européens se sont ainsi lancés dans une véritable course à l’austérité. Pour séduire les marchés financiers, c’est à qui réduira le plus le nombre de fonctionnaires, les retraites, les salaires. En France, la dette publique est de l’ordre de 90 % du PIB. C’est évidemment beaucoup. Mais encore faut-il ne pas noircir le tableau. La mise en rapport d’un stock de dette avec un flux annuel de production n’a guère de sens. Pour un ménage, il est fréquent d’avoir une dette supérieure à son revenu annuel : cela n’est pas nécessairement un problème, peut permettre de se projeter dans l’avenir. La dette est d’autant moins un problème pour l’Etat qu’il n’est
justement pas un ménage. Celui-ci est tenu de rembourser son stock de dettes, les banques n’accordent plus de crédit passé un certain âge. L’Etat, lui, n’est pas mortel. Il n’est en aucun cas tenu de réduire sa dette à zéro contrairement à ce que soutient la funeste règle d’or. Il a la possibilité de la reconduire. Et c’est ce qu’il fait traditionnellement : il emprunte pour payer le capital à rembourser. Les entreprises le font aussi souvent. Le crédit n’est pas un mal en soi. Dans nos économies monétaires, il occupe une place centrale, soutient la demande, laquelle détermine la production.


http://upr-marseille.com/2012/01/1 [...] -liberaux/
 

n°28958183
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 17-01-2012 à 12:50:43  profilanswer
 

[quotemsg=28957967,33135,660993]
A ce propos :

 
Citation :


Les libéraux, pour l’heure, réussissent un véritable tour de force. La crise ouverte en 2007 est clairement celle de leur modèle. Pendant des années, à défaut d’augmenter les salaires, les ménages ont été poussés à la dette. Cela a effectivement soutenu la croissance pendant un temps. Jusqu’à ce que cette dette privée explose. Depuis, la dette publique a pris le relais. Sans elle, les économies se seraient littéralement effondrées. Or les libéraux en prennent prétexte pour imposer un peu plus leur modèle. Les pays européens se sont ainsi lancés dans une véritable course à l’austérité. Pour séduire les marchés financiers, c’est à qui réduira le plus le nombre de fonctionnaires, les retraites, les salaires. En France, la dette publique est de l’ordre de 90 % du PIB. C’est évidemment beaucoup. Mais encore faut-il ne pas noircir le tableau. La mise en rapport d’un stock de dette avec un flux annuel de production n’a guère de sens. Pour un ménage, il est fréquent d’avoir une dette supérieure à son revenu annuel : cela n’est pas nécessairement un problème, peut permettre de se projeter dans l’avenir. La dette est d’autant moins un problème pour l’Etat qu’il n’est
justement pas un ménage. Celui-ci est tenu de rembourser son stock de dettes, les banques n’accordent plus de crédit passé un certain âge. L’Etat, lui, n’est pas mortel. Il n’est en aucun cas tenu de réduire sa dette à zéro contrairement à ce que soutient la funeste règle d’or. Il a la possibilité de la reconduire. Et c’est ce qu’il fait traditionnellement : il emprunte pour payer le capital à rembourser. Les entreprises le font aussi souvent. Le crédit n’est pas un mal en soi. Dans nos économies monétaires, il occupe une place centrale, soutient la demande, laquelle détermine la production.


http://upr-marseille.com/2012/01/1 [...] -liberaux/

 

[/quotemsg

 

Sauf que

 

1) sans création monétaire, les ménages qui souhaiteraient emprunter pour maintenir leur niveau de vie ne pourraient le faire qu'auprès d'autres ménages qui auraient épargné. L'endettement brut des ménages serait donc limité par la capacité d'épargne d'autres ménages, et l'endettement net de l'ensemble des ménages, prêteurs et emprunteurs, serait très faible. La fable keynésienne de la stagnation des salaires expliquant l'endettement ne tient donc pas : c'est bien la création monétaire que les Etats ont autorisée depuis 1971-1976, çàd depuis la fin de l'ancrage de la monnaie sur l'or, qui a expliqué cet endettement inouï de tous les acteurs (Etats, entreprises, ménages).

