Il y a eu récemment un topic à propos des colocataires invivables, avec des photos.
J'ai ma propre histoire.
Un lotissement. Les maisons sont de petits cottages, faits pour deux colocataires,
avec une pièce commune et une cuisine, un petit débarras dans cette pièce commune
contenant la tuyauterie allant dans la salle de bain. Ca semble parfait.
Mon colloc, Jed, adorait organiser des fêtes. Il aimait les tarentules, aussi, et en
avait six.
Afin de m'épargner l'effort de revenir sur cette histoire, voici le déroulement
succins de ce chaos :
Le récit des incidents sera plutôt concis, car je reprend ça d'une check-list que
j'ai réalisée un moment auparavant.
Pendant que nous habitions ensemble, mon colloc :
A ammené sa moto dans la pièce commune parce qu'il "avait peur qu'on la vole". OK,
mais il s'est alors mis à la démarrer et à la laisser allumée pendant 15 minutes sans
ouvrir une seule fenetre, résultat toutes nos affaires sentaient les gaz
d'échappement.
Après que sa copine l'ait quitté, il devint dingue dans sa salle de bain avec une
masse ou un marteau de géologue et explosa tous les meubles de la salle de bain. Je
ne suis pas sûr mais je pense que juste avant de le quitter elle avait baisé avec un
type ayant des morpions dans mon lit pendant une fête.
A ce moment, ses toilettes étaient inutilisables, donc il a utilisé les miennes
pendant un moment, avant que je lui en interdise l'accès. Plus tard j'ai découvert
qu'il chiait dans des sacs poubelles et qu'il les gardais dans le placard de la pièce
commune pendant des semaines. J'y reviendrais plus tard.
Il a mis le feu à notre tapis avec de l'alcool pendant une soirée. Il a pissé dans le
frigo. Il a chié dans le frigo. Il a chié dans le bac à légumes. Il a chié sur le
four et au lieu de nettoyer, il l'a allumé, prétendant que des cendres carbonisées
sont plus faciles à nettoyer que des selles.
Il a laissé un chat mort qu'il a trouvé quelque part dans notre four pendant une
semaine et l'a oublié là. Je l'ai découvert plus tard.
Il possédait six tarentules, et laissait l'une d'entre elles courir en liberté. Il
m'a assuré qu'il l'avait "domestiquée". je lui ai assuré qu'il était un abruti de
tête de bite.
Il ne se douchait jamais.
Il vendait des drogues dans sa chambre. Il fumait des bédos avec ses amis dans la
pièce commune. Il renversait de l'eau de son bang sur deux de mes cahiers. Lui et ses
potes prenaient de la cocaine sur le poste de télé dans la pièce commune.
Il a fait une fête où il invita beaucoup trop de monde, et ils s'incrustèrent jusque
dans ma chambres. Des étrangers ont couché ensemble dans ma chambre à cette fête.
Dans mon lit. L'un d'eux avait des morpions. Quelqu'un est allé chier dans mes
toilettes. Quelqu'un laissa une capote usagée dans ma commode. J'ai découvert tout ça
une fois qu'il était trop tard.
Le lendemain de cette fête, ma mère frappa à la porte d'entrée, et un étranger invité
à cette fête lui ouvrit et lui gerba immédiatement sur les jambes.
Des junkies passaient régulièrement à notre appartement à toute heure de la nuit pour
tenter d'acheter des drogues qu'il avait grace à ses activités illicites. Quand je
répondais à la porte et disait qu'il n'y avait pas de crack ici, ils devenaient
parfois désespérés, aggressifs et violents, et refusaient de partir.
Il mettait des aliments contenant du lait, de la viande et du fromage sur le
chauffage et l'allumait pendant 3 heures pour voir ce qu'il allait se passer.
J'aurais pû lui dire s'il m'avait demandé.
Il s'est mis en colère à cause d'un jeu vidéo auquel lui et ses amis jouaient dans la
pièce commune, et donc il surgit dans ma chambre alors que je dormais, et me mis une
droite dans la tête et dans l'estomac.
Quelques jours après il mit une tarantule dans mes draps alors que je dormais. Dieu
merci je n'ai pas été mordu, mais j'ai été terrifié et encore quelquefois je saute
hors de mon lit au milieu de la nuit sans raison et j'attaque mes couvertures.
