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Auteur Sujet :

Mouvement Démocrate : La reconstruction et l'avenir sans Bayrou.

n°10971615
sateeva
Shawarma Police
Posté le 21-03-2007 à 15:06:18  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Oxygen3 a écrit :

Quoi, ca se voit que ca fait du *spam* pour revenir à la hauteur des autres topics ? :D


 
Bah c'est la meme chose dans les autres topics alors ca va pas rattraper quoi que ce soit  [:spamafote]  

mood
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Posté le 21-03-2007 à 15:06:18  profilanswer
 

n°10971624
vicenzo
parisien néo-lyonnais
Posté le 21-03-2007 à 15:06:52  profilanswer
 

VintarJD a écrit :

Ouai , mais appliquer des mesures ou la majorité des Francais ne se retrouvent pas et en le faisant de "force" , je sais pas si c'est la meilleur facon d'avancer , vaut mieux avancer lentement mais surement non?


 
mieux vaut avancer constructivement, réellement et bien :o
 
le crédo des 12 candidats quoi :D
 
 

n°10971731
sateeva
Shawarma Police
Posté le 21-03-2007 à 15:20:23  profilanswer
 

Au bureau des pleurs, il y en a des guichets
 

Citation :

François Bayrou envisage la création d'un "grand ministère des attentes de la société française".
 
Il réunirait, par départements, la jeunesse et les sports, les personnes âgées, les associations, internet, et pourquoi pas, l'immigration. Il s'agit d'assurer "une réflexion de long terme".
 
Les méchantes langues ont tôt fait d'ironiser sur la vaste vacuité du projet. Disons-le, je me range à leurs côtés.
...

n°10971743
[Toine]
A la demande générale...
Posté le 21-03-2007 à 15:22:09  profilanswer
 

sateeva a écrit :

Au bureau des pleurs, il y en a des guichets
 

Citation :

François Bayrou envisage la création d'un "grand ministère des attentes de la société française".
 
Il réunirait, par départements, la jeunesse et les sports, les personnes âgées, les associations, internet, et pourquoi pas, l'immigration. Il s'agit d'assurer "une réflexion de long terme".
 
Les méchantes langues ont tôt fait d'ironiser sur la vaste vacuité du projet. Disons-le, je me range à leurs côtés.
...



Il veut juste éviter de dire "démocratie participative". C'est la même chose, mais le créneau était déjà pris.
 
Le prochain, ce sera sarko qui fera "le ministère du dialogue direct".


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mes ventes : http://forum.hardware.fr/hfr/Achat [...] 0413_1.htm .
n°10971792
klougist
Posté le 21-03-2007 à 15:29:02  profilanswer
 

[Toine] a écrit :

Il veut juste éviter de dire "démocratie participative". C'est la même chose, mais le créneau était déjà pris.

 

Le prochain, ce sera sarko qui fera "le ministère du dialogue direct".


Ségo veut faire un ministère de la démocratie participative?  [:alph-one]

Message cité 1 fois
Message édité par klougist le 21-03-2007 à 15:30:53
n°10971830
[Toine]
A la demande générale...
Posté le 21-03-2007 à 15:32:34  profilanswer
 

klougist a écrit :

Ségo veut faire un ministère de la démocratie participative?  [:alph-one]


Ségo veut faire des instances de feedback direct sur l'action des élus par les citoyens, ça fait depuis le début qu'elle en parle.


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mes ventes : http://forum.hardware.fr/hfr/Achat [...] 0413_1.htm .
n°10971855
corsicaper​sempre
Posté le 21-03-2007 à 15:34:36  profilanswer
 

Le meeting sera diffusé sur Lci et Lcp An, pour ceux qui ne peuvent s'y rendre.

n°10971889
sateeva
Shawarma Police
Posté le 21-03-2007 à 15:38:06  profilanswer
 

corsicapersempre a écrit :

Le meeting sera diffusé sur Lci et Lcp An, pour ceux qui ne peuvent s'y rendre.


 
Ou qui n'ont pas de parapluie  :o  
 
(Je vois que tu en as un, good for you !)

n°10971891
Oxygen3
Tears from the moon
Posté le 21-03-2007 à 15:38:09  profilanswer
 

corsicapersempre a écrit :

Le meeting sera diffusé sur Lci et Lcp An, pour ceux qui ne peuvent s'y rendre.


Arrete de poster:p


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n°10971950
tapiefan
Best of the best
Posté le 21-03-2007 à 15:45:00  profilanswer
 

Citation :

Jacques Chirac a annoncé mercredi qu'il apporterait son vote et son soutien à Nicolas Sarkozy, candidat de l'UMP à l'élection présidentielle.
 
Le ministre de l'Intérieur quittera le gouvernement le lundi 26 mars pour "se consacrer pleinement à la campagne électorale", a précisé le chef de l'Etat dans une courte déclaration enregistrée à l'Elysée.
 
"S'agissant de mes choix personnels, les choses sont simples. J'ai voulu la création de l'UMP pour permettre à la France de conduire une politique rigoureuse de modernisation dans la durée", a expliqué Jacques Chirac.
 
"Dans sa diversité, cette formation politique a choisi de soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle, et ceci en raison de ses qualités", a-t-il poursuivi.
 
"C'est donc tout naturellement que je lui apporterai mon vote et mon soutien", a-t-il ajouté.


 
Donc ca c'est fait.

mood
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Posté le 21-03-2007 à 15:45:00  profilanswer
 

n°10971999
[Toine]
A la demande générale...
Posté le 21-03-2007 à 15:49:07  profilanswer
 

tapiefan a écrit :

Citation :

Jacques Chirac a annoncé mercredi qu'il apporterait son vote et son soutien à Nicolas Sarkozy, candidat de l'UMP à l'élection présidentielle.
 
Le ministre de l'Intérieur quittera le gouvernement le lundi 26 mars pour "se consacrer pleinement à la campagne électorale", a précisé le chef de l'Etat dans une courte déclaration enregistrée à l'Elysée.
 
