jevtamo | nakata a écrit :
"Nous allons faire payer tout le monde en augmentant la TVA et réduire leur droit du travail"
Punaise, c'est dingue, cet amour de la droite pour les classes populaires
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Tout le monde paye la TVA, c'est probablement le seul impôt vraiment égalitaire en France: pas de niches, tout le monde à la même enseigne.
Le droit du travail s'applique aussi à tous.
dami1stm a écrit :
Oui oui, j'ai compris ce que tu voulais dire Dans l'industrie pharma privée classique ce sont les "consommateurs" qui payent la R&D via l'achat du médicament. Dans le cas de l'industrie pharma nationalisée c'est pas "l'Etat" mais bien les français via des cotisations sociales, ce sont eux aussi des consommateurs mais pas que quand ils en ont besoin c'est là toute la nuance. Comme quand tu te prends une mutuelle santé privée sauf que là tu payes la pub et les marges en plus. La concurrence déloyale viendrait donc du fait que des consommateurs choisissent de participer à la R&D même quand ils en ont pas besoin ? Ton exemple n'est donc pas tout à fait juste même si j'ai compris ce que tu voulais dire. Disons que dans le cas numéro deux c'est la famille qui se cotise pour le mixeur et pour que je puisse en contre-partie leur presser une citronnade à pas chère quand ils veulent. Et de temps en temps je vais devant le portail de ma maison faire un stand et vendre pour presque rien à ceux qui passent devant moi. Alors que dans le cas numéro un le gars achète la machine, essaye de trouver un bon endroit, fait de la pub avec des petits panneaux pour indiquer l'emplacement du stand et augmentera la marge en conséquence pour rentabiliser l'achat de la machine et parce-que son but c'est de gagner de l'argent. Il fera donc payer la machine, les panneaux (pub) et une plus grosse marge parce-que c'est son but. Dans les deux cas ce sont bien les consommateurs principaux qui paye la machine (R&D) au départ ou à terme mais pas au même prix sur la durée.
Dans le cas de l'industrie pharmaceutique, puisqu'il s'agit de santé et d'un besoin primaire commun, je trouve immoral et dangereux que des puissances privées aient leur mot à dire sur notre santé. Si du jour au lendemain un dirigeant décide d'augmenter drastiquement les marges pour faire plaisir aux actionnaires, qu'est-ce qu'on fait ? On plombe le trou de la sécu ou on décide de ne plus rembourser et que cela doit être au frais du malade ? Solidaire ou pas ? Prend le cas de Martin Shkreli en exemple, qui a fait bondir le prix du médicament contre la toxoplasmose de son groupe Turing Pharmaceuticals de 5400% quand il a pris les rennes du labo. Ne peut on pas dire que cet homme est un gros enfulé ? Faut'il attendre que les exemples se multiplient ? L'état actuelle de la sécurité sociale est pour moi inachevée, soit on continu vers une mutualisation de l'industrie de la santé, soit on considère que c'est chacun pour soit et que tout le monde doit subvenir à ses propres problèmes. Ce sont bien deux visions distinctes et viable de la société qui sont possibles. La mise en commun ou le libéralisme. Dans tous les cas, le système actuel finira bien un jour ou l'autre de pencher définitivement d'un coté. Cela dépend de nous, de ce que nous voulons...
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Il y a effectivement des abus, mais on peut les résoudre sans nationaliser une entreprise juste en régulant les pratiques (ce qui est la troisième option et il doit y en avoir une infinité d'autres, le monde n'est pas binaire, ce n'est pas le protectionnisme vs le libéralisme) et la nationalisation n'est pas une garantie contre les abus (admettons qu'il y ait un gros déficit budgétaire, plutôt que de passer par l'impot, l'Etat pourrait choisir d'augmenter le prix de certains médicaments s'ils ne sont pas remboursés à 100% ou bien si l'entreprise de Shkreli n'est pas nationalisable car il ne veut pas vendre et qu'on ne peut le forcer et dans ce cas là, il peut toujours gonfler le prix de ses médocs, la seule solution étant de violer son brevet, mais si on viole son brevet qu'est-ce qui empêche les autres pays de violer nos brevets, à la fin le brevet pourrait ne plus avoir de valeur et il n'y aura presque plus de recherche pharmaceutique).
La concurrence déloyale vient du fait que la première stand doit payer son investissement et pas le second, du coup le prix d'achat du produit du second stand sera forcement plus bas et le consommateur ira acheter son produit au premier stand. Je vais réexpliquer: en achetant le premier produit tu vas payer la R&D de ce produit + son coût de fabrication + tu vas cotiser pour la R&D du second, si t'achètes le produit du second stand tu vas payer le coût de fabrication + tu vas cotiser pour la R&D de ce stand. Tu n'as aucun intérêt à payer deux R&D alors que tu ne peux en payer qu'une, non? Le premier stand ne peut pas survivre sur le marché (même s'il n'a pas de marge car c'est un secteur à grosses économies d'échelle) car l'Etat fausse la concurrence en supportant une firme et pas l'autre (l'Etat et le peuple sont au final la même chose).
dami1stm a écrit :
Ok je vois ce tu que tu voulais dire, mais je pense que tu te mets la rate au court-bouillon pour rien. Si les entreprises pharma sont nationalisées il y aura coopération entre elles pour se partager les ressources dispo. Elles seront peut être même regroupé en une seule, genre IPDF (Industrie Pharmaceutique De France ) Et ça serait naïf de croire que ce cas de figure ne peut pas se passer avec des entreprises privées, au contraire même puisqu'elles ne communiquent pas leurs sujets de recherches entre elles. Faut pas croire que le temps perdu à chercher un médoc pour une pathologie, le consommateur ne va pas le payer d'une manière ou d'une autre.
