JMAulas Membre de l'église symaskiste | Le drame du Heysel
30 mai 1985, le jour où le hooliganisme a dépassé les bornes, j'avais à peine 20 jours. Le Sunday Times titrait "A slum sport watched by slum people in slum stadiums." (un sport de ghetto, regardé par les gens du ghetto dans les stades du ghetto). La veille s'était jouée, à Bruxelles, une finale de coupe des champions entre la Juventus et Liverpool ... La bande à Platini s'était imposée 1-0 mais, ce jour-là, le football était bien anecdotique ... 39 personnes ont trouvé la mort dans le vétuste stade belge une heure avant le match sans qu'aucun joueur, Platini en tête, n'eut été informé au coup d'envoi.
Le drame du Heysel n'était pas la première tragédie qui touchait les stades de football, ni la dernière, ni la plus meurtrière ... si elle est ancrée dans la mémoire collective c'est qu'elle est la plus médiatisée (car diffusée en direct à la télévision) et celle qui a marqué une date dans l'histoire de la lutte contre le hooliganisme. Que ce soit Furiani, Bradford ou Hillsborough (malgré ses 95 morts, des supporters de Liverpool étouffés contre les grilles d'un package trop bondé) ... aucune de ces tragédies pourtant tout aussi macabres n'atteindra la portée dramatique du Heysel. Ce jour-là, l'homme a failli, ne laissant que peu de faute à pas de chance ... contrairement à Brandford et ses 50 morts, quelques jours auparavant (incendie dans le stade). Cette année-là (1985), il y a eu une prise de conscience collective, du danger de la mouvance hooligan. L'UEFA a lourdement puni le football anglo-saxon pour n'avoir pas su endiguer ce phénomène (interdiction de coupe d'Europe pour 5 ans, renforcement global des obligations des organisateurs, ...), la lutte contre la violence s'est organisée, le temps des charges insouciantes de bourrins en bombers était révolu ... le Heysel en a été le "catalyseur".
En France, il faudra attendre 1993 et un certain PSG-Caen pour que la loi se mette à jour.
Les faits
So Foot en ligne : a écrit :
Que s’est-il passé au Heysel ? Le 29 mai 1985, ce stade bruxellois accueille la finale de la coupe des clubs champions opposant la Juventus à Liverpool. Les supporters italiens occupent l’un des virages. L’autre est réservé aux Anglais, à l’exception de la tribune Z dont les billets, destinés à des spectateurs neutres, ont en réalité été majoritairement achetés par des partisans de la Juve. Une heure avant ce qui devait être le début du match, suite à diverses provocations, les fans anglais des blocs X et Y s’en prennent aux occupants du bloc Z. Ils lancent des projectiles, escaladent ou arrachent le grillage séparant les deux tribunes et chargent les supporters de la Juventus, une première puis une deuxième fois. Peu coutumiers de ces tentatives de “prise de tribune” malheureusement familières des plus extrémistes des supporters anglais, les policiers belges sont désemparés et les spectateurs du bloc Z gagnés par la panique. Ils tentent de fuir la tribune mais sont bloqués par le mur d’enceinte (dont un pan finit par s’effondrer) et par les grilles, séparant les tribunes du terrain, que les policiers tardent à ouvrir. Ecrasées et étouffées contre le mur ou les grilles, piétinées par la foule fuyant les projectiles ou les coups des Anglais, 39 personnes trouvent la mort.
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Comment en est-on arrivé là ?
Plutôt que de diaboliser un seul facteur comme la justice de l'époque l'a fait avec les hooligans britanniques, il convient d'étudier tous ce qui a pu conduire au drame. Footware ne va pas à la chasse aux sorcières et ne souhaite pas minimiser le rôle des hooligans mais, à l'époque, bon nombre de facteurs n'ont pas été pointés du doigt par l'opinion, ces facteurs ont été la cause de drames antérieurs comme celui de Hillsborough ...