"S'agissant de mes choix personnels, les choses sont simples. J'ai voulu la création de l'UMP pour permettre à la France de conduire une politique rigoureuse de modernisation dans la durée", a expliqué Jacques Chirac.
 
"Dans sa diversité, cette formation politique a choisi de soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle, et ceci en raison de ses qualités", a-t-il poursuivi.
 
"C'est donc tout naturellement que je lui apporterai mon vote et mon soutien", a-t-il ajouté.


 
Donc ca c'est fait.


Sarko -5% .


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mes ventes : http://forum.hardware.fr/hfr/Achat [...] 0413_1.htm .
n°10972010
sateeva
Shawarma Police
Posté le 21-03-2007 à 15:50:16  profilanswer
 

Citation :

Ce n'est évidemment pas un choix du cœur pour M. Chirac. Sa fille Claude, elle-même, regrette en privé qu'Alain Juppé, "un véritable homme d'Etat", ne se soit pas présenté lors de cette élection. Mais le "clan" Chirac a décidé de s'accommoder de M. Sarkozy.


 

Citation :


Les apparences sont sauves. Les apparences seulement, car l'entourage de M. Chirac a évidemment observé comment avait procédé François Mitterrand en 1995 à l'égard de Lionel Jospin. Un soutien du bout des lèvres, tardif, alors que les plus proches du président socialiste soutenaient Jacques Chirac. En 2007, Patrick Sébastien et Vincent Lindon, chiraquiens de c%u0153ur, soutiennent%u2026 François Bayrou.


 
http://www.lemonde.fr/web/article/ [...] r=RSS-3208


Message édité par sateeva le 21-03-2007 à 15:51:37
n°10972015
lxl ihsahn​ lxl
●⌠ Antaigris ⌡●
Posté le 21-03-2007 à 15:50:40  profilanswer
 

tapiefan a écrit :

Citation :

Jacques Chirac a annoncé mercredi qu'il apporterait son vote et son soutien à Nicolas Sarkozy, candidat de l'UMP à l'élection présidentielle.
 
Le ministre de l'Intérieur quittera le gouvernement le lundi 26 mars pour "se consacrer pleinement à la campagne électorale", a précisé le chef de l'Etat dans une courte déclaration enregistrée à l'Elysée.
 
"S'agissant de mes choix personnels, les choses sont simples. J'ai voulu la création de l'UMP pour permettre à la France de conduire une politique rigoureuse de modernisation dans la durée", a expliqué Jacques Chirac.
 
"Dans sa diversité, cette formation politique a choisi de soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle, et ceci en raison de ses qualités", a-t-il poursuivi.
 
"C'est donc tout naturellement que je lui apporterai mon vote et mon soutien", a-t-il ajouté.


 
Donc ca c'est fait.


 
 
Il aurais du ajouter "Voter Sarko, c'est voter pour moi" [:blessure]


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n°10972080
tapiefan
Best of the best
Posté le 21-03-2007 à 15:56:14  profilanswer
 

lxl ihsahn lxl a écrit :

Il aurais du ajouter "Voter Sarko, c'est voter pour moi" [:blessure]


 
T'inquiètes, d'autres l'ont fait pour lui  :D  
 

Citation :

Royal présente Sarkozy comme l'héritier de Chirac
 
Pas surprise par le soutien du président Jacques Chirac à Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal y a vu mercredi la preuve que le candidat de l'UMP est dans "la continuité de la politique de la droite" et "est le candidat sortant de la majorité sortante".
 
"Je n'en ai jamais douté. Que l'UMP soutienne l'UMP, ça me paraît cohérent", a-t-elle relativisé lors de l'émission "Questions d'info" pour La Chaîne parlementaire-Assemblée nationale, "Le Monde" et France-Info.
 
"Nicolas Sarkozy, et c'en est la preuve même s'il s'en défend, est le candidat sortant de la majorité sortante" qui "va prolonger la politique sortante", a estimé la candidate socialiste. "C'est la continuité de la politique de la droite".


n°10972218
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 21-03-2007 à 16:05:39  profilanswer
 

Je pense que Le Pen va aussi se faire un plaisir de tacler Sarko sur "rupture tranquille" avec Chirac, qui n'est ni une rupture, ni même tranquille.

n°10972308
Babouchka
You're no fun anymore
Posté le 21-03-2007 à 16:14:44  profilanswer
 

el muchacho a écrit :

Je pense que Le Pen va aussi se faire un plaisir de tacler Sarko sur "rupture tranquille" avec Chirac, qui n'est ni une rupture, ni même tranquille.


 
Bof :D
 

Citation :

nvité hier soir de l'émission « Les 3 marches » LCI-Le Figaro, Jean-Marie Le Pen a admis que ce serait pour lui « moins difficile » d'appeler à voter Sarkozy au second tour que – dans le cas de son élimination – d'appeler à voter Chirac. A la question de savoir si un rapprochement lui paraissait envisageable, son électorat ressemblant par sa composition sociologique à celui de Nicolas Sarkozy, il a répondu que Nicolas Sarkozy était « un des représentants des partis qui ont conduit la France où elle en est. Il faudrait imaginer une situation suffisamment dramatique pour qu'une sorte de gouvernement d'union nationale puisse être imaginée ». Situation dramatique qu'il juge cependant « à notre porte ».


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HFR, the final frontier, where no troll has gone before
n°10972332
frankie_fl​owers
Posté le 21-03-2007 à 16:19:34  profilanswer
 

Que pensez-vous de l'attitude de Bayrou qui refuse de dévoiler quoi que ce soit sur la composition de son fameux gouvernement d' "union nationale" ?
 
Hier dans l'émission France 2007, il a simplement laché qu'il y aurait une vingtaine de ministres, dont la moitié de femmes. Mouai.
 
