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Mondial 2006
L'Italie «unifiée» par la victoire
REUTERS
Au lendemain de la victoire de la squaddra azzura, l'euphorie a gagné le pays de la Sardaigne à la Lombardie • Elle peut adoucir un pays aux prises depuis plusieurs mois avec une succession de scandales, y compris dans le calcio.
Par Eric Jozsef
LIBERATION.FR : Lundi 10 juillet 2006 - 16:29
Rome, de notre correspondant
« Campione del mondo ! ». Après avoir attendu vingt-quatre ans pour goûter à nouveau la saveur de la victoire en Coupe du monde, toute la péninsule a littéralement explosé de bonheur après le dernier tir au but décisif de la Qquadra azzurra. Sur toutes les places du pays, jusqu'au bout de la nuit, des millions de tifosi, toutes générations confondues, ont fêté le sacre de Berlin.
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A Rome, après avoir suivi le match sur des écrans géants installés sur le cirque Maxime, au pied du mont Palatin, un fleuve humain s'est déversé jusqu'à la place de Venise. Reprenant les propos de l'attaquant Luca Toni qui a commenté la victoire en soulignant « elle appartient à tous les Italiens, de la Sardaigne à la Lombardie, nous avons de nouveau unifié le pays », la foule scandait un peu partout « Italia, Italia ». De Palerme, Naples ou Milan, des avis de décès célébrant la défaite de la France étaient brandis à bout de bras. Depuis la défaite contre la bande à Zidane en quart de finale de la coupe du monde en 1998 et en finale de l'Euro 2000, « on attendait notre revanche » soulignaient de très nombreux tifosi à l'issue du match.
Euphorie collective
Les joueurs de la squadra étaient attendus dans la capitale italienne lundi en fin d'après-midi pour un gigantesque bain de foule avec les supporters. Une véritable euphorie collective a ainsi saisi le pays aux prises depuis plusieurs mois avec une situation économique difficile, des affrontements politiques violents et une succession de scandales y compris dans le calcio. « Un but a fait la différence. Il y a des compétitions que l'on gagne comme ça » , a souligné Romano Prodi. Le président du conseil vainqueur des élections lors des dernières législatives d'avril dernier avec seulement 21.000 suffrages d’avance sur Silvio Berlusconi s'apprêtait à accueillir à Rome les nouveaux héros de l'Italie.
«Des noirs, des islamistes et des communistes»
Même l'autonomiste Ligue du Nord a célébré le succès des azzurri : «la victoire de Berlin est une victoire de notre identité, d'une équipe qui a aligné des Lombards, des Napolitains, des Vénitiens et des Calabrais et qui a gagné conte une équipe qui a sacrifié sa propre identité en alignant des noirs, des islamistes et des communistes pour obtenir des résultats», a lâché l'ancien ministre Roberto Calderoli.
Interpellation parlementaire pour faire la lumière sur le coup de tête de Zidane
Focalisée sur la victoire, la presse italienne ne s'est pour l'heure guère attardée sur les propos qu'aurait tenu Marco Materrazzi à l'encontre de Zidane. Un élu du centre gauche, Riccardo Villari, a néanmoins déposé lundi matin une interpellation parlementaire afin que la ministre des Sports Giovanna Melandri fasse immédiatement la lumière sur l'épisode du coup de tête et l'exclusion du capitaine français: « Si, comme l'indique “The Guardian“, Materazzi a traité Zidane de « terroriste », il s'agit d'un fait répréhensible (...) Personne ne veut justifier le geste honteux de Zidane mais dans ce cas Materazzi devrait s'excuser pour une offense qui n'a rien à voir avec le sport ». Reste que pour nombre de tifosi, enivrés par la coupe du monde, les provocations font partie intégrantes du football. Et de rappeler au passage que l'Italie est la patrie de Machiavel.
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Mondial-2006: l'Italie fête ses champions du monde et enterre la France
mar 11 jui, 01h31
ROME (AFP) - Les Italiens ont attendu ce moment pendant 24 ans et ils ont réservé lundi un accueil triomphal à leurs champions du monde de football à leur retour à Rome avec le trophée enlevé au terme d'une finale contre l'équipe de France, brocardée par les tifosi en liesse.
Rendez-vous avait été donné sur le Circo Massimo, le stade où les gladiateurs étaient portés en triomphe dans la Rome antique.
