Automobile - Mercedes au garage, la C3 pour les Gones : (texte original de l'ami Faman)
Popopo, le gros match de Lyon hier, très bonne ambiance à Gerland : du sang, du suspense, de la sueur, des rires (avec la collision inter bavaroise), des larmes (de joie) et de la bière.
C'est par un guilleret chant météorologique que les supps stuttgartois (ça se dit
) venus en nombre, faisaient acte de leur présence dans les travées de Gerland : "Y fé bo, y fé bo, y fé bo" (c'est ce que j'ai compris).
Pourtant, on se les gelait quand même pas mal quand le match a commencé et que la nuit était tombé. Kastagnette se dirent les Stuttgartois et, aussitôt, ils envoyèrent moult feux d'artifice sur la pelouse, sympa
, le ton était donné.
Alors oui, il faisait nuit certes, mais l'éclairage puissant du stade de Gerland faisait son office ce qui nous a valu le déplaisir de subir à la vue le visage jovial et rubicond de Ludovic Magnin, le sympathique mais désespérément laid, et bien trop blond pour être laissé sans marquage, défenseur suisse pendant tout le match.
Cet affront au bon goût mettait les Lyonnais en rage et Ben Arfa ouvrait le score dès la 5ème comme pour dire aux boulons "mais rentrez chez vous putain, la guerre est finie !"
Cheulstreum, le clone bien prononcé de Källström, confirmait les avis actuels sur le foot allemand et les défenses aléatoires à la 15ème.
Vercoutre, toujours chafouin, décidait, contre l'avis général, de donner une chance aux Allemands de montrer qu'ils sont pas manchots des pieds, c'est à dire agiles de leurs mains du bas. Gomez le remerciait en inscrivant un but d'école qui, bien que simple but du 2-1, avait un sale arrière goût d'égalisation, tant il nous a semblé que cela pouvait se reproduire à n'importe quel moment.
Ben Arfa reprenait les choses en main et, d'un geste benzemesque, effaçait le défenseur quelconque qui se trouvait là, pour tromper le portier teuton (moins bon en 1ere qu'en 2ème) à la 38ème, de fort belle manière et propulser l'OL en UEFA dès la fin de la 1ere mi-temps.
mais les Allemands, tu les sors par la porte, ils reviennent par la fenêtre, disait ma grand-mère, qui a connu l'occupation intime pendant la guerre. (d'où peut-être mon physique un brin aryen)
la 2ème mi-temps voyait donc des Stuttgartois revenir dans le match, avec le but du doublé pour Gomez à la 56ème, qui relançait la grosse berline dans la course au score.
Coup de théâtre à la 60ème, où l'on découvre les joies des lignes de surfaces dites "flottantes" dans le jargon arbitral, Fabio Santos s'est approché a moins d'un mètre du joueur allemand et de la surface de Vercoutre, c'est en trop pour l'arbitre qui, tel le mediumnique Domenech, a certainement pressenti le drame et siffle donc un penalty par anticipation complètement justifié. Juninho vient alors confier à Remy dans le creux de l'oreille "si tou mé l'arrête pas, cé pa la peine dé révénir au vestiaire, cabron !" Vercoutre, qui a laissé sa gourmette de communion dans son sac et qui y tient comme à la prunelle de ses yeux carrés, décide donc de faire parler le Coupet qui est en lui, péno répoussé ! Gerland éructe de joie ! Juni, l'homme qui murmurait à l'oreille des gardiens...
Passé si proche du chaos, et joueur, Alain Perrin se dit qu'il est temps de jouer son "va rien" et fait rentrer Keita dans la partie, à la 69ème, en espérant que ces errements footballistiques fasse rire un peu les Allemands et les déconcentrent. Peine perdue, l'Allemand est avare en gross rigolad et finalement Keita n'est pas à la hauteur de sa médiocrité habituelle, puisqu'il assure finalement pas mal, donc on se dit que la partie peut continuer normalement.