Pour moi c'est une escroquerie envers les électeurs, par peur de froisser l'un ou l'autre des camps le soutenant, il laisse planer le flou, comme si son gouvernement pouvait satisfaire les différentes sensibilités de ses électeurs...

n°10972351
Babouchka
You're no fun anymore
Posté le 21-03-2007 à 16:21:55  profilanswer
 

Bah, pourquoi il devrait le dévoiler ? :??:
Les autres candidats l'ont fait ? :??:


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HFR, the final frontier, where no troll has gone before
n°10972365
yoyo08
Posté le 21-03-2007 à 16:23:20  profilanswer
 

frankie_flowers a écrit :

Que pensez-vous de l'attitude de Bayrou qui refuse de dévoiler quoi que ce soit sur la composition de son fameux gouvernement d' "union nationale" ?
 
Hier dans l'émission France 2007, il a simplement laché qu'il y aurait une vingtaine de ministres, dont la moitié de femmes. Mouai.
 
Pour moi c'est une escroquerie envers les électeurs, par peur de froisser l'un ou l'autre des camps le soutenant, il laisse planer le flou, comme si son gouvernement pouvait satisfaire les différentes sensibilités de ses électeurs...


 
Et les autres, ont-ils dévoilés qui seront leur ministres?
 
Ca serait bien une première de dévoiler avant le résultat ces ministres tient donc... Puis ça pourrait paraitre un peu prétentieux non?
 
De toute façon Bayrou ne connait pas plus que les autres (certainement moins) la composition exacte de son gouvernement.
 
Chaque chose en son temps. Avant toute chose les électeurs doivent voter.


Message édité par yoyo08 le 21-03-2007 à 16:24:31
n°10972372
sateeva
Shawarma Police
Posté le 21-03-2007 à 16:24:09  profilanswer
 

frankie_flowers a écrit :

Que pensez-vous de l'attitude de Bayrou qui refuse de dévoiler quoi que ce soit sur la composition de son fameux gouvernement d' "union nationale" ?
 
Hier dans l'émission France 2007, il a simplement laché qu'il y aurait une vingtaine de ministres, dont la moitié de femmes. Mouai.
 
Pour moi c'est une escroquerie envers les électeurs, par peur de froisser l'un ou l'autre des camps le soutenant, il laisse planer le flou, comme si son gouvernement pouvait satisfaire les différentes sensibilités de ses électeurs...


 
La composition gouvernementale de ses adversaires est d'ores et déjà détaillée j'imagine ? [:zebra33]

n°10972400
Altarius
As de la digression
Posté le 21-03-2007 à 16:27:08  profilanswer
 

frankie_flowers a écrit :

Que pensez-vous de l'attitude de Bayrou qui refuse de dévoiler quoi que ce soit sur la composition de son fameux gouvernement d' "union nationale" ?
 
Hier dans l'émission France 2007, il a simplement laché qu'il y aurait une vingtaine de ministres, dont la moitié de femmes. Mouai.
 
Pour moi c'est une escroquerie envers les électeurs, par peur de froisser l'un ou l'autre des camps le soutenant, il laisse planer le flou, comme si son gouvernement pouvait satisfaire les différentes sensibilités de ses électeurs...


ça, c'est clair, que les bayrouistes ne disent pas le contraire.


---------------
Dsl pour les fautes - ne pas juger est une clé qui change le monde - Mensonge, propagande et manipulation, bienvenue chez les médias.
n°10972416
Mxtrem
Posté le 21-03-2007 à 16:28:41  profilanswer
 

sateeva a écrit :

La composition gouvernementale de ses adversaires est d'ores et déjà détaillée j'imagine ? [:zebra33]


 
disons qu'il est plus évident de la discerner, ce qui n'est pas le cas pour le gentil monsieur

n°10972439
[Toine]
A la demande générale...
Posté le 21-03-2007 à 16:31:31  profilanswer
 

Altarius a écrit :

ça, c'est clair, que les bayrouistes ne disent pas le contraire.


Bayrou n'a pas la possibilité de déterminer un éventuel futur gouvernement sans connaître la composition de la future assemblée nationale de toutes façons.


---------------
mes ventes : http://forum.hardware.fr/hfr/Achat [...] 0413_1.htm .
n°10972454
Babouchka
You're no fun anymore
Posté le 21-03-2007 à 16:33:20  profilanswer
 

Ce qui est également le cas des deux autres zozos :D


---------------
HFR, the final frontier, where no troll has gone before
n°10972465
axo
Posté le 21-03-2007 à 16:34:36  profilanswer
 

tapiefan a écrit :

Le lien ici :
http://podcast2.rtl.fr/INVITERTL/p [...] =INVITERTL
pour ceux que ca interresse.  
 
Le passage est vers les 5min30


à la fin de l'interview Robien qui defend Bayrou  :lol:  en disant qu'ils ont eu des desaccords pendant 5 ans mais que le Bayrou candidat propose des choses interessantess , ça sent le soutien pour le couler en effet
de Robien n'exclut donc pas de soutenir Bayrou,il confirme qu'il y a eu des contacts ces derniers semaines .... ça fait peur  :whistle:

n°10972470
Gigathlon
Quad-neurones natif
Posté le 21-03-2007 à 16:35:11  profilanswer
 

frankie_flowers a écrit :

Pour moi c'est une escroquerie envers les électeurs, par peur de froisser l'un ou l'autre des camps le soutenant, il laisse planer le flou, comme si son gouvernement pouvait satisfaire les différentes sensibilités de ses électeurs...


Je vois pas ce qui t'amène à cette conclusion...
 
Déjà, les Français ne sont pas dans des "camps" comme tu le dis, le nombre d'encartés PS ou UMP reste marginal.
 
Ensuite, je le vois mal annoncer des ministres PS, PC, UMP (voire FN ou MPF soyons fous) avant même le premier tour, c'est pourtant évident non? Qui accepterait d'être cité comme candidat à un poste de ministre dans une coalition menée par le représentant d'un parti autre que le sien "si ça arrivait"?
 