 

2) Des études empiriques montrent qu'à partir d'un endettement dépassant 90% du Pib, la croissance économique stagne : on y est.
deux économistes américains, C.M. Reinhart et K.S.Rogoff[1] ont publié un ouvrage et un article sur la relation entre niveau de dette publique et croissance à long terme. Pour alimenter leurs études, les deux auteurs ont construit une base de données colossale, couvrant huit siècles et soixante-dix pays, allant du défaut de paiement de l’Angleterre au 14ème siècle jusqu’à la crise récente des subprimes aux Etats-Unis. A partir de leur analyse historique, les auteurs identifient 70 défauts de paiements sur la dette publique interne et 250 défauts de paiements sur la dette extérieure, et arrivent à la conclusion que les hauts niveaux de dette publique sont associés à une croissance plus faible. Selon leurs résultats, à partir et au-delà de 90 % de PIB de dette publique, le taux de croissance annuel médian chuterait de 1% à long terme et le taux de croissance moyen encore plus.  http://www.ofce.sciences-po.fr/cla [...] net-85.htm

 

3) L'Etat peut bien sûr avoir une dette perpétuelle, empruntant sans cesse pour rembourser les précédents emprunts. On a vu cependant qu'existait une borne empirique des 90%. En outre, il faut s'assurer que les nouveaux emprunts ne sont pas plus chers que les anciens. Or, la France a massivement emprunté en 2008 pour faire face à la crise : cette dette doit être refinancée en 2013. Or, d'ici là, les taux auront remonté : la France s'expose donc à une crise financière violente, comme le Danemark l'a connue dans les années 80, ou la Suède en 1993. Pour s'en sortir le Danemark a entamé une "cure de patates", ce qu'en langage Front de Gauche on appelle cure d'austérité néo-libérale et casse du service public : le Danemark, comme chacun sait, est devenu un pays où la moitié de la population n'est pas soignée et est SDF.  http://www.lemonde.fr/crise-financ [...] 81613.html

 

4) On dira : pourquoi l'Etat emprunte en versant des intérêts. La réponse serait un peu longue. Contentons-nous de citer Yves Guyot  : "En vertu de l'ordon­nance de Blois, tous prêts temporaires d'intérêts étaient répu­tés usuraires et rigoureusement prohibés (sous l'Ancien Régime). Quand des socialistes s'élèvent contre le prêt à intérêt, ils se croient avancés: ils datent des Pères de l'Église ils réédi­tent les anathèmes de Bossuet sur l'usure ils reviennent à la législation de l'Ancien Régime qui n'empêchait point les trai­tants de s'enrichir, mais empêchait l'épargne de fructifier."

Message cité 2 fois
Message édité par limonaire le 17-01-2012 à 12:52:54

---------------
"C'est encore plus beau quand c'est inutile" Cyrano de Bergerac http://limonaire.blog.lemonde.fr/
n°28958302
luckynick
esclave de chat
Posté le 17-01-2012 à 13:03:42  profilanswer
 

limonaire a écrit :

[quotemsg=28957967,33135,660993]
A ce propos :  
 

Citation :


Les libéraux, pour l’heure, réussissent un véritable tour de force. La crise ouverte en 2007 est clairement celle de leur modèle. Pendant des années, à défaut d’augmenter les salaires, les ménages ont été poussés à la dette. Cela a effectivement soutenu la croissance pendant un temps. Jusqu’à ce que cette dette privée explose. Depuis, la dette publique a pris le relais. Sans elle, les économies se seraient littéralement effondrées. Or les libéraux en prennent prétexte pour imposer un peu plus leur modèle. Les pays européens se sont ainsi lancés dans une véritable course à l’austérité. Pour séduire les marchés financiers, c’est à qui réduira le plus le nombre de fonctionnaires, les retraites, les salaires. En France, la dette publique est de l’ordre de 90 % du PIB. C’est évidemment beaucoup. Mais encore faut-il ne pas noircir le tableau. La mise en rapport d’un stock de dette avec un flux annuel de production n’a guère de sens. Pour un ménage, il est fréquent d’avoir une dette supérieure à son revenu annuel : cela n’est pas nécessairement un problème, peut permettre de se projeter dans l’avenir. La dette est d’autant moins un problème pour l’Etat qu’il n’est
justement pas un ménage. Celui-ci est tenu de rembourser son stock de dettes, les banques n’accordent plus de crédit passé un certain âge. L’Etat, lui, n’est pas mortel. Il n’est en aucun cas tenu de réduire sa dette à zéro contrairement à ce que soutient la funeste règle d’or. Il a la possibilité de la reconduire. Et c’est ce qu’il fait traditionnellement : il emprunte pour payer le capital à rembourser. Les entreprises le font aussi souvent. Le crédit n’est pas un mal en soi. Dans nos économies monétaires, il occupe une place centrale, soutient la demande, laquelle détermine la production.