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Dans mon hypothèse, la seconde entreprise n'est pas nationalisé (pour des raisons X ou Y, genre le proprio ne veut pas vendre, elle déjà nationalisé dans son pays d'origine). Et oui, ce cas peut tout à fait se produire entre des firmes privées, seulement si ça arrive ce n'est pas au contribuable de payer (et je pense que la probabilité d'apparition dans les firmes privées de ce problème est plus faible que si c'était une instit publique). Bon tu me diras au final le consommateur payera quand même (et c'est vrai), mais le consommateur n'est pas forcement français et si jamais cet échec fout la compagnie dans le rouge, l'Etat n'est obligé de sauver l'entreprise.
dami1stm a écrit :
C'était peut être le cas au "début" mais non Aujourd'hui entre une maladie bénigne qui touchent beaucoup de monde ou des maladies graves voir mortelles mais peu courantes, les industries font leur choix sur des bases de rentabilité, pas de logique humaniste. J'ai même vu des documentaires et probablement lu des articles à ces sujets: certains groupes pharma préfèrent bien choisirent des projets qui auraient le plus de chance de réussir rapidement, sans prendre en compte la gravité de la maladie (il faudrait que je retrouve les sources...)
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Est-ce que la nationalisation changerait quelque chose? Est-il intelligent d'investir pour contrer la maladie grave? Admettons qu'on a une maladie grave M, cette maladie touche en 500 français et le coût de développement d'un remède serait de 1 milliards. Le coût du remède serait de 20 millions par tête, au final tu me dirais si on mutualise ça pour chaque Français cela ne fait que 15€ par Français, ça vaut le coup de sauver ces personnes pour un prix aussi bas. Soit. Mais si on soigne M, pourquoi ne pas soigner N? Une autre maladie similaire (même coût,...) et ainsi de suite, comment justifier soigner une maladie grave et pas une autre? Donc déjà ça pourrait augmenter grandement.
Ensuite, mon hypothèse est ultra simplifiée: je admets que le soin n'a aucun coût (ce qui est faux, le soin peut nécessiter un traitement lourd comme une chimio, ce qui a un coût), que la recherche trouve et trouve vite (ce qui n'est pas forcement vrai) et que les Français sont d'accord pour que l'argent public soit dépenser comme cela (cela vaut-il vraiment le coup d'investir 1mld pour sauver 500 gusses quand on sait qu'avec ce milliard on pourrait construire des écoles, embaucher plus de professeur, réduire les impôts, augmenter les subventions, baisser la TVA,...).
Pour ce qui est de la logique de rentabilité, ce n'est pas non plus si mauvais: le profit que tu fais avec le medoc' simple et rapide peut être utilisé pour financer la recherche sur la maladie rare évitant au peuple d'en supporter le coût directement.
dami1stm a écrit :
Justement, le but c'est de ne pas avoir d'actionnaires et que le médoc coûte aux cotisants le moins chère possible au besoin. Pas d'actionnaire, pas de marge, pas de bénéfice prévue, au prix coûtant de fonctionnement de production via une cotisation des travailleurs qui pourrait varier un peu d'année en année
Je ne crois pas non plus que l'Etat doit investir dans des entreprises dans bien des secteurs, mais la santé c'est primordiale. Là on parle toujours selon ma vision, d'entreprises de besoins commun (eau, agriculture, énergie, transport, santé, éducation, armement (aka le défense) et peut être même d'une part de logement (ce qui ne veut pas dire que l'on ne peut pas possédée une propriété privée )). En fait on parle pour moi de ce qui pourrait être une "phase de transition" compatible avec les marchés extérieurs avec un peu de réglage et de peaufinage ou d'un modèle déjà plus juste et stable. Si on veut aller jusqu'au bout de la logique, là on passe au modèle de société à la Bernard Friot avec mis en commun de tous les biens de production, salaire à vie et tout le toutim mais pour le coup là c'est du communisme plus qu'assumé Dans l'état actuel des choses c'est surtout foutrement utopique même si l'idée est plaisante.
Au final, le point de désaccord se situerait'il sur le rôle que l'Etat a à jouer ?
PS: bon avec l'heure qu'il est, excusez d'avance les fautes, merci bien
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En grande partie, oui. J'ai l'impression que l'Etat doit réguler et orienter, pas agir directement (l'action directe uniquement en cas de dernier recours), autrement dit un Etat plus incitatif qu'interventionniste. Un exemple d'un impôt qui a été utile dans ce sens: l'ISF, simple à mettre en place, un taux bas, une bonne incitation à faire fructifier le capital (au début, le bouclier fiscal et les autres réformes l'ont rendu inutile), ou bien les niches fiscales (je pense notamment aux femmes de ménage, prof particulier,...). |