D'une part, ça serait admettre à demi-mot que le candidat opposé à celui désigné par son propre parti est au moins aussi apte à mener sa politique, d'autre part, ça ne servirait en rien ledit "potentiel futur ministre".


Message édité par Gigathlon le 21-03-2007 à 16:36:01
n°10972474
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 21-03-2007 à 16:35:54  profilanswer
 

htaeD a écrit :

Salut les bayrouistes, j'aurais voulu savoir quelle était la position de votre candidat vis-à-vis de l'entrée de la Turquie dans l'Europe.
Bayrou ne s'est pas trop étendu sur la question apparemment car j'ai du mal à trouver des réponses sur le net, alors je me suis dit qu'au QG Bayrou sur HFR vous auriez peut-être de quoi m'éclairer.
Merci !


 
Lol "il ne s'est pas trop étendu sur la question"...
 
Discours prononcé à l'assemblée nationale n octobre 2004 :
 

Citation :

"Un Parlement où le droit au débat ne se gagne qu'au terme d'une épreuve de force, voilà où en sont arrivées nos institutions ! Il a fallu des semaines de controverses et de palinodies pour obtenir le droit de s'exprimer sur un sujet historique, qui engage notre avenir européen et donc l'avenir de la nation. Car on peut être pour ou contre, favorable ou défavorable, enthousiaste ou sceptique, devant la perspective de l'adhésion de la Turquie à l'Europe, mais nul ne contestera qu'il s'agisse là d'une décision capitale. Or cette idée de débat, aussitôt qu'elle a été avancée, a suscité de la part du Gouvernement un blocage et une fermeture qui montrent quelle conception l'exécutif se fait de la représentation parlementaire. "
 
Un Parlement où le droit au débat ne se gagne qu'au terme d'une épreuve de force, voilà où en sont arrivées nos institutions ! Il a fallu des semaines de controverses et de palinodies pour obtenir le droit de s'exprimer sur un sujet historique, qui engage notre avenir européen et donc l'avenir de la nation. Car on peut être pour ou contre, favorable ou défavorable, enthousiaste ou sceptique, devant la perspective de l'adhésion de la Turquie à l'Europe, mais nul ne contestera qu'il s'agisse là d'une décision capitale. Or cette idée de débat, aussitôt qu'elle a été avancée, a suscité de la part du Gouvernement un blocage et une fermeture qui montrent quelle conception l'exécutif se fait de la représentation parlementaire.
 
Le Gouvernement a dit : «ce n'est pas l'affaire de l'Assemblée nationale», « ce ne sont pas nos institutions » et même : « ce n'est pas la Constitution ». La semaine dernière, le ministre chargé des relations avec le Parlement a ajouté : « Les parlementaires qui veulent un débat peuvent aller se faire cuire un œuf ».
Jeudi, devant le Club Europanova, vous déclariez, Monsieur le Premier Ministre, qu'un débat aurait lieu, avant de préciser, trois heures plus tard, qu'il ne pourrait pas se tenir avant le Conseil européen du 17 décembre. Vous envisagiez, autrement dit, que le Parlement en soit réduit au rôle de commentateur d'une décision déjà prise. Pressé de réactions mécontentes, y compris dans votre propre parti, vous vous déclarez finalement prêt au débat à tout moment, mais à condition bien entendu que ce soit un débat sans vote.
 
Et enfin, lundi soir, nous apprenons avec stupéfaction que ce débat qui institutionnellement ne pouvait pas avoir lieu, puis dont l'horizon se dessinait au 17 décembre, serait organisé toutes affaires cessantes, le jeudi suivant et en moins de trois heures. Traduisons : un débat le plus vite possible, à la diable, si possible à la sauvette, pour tenter d'évacuer la question. Et un débat sans vote, c'est-à-dire un débat à l'issue duquel le pays ne pourra pas connaître le jugement profond et l'engagement des parlementaires !
 
Monsieur le Premier ministre, ne voyez-vous pas de quelle démocratie malade, affaiblie, appauvrie, nous sommes ainsi en train de donner l'image ? Vous savez bien ce que vous en diriez vous-même, si vous n'étiez pas au gouvernement, vous savez bien ce que la famille d'esprit de la Démocratie Française a toujours dit à ce sujet : les pouvoirs doivent être équilibrés et la voix des citoyens s'exprimer dans chacun des débats qui engagent son avenir, a fortiori les débats les plus graves. À quoi sert-il que les Français élisent 577 députés, 331 sénateurs et que nous ayons tout cet apparat, toutes ces statues, ces cariatides, ces marbres et ces bronzes, s'il nous est interdit de représenter le sentiment des Français et de prendre le risque de nous exprimer quand l'essentiel est en jeu ?
 
Et que signifie un débat sans vote ? Si nous nous contentons de mots, à quoi sert cette invocation permanente de la responsabilité dont nous prétendons faire l'alpha et l'oméga de l'avenir de notre société ? En quoi cette manière d'effacer la responsabilité personnelle des parlementaires serait-elle un avantage pour nos institutions et un atout pour le Président de la République ?
 
Chacun voit ce qu'aurait dû être la démarche la plus normale. Vous auriez dû venir devant l'Assemblée, en application de l'article 49-1 de la Constitution, et dire simplement : « Voilà quelle est la politique du Gouvernement, voilà la ligne qu'a fixée le Président de la République, nous vous demandons votre soutien ». Et le Parlement aurait voté, comme il l'a fait en d'autres occasions, et notamment en janvier 1991, Michel Rocard étant Premier Ministre, sur une décision difficile relative au Moyen Orient. Cela aurait été une démarche de responsabilité qui aurait fait honneur au Parlement et au Gouvernement.
 
Votre façon de dire que c'est un problème de diplomatie nous heurte profondément. D'abord, la diplomatie, cela regarde tout le monde, les citoyens, les parlementaires, et pas seulement le Président de la République. Ensuite, l'Europe, ce n'est plus de la diplomatie, ce n'est plus de la politique étrangère : c'est désormais une autre façon de poser les problèmes de politique intérieure - c'est la politique de la nation, c'est le plus intime de la nation qui est en jeu !
 