La fin de la partie fut plus tendue, la moindre erreur de part et d'autre pouvant précipiter le match, c'est finalement Stuttgart qui perd à cette guerre des vénères, en laissant Clerc remonter comme une balle et centrer un caviar pour Juni qui n'en refuse pas une petite cuillère à la 90ème.
2 passes décisives en 2 matchs pour Clerc, comme dit Raymond "j'en ai marre d'avoir raison".
Au final, on a eu une équipe de Stuttgart bien plus opiniâtre à l'extérieur qu'a domicile, on reconnaît bien là les Allemands, prompts a tout casser à l'étranger mais alors chez eux, ils font les petites Fräuleins.
A noter la découverte du jour : Vercoutre a des pouces et est capable de préhension ! Bats confiera à la fin du match "c'est une grande découverte, j'ai toujours cru qu'il avait des pinces à la place des mains ! Maintenant on va pouvoir avancer"
UEFA nous voilà ! (ou pas
)
Après cette intermède, vu de l'esprit torturé et tortueux de faman, il restait à voir ce qu'ont fait les deux rivaux de Lyon dans ce groupe E.
Au Camp Nou, les Catalans de Franck Rijkaard recevaient les rugueux Ecossais de Walter Smith. L'opposition entre la technique espagnole et le jeu physique plus que limité des protestants de Glasgow promettait une chaude empoignade. Cela n'a pas été un grand match, les Rangers n'étaient pas à la hauteur de leur adversaire sur le papier et ça s'est cruellement fait ressentir sur la pelouse. Sans forcer son talent, le Barça s'impose 2-0 et prend une belle option sur la qualification. Henry (de la main) et Messi (dans un style de renard des surfaces) sont les buteurs blaugranas. Les Barcelonais n'ont plus qu'à ne pas perdre par plus de 3 buts d'écarts face à l'OL pour assurer leur place en huitième de finale.
Les Catalans, meilleure défense de la compétition avec zéro buts encaissés (à égalité avec Arsenal), sont leaders avec 10 points, soit 3 de plus que leurs adversaires du soir (Glasgow), les Gones reviennent dans la course (6 pts). Quant aux champions d'Allemagne, éliminés, il ne leur reste plus que 2 matchs pour offrir à leurs supporters un baroud d'honneur dans la plus prestigieuse des compétitions.
Dans le théâtre des rêves d'Old Trafford, Manchester United s'est assuré une facile qualification en terrassant le Dynamo de Kiev (4-0) avec un Patrice Evra en mode showboat. Sir Alex avait fait confiance à quelques jeunes joueurs pour ce match et ceux-ci n'ont pas déçu, à l'image de l'espagnol Gerard Piqué, premier buteur du match. Devant, le tandem Tevez / Rooney fait des misères (1 but chacun). Mais un match d'United n'est pas complètement satisfaisant sans un but du seul métrosexuel lusitanien, Cristiano Ronaldo. Celui-ci se délecte de casser les reins au malheureux Pape Diakhaté avant de conclure, d'une frappe puissante, le festival des diables rouges. L'ancien Nancéien, quant à lui, semblait bien plus à l'aise face à des joueurs de la trempe de Darcheville, Landrin et autres joyeusetés de notre très chère Ligue 1.
Finale pour la deuxième place retour entre la Roma de Spaletti (vainqueur 2-1 à l'aller) et le Sporting Portugal. Je préfère de suite me débarrasser des vannes ringardes du type, "Liedson les cloches" ou autre "Liedson le glas des romains"... mais le buteur brésilien a été très grand dans ce match, marquant ses 100ème et 101ème buts (superbe tête plongeante) sous les couleurs lisboètes. Si je ne fais pas ces vannes concernant le buteur brésilien, c'est aussi qu'il n'a pas réussi à faire pencher la balance en faveurs des Portugais. Les rayés étaient très supérieurs, dans le jeu, à leurs adversaires du soir mais l'Italien sait être réaliste... et chanceux. Le réalisme, c'est le défenseur gauche Cassetti, qui, après seulement quatre minutes de jeu, réalise une frappe à coup de "popopopo"... la chance, c'est l'égalisation romaine à la dernière minute de jeu, après que le Sporting avait dominé allègrement la rencontre, une frappe détournée par la tête d'Anderson Polga met la louve sur les chemins de la qualification (2-2).