http://upr-marseille.com/2012/01/1 [...] -liberaux/
 
[/quotemsg
 
Sauf que
 
1) sans création monétaire, les ménages qui souhaiteraient emprunter pour maintenir leur niveau de vie ne pourraient le faire qu'auprès d'autres ménages qui auraient épargné. L'endettement brut des ménages serait donc limité par la capacité d'épargne d'autres ménages, et l'endettement net de l'ensemble des ménages, prêteurs et emprunteurs, serait très faible. La fable keynésienne de la stagnation des salaires expliquant l'endettement ne tient donc pas : c'est bien la création monétaire que les Etats ont autorisée depuis 1971-1976, çàd depuis la fin de l'ancrage de la monnaie sur l'or, qui a expliqué cet endettement inouï de tous les acteurs (Etats, entreprises, ménages).
 
2) Des études empiriques montrent qu'à partir d'un endettement dépassant 90% du Pib, la croissance économique stagne : on y est.  
deux économistes américains, C.M. Reinhart et K.S.Rogoff[1] ont publié un ouvrage et un article sur la relation entre niveau de dette publique et croissance à long terme. Pour alimenter leurs études, les deux auteurs ont construit une base de données colossale, couvrant huit siècles et soixante-dix pays, allant du défaut de paiement de l’Angleterre au 14ème siècle jusqu’à la crise récente des subprimes aux Etats-Unis. A partir de leur analyse historique, les auteurs identifient 70 défauts de paiements sur la dette publique interne et 250 défauts de paiements sur la dette extérieure, et arrivent à la conclusion que les hauts niveaux de dette publique sont associés à une croissance plus faible. Selon leurs résultats, à partir et au-delà de 90 % de PIB de dette publique, le taux de croissance annuel médian chuterait de 1% à long terme et le taux de croissance moyen encore plus.  http://www.ofce.sciences-po.fr/cla [...] net-85.htm
 
3) L'Etat peut bien sûr avoir une dette perpétuelle, empruntant sans cesse pour rembourser les précédents emprunts. On a vu cependant qu'existait une borne empirique des 90%. En outre, il faut s'assurer que les nouveaux emprunts ne sont pas plus chers que les anciens. Or, la France a massivement emprunté en 2008 pour faire face à la crise : cette dette doit être refinancée en 2013. Or, d'ici là, les taux auront remonté : la France s'expose donc à une crise financière violente, comme le Danemark l'a connue dans les années 80, ou la Suède en 1993. Pour s'en sortir le Danemark a entamé une "cure de patates", ce qu'en langage Front de Gauche on appelle cure d'austérité néo-libérale et casse du service public : le Danemark, comme chacun sait, est devenu un pays où la moitié de la population n'est pas soignée et est SDF.  http://www.lemonde.fr/crise-financ [...] 81613.html
 
4) On dira : pourquoi l'Etat emprunte en versant des intérêts. La réponse serait un peu longue. Contentons-nous de citer Yves Guyot  : "En vertu de l'ordon­nance de Blois, tous prêts temporaires d'intérêts étaient répu­tés usuraires et rigoureusement prohibés (sous l'Ancien Régime). Quand des socialistes s'élèvent contre le prêt à intérêt, ils se croient avancés: ils datent des Pères de l'Église ils réédi­tent les anathèmes de Bossuet sur l'usure ils reviennent à la législation de l'Ancien Régime qui n'empêchait point les trai­tants de s'enrichir, mais empêchait l'épargne de fructifier."


 
 
réponse ma fois .... très empirique  [:spamafoote]  
 
quand au point 4, ça s'applique aux entités privées, jusqu'à preuve du contraire l'état n'en est pas une. C'est là d'ailleurs le gros enfumage que vous nous ressortez régulièrement sur les topic politiques/économiques, avec la grosse comparaison bien foireuse entre les finances d'un état et celles d'un ménage moyen.


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In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°28958331
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 17-01-2012 à 13:08:57  profilanswer
 

"Enfumage" : mot employé dans la cadre d'une rhétorique semi-habile d'opposition qui  n'a pas d'arguments solides à opposer. Ne démontre en fait rien d'autre qu'une position dogmatique, idéologique, fondée sur des préjugés mais jamais démontrée. Rarement employé dans un post de plus de deux lignes.