On peut imaginer que, craignant votre majorité, vous y ayez vu un risque. J'aurais peine à le comprendre : si vous avez du mal à convaincre 361 députés UMP, comment convaincrez-vous soixante millions de Français ? Mais enfin, même dans cette hypothèse, il suffisait d'appliquer notre Constitution. Celle-ci a été modifiée deux fois, en 1992 et en 1999, pour permettre au Parlement de donner son sentiment sur les choix européens. A l'époque, l'un des principaux orateurs du groupe RPR était Michel Barnier, aujourd'hui ministre des affaires étrangères. Il disait, dans un propos dont j'approuve chaque mot : « Nous croyons que le Parlement doit pouvoir s'exprimer sur toutes les propositions européennes importantes ». Monsieur le ministre des affaires étrangères, quelle proposition européenne est plus importante que celle-ci, puisqu'il y va de la définition même de l'Europe ?
 
Car là est laquestion essentielle : quel est notre projet européen ? Le groupe UDF, non pas cette année mais depuis 1999, depuis l'intervention conjointe de Valéry Giscard d'Estaing et de moi-même, a affirmé sans cesse que l'adhésion de la Turquie changeait le projet européen. C'est ce projet que je souhaite reprendre en quelques mots.
 
Nous croyons que l'Union Européenne est une unité politique en construction.. Or l'adhésion de la Turquie est un pas non vers l'unité de l'Europe, mais vers sa dispersion, à tous les points de vue.
 
C'est vrai du point de vue géopolitique. L'adhésion de la Turquie rendrait l'Europe frontalière de la Syrie, de l'Irak et de l'Iran : ce n'est pas l'Europe. Si M. Ayrault conteste ce point, il suffira d'une carte pour nous départager ! Chacun connaît les problèmes brûlants et les drames de cette partie du monde. L'Europe y a son mot à dire. Elle n'y joue pas le rôle qu'elle devrait y jouer. Mais elle ne pourra le faire, comme je l'espère, que si elle est impartiale. Elle le fera beaucoup plus difficilement si elle est partie prenante, intéressée, engagée par l'un de ses pays membres.
 
Le fossé est aussi large en matière démocratique. Depuis dix ans, au Kurdistan, des milliers de villages ont été détruits par la force et les populations chassées. La question kurde reste un abcès et un drame de tous les jours. La question arménienne demeure lancinante. Des centaines de milliers de nos compatriotes en sont blessés depuis près de quatre-vingt-dix ans. La question de Chypre et de l'occupation militaire d'une partie de l'île n'est pas moins lancinante. Et au lieu de pouvoir manifester l'impartialité et la sollicitude qui doivent être les nôtres, nous serions pris dans la solidarité nécessaire entre l'État turc et le gouvernement de l'Union à laquelle il appartiendrait... Croit-on, par exemple, que notre Parlement aurait pu voter la loi de janvier 2001 sur la reconnaissance du génocide arménien si la Turquie avait été membre de l'Union ?
 
On a beaucoup parlé du nouveau code pénal de la Turquie et de la criminalisation de l'adultère, généralement pour se réjouir que le bras de fer avec l'Union européenne ait conduit le gouvernement turc à abandonner cette disposition. On oublie d'ailleurs de se demander pourquoi ce gouvernement avait fait cette proposition, et à quels impératifs elle répondait.
 
Mais on a surtout oublié l'article 305 de ce code pénal, qui réprime les « menées anti-nationales » : cette rédaction, commune à beaucoup de pays, n'a pas suscité de commentaires de la Commission. Il faut se plonger dans le rapport de la commission de la Justice du Parlement turc pour en mesurer la portée. Ce rapport, qui fondera la jurisprudence des tribunaux, donne deux exemples de menées anti-nationales : le fait de soutenir le retrait des troupes turques de Chypre ; le fait de demander la reconnaissance du génocide arménien ! Ainsi, cette reconnaissance dont nous avons fait une loi de la France, par volonté de justice historique, est considérée comme un crime en Turquie, passible de dix ans de prison - et l'on nous dit qu'il n'y a pas de différence démocratique entre la Turquie et l'Europe...
 
La vérité, c'est qu'il y a un choix entre deux modèles : l'Europe unitaire ou l'Europe dispersée. Il y a deux projets européens, depuis l'origine, dont les logiques s'affrontent et entre lesquels il faudra bien choisir un jour. Le premier, c'est le projet d'intégration européenne.
 
C'est le magnifique discours de Victor Hugo il y a cent cinquante cinq ans : « Un jour viendra où vous France, vous Italie, vous Angleterre, vous Allemagne, vous toutes, nations du continent, sans perdre vos qualités distinctes et votre glorieuse individualité, vous vous fondrez étroitement dans une unité supérieure, et vous constituerez la fraternité européenne ». Nos nations, fières et grandes, s'étant beaucoup battues, s'étant épuisées les unes contre les autres, ayant découvert que leur taille, leur division et leur dispersion leur interdisaient de compter les unes contre les autres, décident que désormais, pour leur langue, pour leurs mœurs, pour leur idée de l'éthique, pour leur contrat social, elles devront compter ensemble. Non pas se dissoudre, mais se rassembler. Telle est l'idée fédérale : nous avons entrepris de retrouver ensemble la souveraineté perdue. En matière monétaire, militaire, dans le domaine de la recherche, la souveraineté arrachée, devenue seulement symbolique, de chacune de nos nations prises séparément, nous avons entrepris de la reconquérir ensemble.
 
L'idée fédérale n'est pas celle d'un super-État ! C'est au contraire le respect scrupuleux de la différence, de la culture, de la liberté d'action de chacun, dans tous les domaines où il peut agir seul. Et pour agir ensemble, dans les domaines de souveraineté, on se dote d'institutions démocratiques !
 
