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Pour le coté recherche, y'a de très bonne idées globalement:
Recherche
A) CONSTAT
La France a besoin d’une Recherche performante dans tous les domaines scientifiques et techniques pour assurer sa prospérité, son indépendance, son rayonnement et pour relever les défis de notre temps.
En 2006, la Recherche était financée à 46 % (16,3 milliards d’euros soit 0,98 % du PIB) par l’État, et à 54 % (18,8 milliards d’euros soit 1,14 % du PIB) par le privé. Nous avons donc consacré 35,1 milliards d’euros à la Recherche et Développement, soit 2,12 % de notre PIB. Soit environ les deux tiers de l’Allemagne, les trois cinquièmes de l’Angleterre et moins de la moitié des États-Unis.
La Recherche a plusieurs visages : la recherche fondamentale et appliquée, la recherche publique (universités, CNRS, Inserm etc.) et privée (entreprises), la recherche en sciences humaines (sociologie, histoire, etc.) et en sciences naturelles (chimie, médecine, etc.).
Nous possédons en ce domaine des atouts solides : une longue tradition scientifique, nos grandes écoles et universités, des industries de haute technologie, notamment dans l’aéronautique, la pharmacie, les télécoms ou le nucléaire. Notre recherche médicale ou encore nos mathématiciens comptent à ce titre parmi les plus reconnus au niveau mondial.
Pourtant, notre recherche a surtout occupé le devant du débat public ces derniers temps pour ses carences. Elle traverse en effet une indiscutable crise : fuite des cerveaux, baisse du nombre de brevets, dispersion de la recherche publique, insuffisance de moyens.
La France a constamment sous-investi dans le domaine de la Recherche depuis 25 ans : les dépenses de R&D représentent moins de 2,15 % du PIB, les universités, 1 %. Avec des dépenses publiques qui représentent environ 55 % de la richesse nationale, il est anormal que notre recherche bénéficie de crédits nettement inférieurs à nos concurrents qui ont un niveau de dépenses publiques bien inférieur ! Les USA sont par exemple à un niveau proche du double avec un niveau de dépenses publiques bien moindre.
La Recherche est donc emblématique du manque d’efficacité de la dépense publique en France, plus orientée vers le fonctionnement sans objectif que vers l’investissement productif à terme.
Côté privé, les entreprises, et en particulier les championnes de l’économie française, les entreprises du CAC 40, ont vu leurs investissements de recherche et développement soumis à la pression croissante de certains actionnaires. Contraintes d’améliorer leur rentabilité à court terme par les ratios qui leur sont imposés, par exemple, par les fonds de pension, elles hésitent de plus en plus à grever leur compte de résultat avec des dépenses de recherche à l’issue par définition aléatoire.
La faiblesse de ces dépenses a une conséquence directe sur l’emploi. Les chercheurs français, qui bénéficient de structures d’enseignement souvent financées par l’État (universités, grandes écoles), ne trouvent souvent pas les débouchés nécessaires à leurs compétences, notamment en termes de salaire, et s’expatrient, privant le pays des précieux cerveaux qu’il a formés.
La qualité de la recherche française ou la créativité scientifique nationale est également en berne, en tout cas très en deçà de pays comme les États-Unis, la Grande-Bretagne ou l’Allemagne. Bien que délicate à mesurer, elle se situerait au-delà du 20e rang mondial, selon une étude récente.
L’influence et l’impact des travaux des chercheurs français tend parallèlement à diminuer sur la scène internationale. Le français est, du reste, une langue de moins en moins usitée par nos propres chercheurs pour leurs articles ou leurs travaux, au bénéfice de l’anglais.
Il faut enfin évoquer le cas de la recherche publique en sciences sociales (notamment le CNRS), qui canalise un quart du budget global. Certains instituts financés sur fonds publics sont avant tout des bastions de la pensée unique et des idées de gauche, où les chercheurs planchent sur des sujets souvent dépourvus d’intérêt réel et bénéficient d’une rente de situation indue. Il y a lieu de rationaliser ces institutions et de renouveler les critères d’attribution des aides.
En définitive, la concurrence avec les grandes puissances émergentes, Inde et Chine en tête, faitt de la recherche un des enjeux majeurs des luttes géopolitiques et commerciales de demain. Il faut d’urgence redonner à la recherche française les moyens de préparer l’avenir et l’ambition de lutter avec les meilleurs.
B) MESURES
- Regrouper, lorsque la proximité le permet, les universités et grandes écoles en pôles de recherche pluridisciplinaires (dimension européenne) ou permettre aux meilleurs établissements d’atteindre la taille critique nécessaire de façon à pallier l’effet négatif de la dispersion des moyens due à la multiplication des petites universités.
- Réduire la charge d’enseignement des chercheurs surtout en première partie de carrière, sachant que le statut de « chercheur à vie » est par ailleurs une spécificité française appelée à être réformée.
- Modifier les modes de financement public pour les laboratoires de recherche, en privilégiant une approche par projet au détriment d’un subventionnement global des structures. L’évaluation, le financement, le suivi des projets scientifiques seront coordonnés par l’ANR (Agence nationale de la recherche, nouvellement créée) et supervisés par la DGRI (Direction générale de la recherche industrielle).
- Concentrer nos efforts de recherche sur les secteurs prioritaires : énergétique, médecine et sciences de la vie, physique des particules, informatique, nucléaire, aéronautique et espace, robotique…
- Attirer et récompenser les meilleurs chercheurs français et étrangers par des conditions de travail et des salaires gratifiants comparativement à la Grande-Bretagne ou aux États-Unis.
- Favoriser l’emploi de la langue française dans les colloques et les publications.
- Instituer des procédures d’évaluation et d’avancement des chercheurs du secteur public au mérite et non à l’ancienneté ou aux diplômes : il faut récompenser les chercheurs dont les travaux sont reconnus.
- Faciliter la reconversion des chercheurs moins productifs ou moins créatifs vers les filières de l’enseignement, de l’administration ou de la valorisation de la recherche.
- Favoriser les synergies, échanges et passerelles entre public et privé, recherche académique et recherche appliquée. Il faut d’une part favoriser le détachement de chercheurs du public dans l’industrie (grandes entreprises et surtout PME). D’autre part, les industriels doivent être incités à déléguer la recherche fondamentale (à 10 ans) par le développement d’équipes mixtes (organismes de recherche et entreprise).
- Transférer la recherche dite en « sciences humaines » (sociologie, psychologie, ethnologie…) vers les universités.
- Programme la suppression de certains postes non stratégiques dans la recherche publique en sciences humaines (non-renouvellement de départs à la retraite, par exemple).
- Rétablir la liberté d’opinion et d’expression dans les universités et les centres de recherche et bannir la politisation.
Mais d'autres points sont plus douteux, voir inapplicable:
- Tout l'aspect des sciences humaines. On le sait bien que science po et lettre sont un repaire de gauchiste. Donc forcément, ça ne leur plait pas. Après, je ne sais pas dans quel mesure il faut réduire le budget, voir même le réduire.
- Ensuite, vouloir favoriser les chercheurs français a utiliser le français au lieu de l'anglais. Je pense au contraire qu'il faut faire l'inverse, c'est à dire forcer les chercheurs français à plus communiquer en anglais. Malgré tout, c'est quand même la langue scientifique par excellence, que tu sois américains, brésiliens, indiens ou chinois. Ecrire ses articles en français, c'est le meilleur moyen de disparaitre de la scène internationale...