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"C'est encore plus beau quand c'est inutile" Cyrano de Bergerac http://limonaire.blog.lemonde.fr/
n°28958345
moonboots
Posté le 17-01-2012 à 13:10:28  profilanswer
 

limonaire a écrit :

"Enfumage" : mot employé dans la cadre d'une rhétorique semi-habile d'opposition qui  n'a pas d'arguments solides à opposer. Ne démontre en fait rien d'autre qu'une position dogmatique, idéologique, fondée sur des préjugés mais jamais démontrée. Rarement employé dans un post de plus de deux lignes.


bah si   [:cerveau spamafote]   ton post fait trois lignes    [:cerveau cupra]

n°28958511
audioslave​227
virez le slave227
Posté le 17-01-2012 à 13:27:32  profilanswer
 

Ben ok... mais on en fait quoi de ces écoles ? Tout le monde ne peut pas rentrer à l'insa. Apres mon DUT, la banque d'epreuves DUT/BTS ouvrait les portes à des centaines d'écoles payantes... et les profs de l'IUT ont déconseillé à tout le monde d'aller en fac => chomage assuré... ce qui est faux après avoir fini en Master.
Mais le debat peut aussi se prolonger sur les très grandes écoles publiques... ça n'existe pas aux US... Je sais vraiment pas si c'est un plus ...

 


Message édité par audioslave227 le 17-01-2012 à 13:31:08

---------------
Last.fm
n°28958878
Terminatux
Communiste
Posté le 17-01-2012 à 13:59:13  profilanswer
 

limonaire a écrit :

1) sans création monétaire, les ménages qui souhaiteraient emprunter pour maintenir leur niveau de vie ne pourraient le faire qu'auprès d'autres ménages qui auraient épargné. L'endettement brut des ménages serait donc limité par la capacité d'épargne d'autres ménages, et l'endettement net de l'ensemble des ménages, prêteurs et emprunteurs, serait très faible. La fable keynésienne de la stagnation des salaires expliquant l'endettement ne tient donc pas : c'est bien la création monétaire que les Etats ont autorisée depuis 1971-1976, çàd depuis la fin de l'ancrage de la monnaie sur l'or, qui a expliqué cet endettement inouï de tous les acteurs (Etats, entreprises, ménages).

 

Je ne suis pas un grand spécialiste de Keynes, mais ma conception des choses est différente.
La faiblesse des salaires explique non pas directement l'endettement et la création monétaire, mais elle explique pourquoi on est passé par l'endettement et la création monétaire pour sauver le système capitaliste.
Le capitalisme produit naturellement des crises de surproduction, pensons notamment à la longue stagnation ponctuée de crises régulières qui a eu lieu à la fin du dix-neuvième siècle. Pour contrer cette surproduction, on choisit de permettre un endettement massif des ménages et, moins grand à l'échelle du monde certes, des États.

 

Cet endettement finit par prendre des proportions trop grandes, ce qui aboutit à une crise.
Comme l'endettement n'est pas uniforme, c'est une manifestation précise de ce mouvement général de l'endettement qui est la cause immédiate de la crise : les subprimes aux États-Unis.
L'endettement a ainsi permis au capitalisme de continuer à se développer (et encore, bien plus légèrement qu'autrefois) malgré son caractère autodestructeur.

 

La solution n'est donc pas de revenir en arrière (au capitalisme du dix-neuvième siècle, son niveau de développement bien inférieur, et ses crises fréquentes même si d'ampleur bien moindres à celles de 1929 et 2007) mais d'aller de l'avant, vers le socialisme.

 
limonaire a écrit :

4) On dira : pourquoi l'Etat emprunte en versant des intérêts. La réponse serait un peu longue. Contentons-nous de citer Yves Guyot  : "En vertu de l'ordon­nance de Blois, tous prêts temporaires d'intérêts étaient répu­tés usuraires et rigoureusement prohibés (sous l'Ancien Régime). Quand des socialistes s'élèvent contre le prêt à intérêt, ils se croient avancés: ils datent des Pères de l'Église ils réédi­tent les anathèmes de Bossuet sur l'usure ils reviennent à la législation de l'Ancien Régime qui n'empêchait point les trai­tants de s'enrichir, mais empêchait l'épargne de fructifier."

 

C'est un peu court comme argumentation.
La pratique du taux d'intérêt remonte à l'Antiquité, pourtant je ne me sens pas obligé de tout amalgamer en considérant que ce que proposent les libéraux n'est rien de plus que ce qui se pratiquait déjà dans l'Antiquité!