Car c'est bien le deuxième aspect de la démarche communautaire ou fédérale. Là où il y pouvoir, il faut aussi qu'il y ait démocratie : les citoyens doivent savoir que le pouvoir leur appartient. Ils doivent avoir l'information, la transparence, la capacité de débattre. Il faut que toute décision soit d'une manière ou d'une autre reliée à leur libre-arbitre.
 
Et pour que la démocratie puisse jouer, il faut que les citoyens aient assez de points de repère communs, qu'ils partagent une vision du monde et de l'homme. Il n'y a pas d'unité politique sans unité culturelle ! C'est en ce sens que l'Europe, unité culturelle, est, comme disait le Général de Gaulle, une « nation de nations ». Et c'est pourquoi, lorsqu'on choisit de rompre l'unité culturelle, on choisit en réalité de rompre l'unité politique !
 
Cette rupture plaît à beaucoup de monde. Je me rappelle, au Parlement européen, les applaudissements déchaînés, les démonstrations de joie narquoise, des députés britanniques les plus eurosceptiques, lorsque fut approuvé, contre notre vote, un texte sur l'adhésion de la Turquie. Je pense notamment à ce conservateur britannique qui déclarait quelques jours avant à Paris : « la Grande-Bretagne a résisté à Hitler ; elle résistera à Bruxelles ». Il manifestait sa moquerie de voir l'Europe, sans s'en rendre compte, renoncer à la logique d'unité pour choisir la logique de la dispersion, c'est-à-dire de la dissolution.
 
Cette autre logique est puissante ces temps-ci, elle œuvre insidieusement et sans cesse. C'est la logique de l'Europe comme simple forum, où chacun joue ses propres cartes au gré de ses seuls intérêts ; c'est une société des nations qui n'accepte qu'une unification, non pas celle des citoyens, non pas l'unification politique, mais celle du marché, celle du code, celle des normes et des lois. C'est une Europe qui se détourne, sans même y réfléchir, du projet de former une puissance, -sauf en matière de marché, là on n'hésite pas -, pour en revenir à l'Europe des confrontations diplomatiques !
 
Plus on rend l'Europe dispersée, plus la rend impuissante. Et l'on comprend dès lors l'insistance sans mesure de l'administration américaine à nous imposer l'élargissement à la Turquie !On voit bien, du point de vue américain, ce que représente une Europe ainsi transformée en simple façade continentale de l'OTAN, garantie en Turquie par le poids des militaires sur le gouvernement.
 
Nos contradicteurs nous disent : « Ce projet d'union politique est très beau, mais il y a belle lurette qu'il a été abandonné ! C'est en 1973, avec l'entrée de la Grande-Bretagne, qu'on y a en réalité renoncé. Le choix historique est déjà fait, il est derrière nous ! » C'est par exemple l'argument de Michel Rocard. Pour lui, qui a longtemps partagé notre foi, le combat est perdu. Pour obtenir au moins un espace de droit, il faut donc élargir à la Turquie, et au-delà - on songe à l'Ukraine, la Biélorussie, la Russie, jusqu'à la frontière de la Chine, au Maghreb, à la Palestine et Israël. En effet, quel Français osera dire non au Maroc quand on aura dit oui à la Turquie ?
 
Cette Europe des producteurs et de consommateurs, ce n'est pas rien. Mais de politique, plus. Et au fond, tous les gouvernements vont dans ce sens, heureux que la fatalité justifie leurs prérogatives. Mais les combats perdus sont ceux qu'on a renoncé à livrer. Si les dirigeants ont renoncé avec complaisance, l'air soucieux mais se frottant secrètement les mains, les peuples gardent vivante la foi des fondateurs. C'est bien pourquoi tous ceux qui ont démissionné commencent leurs discours en se proclamant « européens ». Selon les sondages, deux tiers des citoyens veulent une Europe capable de se faire respecter des Etats-Unis et de la Chine, qui respecte leur modèle sans renoncer au sien et veut écrire avec eux les principes et les normes - juridiques, comptables, financières, s'agissant des brevets et des télécommunications- qui protégeront son modèle.
 
La Constitution que nous soutenons sert la vision d'une Europe intégrée ; l'adhésion de la Turquie nous entraîne vers l'Europe dispersée. C'est ce que disent des hommes aussi différents que Valéry Giscard d'Estaing, Robert Badinter ou Maurice Faure.
 
Mais il est des objections qu'on ne peut balayer d'un revers de main, et je veux y répondre. En premier lieu, pour certains la Turquie deviendrait un pont entre l'Orient et l'Occident, entre l'islam et nos sociétés d'héritage judéo-chrétien et de liberté de pensée. Ainsi l'islam trouvera sa place dans la modernité. Cet argument est fort et digne ; mais il n'est pas juste.
 
Mon scepticisme s'alimente, entre autres, aux propos du nouveau président de la Commission européenne, José-Manuel Barroso, dans Le Monde il y a quelques jours : « Ce n'est pas à l'Europe de se plier à la Turquie, c'est à la Turquie de se plier à l'Europe ». Cela signifie qu'il y a deux modèles différents, dont l'un doit céder. Or je ne crois pas que l'on puisse durablement faire plier les peuples et les cultures, au contraire. L'identité que l'on fait plier revient un jour sous la forme la plus dure, névrotique, celle de l'intégrisme, du fanatisme, de la violence. En voulant intégrer la Turquie par la contrainte, vous préparez, je le crains, des lendemains brûlants.
 
Vous ne ferez pas changer les peuples de modèle car c'est dans leur propre modèle, dans leur culture, éclairée par la démocratie, qu'ils trouvent leur chemin.
Et c'est alors qu'on m'avance la deuxième objection : « Si vous n'intégrez pas la Turquie, après avoir fait tous ces efforts pour rien, elle retombera dans l'islamisme ». Je l'entendais présenter ce matin par M. Ayrault sur France Info.
 
