Sur le fond, Bercy aurait-il raison d’exclure les ETF swapés dans le PEA ?1. Oui totalement : l’avantage fiscal du PEA doit servir exclusivement l’investissement européen
2. Oui plutôt : le swap respecte la lettre de la loi mais clairement pas son esprit
3. Oui, mais uniquement pour les nouveaux ETF créés à l’avenir
4. Oui, mais seulement avec une clause de grand-père intégrale pour les positions existantes
5. Je suis partagé : la logique de Bercy se défend, mais changer les règles maintenant serait une erreur
6. Non plutôt : le panier européen est réellement acheté, donc l’objectif du PEA reste en partie rempli
7. Non : ces ETF respectent exactement les règles fixées par l’État, point
8. Non, et ce serait une grave erreur pour l’attractivité du PEA et l’épargne long terme
9. Non, c’est surtout une manière détournée d’inciter les Français à investir davantage en Europe
10. Je me moque de « l’esprit du PEA » : donnez-moi juste mon ETF World avec un faible TER
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LittleFinger22 Rabat-joie | Gqqch a écrit :
Je se suis pas sûr de te suivre sur le fait d'assimiler durée du risque et rentabilité.
Chaque année le remboursement d'impôt sert à financer l'opération de l'année suivante. En pratique, je n'ai donc qu'une seule "poche" qui est réutilisée d'année en année. Ramener une rentabilité de 10%/an avec un risque sur 5 ans (voire en fait 8 ans) à une rentabilité de 2%/an me semble étrange.
Dire que c'est égal à 2% par an reviendrait, selon ma compréhension, à considérer le capital immobilisé sur 5 ans. Ca n'est pas le cas, vu que le capital est ré-employé.
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Marrant ce truc, on dirait que ça revient à vendre un Credit Default Swap sur 5 ans pour 10% upfront (soit ~2% annuel).
Le risque est bien sur 5 ans seulement, même si la mauvaise nouvelle peut arriver jusqu'à 8 ans.
Si tu fais "rouler" tous les ans via le cash libéré (qui n'est bloqué qu'un an max), tu gagneras évidemment plus, mais ton exposition au risque de crédit augmente en proportion (jusqu'à *5)
Tu diversifies de fait les sociétés (jusqu'à *5) mais ça semble quand même très concentré en risque géographique/sectoriel.
Donc en gros le système te permet un effet de levier *5 avec renta de 2%, mais pas une rentabilité magique de 10% par an.
Par curiosité, ceux qui en ont déjà pris, elle coûte combien l'assurance garantie de bonne fin financière, et elle couvre vraiment tous les risques ?
Parce que de mes souvenirs sur les CDS, 2% de Credit Default Spread, ce n'était pas énorme au vu des risques implicites qu'on a ici.
Clairement pas un produit à mettre entre toutes les mains, il faut soit avoir des vraies compétences d'analyste crédit (pas très cohérent pour les amateurs d'ETF World), soit être très fort dans la compréhension des clauses de l'assurance (en général c'est les assureurs qui gagnent à ce jeu)...
Pour un ratio rentabilité/risque vraiment pas fou au final, je reste très sceptique sur cette défiscalisation... |
Gqqch | nico6259 a écrit :
Au contraire, c'est très réaliste, et on explique justement qu'on n'est pas des vendeurs de rêve et que c'est une question de discipline, on ne va pas devenir millionnaire en 2 ans.
C'est d'ailleurs la stratégie de base : ETF + immo à crédit. Qu'on soit débutants ou non.
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C'est "l'accroche" qui ne me convainc pas: être riche + cible de 1M.
Etre riche ne me semble pas un objectif "raisonnable". La raison voudrait que l'on définisse un/plusieurs projets pricés, et qu'ensuite on mette en place une stratégie pour permettre d'atteindre ce montant. (le projet pouvant même être pessimiste, comme par exemple se prémunir d'une quasi-faillite du système de retraite par répartition )
Mais là, votre accroche, dans mon esprit, est de nature à allumer les voyants d'alerte... Dans un mail, cela passerait automatiquement dans la catégorie "spam". Je trouve l'accroche trop béotienne, trop vendeuse de rêve, n'invitant pas à la prise au sérieux.
