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BORDEAUX/PARIS (Reuters) - Le club de football de Bordeaux et celui du Paris Saint-Germain envisagent une action en justice contre Bernard Tapie, qui a évoqué un match selon lui "truqué" à la fin des années 90.
Lundi, lors de l'émission "On refait le match" sur RTL et LCI, Tapie, ancien président de l'Olympique de Marseille, a cité le dernier match du championnat de France 1998-1999 entre le PSG et Bordeaux.
La victoire de Bordeaux 3-2 au Parc des Princes, grâce à un but à une minute de la fin, avait donné le titre aux Girondins, qui coiffaient ainsi sur le poteau les Marseillais.
"Le FC Girondins de Bordeaux a pris connaissance des accusations scandaleuses et infondées de M. Bernard Tapie", indique mardi dans un communiqué le club bordelais.
"Il ne peut accepter qu'il porte atteinte à l'honneur du club, de ses dirigeants, de ses joueurs et de ses supporters et donnera la suite qu'il convient à ces déclarations."
Du côté du Paris Saint-Germain, le directeur de la communication du club, Jean-Philippe d'Halivillée, joint par téléphone par Reuters, a également dit que le club de la capitale n'en resterait pas là.
"Ce sont des propos qui n'engagent que Bernard Tapie. Nous aussi, on verra la suite à donner à cela. Les propos de Bernard Tapie sont complètement sortis du contexte. Que Bernard Tapie règle ses problèmes avec Marseille... On n'en restera pas là", a-t-il dit.
Bernard Tapie a été mis en cause par un ancien joueur de l'OM, Jean-Jacques Eydelie, notamment sur un "arrangement" lors de la finale de la Coupe d'Europe des clubs champions remportée en 1993 par les Phocéens sur le Milan AC.
"Il est impossible qu'il y ait eu des arrangements lors de la finale 1993. Allemagne-Autriche (lors de la Coupe du monde 1982 NDLR), PSG-Bordeaux (en 1999 NDRL), ça se voit que c'est truqué, arrangé!", a répondu Bernard Tapie lundi.
Contacté par téléphone par Reuters, le président des Girondins, Jean-Louis Triaud, n'a pas voulu faire d'autres commentaires que ceux contenus dans le communiqué de son club
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