Pour ce faire, en se basant sur le travail des sociologues spécialistes du sujet (Nicolas Hourcade, Jean-Charles Basson ...) ou autre spécialiste du sujet comme le commandant de police Thierry Terraube, acteur de la catastrophe (voir interview plus bas), Footware a organisé les responsabilités en se basant sur l'arbre des causes d'Ishikawa (ou 5M) comme un technicien en qualité le ferait et comme sans doute, à l'époque, la justice aurait dû le faire.
Partant du principe que le résultat est la mort de 39 personnes (dont 31 italiens), il convient de faire une analyse en 5 temps de la situation. • Tout d'abord, le milieu : le stade du Heysel et ce maudit bloc Z :
Le stade est vétuste, le mur d'enceinte ne correspond pas aux normes de sécurité. Pour assurer la sécurité des joueurs, comme il est d'usage à l'époque, des grilles bordent la pelouse, les spectateurs sont parqués dans un enclos. Il n'y a pas de sièges mais des gradins, ce qui favorise les déplacements de foule.
Il suffit de se pencher dessus pour voir que le milieu n'était pas apte à recevoir un évènement sportif digne de ce nom.
Thierry Terraube a écrit :
On a fini par comprendre que, quand on traite les gens comme des animaux, en leur offrant des stades insalubres et en les parquant dans des cages, même ceux qui n’ont pas d’intention violente peuvent déraper. On a donc changé de perspective. On a cherché à mettre en place des dispositifs pour les supporters et non contre eux.
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• Les Moyens : les "à-côté mal maîtrisés"
Aucune animation n'était prévue avant le match pour faire patienter la foule et réorienter les centres d'intérêt vers autre chose.
Dans l'attente du match, avant ouverture des tribunes, les supporters erraient dans la ville, se laissant aller à la boisson pour seul occupation (cf. interview).
L'ennui et l'alcool, deux facteurs, certes mineurs, mais qui viennent s'imbriquer dans la mécanique amenant les faits.
• La main d'œuvre : les "différents acteurs"
En premier lieu, il y a les hooligans anglais. Sans doute, les moins innocents dans l'affaire. Cause et conséquence principale de la tragédie qui a ébranlé l'Europe occidentale (celle qu'on dit "civilisée" ) en ce 29 mai 1985. On leur reproche d'avoir lancé la charge sur le bloc Z provoquant un mouvement de panique. Même si leur but n'était pas de tuer mais de partir en quête d'un territoire telle une armée en campagne, les faits sont là. Leurs comportements violents combinés à la panique des masses, non rodées aux us et coutumes de la "violence des tribunes" (prendre le dessus sur l'adversaire sans pour autant vouloir infliger des blessures graves) a conduit le Heysel à son dramatique destin.
Le public est, quant à lui, à la fois la victime et le bien involontaire bourreau de cette tragédie. Pris de panique, il s'automutile, se piétine, se pousse, s'étouffe, l'instinct de survie se muant en celui qu'aurait un animal traqué. A cette époque, le hooliganisme est une "bête étrange et exotique", une inconnue et on a, de nature, peur de l'inconnu ...
Enfin, il ne faut pas oublier les forces de l'ordre. Les policiers belges, visiblement peu enclins au bon sens, préférant appliquer les consignes pour éviter une éventuelle amende en cas d'envahissement du terrain plutôt qu'à laisser la foule respirer le vert gazon du plat pays, même si leur vie en dépend. Si les hooligans sont fautifs, les forces de l'ordre, elles, sont complices car justement passives ...
Nicolas Hourcade a écrit :
Non seulement ces représentations ne permettent pas d’appréhender la réalité du phénomène, mais elles interdisent presque de le faire : l’analyse objective du comportement de ces monstres que seraient les hooligans passe vite pour suspecte. Par exemple, il est généralement considéré que, au Heysel, les hooligans voulaient tuer les supporters adverses (alors que les témoignages et l’enquête judiciaire montrent qu’ils n’en avaient pas l’intention et que les victimes sont décédées dans le mouvement de panique). Du coup, les hooligans sont perçus comme des assassins : pourtant, la grande majorité des individus régulièrement violents dans un contexte sportif veulent l’emporter physiquement sur leurs adversaires sans les tuer ni les blesser grièvement. L’étude précise des hooligans montre que leurs violences obéissent généralement à des règles et qu’elles peuvent donc être anticipées. Il ne s’agit pas de dire que le hooliganisme n’est pas dangereux ou pas grave, mais d’évaluer ce danger et sa gravité. Le comportement hooligan (qui consiste à rechercher de manière préméditée la violence) est suffisamment agressif, obtus et risqué, il dépasse si souvent les limites que les individus violents ont en théorie fixées pour qu’il ne soit pas la peine d’en rajouter.