Un million de personnes, selon le maire de Rome Walter Veltroni, s'étaient rassemblés au coeur de la Rome antique pour fêter l'équipe nationale et lorsque les champions ont débarqué au Circo Massimo vers 23H00 (21H00 GMT) brandissant le trophée en or, la foule a explosé de joie.
"Tous les Italiens vous aiment", leur avait dit un peu plus tôt le chef du gouvernement Romano Prodi lors de la réception officielle.
Les champions du monde étaient arrivés lundi en fin d'après-midi à l'aéroport militaire de Pratica di Mare, près de Rome, où ils ont été accueillis par plusieurs centaines de supporteurs.
Le capitaine et pilier de la défense de la Squadra Azzurra, Fabio Cannavaro, est sorti le premier en brandissant le trophée, suivi par le sélectionneur Marcello Lippi.
Le gardien de but Gigi Buffon, lunettes noires et médaille d'or autour du cou, a été le troisième a descendre de l'avion, suivi par le milieu récupérateur Gennaro "Rino" Gattuso, crâne rasé et costume bleu sombre.
"Nous sommes au septième ciel", a confié Marcello Lippi. Personne ne croyait en effet à une victoire de la Squadra Azzurra.
L'Italie a enlevé pour la quatrième fois de son histoire le trophée si convoité au terme d'une finale interminable et crispante contre la France conclue aux tirs au buts (1-1, 5 t.a.b. 3).
La rencontre a été ternie par l'exclusion du capitaine de l'équipe de France Zinedine Zidane durant la prolongation (110e) pour un coup de tête asséné dans la poitrine du défenseur italien Marco Materazzi.
Tous les médias et les supporteurs s'interrogent depuis dimanche soir pour savoir ce qu'a dit Marco Materazzi au meneur de jeu français, provoquant son coup de colère.
Zinedine Zidane a fait savoir par son agent qu'il expliquerait son geste dans "quelques jours".
Marco Materazzi a démenti l'avoir traité de terroriste, comme le prétend une rumeur et a affirmé ne pas avoir à se justifier.
"Ce qui s'est passé, tout le monde l'a vu en direct à la télévision", a-t-il seulement déclaré. Selon son père, Zidane l'aurait provoqué.
Avant de se livrer à la liesse populaire, les 23 membres de la Squadra Azzurra ont dû sacrifier aux honneurs officiels avec une réception au Palazzo Chigi, siège du gouvernement, au coeur de la capitale.
Ils ont été accueillis par le chef du gouvernement Romano Prodi, venu au devant d'eux.
Fabio Cannavaro lui a confié un instant le trophée et Romano Prodi a ainsi pu le brandir, un geste que son prédécesseur, Silvio Berlusconi, propriétaire d'une équipe de football, le Milan AC, a rêvé de pouvoir faire lorsqu'il était au pouvoir.
"Avec tous les Italiens, je vous dis merci", leur a ensuite dit Romano Prodi.
"Vous nous avez rendu la joie de gagner grâce à un jeu d'équipe et vous avez montré aux jeunes générations que les résultats s'obtiennent avec la fatigue, la sueur et l'engagement de tenir bon, jusqu'au bout, jusqu'au penalty", a-t-il ajouté.
"Vous avez rendu au Calcio italien, traversé par une grave crise, la dignité qu'il mérite", a-t-il poursuivi. "Vous avez montré un motif d'unité à un pays qui a trop souvent tendance à se diviser", a-t-il conclu.
Les champions ont ensuite gagné le Circo Massimo à bord d'un autobus ouvert. Il a dû se frayer la voie au milieu d'une véritable marée humaine, copieusement arrosée de vin mousseux par les joueurs.
Cruelle, la foule massée sur le parcours pour saluer les nouveaux héros n'a pas ménagé ses sarcasmes contre les vaincus.
Un corbillard transportant un cercueil recouvert du drapeau français avait été amené en fin d'après-midi sur le Circo Massimo et un avis de décès, imprimé avant la finale, a été largement distribué. Il était brandi par les tifosi devant les caméras. "Après 90 minutes d'une longue agonie s'est terminée l'inutile existence des petits coqs français", proclamait le libelle railleur.
http://fr.sports.yahoo.com/1007200 [...] de-et.html
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il y a certaines choses qui sont vraiment desolantes a voir et a entendre |