LittleFinger22 a écrit :
Marrant ce truc, on dirait que ça revient à vendre un Credit Default Swap sur 5 ans pour 10% upfront (soit ~2% annuel).
Le risque est bien sur 5 ans seulement, même si la mauvaise nouvelle peut arriver jusqu'à 8 ans.
Si tu fais "rouler" tous les ans via le cash libéré (qui n'est bloqué qu'un an max), tu gagneras évidemment plus, mais ton exposition au risque de crédit augmente en proportion (jusqu'à *5)
Tu diversifies de fait les sociétés (jusqu'à *5) mais ça semble quand même très concentré en risque géographique/sectoriel.
Donc en gros le système te permet un effet de levier *5 avec renta de 2%, mais pas une rentabilité magique de 10% par an.
Par curiosité, ceux qui en ont déjà pris, elle coûte combien l'assurance garantie de bonne fin financière, et elle couvre vraiment tous les risques ?
Parce que de mes souvenirs sur les CDS, 2% de Credit Default Spread, ce n'était pas énorme au vu des risques implicites qu'on a ici.
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Je pense qu'il y a unanimité sur le fait que l'on ne puisse pas recommander "généralement" ce type de placement. Sur une échelle de 1 à 7, on est clairement dans le 7 (tout comme le livret U )
L'assurance, pour ma part, n'est pas pricée (l’investissent avec agrément fiscal n'est proposé qu'avec la garantie), et bien évidemment elle ne couvre pas "tous" les risques (désintégration du noyau atomique, surface financière de la garantie ne permettant pas de supporte un défaut massif,...)
Par contre, réellement, je n'arrive pas à comprendre pourquoi la renta serait de 2%. Il doit me manquer une partie du raisonnement économique. Tu aurais un lien vers une explication "académique" pour les non spécialistes du risque? |
nico6259 Facilitateur, coach POGNON | Gqqch a écrit :
C'est "l'accroche" qui ne me convainc pas: être riche + cible de 1M.
Etre riche ne me semble pas un objectif "raisonnable". La raison voudrait que l'on définisse un/plusieurs projets pricés, et qu'ensuite on mette en place une stratégie pour permettre d'atteindre ce montant. (le projet pouvant même être pessimiste, comme par exemple se prémunir d'une quasi-faillite du système de retraite par répartition )
Mais là, votre accroche, dans mon esprit, est de nature à allumer les voyants d'alerte... Dans un mail, cela passerait automatiquement dans la catégorie "spam". Je trouve l'accroche trop béotienne, trop vendeuse de rêve, n'invitant pas à la prise au sérieux.
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OK ton avis se respect Moi non plus à vrai dire je n'aime pas le titre, mais c'est une question que plein de Français se posent donc on doit y répondre.
Pour la cible 1M€ (plutôt le seuil du début de la richesse), on explique comment elle a été fixée : croisement des stats INSEE (revenus et patrimoine), fisc, perception des Français.
Idem en intro on explique pour quels projets, notamment s'affranchir de l'obligation de travailler, mais ceux qui font une recherche pour tomber sur cet article doivent bien avoir un projet en tête. Message édité par nico6259 le 25-11-2020 à 18:47:47 ---------------
Tout pour bien placer et investir : Avenue Des Investisseurs (guides, comparatifs...)
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MightyEyeball | Gqqch a écrit :
Personnellement, je dirais: bof...
Il y a quelques pages on disait que Delphine avec son podcast s'adressait plutôt aux débutants, voir à des profils ayant des difficultés. Je trouve que cet article est sur le même créneau: je trouve que l'on est à 2 doigts de la vente de formations (ie: des vidéos préenregistrées) "avec remise exceptionnelle ce soir parce qu'il n'y en aura pas pour tout le monde".