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• La Maîtrise des temps : "Des secondes et des vies"
La notion de temps a énormément d'importance dans pareilles circonstances. Il y a tout d'abord le temps de l'ennui, la propension qu'ont les hommes à chercher des moyens de s'occuper, fussent-ils dénués de bon sens. Un facteur difficile à quantifier dans cette tragédie mais en aurait-il été de même si des entraîneuses en petites tenues avaient défilé une heure durant ? Bon là, on sort du cadre politiquement correct d'un spectacle familial, il faut le reconnaître ... mais l'idée est d'occuper les têtes et les mains des badauds qui, au préalable, en ont profité pour descendre quelques boissons houblonnées pour se conditionner à l'attente.
Mais il y a surtout le temps perdu par les policiers, celui qu'il a manqué à certaines personnes asphyxiées pour rentrer sur le terrain, celui qu'il a manqué pour ouvrir les grilles et minimiser les pertes, celui qu'il a manqué pour venir en aide aux personnes ensevelies sous le mur d'enceinte, celui qu'il a manqué pour calmer la foule et réprimer durement les fauteurs de troubles ... cette latence policière ...
• La Méthode : "Incohérence en chaîne"
Pourquoi avoir fait jouer le match dans un stade à la limite du délabrement, ne pouvant garantir la sécurité des spectateurs ?
Pouvaient-on prévenir les risques de hooliganisme sachant que l'Angleterre était en proie au phénomène depuis les années 60 et que divers précédents avaient déjà émaillé des déplacements anglosaxons (Le déplacement de l'Angleterre au Parc des Princes en 1984 et la bataille rangée avec Boulogne pour ne citer que lui) ?
Quelle mesure fallait-il prendre pour stopper les hooligans vu que rester statique n'était pas la meilleure des stratégies ?
Pourquoi les policiers n'ont pas ouvert les grilles plus vite ? Faut-il revoir les consignes des instances en cas de force majeur ? Revoir le système d'ouverture des grilles ? Les risques potentiels de grilles au bord du terrain ont-ils été étudiés ? Pourquoi avoir fait joué le match dans ce contexte sans en avoir informé les acteurs, au mépris des vies humaines qui ont été enlevées suite à toutes ces erreurs ?
Seule "maigre" satisfaction, on a évité le lancer de sièges, et pour cause, le Heysel n'en était pas équipé ...
Pour résumer, même si l'élément déclencheur (et donc le plus important) a été la charge des hooligans anglais, qui a provoqué un mouvement de panique, le drame est surtout la cause d'une loi des séries malheureuses avec de nombreuses responsabilités à établir à tous les niveaux que ce soit au niveau de l'organisation (stade, animation, encadrement, ...), des instances (consignes d'encadrement mal adaptées, choix offusquant pour les mémoires, ...) ou plus simplement de l'éducation des personnes.
Un témoin dans l'histoire - Thierry Terraube :
(Propos recueillis par Nicolas Hourcade, sociologue pour So Foot N°22 à l'occasion des 20 ans du drame du Heysel)
So Foot - Un 29 mai à Bruxelles a écrit :
Thierry Terraube est commandant de police, spécialiste de différents faits de société dont la violence dans les stades. C’est aussi un grand amateur de football. C’est à ce titre qu’il s’est trouvé dans la tribune Z le soir du drame du Heysel. Témoignage.