Il chiait dans plein de nos meubles. Il mettait ses merdes dans des baggies et les
laissait dans des endroits étranges. J'étais heureux les fois où il utilisait un
baggie. Quelques mots de conseil pour de futurs colocs : un luminaire n'est pas un
chiotte. Une bouche de chauffage n'est pas un chiotte. le lavabo n'est pas un
Chiotte. Le four n'est pas un chiotte. C'est comme ça.
J'en avais raz le bol à ce point de l'histoire. Il refusait de laver ou de s'occuper
de tout le merdier que j'ai raconté plus haut, donc j'ai fini par le nettoyer, mais
en gardait un journal du travail que j'ai fait j'ai sorti une facture, que je lui ai
envoyé. J'étais fatigué de nettoyer des selles dans le frigo, de trouver des étrons
dans le bac à légumes, de la merde sur les plaques de cuisson, du vomit sur le tapis,
du vomit dans nos plantes, du vomis sur l'aération de la télé, de la pisse sur le
tapis, de la pisse sur le sol de la cuisine s'écoulant de derrière le frigo, des
animaux morts dans notre four et dans le congélo, et des sacs de merde cachés dans
les lampes.
Vous avez déjà eu à bouger votre frigo de son emplacement pour vous glisser derrière
et nettoyer de l'urine melée à tous ces putains de trucs qui stagnent déjà derrière un
frigo?
Après lui avoir envoyé la facture du nettoyage et reçu un refus de payement, j'ai
pris certaines de ses affaires, je les ai empilées dans une cave en ville, et je les
ai gardées jusqu'à ce qu'il me rembourse. En représailles il vola certaines de mes
affaires, mais j'ai appelé les flics et récupéra mes biens. Il était incapable
d'expliquer aux flics que j'avais des affaires à lui, donc j'ai juste récupéré mes
trucs pendant que lui a été entrainé dans leur voiture pour se calmer.
Maintenant que j'y repense, je pense qu'il a dû devenir dingue après qu'il ait perdu
sa petite amie, et le fait de ne pas pouvoir se séparer de ses excréments était un
aspect de sa folie. C'est juste une spéculation.
Il n'était pas pauvre. Il venait d'une famille aisée. Ils ne jouent aucun role dans l'histoire, par contre.
C'est ici que l'isolation commence. Retenez bien cette date, parce que c'est ici que
les choses deviennent dingues.
J'en ai eu raz le bol. J'ai acheté un mini frigo, des plaques électriques, deux coffres à serrures, une barre en bois, du gros scotch, une voiture télécommandée, et une serrure extérieure. Ma pièce privée avait deux entrées... J'ai résumé ici de mon mieux ma petite forteresse dans ce post que j'ai fait dans un autre topic :
En fait, après reflexion, j'ai vraiment envie de raconter comment j'ai gardé mon colloc hors de ma chambre. Je l'ai appelé le système de sécurité "Maison indépendante".
J'avais deux entrées possibles dans ma chambre, une porte coulissante vitrée donnant sur le patio et une porte normale vers la pièce commune. J'ai sécurisé la porte normale avec une serrure à l'extérieur, qui était là juste pour les apparences. C'était barricadé de l'intérieur. En bas j'avais mis une serviette roulée, et j'ai scellé le reste de la porte avec du scotch pour éviter les odeurs ou autres assauts chimiques venant de la pièce commune. J'ai barricadé la porte avec mon lit king-size, qui à son tour était soutenu par une bibliothèque remplie de poids et de livres. Même s'il se débarrassait de la serrure, il n'aurait pas pu ouvrir la porte sans la casser en deux. La moitié haute de la porte n'était pas sécurisée, le fait qu'il puisse passer en cassant la porte m'inquiétait, donc quand j'ai piqué ses affaires je les ai mises dans une cave de stockage en ville.
l'origine de tout ce bordel à propos de la "maison indépendante" vient de la porte vitrée. Elle avait une serrure, mais elle ne marchait pas et était seulement accessible de l'extérieur. Donc pour sécuriser la porte quand j'étais absent, je me suis procuré une voiture téléguidée, que j'ai attaché à une corde sécurisée par un "oeil de poisson" (le truc pour voir à travers les portes ) vissé en haut de la porte, et attaché à une barre de sécurité qui tombera en travers de la porte coulissante, l'empêchant d'être ouverte.
Tous ceux qui ont une porte coulissante comprendront comment ça marche, mais si quelqu'un veut de plus amples explications, je serais heureux de les fournir.