Ca ne fait pas sérieux, cela fait vendeur de rêves. C'est un créneau comme un autre, mais ça donne l’impression d'un virage stratégique.
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nico6259 a écrit :
Ah bon ?
Au contraire, c'est très réaliste, et on explique justement qu'on n'est pas des vendeurs de rêve et que c'est une question de discipline, on ne va pas devenir millionnaire en 2 ans.
C'est d'ailleurs la stratégie de base : ETF + immo à crédit. Qu'on soit débutants ou non.
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Sans remettre en cause le contenu de l'article sur le fond, c'est vrai qu'une des personnes récentes que j'ai envoyée sur ton site m'a répondu avec un screenshot de la bannière présentant cet article en me disant "ça commence bien". C'est un peu racoleur et gimmicky .
Rick_C137 a écrit :
Les experts de la thune, on me propose dans la boite pour les RTTs non pris :
- paiement en cash avec majoration de 15%
- placement sur "compte retraite par capitalisation" de la boite (pas encore trop sur sur quoi c'est investi, faut que je me renseigne) avec majoration 20%
Pour ceux qui ont eu le même genre d'option et qui ont déja réfléchi au sujet qu'est ce qui est le mieux ?
J'avais eu le même dilemme pour la participation et j'avais choisi le placement sur le fond de la boite même si c'était un fond pété avec pleins de frais car ca permettait la défiscalisation mais la je sais pas trop
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Le transfert de jours du CET vers un PER se fait sur le compartiment C2 (équivalent ex-Perco), en franchise d'IR dans la limite de 10 jours par an.
Ton choix est donc :
- Paiement en cash de tes congés non-pris avec majoration de 15%, le tout soumis aux cotisations sociales des revenus du travail puis à l'IR.
- Transfert de tes jours vers un C2 avec des cotisations sociales bien plus avantageuses et non-soumis à l'IR, avec abondement de 20% lui-même soumis à des CS allégées et non-soumis à l'IR.
Sachant que le C2 est déblocable de manière anticipée pour achat de RP et transférable tous les trois ans vers un autre dispositif retraite (soit d'un autre employeur, soit souscrit à titre individuel) et que la fiscalité en sortie du C2 c'est PS à 17,2% sur les plus-values (pas d'IR en sortie non plus)
L'option 2 est donc bien plus avantageuse en termes financiers. Tu peux néanmoins préférer l'option 1 si tu as besoin d'argent et/ou que tu ne veux pas acheter ta RP, et/ou que tu ne veux pas capitaliser pour ta retraite.
Macnigore a écrit :
Option 1 évidemment.
L'arbitrage intéressement/participation en général c'est:
- Paiement cash soumis à IR - VS paiement dans 5 ans avec exonération d'IR + abondement et placement sur des supports plus ou moins intéressants
Là ton arbitrage RTT c'est: - Paiement cash soumis à IR - VS paiement (soumis à IR?) dans 30 ans ? Ca a l'air pourri non? Eventuellement l'abondement pourrait faire la différence mais là je comprends que les deux paiements sont majorés?
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Non . Message édité par MightyEyeball le 25-11-2020 à 20:26:38
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LittleFinger22 Rabat-joie | Gqqch a écrit :
Par contre, réellement, je n'arrive pas à comprendre pourquoi la renta serait de 2%. Il doit me manquer une partie du raisonnement économique. Tu aurais un lien vers une explication "académique" pour les non spécialistes du risque?
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En fait tu as probablement raison sur la définition précise de rentabilité (financière), mais ce n'est pas un indicateur suffisant pour ce type de produit car il ignore l'exposition au risque.
En général l'exposition au risque est intrinsèquement liée au capital investi (comme sur un ETF) et donc impacte la rentabilité, mais ici ce n'est pas le cas, ça ressemble beaucoup plus à un dérivé financier.
Toutes les autres conditions égales par ailleurs, un Girardin qui te libère après 5 années de risque crédit et un Girardin qui te libère après 1 seule année de risque crédit, auront tous deux une rentabilité financière de 10%.