Je laisse de côté la part de chantage que recèle cette affirmation. Mais l'essentiel est que les efforts vers la démocratie ne sont pas un moyen pour obtenir une faveur, pour faire plaisir à la Commission européenne ; on bâtit la démocratie parce qu'elle est un bien pour le peuple. La liberté, les droits de l'homme, ne donnent pas un bon pour accéder aux aides européennes, ni une formalité pour l'adhésion. Ils doivent valoir pour être partenaire comme pour être membre, sinon ils ne sont que ruse, et non conversion sincère.
 
J'en viens enfin à l'argument massue censé interrompre le débat : « Nous voulons faire entrer la Turquie parce que nous ne voulons pas que l'Europe soit un club chrétien ». Je passe sur ce que cela a de condescendant, de sourdement hostile, comme si la seule religion soupçonnée, c'était celle de la tradition européenne.
 
Je m'inscris en faux. L'Europe n'est pas un club chrétien. D'abord, 15 millions de musulmans sont nos compatriotes, dont 4 ou 5 millions en France, et je ne laisserai pas dire que leur manière de croire doit les distinguer de nous comme citoyens. Et quand des pays européens musulmans comme la Bosnie voudront entrer dans l'Union, nous les soutiendrons.
Surtout, ce n'est pas le christianisme seul qui a fait l'Europe.
 
L'Europe est le fruit de la fertilisation croisée entre Athènes, Rome et Jérusalem. Parler d'Europe chrétienne, c'est oublier les autres pans de son histoire.
La puissance, le droit, la forme politique, nos langues, c'est Rome. La philosophie, la lumière de la raison, Socrate et Platon et Aristote, c'est Athènes. L'héritage juif et l'héritage chrétien, c'est Jérusalem, sa grandeur et son malheur. Le mélange, ce sont les docteurs du moyen âge, c'est la Renaissance, les Lumières et la liberté de pensée.
 
Supprimez soit Athènes, soit Rome, soit Jérusalem, et vous supprimez l'Europe. C'est pourquoi, - j'apporte au passage cette contribution au débat sur l'éducation -, les humanités classiques, le latin et le grec, ne sont pas un luxe pour les riches, mais un besoin pour tous.
 
Alors quelle issue à un si grand débat ? Il en existe une. Si le Gouvernement comprenait qu'exercer son droit n'est pas pour le Parlement une manière de le gêner, mais de l'armer ; si le Président de la République comprenait qu'il ne serait pas moins président de plein exercice avec un Parlement de plein exercice, nous voterions aujourd'hui.
 
Le groupe UDF va vous proposer de le faire sur une résolution qui aurait dû s'appliquer à l'avis du Conseil soumis au Parlement dans le cadre de l'article 88 et que, faute de mieux, nous proposerons à propos d'un texte qui touche à la partie de Chypre occupée par la Turquie.
 
Si nous le faisions dans le cadre normal, sereinement, voici ce que nous proposerions : que le Parlement, dans une résolution, demande au Gouvernement que l'ouverture des négociations, le 17 décembre prochain, se fasse en indiquant clairement aux dirigeants turcs qu'il peut y avoir deux options au terme de ces négociations : soit l'adhésion, soit un partenariat privilégié, amorce d'une construction politique plus large.
 
Le groupe UMP a indiqué, par la voix de M. Balladur, que c'était son orientation ; le parti socialiste a dit son choix ; l'UDF fait cette proposition. Le Gouvernement et le Parlement sauront mieux l'imposer le 17 décembre avec l'appui unanime du Parlement.
 
En effet, ce qu'il faut briser, c'est le mécanisme réputé irréversible des décisions prises sans débat, sans que les peuples aient leur mot à dire. On vous dit dans les cercles du pouvoir : « Vous n'avez pas tort, mais il est trop tard, la décision a été prise en 1963, en 1999, en 2002... C'est bien dommage, mais nous n'avons plus le choix. » Eh bien ! nous proposons, par notre résolution, de rendre le choix, de retrouver la liberté. Le partenariat que suggérerait le Président de la République ouvrirait une perspective bien plus fructueuse. Cet univers moyen-oriental, chacun voit qu'il ne laisse pas l'Europe indifférente. La Méditerranée, si elle est n'est plus notre « mare nostrum », est notre héritage, et surtout elle est notre devoir. Une fois constituée, l'Europe unitaire, libre et forte que nous défendons, doit bâtir, dans un partenariat privilégié avec tous les pays de la Méditerranée, l'Egypte aussi bien qu'Israël, les états du Maghreb aussi bien que le Liban, une communauté euro-méditerranéenne plus large, l'appellation même de communauté renvoyant à dessein à la première étape de la démarche européenne. Cette communauté, qui suppose que chacun accepte d'être ce qu'il est, forme un projet bien meilleur que l'intégration forcée qui suppose que chacun renonce à son identité.
 
C'est ainsi que nous pourrions emprunter une autre voie pour résoudre la question de la Turquie et de l'Europe. Proposée par le Parlement français dans une démocratie retrouvée, cette perspective réunirait l'Europe qui s'assume et s'avance et la Communauté de la Méditerranée, dont la Turquie, partenaire privilégié de l'Union, serait le premier maillon au lieu d'être le terme du projet.

n°10972477
[Toine]
A la demande générale...
Posté le 21-03-2007 à 16:36:36  profilanswer
 

Babouchka a écrit :

Ce qui est également le cas des deux autres zozos :D


Le cas des 2 autres zozos est différent puisqu'on resterait dans le cadre d'un scrutin majoritaire, avec une assemblée probablement du même bord que le président.
 
Bayrou lui veut faire son référendum sur le mode de scrutin, et il y aurait une assemblée probablement sans aucune majorité absolue.


---------------
mes ventes : http://forum.hardware.fr/hfr/Achat [...] 0413_1.htm .
n°10972478
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 21-03-2007 à 16:36:41  profilanswer
 

Babouchka a écrit :

Ce qui est également le cas des deux autres zozos :D


Beaucoup moins. Puisque chacun des 2 camps peut espérer en cas de victoire aux présidentielles avoir une victoire à l'assemblée avec leurs alliances habituelles. C'est à dire le PS avec le PCF et les Verts et l'UMP avec l'UDF ( :whistle: )
 
La seule inconnue est pour l'UDF : avec qui faire alliance ?