Donc quand je rentrais à la maison, je sortais ma petite télécommande, démarrais la voiture téléguidée et levais la barre, pour accéder à mon appart. Pour éviter que ce système soit découvert, j'ai couvert l'intérieur de la porte coulissante avec du papier de boucherie, et j'ai fait courir un fil à l'extérieur de la porte de façon évidente, pour que mon colloc pense que ce fil pourrait ouvrir la porte s'il était tiré correctement. A ma connaissance, il s'embêtait avec ce fil à chacune de ses tentatives pour entrer dans mon appart. je l'avais attaché à la poignée d'un vieux moulin à café et d'une bombe de peinture. Si vous le tiriez, vous obteniez une résistance bizarre et inattendue lorsque la manivelle du moulin tournait et que la bombe de peinture bougeait, ce qui ajoutait à l'illusion que ce fil était une sorte d'accès secret à l'interieur.
J'ai entendu ce récit de mes voisins, parce que c'est arrivé pendant que j'étais absent, mais apparement il perdit ses clés de la porte d'entrée, avait quelques problèmes intestinaux et devait absolument aller chier. Il avait déjà demandé l'accès aux toilettes de tous ses voisins, et avait été jeté. Donc il jurait comme un dingue et tirait sur le fil tout en tapant désespérément sur la porte quand les voisins appelèrent les flics pour reporter l'intrusion. Quand les flics se sont pointés il était en train de chier dans les buissons juste sous ma fenêtre.
Putain je le déteste.
Je pense qu'il devint dingue et perdit tous ses amis à un certain moment. Parce à peu près au moment où je me suis barricadé, je n'ai plus entendu de fêtes. En fait je n'entendais plus rien dans la pièce commune, à part des grognements informes et occasionnels. Je ne sais pas exactement ce qu'il se passait à l'interieur, parce que je m'était mentalement lavé les mains de tout cet endroit. J'ai par contre commencé à sentir certaines odeurs. J'ai scotché ma porte. Je sais que ce n'était pas très intelligent de faire ce genre de choses, mais j'en avais raz le cul de m'occuper de sa merde. Je n'appelais pas le proprio ni rien, malgré le fait que je savais qu'il détruisant des trucs ici. Après avoir autant nettoyé son bordel, je voulais juste que le dieu de la justice voie quel merdier cet endroit deviendra sans ma présence.
A ce moment, j'étais très pris par l'école et le travail. Puisque ma voie d'accès à
la maison était située à l'opposé de la porte d'entrée, le seul vrai contact que
j'avais avec Jed était ce que je pouvais entendre à travers les murs, ainsi que les
odeurs qui passaient par la porte à travers mon système de sécurité. C'était une
situation plutôt vivable, qui valait largement les 50$ par mois que je payais, mais
je commençais à m'inquiéter. Je flippais que les tarentules de Jed s'infiltrent dans
le système de ventilation, donc je l'ai condamné avec du film plastique et du scotch.
Puis j'ai commencé à redouter un incendie. Jed adorait jouer avec les éléments du
chauffage et avec le feu, et il était alcoolique, donc j'avais peur de ne pas savoir
si la maison était en feu vu que la ventilation était condamnée.
Il était environ 15h, j'étais en train de réviser, quand j'ai remarqué que mes pieds
étaient mouillés. Après enquête, le tapis près du mur était trempé. Je me suis rendu
devant la maison et m'aperçu que la porte était entrouverte. Je suis retourné dans
mon appartement et j'ai pris une clé de plombier et une lampe pour voir ce qui
déconnait.
Je ne suis pas très fort pour les descriptions, comme vous pouvez le voir à la
mauvaise qualité littéraire de ce topic, mais voilà ce que je peux faire de mieux. Je
vais essayer de dépeindre les choses de mon point de vue à cette époque, et garder
sous silence ce qu'elles étaient en réalité.
J'ai déverrouillé la porte d'entrée de l'appart et l'ouvrit, après avoir vérifié que
la voiture de Jed était partie. Les lumières dans la pièce étaient HS et les rideaux
étaient tirés. La lumière s'engouffra à l'intérieur et révéla qu'il y avait
d'étranges particules en suspension dans l'air. Pas vraiment de la fumée. Je dirais
presque que l'odeur était si forte dans l'appartement qu'elle aurait pu être vue à
l'oeil nu. Après réflexion, j'imagine que ce que je voyais était des spores de
moisissure.