Message cité 1 fois
Message édité par Terminatux le 17-01-2012 à 14:06:40
n°28958957
luckynick
esclave de chat
Posté le 17-01-2012 à 14:04:39  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
Je ne suis pas un grand spécialiste de Keynes, mais ma conception des choses est différente.
La faiblesse des salaires explique non pas directement l'endettement et la création monétaire, mais elle explique pourquoi on est passé par l'endettement et la création monétaire pour sauver le système capitaliste.
Le capitalisme produit naturellement des crises de surproduction, pensons notamment à la longue stagnation ponctuée de crises régulières qui a eu lieu à la fin du dix-neuvième siècle. Pour contrer cette surproduction, on choisit de permettre un endettement massif des ménages et, moins grand à l'échelle du monde certes, des États.
 
Cet endettement finit par prendre des proportions trop grandes, ce qui aboutit à une crise.
Comme l'endettement n'est pas uniforme, c'est une manifestation précise de ce mouvement général de l'endettement qui est la cause immédiate de la crise : les subprimes aux États-Unis.
L'endettement a ainsi permis au capitalisme de continuer à se développer (et encore, bien plus légèrement qu'autrefois) malgré son caractère autodestructeur.
 
La solution n'est donc pas de revenir en arrière (au capitalisme du dix-neuvième siècle, son niveau de développement bien inférieur, et ses crises fréquentes même si d'ampleur bien moindres que celles de 1929 et 2007) mais d'aller de l'avant, vers le socialisme.
 


 

Terminatux a écrit :


 
C'est un peu court comme argumentation.
La pratique du taux d'intérêt remonte à l'Antiquité, pourtant je ne me sens pas obligé de tout amalgamer en considérant que ce que proposent les libéraux n'est rien de plus que ce qui se pratiquait déjà dans l'Antiquité!


 
+1 et merci term, j'ai pas trouvé le courage ni le temps de faire une réponse similaire, je m'en excuse  [:le_multi_de_syr01]


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In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°28959268
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 17-01-2012 à 14:29:33  profilanswer
 

1) L'idée que la croissance s'essoufflait dans les pays développés, ce qui serait inhérent au capitalisme, et que pour en sortir, on a laissé la création monétaire se développer en abandonnant l'étalon or ne tient pas la route non plus.  
 
D'abord, le capitalisme n'est pas une personne qui pense : on ne peut pas prêter des intentions à un système. En revanche, quand on regarde qui a abandonné l'étalon or, parce que c'était leur intérêt, on voit bien que ce sont les Etats, en premier lieu les EU, pour financer leurs dépenses publiques en croissance, sociales (Nouvelle société de Johnson) et militaires (la guerre du Vietnam). Les entreprises privées s'accommodent en revanche très bien d'une monnaie stable : la preuve en est que, quand on leur laisse le choix, les capitalistes détiennent les monnaies qui s'apprécient (or, franc suisse, mark allemand autrefois), pas celles qui se déprécient. Ce ne sont donc pas les capitalistes qui réclament une monnaie fondante : au contraire, il s'en protègent par la création d'instruments de couverture par exemple. Ce sont les Etats et les banques qui ont intérêt à cette création et qui vont mobiliser tout un arsenal de propagande, y compris l'embauche d'intellectuels à leur service, pour défendre cette idée. Force est de constater qu'ils y ont fort bien réussi au XXè siècle, tout le monde, y compris Madame Michu, trouvant normal que l'Etat puisse manipuler la monnaie (émission monétaire, taux d'intérêt, dévaluations) à son profit. La création monétaire n'est donc pas une sratégie inventée par le capitalisme pour survivre ; c'est au contraire un des éléments qui ont contribué à dévoyer le capitalisme, et à faire que nos sociétés ne sont plus que des ersatz de capitalisme.
 
En outre, l'idée de contradiction inhérente au capitalisme, qui déboucherait sur une crise ultime de surproduction, ne tient pas non plus. C'est l'erreur de Marx maintes fois démontrée depuis. Le raisonnement serait le suivant : pour maintenir la croissance, les entreprises sont obligées d'accumuler sans cesse plus de capital. Mais du fait des rendements décroissants, le profit augmenterait moins vite que le rythme d'accumulation du capital, d'où une baisse tendancielle du taux de profit. D'où la contradiction : l'intérêt privé des entreprises les pousse à accumuler plus de capital, mais cette accumulation les conduit à leur perte. Or, empiriquement, on n'observe pas cette baisse tendancielle des taux de profits : la part des profits dans la VA est stable par exemple sur le siècle, ce qui suffit à détruire cette argumentation.  
 