Message cité 1 fois
Message édité par Ernestor le 21-03-2007 à 16:37:21
n°10972516
yoyo08
Posté le 21-03-2007 à 16:43:01  profilanswer
 

Mxtrem a écrit :

disons qu'il est plus évident de la discerner, ce qui n'est pas le cas pour le gentil monsieur


 
Remarque je suis pas sûr que se soit un avantage pour les autres...
 
Enfin le truc duquel on est casiement sûr pour Bayrou c'est Lepage au développement durable.
 
Après de l'UDF peuvent prétendre à un poste: Cavada, Lagarde, Morin, Arthuis, De Courson.  
 
Pour le moment je trouve que ça a déjà plus de gueule que chez les autres.

n°10972524
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 21-03-2007 à 16:43:34  profilanswer
 

J'ai mis a jour le premier post et le titre. Je propose que si Bayrou est au second tour, on se retrouve tous kkpart à Paris pour distribution de fraises tagada par gaston.
 
Sinon, on s'arrangera :D

n°10972538
Babouchka
You're no fun anymore
Posté le 21-03-2007 à 16:44:36  profilanswer
 

hephaestos a écrit :

J'ai mis a jour le premier post et le titre. Je propose que si Bayrou est au second tour, on se retrouve tous kkpart à Paris pour distribution de fraises tagada par gaston.
 
Sinon, on s'arrangera :D


 
Tout ça pour repérer les multis [:sarko]


---------------
HFR, the final frontier, where no troll has gone before
n°10972548
VintarJD
Posté le 21-03-2007 à 16:45:28  profilanswer
 

hephaestos a écrit :

J'ai mis a jour le premier post et le titre. Je propose que si Bayrou est au second tour, on se retrouve tous kkpart à Paris pour distribution de fraises tagada par gaston.
 
Sinon, on s'arrangera :D


 
Si Segolene est présidente de la republique aux termes des elections , je m'engage a lui envoyé un paquet de fraise tadaga moi aussi  :jap:

n°10972569
vicmckay
Posté le 21-03-2007 à 16:47:19  profilanswer
 

VintarJD a écrit :

Si Segolene est présidente de la republique aux termes des elections , je m'engage a lui envoyé un paquet de fraise tadaga moi aussi  :jap:


fais pas ça malheureux, il pourrait y avoir un moratoire sur le maintien de la vente de bonbons  [:psychokwak]  
  :whistle:

n°10972581
marmotte.t​ranquille
Posté le 21-03-2007 à 16:48:26  profilanswer
 

Bonjour,
Une petite question: si Bayrou est président, la modification des élections législatives (avec dose de proportionnelle) sera-t-elle faite pour ces législatives-ci ou faudra-t-il attendre 5 ans ou compte-t-il dissoudre l'assemblée ? De même sera-ce fait sous forme de référendum ?

n°10972610
pascal75
Posté le 21-03-2007 à 16:51:44  profilanswer
 

marmotte.tranquille a écrit :

Bonjour,
Une petite question: si Bayrou est président, la distribution des fraises tagada (avec dose de proportionnelle) sera-t-elle faite pour ces législatives-ci ou faudra-t-il attendre 5 ans ou compte-t-il dissoudre l'assemblée ? De même sera-ce fait sous forme de référendum ?


[:aloy] il faut savoir, en politique, aller à l'essentiel :o


---------------
GAFA  We are stardust Billion year old carbon We are golden
n°10972613
xanthe4975
Posté le 21-03-2007 à 16:51:52  profilanswer
 

hephaestos a écrit :

J'ai mis a jour le premier post et le titre. Je propose que si Bayrou est au second tour, on se retrouve tous kkpart à Paris pour distribution de fraises tagada par gaston.
 
Sinon, on s'arrangera :D


 
Ben on pourrait se donner rendez vous le soir du premier tour, au siège de campagne de l'udf, ou à celui du PS, pour savourer les fraises dans la bonne humeur.  [:amel_the_white]

n°10972627
Babouchka
You're no fun anymore
Posté le 21-03-2007 à 16:53:23  profilanswer
 

xanthe4975 a écrit :

Ben on pourrait se donner rendez vous le soir du premier tour, au siège de campagne de l'udf, ou à celui du PS, pour savourer les fraises dans la bonne humeur.  [:amel_the_white]


 
Vodka tagada alors :o


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HFR, the final frontier, where no troll has gone before
n°10972645
marmotte.t​ranquille
Posté le 21-03-2007 à 16:55:19  profilanswer
 

pascal75 a écrit :

[:aloy] il faut savoir, en politique, aller à l'essentiel :o


 
On n'est pas vendredi :o

n°10972660
Oxygen3
Tears from the moon
Posté le 21-03-2007 à 16:57:10  profilanswer
 

marmotte.tranquille a écrit :

Bonjour,
Une petite question: si Bayrou est président, la modification des élections législatives (avec dose de proportionnelle) sera-t-elle faite pour ces législatives-ci ou faudra-t-il attendre 5 ans ou compte-t-il dissoudre l'assemblée ? De même sera-ce fait sous forme de référendum ?


 
A priori y'a des chances que ca soit fait par référundum avec une dissolution de l'assemblée intégrée :o


---------------
Metro-PoleRéseau A Suivre...: Annuseries|LeVillage|pErDUSA
n°10972667
LooSHA
D'abord !
Posté le 21-03-2007 à 16:57:56  profilanswer
 

Mxtrem a écrit :

je suis le seul à être le plus à droite de la droite (extrem-capitalism) ? :D


Non, y'a aussi masterssbm, et les habitués-avant-bannissement du fil Le Pen :hello:


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Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
mood
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Posté le   profilanswer
 

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