Carton plein pour Man Utd (4 victoires en autant de matchs et 12 pts pris), la Roma est deuxième (7 unités), le Sporting conserve un espoir de se qualifier mais il faudra prendre des points à Old Trafford (4 pts), Kiev porte le bonnet d'âne (4 matchs / 4 défaites).
Dans le groupe G, certains supporters ont du être proches d'atteindre le point du même nom. A San Siro notamment, où l'on a vécu une bien drôle de soirée, les Milanais ont tout d'abord été franchement chahutés par les Brésiliens venus du froid du CSKA Moscou. Après seulement 30 minutes de jeu, les Moscovites mènent 2-0 à la stupeur générale. C'était "dreadlocks connection" : Jo (25ème) et Wagner Love (30ème) se laissant aller à deux coups de fusil dans la défense lombarde. Mais cette réussite en appelle une autre... en quatre minutes à peine, l'Inter revient au score. Ibrahimovic (31ème) et Cambiasso (34ème) profitent du marquage un poil laxiste des défenseurs russes pour remettre à flot le navire nerrazzuro. Dès lors, le vaisseau amiral italien (champion en titre) réalise une démonstration. Cambiasso est le premier à s'offrir son doublé (66ème), suivi de peu par Zlatan (73ème). Si l'on parlait de coups de fusil pour les buts des Bbrésiliens, celui du Suèdois est un vrai coup de canon. Un pétard des 25 mètres qui laisse Akinfeev sans réaction. L'Inter s'impose 4-2 après avoir été mené 0-2.
De l'autre côté du Bosphore, le Fenerbahçe d'Istanbul a disposé du bien pâle PSV Eindhoven (2-0) de Jan Wouters dont le coaching (et notamment la titularisation d'Alcides à gauche) doit laisser perplexes les admirateurs de Ronald Koeman. Une fois n'est pas coutume, Gomez réalise une excellente partie. L'international brésilien a été trahi par sa défense par deux fois. Dirk Marcellis détourne dans ses filets une frappe de Kazim Kazim (28ème). Deux minutes plus tard, Alcides remonte en trottinant et couvre le départ dans le dos de la défense de Semih qui gagne son duel. Malgré une domination technique et tactique de tous les instants, les Turcs ne marqueront plus.
L'Inter est leader (9 pts) et jouera la première place du groupe avec les surprenants Turcs du Fenerbahçe (8 pts), seule équipe du groupe invaincue. Le PSV est distancé (4 pts) et devra se mettre à l'abri d'un retour de l'équipe russe du CSKA (1 pt) pour la qualification en UEFA.
A Prague, on a frôlé l'endormissement. Les gunners, certes remaniés (absence de Fabregas, Hleb ou encore Van Persie), n'ont pas été aussi fringuants qu'à l'aller, loin s'en faut. L'arbitre était français, le score et le spectacle aussi visiblement (0-0).
Les mésaventures de notre ami tzigane Georges Becali continuent. Son Steaua est encore tombé à domicile face au FC Séville (0-2). Dominés dans la possession, dans l'agressivité et dans le jeu, les Roumains n'auront pas pesé bien lourd. Le brésilien Renato ponctue la balade sévillanne en s'offrant un doublé. Sur un corner tout d'abord, après que "Rufay" Zapata avait repoussé une première fois la tête de Poulsen, puis d'une tête plongeante qui vient couronner une sublime action du club de Guadalquivir, orchestrée par un transcendant Daniel Alves.
Arsenal se qualifie avec 10 points mais va devoir lutter avec les Sévillans (9) pour recevoir au match retour en huitième de finale. Dans la lutte pour l'UEFA, les choses sont mal engagées pour les Roumains du Steaua de Bucarest, qui affichent 4 points de retard sur les Tchèques du Slavia de Prague.
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