J’avais 33 ans mais j’étais comme un gamin, j’allais à une fête, c’était ma première finale de coupe d’Europe. J’y allais juste pour le plaisir. Platini jouait à la Juve mais j’ai toujours été très partisan du jeu à l’anglaise. Donc là, j’avais deux sujets de satisfaction. Quand je suis arrivé dans Bruxelles, j’étais très mal à l’aise. Il y avait déjà une ambiance malsaine. Les supporters erraient, n’avaient que ça à faire. De l’alcool circulait partout. Des heures de route pour les Italiens, autant de trajet pour les Anglais. On voit bien maintenant avec les ambassades de supporters que ce sont des choses qui ont été prises en compte de façon à accueillir les gens, à ce qu’ils se reposent et soient canalisés, ce qui n’était pas fait à l’époque.
L’(in)organisation et la panique
L’accueil au stade consistait seulement en mesures d’ordre public. Pas de stadiers, donc pas de convivialité. La sectorisation était lamentable. Tous ces ingrédients, ce sont des choses qu’il ne faut absolument pas occulter ni oublier. La signalétique, la propreté du stade, c’est très important. Sinon, le climat est un peu électrique. Et ceux qui veulent semer le trouble n’attendent que ça. Que la braise soit là. Et il suffit de pas grand-chose pour mettre le feu. Parce que le Heysel, c’est quand même ça. Il n’y a pas eu de violence entre des groupes ultras au départ. C’était prendre position, prendre un territoire. Les Italiens dans la tribune d’en face avaient toute la travée pour eux alors que les Britanniques n’avaient que 10 000 places et à côté c’étaient des gens comme moi, venant de toute l’Europe ou de Belgique ou des Italiens de Belgique. Donc déjà il y avait peu d’espace. Et puis, dans les principes des supporters, c’était provoquer l’autre. Cela s’est passé tellement vite que je n’ai aucun souvenir de comment ça a exactement commencé. Cette notion de temps, elle est capitale. Le débordement se fait très vite. Je sais qu’au départ quelques Anglais se sont trouvés par inadvertance dans la tribune Z. Et, de fait, ils sont partis d’eux-mêmes, ils ne voulaient pas rester là, ça ne les intéressait pas. Ils voulaient être avec les autres Anglais de l’autre côté (dans la tribune Y, Ndlr). Il faisait chaud, et les gens avaient bu. Et à un moment donné, il y a eu de petites provocations et quand ils (les Anglais, Ndlr) ont commencé à bouger, à lancer des projectiles et qu’ils ont vu qu’il n’y avait aucune réaction des forces de l’ordre, que cette espèce de séparation (entre les tribunes, Ndlr) était fragile, que les gens commençaient à paniquer, eh bien c’était simple. Ils reculent, on avance, ils reculent, on avance encore. Et puis c’est parti, on va virer la tribune d’à côté. Je suis persuadé que ça a été leur motivation. On a conquis un territoire. Je suis certain que, pour certains d’entre eux qui étaient au fin fond de la tribune Y, ils n’avaient pas idée que des personnes étaient décédées. C’est impressionnant cette vague incessante qui passe de 20 à 30, à 200 ou 300 personnes. Et les gens paniquent, donc il n’y a pas d’affrontements. Les gens se bousculent pour sortir des tribunes. À ce moment-là, vous avez des services de police qui n’étaient pas préparés à gérer ce genre d’agissements. Les images de la télévision suisse romande montrent bien que les policiers ne savent plus quoi faire. On leur a donné comme consigne d’éviter les envahissements de terrain puisque l’UEFA les faisait payer très cher. Donc pas question de faire venir les gens sur le terrain. Et après ils se rendent bien compte qu’on n’est plus dans le règlement de l’UEFA, là, on est dans la survie et on ne sait plus quoi faire. D’ailleurs, ils abandonnent et ils laissent faire les gens. Moi j’ai été évacué côté terrain. Je suis tombé en essayant de relever mon voisin, un Italien avec qui j’avais fait connaissance dans le stade, et qui venait de recevoir un projectile sur la tête. On m’a marché dessus. Comme à l’époque je pratiquais le sport assidûment et que je suis d’un petit gabarit, j’ai pu m’en échapper et arriver côté terrain. Avec le recul, vous culpabilisez car vous vous en êtes sorti, mais vous vous demandez si vous-même vous n’avez pas bousculé des personnes. Arrivé côté terrain, ce sont les policiers belges à cheval, il n’y en avait pas beaucoup d’ailleurs, qui nous ont mis dans les tribunes de côté, les tribunes VIP.