Pourtant il ne fait aucun doute que le second est beaucoup mieux que le premier.
C'est donc un meilleur indicateur de considérer qu'on répartit la rémunération par année de risque, ce qui montrerait que le premier rapporte 2% par an, le second 10% par an.
Les Credit Default Swaps fonctionnent comme ça, ils sont cotés par un Credit Default Spread annuel, même si la protection est plus longue qu'un an. Ce spread correspond au coût de l'assurance annuelle contre la faillite d'une société. Il n'est d'ailleurs pas constant avec la durée de protection, tu auras souvent quelque chose comme Spread(protection 1 an) = 2% et Spread(protection 5 ans) = 2.5% ce qui donne un coût de protection sur 5 ans de 12.5% au total.
Mon indicateur n'est pas non plus la panacée, parce qu'il serait le même entre un Girardin 5 ans sur une société A qui a 20% de chance de faire faillite dans les 5 prochaines années (~4% par an) et un Girardin 5 ans sur une société B qui a seulement 5% de chance de faire faillite dans les 5 prochaines années (~1% par an)
A te donnerait une rémunération moyenne de 2%-4% par an, B de 2%-1% par an.
Mais ça devient vraiment compliqué à analyser.
Dans ce cas le Credit Spread te donnerait Spread(A prot. 5 ans) = 4% et Spread(B prot. 5 ans) = 1% en gros, c'est l'estimation du marché sur le risque de faillite, et c'est ce qu'il te paierait si tu te mettais en position d'assureur de crédit (ce que tu fais un peu via un Girardin au final).
Concernant l'assurance, c'est sûr qu'elle ne couvre pas les cas de force majeure (guerre, catastrophe climatique...), elles ne le font jamais car ça pourrait être systémique. L'important est qu'elle couvre au maximum les évènements possibles sur la société concernée (faillite, non investissement des sommes reçues, souci sur le secteur...) sans clause à la con. Si c'est vraiment le cas, alors ton risque est quasi nul, et donc ta rentabilité financière de 10% est au final un indicateur suffisant car tu ne porterais pas le risque de crédit.
En disclaimer, j'avoue que je découvre le Girardin, mais ça semble proche des CDS que je connais bien. J'espère ne pas faire d'incompréhension sur son fonctionnement. |
Miles_Teg91 | LittleFinger22 a écrit :
En fait tu as probablement raison sur la définition précise de rentabilité (financière), mais ce n'est pas un indicateur suffisant pour ce type de produit car il ignore l'exposition au risque.
En général l'exposition au risque est intrinsèquement liée au capital investi (comme sur un ETF) et donc impacte la rentabilité, mais ici ce n'est pas le cas, ça ressemble beaucoup plus à un dérivé financier.
Toutes les autres conditions égales par ailleurs, un Girardin qui te libère après 5 années de risque crédit et un Girardin qui te libère après 1 seule année de risque crédit, auront tous deux une rentabilité financière de 10%.
Pourtant il ne fait aucun doute que le second est beaucoup mieux que le premier.
C'est donc un meilleur indicateur de considérer qu'on répartit la rémunération par année de risque, ce qui montrerait que le premier rapporte 2% par an, le second 10% par an.
Les Credit Default Swaps fonctionnent comme ça, ils sont cotés par un Credit Default Spread annuel, même si la protection est plus longue qu'un an. Ce spread correspond au coût de l'assurance annuelle contre la faillite d'une société. Il n'est d'ailleurs pas constant avec la durée de protection, tu auras souvent quelque chose comme Spread(protection 1 an) = 2% et Spread(protection 5 ans) = 2.5% ce qui donne un coût de protection sur 5 ans de 12.5% au total.
Mon indicateur n'est pas non plus la panacée, parce qu'il serait le même entre un Girardin 5 ans sur une société A qui a 20% de chance de faire faillite dans les 5 prochaines années (~4% par an) et un Girardin 5 ans sur une société B qui a seulement 5% de chance de faire faillite dans les 5 prochaines années (~1% par an)
A te donnerait une rémunération moyenne de 2%-4% par an, B de 2%-1% par an.