On peut défendre l'intervention de l'Etat parce qu'il prend en compte les grandes externalités positives ou négatives (infrastructures, éducation, recherche, pollution) ou qu'il corrige les grandes inégalités quon jugerait insupportable.
 
On ne peut pas (on ne peut plus, le XXè siècle ayant assez suffisamment servi d'exemple dans ce domaine) défendre l'intervention conjoncturelle de l'Etat pour résoudre d'hypothétiques problèmes d'insuffisance de la demande. On peut encore moins légitimer la création monétaire, quand on sait, théorie et illustration au XXè siècle à l'appui, que c'est elle qui crée le cycle économique, avec les récessions et le chômage douloureux à la clé.  
 
2) Le taux d'intérêt existe même chez les hommes préhistoriques car le taux de préférence pour le présent, çàd le fait pour tout homme de pouvoir se projeter dans le futur et de préférer le présent au futur, toutes choses égales par ailleurs, est une réalité anthropologique, valable en tous temps et en tous lieux. Interdire cette réalité, c'est aussi absurde et impossible que ne pas tenir compte des effets de la loi de la gravité.


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"C'est encore plus beau quand c'est inutile" Cyrano de Bergerac http://limonaire.blog.lemonde.fr/
n°28960437
Terminatux
Communiste
Posté le 17-01-2012 à 15:52:59  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Ce sont les Etats et les banques qui ont intérêt à cette création et qui vont mobiliser tout un arsenal de propagande, y compris l'embauche d'intellectuels à leur service, pour défendre cette idée. Force est de constater qu'ils y ont fort bien réussi au XXè siècle, tout le monde, y compris Madame Michu, trouvant normal que l'Etat puisse manipuler la monnaie (émission monétaire, taux d'intérêt, dévaluations) à son profit. La création monétaire n'est donc pas une sratégie inventée par le capitalisme pour survivre ; c'est au contraire un des éléments qui ont contribué à dévoyer le capitalisme, et à faire que nos sociétés ne sont plus que des ersatz de capitalisme.

 
  • Les États ne l'ont fait qu'après une période assez longue de crises régulières du capitalisme à une époque... où l'étalon-or était conforté.
  • Parler ainsi de l'influence des keynésiens alors que les grandes organisations internationales (OFCE, OCDE, FMI...) les États-Unis et l'immense majorité des États Européens et les banques prônent toujours plus de rigueur c'est juste n'importe quoi. J'ose espérer que tu ne croies pas que les États embauchent à tour de bras des économistes marxistes pour hâter la révolution socialiste. :o


limonaire a écrit :

En outre, l'idée de contradiction inhérente au capitalisme, qui déboucherait sur une crise ultime de surproduction, ne tient pas non plus. C'est l'erreur de Marx maintes fois démontrée depuis. Le raisonnement serait le suivant : pour maintenir la croissance, les entreprises sont obligées d'accumuler sans cesse plus de capital. Mais du fait des rendements décroissants, le profit augmenterait moins vite que le rythme d'accumulation du capital, d'où une baisse tendancielle du taux de profit. D'où la contradiction : l'intérêt privé des entreprises les pousse à accumuler plus de capital, mais cette accumulation les conduit à leur perte. Or, empiriquement, on n'observe pas cette baisse tendancielle des taux de profits : la part des profits dans la VA est stable par exemple sur le siècle, ce qui suffit à détruire cette argumentation.

 

La thèse de Marx sur la baisse tendancielle du taux de profit, qui ne fait pas à mon avis unanimité parmi les économistes marxistes, n'était pas mon propos. Je ne la crois d'ailleurs pas juste.
Tu évoques la crise de surproduction (qui était mon propos) et tu continues en parlant de tout autre chose, l'air de rien.
D'autre part tu te trompes : la thèse de Marx dit que le taux de profit tend à baisser, pas la masse des profits.

 
limonaire a écrit :

On peut défendre l'intervention de l'Etat parce qu'il prend en compte les grandes externalités positives ou négatives (infrastructures, éducation, recherche, pollution) ou qu'il corrige les grandes inégalités quon jugerait insupportable.