Tandis que le pinceau de lumière venant de l'extérieur ensoleillé s'étalait dans la
pièce, plusieurs choses apparurent successivement : Premièrement, la pièce commune
était complètement recouverte de journeaux étudiants gratuits. Il y avait
manifestement des trucs dessous puisque les journeaux faisaient des bosses, et j'ai
même pu identifier une chaise recouverte de journeaux dans un coin. La cuisine était
encombrée de poubelles. J'ai pu repérer deux énormes sacs d'ordures pleins dans un
coin de la pièce commune. En les regardant de plus près, j'ai découvert qu'ils
étaient couverts d'une sorte de saleté marron et brillante. L'odeur de la maison
était intolérable. J'ai balayé la pièce de ma torche un certain nombre de fois, juste
pour être sûr que Jed n'était pas embusqué ici avec un couteau ou n'importe quoi
d'autre, et je me suis enfoncé plus avant dans l'appart, laissant la porte ouverte.
J'ai pris quelques bombes de déo dans ma poche et en aspergea le dessous de mon nez.
Les sacs poubelles avaient été hativement retirés du débarras de la salle commune,
celui qui contenait la tuyauterie conduisant à la salle de bain de Jed. J'ai balayé
le débarras de ma lampe et un rat ou une souris ou n'importe quoi d'autre couru très
rapidement sous les journaux de la pièce commune. Je regardai de plus près et vis
qu'il y avait plusieurs morsures dans un tuyau du débarras, et c'était manifestement
trempé. Ne trouvant pas l'origine de la fuite, je continuais dans le couloir vers la
chambre de Jed.
Je n'étais pas à l'aise, parce que l'endroit était remplis de débris. les meubles
fournis avec l'appart étaient fourrés dans d'étranges endroits. Par exemple le canapé
était dans le couloir vers la chambre de Jed, à l'envers. Je grimpai par dessus après
m'être assuré que Jed n'était pas en dessous. J'étais un peu nerveux car je ne voyais
pas grand chose à cause du canapé, et traversa les débris. On dirait qu'il volait du
matériel de construction et des équipements sur des chantiers de construction. J'ai
pu repérer dans le couloir de la tuyauterie, un abatant de toilette, des cendriers,
des morceaux de bois, et une boite de clous volés. La grosse masse de Jed (ou un
marteau de géologue, je n'en sais rien) était enfoncée dans la porte de sa chambre.
Je l'ouvris et ce putain de truc tomba, m'effrayant.
Je rentrai dans sa chambre, qui était étrangement propre? Il n'y avait rien à l'intérieur,
mais le sol était complètement trempé. Je compris ce qu'il s'était passé; il s'était aperçu qu'il y
avait de l'eau partout et avait sorti tout son bordel dans le couloir, et avait
allongé son matelas contre la porte coulissante (où il resta, à ma connaissance, près
de deux semaines. Je ne savais pas du tout où il dormait). La fuite venait de sa
salle de bain, j'y entra donc avec ma clé prêt à tabasser mon colloc fou si jamais il
me sautait dessus.
Je vis le mobilier détruit habituel, et je remercia le déodorant, mais la puanteur me
brulait les yeux. la douche était couverte de journaux. Je l'ai tapotée avec ma clé
et les journaux s'enfoncèrent, comme s'ils étaient sur quelque chose de mou et
d'organique. Je tapais plus fort et ce que je peux uniquement décrire comme du
liquide fécal s'écoula entre les journaux. Je pense qu'il chiait dans la douche et
recouvrait ça avec des journaux, comme un genre de lasagne putride. La fuite venait
de derrière son évier, qu'il avait démantelé avec violence. Je pouvais voir les
restes d'un cendrier dans le tuyau, donc je pense qu'il avait dû frapper le tuyau
avec un cendrier. Je fermai l'eau du robinet, stoppant la fuite, et décida qu'il
serait mieux que je parte avant qu'il ne revienne.
En sortant, je m'aventurai dans la cuisine et ouvrit le frigo, juste par curiosité. Il
y avait une masse organique ressemblant à un ballon au milieu, avec des filets de
moisissure poussant dessus. Ca avait à peu près la taille d'une tête humaine avec une
grosse morsure dessus. Ne désirant pas choper des poussières toxiques dans mes
narines, je ferma le frigo et inspecta de nouveau le débarras. Les murs du débarras
était couverts d'une matière noire et brillante qui étincelait. Après plus ample
observation, c'était de la pourriture. Je ne savais pas quelle moisissure pouvait
ressembler à ça. Je bougeais un peu les journaux, mais me rappelant les rats, et ne
voulait pas être mordu, je quittai l'appartement, fermant la porte derrière moi.