Mais ça devient vraiment compliqué à analyser.
Dans ce cas le Credit Spread te donnerait Spread(A prot. 5 ans) = 4% et Spread(B prot. 5 ans) = 1% en gros, c'est l'estimation du marché sur le risque de faillite, et c'est ce qu'il te paierait si tu te mettais en position d'assureur de crédit (ce que tu fais un peu via un Girardin au final).
Concernant l'assurance, c'est sûr qu'elle ne couvre pas les cas de force majeure (guerre, catastrophe climatique...), elles ne le font jamais car ça pourrait être systémique. L'important est qu'elle couvre au maximum les évènements possibles sur la société concernée (faillite, non investissement des sommes reçues, souci sur le secteur...) sans clause à la con. Si c'est vraiment le cas, alors ton risque est quasi nul, et donc ta rentabilité financière de 10% est au final un indicateur suffisant car tu ne porterais pas le risque de crédit.
En disclaimer, j'avoue que je découvre le Girardin, mais ça semble proche des CDS que je connais bien. J'espère ne pas faire d'incompréhension sur son fonctionnement.
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sans assurance, c'est genre 15-20%
même comprehension ---------------
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Gqqch | LittleFinger22 a écrit :
En fait tu as probablement raison sur la définition précise de rentabilité (financière), mais ce n'est pas un indicateur suffisant pour ce type de produit car il ignore l'exposition au risque.
En général l'exposition au risque est intrinsèquement liée au capital investi (comme sur un ETF) et donc impacte la rentabilité, mais ici ce n'est pas le cas, ça ressemble beaucoup plus à un dérivé financier.
[...]
En disclaimer, j'avoue que je découvre le Girardin, mais ça semble proche des CDS que je connais bien. J'espère ne pas faire d'incompréhension sur son fonctionnement.
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Merci pour l'explication, ça éclairci les choses.
Il y a un nom pour la rentabilité "ajustée par le risque" ?
Concernant le risque de défaillance de l'exploitant, il est bien évident qu'il est non négligeable, et plus important que le risque "global" de défaillance pour une entreprise en métropole. Ce sont des ultramarins, avec une économie plus difficile qu'en métropole. D'ailleurs, si il n'y avait pas un risque accru, l'Etat n'aurait pas besoin d'incitations fiscales pour orienter les investisseurs vers l'outre-mer.
Par ailleurs, il faut se rappeler que le risque de défaillance que l'on a à l'esprit est celui de l'exploitant ultramarin. Mais dans un Girardin Industriel, l'investisseur n'est pas investisseur de l'exploitant: l'investisseur investi dans une société qui achète du matériel (bus, bateau de frêt, grue, tracteur,....) et qui loue ce matériel à un exploitant ultramarin. L'avantage fiscal est porté par le matériel (et sa mise en location pendant 5 ans), pas par l'exploitant. En cas de défaillance de l'exploitant, c'est au monteur du projet de trouver un nouvel exploitant (ce qui bien sûr pourra être difficile, le matériel n'étant plus neuf) afin de conserver l'avantage fiscal. Il n'y a donc pas perte automatique de l'avantage fiscal.
Le doute "habituel" est sur le montant de la garantie du monteur: outre les assurances habituelles (type RC Pro), la garantie supplémentaire du monteur s'appuie sur un fond de 10M, tous projets confondus. En cas de défaillances "systémiques", il est probable que cette somme ne soit pas suffisante.
Ton explication permet de pricer mathématiquement le risque, et donc de faire des choix de gestion/investissments basés sur des données tangibles, au lieu de le faire au doigt mouillé (comme le font la plupart des particuliers). Cela me semble parfaitement raisonnable et rigoureux.
Cependant, je remarque que c'est assez peu répandu ici comme évaluation. Par exemple, si on comparait de la sorte des SCPI Corum vs Atland Voisin ou des fonds H2O vs Amundi, on aurait de manière évidente une différence bien plus marquée que celle de leurs taux de rentabilité financière. |