 

On ne peut pas (on ne peut plus, le XXè siècle ayant assez suffisamment servi d'exemple dans ce domaine) défendre l'intervention conjoncturelle de l'Etat pour résoudre d'hypothétiques problèmes d'insuffisance de la demande. On peut encore moins légitimer la création monétaire, quand on sait, théorie et illustration au XXè siècle à l'appui, que c'est elle qui crée le cycle économique, avec les récessions et le chômage douloureux à la clé.

 

C'est n'importe quoi. Le cycle économique ne date absolument pas du vingtième siècle.

 
limonaire a écrit :

2) Le taux d'intérêt existe même chez les hommes préhistoriques car le taux de préférence pour le présent, çàd le fait pour tout homme de pouvoir se projeter dans le futur et de préférer le présent au futur, toutes choses égales par ailleurs, est une réalité anthropologique, valable en tous temps et en tous lieux. Interdire cette réalité, c'est aussi absurde et impossible que ne pas tenir compte des effets de la loi de la gravité.

 

[:canard rouge:4]

 

Qui a parlé d'interdire de se projeter dans l'avenir?
Je te signale qu'on parlait de l'État et de la manière dont il se finance. Personne n'a dit que l'État ne devait pas investir, tu déformes les propos de tes contradicteurs.


Message édité par Terminatux le 17-01-2012 à 16:00:25
n°28961185
Jeanpeche
Miaou
Posté le 17-01-2012 à 16:43:24  profilanswer
 

moonboots a écrit :

je poste ça ici, qq extraits des Nouveaux Chiens de Garde


 
Je l'ai vu hier.
C'est très sympa, et informatif pour peu qu'on ne s'y connaisse pas trop dans le fonctionnement actuel des médias (comme moi :) )
Malheureusement, c'est totalement monté à charge, aucun contre-point à l'information donnée, et du coup on à l'impression de ne voir que les mauvaises pratiques habilement montées.
 
C'est dommage, sans ça c'était vraiment un bon documentaire.

n°28963184
Camelot2
Posté le 17-01-2012 à 19:48:56  profilanswer
 

luckynick a écrit :


 
hé ho ... j'ai fait une constatation à propos d'un graphique, j'ai pas cherché à savoir pourquoi ça montait, j'ai même pas dit que cette augmentation était anormale alors camembert hein :o
Là c'est toi qui tire TES conclusions


 
Tu as l'habitude de prendre les gens pour des cons. Je ne vais pas insister.

n°28963249
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 17-01-2012 à 19:55:55  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Tu as l'habitude de prendre les gens pour des cons. Je ne vais pas insister.


 
Je plussoie, évidemment. ;)  


---------------
"C'est encore plus beau quand c'est inutile" Cyrano de Bergerac http://limonaire.blog.lemonde.fr/
n°28964162
Kornichon5​6
Ça c'est gaingsteur
Posté le 17-01-2012 à 21:19:49  profilanswer
 

Le contenu de ce message a été effacé par son auteur


Message édité par Kornichon56 le 17-01-2012 à 21:24:55

---------------
Les canons sont toujours brûlants sur ce forum de merde, nous créons terreur et désordre pour la compétition.
n°28964307
audioslave​227
virez le slave227
Posté le 17-01-2012 à 21:29:31  profilanswer
 

alors on fait quoi de ces écoles qui sortent des diplômés sous-cotés ?
C'est juste histoire de faire avancer le débat hein, meme si avec toi, on a compris que c'était peine perdu.


---------------
Last.fm
n°28964453
Kornichon5​6
Ça c'est gaingsteur
Posté le 17-01-2012 à 21:37:00  profilanswer
 

Le contenu de ce message a été effacé par son auteur


---------------
Les canons sont toujours brûlants sur ce forum de merde, nous créons terreur et désordre pour la compétition.
n°28964531
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 17-01-2012 à 21:43:09  profilanswer
 

Kornichon56 a écrit :


C'est bien le problème. Ces écoles ne servent à rien à part alimenter les polémiques du style "je suis ingénieur et au chômage, y'a pas de boulot pour les bac+5".
Étrangement je vois jamais de gens sortir de vraie écoles d'ingé et témoigner de cette façon.
Tout le monde veut être ingénieur, désolé mais ces écoles ne trompent personne (à part les mecs qui croient acheter leur diplôme [:-sam-]).
Y'a malheureusement pas forcément de boulot pour ce niveau reconnu de qualification, pas besoin de victimiser la fac et cracher sur les "élites" comme tu aimes tant le faire, pour le constater.
Tu ne fais pas avancer le débat en nous faisant part de ton expérience perso, qui est somme toute marginale vu que tu as abandonné ce cursus [:hakxe]


Le marché de l'ingénieur étant libre, elles répondent à un besoin d'ingénieurs spécialisés et parfois de techniciens supérieurs :D. Seulement, elles bénéficient de moins de subventions que la fac ou les écoles publiques. Certaines (peu :o) de ces écoles privées sortent des ingénieurs dont le niveau suffit, faut pas non plus jeter bébé avec l'eau du bain.
 