Fallait-il jouer le match ? Ma réponse est claire. C’est une réponse de personne qui a été prise dans ce contexte infernal de la panique et de la violence. Moi je ne souhaitais qu’une seule chose, quand je me suis retrouvé dans la tribune VIP, c’est que le match se fasse. Ca peut paraître horrible avec tout ce qui s’est passé. Mais j’avais dans l’idée que si le match ne se faisait pas, de toute façon les gens apprendraient qu’il y avait des morts et alors qu’est-ce qu’il serait advenu ? D’ailleurs, on a bien vu que les supporters italiens ont bougé (quand ils ont vu la tribune d’en face se vider, Ndlr) et sont venus à la rencontre des Anglais. Et à partir de là, je suis très pragmatique, je sais que ça peut paraître horrible, mais pendant que le match se faisait, le dispositif de sécurité a pu se mettre en place. Parce qu’après il fallait penser au départ de tous ces supporters. Il fallait que la pression de la cocotte-minute retombe et le seul moyen c’était que le match commence. Les gens se sont focalisés sur le match et c’était terminé. Même si, en fait, vous regardez le match sans le regarder. Le match je ne m’en souviens absolument pas. Mais de cette espèce de terreur qui régnait, oui. Et c’est là que la notion de foule est assez affolante, dès que le match a commencé, toute la foule s’est focalisée dessus et l’excitation est retombée.
Au stade, les gens se rendaient-ils compte de ce qui s’était passé ?
On savait sans savoir. Parce que la seule chose qu’ils (les organisateurs, Ndlr) ont bien faite, c’est de ne pas annoncer que des gens étaient décédés. Évidemment, les incidents ont été visibles puisque, après, la tribune était vide, c’était clair. (...) À ce moment-là, tout est confus, parce qu’il n’y a aucune régulation par l’organisateur de l’événement, il n’y a personne pour transmettre l’information. C’est la panique. Pour les uns, c’est la torpeur, pour les autres, la terreur. Vous vous demandez ce qui vous arrive. Moi, j’ai réalisé qu’il y avait des morts parce que j’ai vu des gens avec le visage de couleur violette qui étaient sur le sol. Donc dans ma tête, ce n’était pas possible qu’ils soient encore vivants. Mais quand vous êtes là, vous êtes toujours en train d’espérer que ça ne soit pas vrai. Et vous tombez dans un gouffre. Vous êtes venu voir un spectacle, un divertissement, vous vous en faites une fête. Et vous vivez un moment de malheur profond. Il n’y a plus de recul, quand vous êtes dedans. Moi je n’en avais pas. C’est en lisant les journaux le lendemain, en voyant l’attitude des gens autour de moi que je me suis rendu compte de l’envergure du drame.”
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Heyselographie :
• So Foot N°22 - article de Nicolas Hourcade.(Mai 2005)
• "Les gradins du Heysel" de Paul Vandromme (La Table Ronde, 2004)
• "Le culte de la performance" d'Alain Ehrenberg (Hachette Littératures, 2003)
• "Sport et ordre public" de Jean-Claude Basson (Documentation Française, 2001)
• "La passion du football" de Patrick Mignon (Odile Jacob, 1998)
• "Foot et violence : politique, stades et hooligans, Heysel 85" de Serge Govaert (De Boeck-Wesmael, 1995)
• "Nous sommes tous des hooligans" de Gérard Etcheverry (L'âge d'Homme,1990)
Heysolovidéo :
Attention cette partie contient quelques images difficilement soutenable ... public sensible s'abstenir.
Partie 1
Partie 2
Partie 3
- Petit reportage italien sur le drame :
Rai Due (1:51) ---------------
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