Après, je te l'accorde, les deux écoles citées, franchement je resterais à la fac [:cosmoschtroumpf]
 
Après, je veux bien que dans ces écoles privées tu retrouves une proportion de gens pas forcément agréables, 25k€ de dettes en commençant avec un diplôme en carton... :D


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°28964622
VictorVVV
Citation personnelle
Posté le 17-01-2012 à 21:47:59  profilanswer
 

Mélenchon fait attention aux sondages :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/ [...] enchon.php
http://www.lejdd.fr/Election-presi [...] m=bloc2012


---------------
Signature des messages
n°28964652
luckynick
esclave de chat
Posté le 17-01-2012 à 21:50:15  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Tu as l'habitude de prendre les gens pour des cons. Je ne vais pas insister.


 

limonaire a écrit :


 
Je plussoie, évidemment. ;)  


 
golden look who are talking là : vous nous assenez vos dogme assaisonnés de raisonnement hors sujet quand ils ne sont pas carrément fallacieux et c'est moi qui vous prend pour des cons  :pfff:


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°28965299
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 17-01-2012 à 22:32:29  profilanswer
 


 
Mélenchon est plus nuancé que certaines de ses ouailles, qui sont parfois plus royalistes que le roi. Péché de jeunesse sans doute...


---------------
"C'est encore plus beau quand c'est inutile" Cyrano de Bergerac http://limonaire.blog.lemonde.fr/
n°28965307
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 17-01-2012 à 22:33:08  profilanswer
 

Au fait, que devient Zmed ?


---------------
"C'est encore plus beau quand c'est inutile" Cyrano de Bergerac http://limonaire.blog.lemonde.fr/
n°28965394
Profil sup​primé
Posté le 17-01-2012 à 22:39:46  answer
 

Kornichon56 a écrit :


Pour ta gouverne, toutes les écoles d'ingé privées sont pourries


 j'croyais que les écoles privées c'était le b.ien :o

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 17-01-2012 à 22:39:58
n°28965486
VictorVVV
Citation personnelle
Posté le 17-01-2012 à 22:46:24  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Mélenchon est plus nuancé que certaines de ses ouailles, qui sont parfois plus royalistes que le roi. Péché de jeunesse sans doute...

Oui. Par exemple il a écrit

Citation :

ce jour d’aout 1971 où les Etats-Unis ont supprimé la convertibilité du dollar en or(...)
Ils manient la planche à billet comme ils veulent, sans contrepartie ni contrôle.  Ils ont ainsi mis en circulation le poison qui gangrène depuis toute l’économie mondiale.


---------------
Signature des messages
n°28965655
moonboots
Posté le 17-01-2012 à 23:01:18  profilanswer
 

Ce Soir Ou Jamais sur France 3 tout de suite

n°28965662
Dantiste
Posté le 17-01-2012 à 23:01:36  profilanswer
 

Non.
 
Le Figaro qui part en délire sur les propos de Mélenchon avec des chiffres pour justifier des commentaires vides et creux, sans bien sûr se référer une seule fois aux propositions du FdG exposées par son candidat...  :sleep:  
 
Au Fdg, on se fie aux fréquentations des assemblées, aux ralliements, aux marques diverses de sympathie, à la quantité et la qualité des messages laissés sur les forums de discussions, etc... Mais certainement pas au Fig/JDD.
 
 
 
Après, à toi ou non d'avaler la semence des journaleux qui fait ton foie gras, ce qui n'est jamais au final qu'une hépatite dont tu ne sembles pas trop souffrir   :D
 


---------------
Mariupol, heroes forever. - Zelensky, Dudaev. - Boum !
n°28965665
moonboots
Posté le 17-01-2012 à 23:02:00  profilanswer
 

VictorVVV a écrit :

Oui. Par exemple il a écrit


la monnaie c'est un outil, ce qui compte c'est ce qu'on en fait

mood
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Posté le   profilanswer
 

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