Et il n'a pas l'air content...
njb3 a écrit :
je penche pour la première hypothèse, ces phénomènes existent mais ils n'ont été que très rarement dangereux... quel intérêt à classer de tels documents puisqu'ils abordent des sujets qui ne portent pas atteinte à la sécurité?
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C'est pas dangereux, donc il n'y a pas d'intérêt...
C'est le discours de l'US Air Force depuis le rapport Condon... Ce rapport a conclu ça sous la plume d'un seul homme, en totale contradiction avec ce que révèle le rapport : des chiffres similaires à ceux du GEIPAN...
Rapport Condon + Ce que les sceptiques ne vous diront pas au sujet du rapport Condon
Cette conclusion était fausse, car elle était fondée sur une minorité de cas. C'était facilement démontrable si les responsables de la Commission avaient pris la peine d'investiguer dans le détail les 20 cas réellement inexplicables et, par-delà, les centaines d'autres qui n'avaient pas été étudiés. En excluant toutes les observations qui tombaient sous le sens commun, il restait quelques cas typiques qui demeuraient en désaccord avec les lois de la physique moderne. C'est ainsi que les "scientifiques" jugèrent un peu vite que le phénomène OVNI n'apporterait rien à la science.
http://www.astrosurf.com/luxorion/ [...] omene6.htm
Comment peut-on penser un instant qu'il n'y a pas d'intérêt à étudier des phénomènes inconnus d'une part, qu'ils soient jugés dangereux ou pas, mais surtout, pas d'intérêt à étudier des objets inconnus aux capacités aéronautiques dépassant ce que nous avons toujours été capables de produire...?
C'est le niveau 0 de la réflexion... Là...
Qui dit objet (pas animal) qui vole (pas planer ni tomber), dit technologie, car il n'y a aucun antécédent alternatif dans la nature (sans parler de l'apparence parfois clairement artificielle). On peut donc comprendre le désarrois des militaires, quand ils se voient incapables de maîtriser ces OVNI dont ils ne connaissent pas l'origine. La première suspicion des Américains fut envers les Russes (et vice-versa), mais nous savons depuis longtemps qu'il n'en est rien. Résultat : on dit que nous n'en connaissons pas l'origine (ce qui n'est qu'en partie vrai), quand on ne tombe pas carrément devant un discours de déni de la situation...
Ce n'est sûrement pas l'absence de dangerosité du "phénomène", qui ferait que le sujet n'intéresserait pas les forces Etatiques des plus grandes puissances de notre planète...
Juste pour illustrer, tiré du rapport Cometa :
Téhéran (18 au 19 septembre 1976)
Cet incident eut lieu dans la nuit du 18 au 19 septembre 1976. Différents journaux du monde entier le relatèrent plus ou moins fidèlement, par exemple France-Soir dans le numéro daté du 21 septembre. Un citoyen américain engagea des démarches laborieuses auprès des autorités américaines pour en obtenir un compte rendu, en invoquant la loi sur la liberté de l'information. Il l'obtint finalement de la Defence Intelligence Agency (DIA). D'autres documents américains ont depuis lors été obtenus.
Des interviews de généraux et du contrôleur aérien iraniens, impliqués dans cette affaire, permettent de conforter, et un peu de compléter, par la mention des noms propres notamment, le rapport de la DIA. La lecture de l'ensemble conduit au résumé suivant:
- Vers 1 1 h du soir, le 18 septembre, la tour de contrôle de l'aéroport de Téhéran reçoit plusieurs appels signalant un objet lumineux étrange immobile dans le ciel au-dessus du quartier résidentiel de Shemiran, dans la partie nord de la capitale. Le responsable de l'équipe de nuit, Hossain Perouzi, sort pour observer l'objet à la jumelle. Il a témoigné avoir vu un rectangle, correspondant probablement à un objet cylindrique, aux extrémités duquel pulsent des lumières de couleur blanc-bleu. Au milieu de l'objet, une petite lumière rouge décrit un cercle. Perouzi rend compte de cette étrange observation au commandement de l'armée de l'Air impériale, qui alerte le général Youssefi, numéro trois de cette armée. Celui-ci sort sur son balcon et voit un objet analogue à une étoile, mais beaucoup plus grand et plus brillant ; il ordonne l'envoi d'un avion à réaction Phantom F-4 dont il dirige la mission par l'intermédiaire de Perouzi.
- Lorsque le F-4 arrive à 45 km de l'objet, ses instruments de vol et tous ses moyens de communication (radio et interphone) cessent brusquement de fonctionner. Le pilote arrête l'interception et se dirige vers sa base. L'équipage récupère alors l'usage de ses instruments et de ses communications.
- Un second F-4 est envoyé par le général Youssefi. L'écho de l'OVNI sur son écran est semblable à celui d'un Boeing 707. Le F-4 S'approche de l'OVNI à une vitesse relative de 280 km/h. Lorsqu'il parvient à 45 km de celui-ci, l'OVNI accélère et se tient à une distance constante de 45 km du F4. Léquipage ne peut discerner visuellement la taille de l'objet, car il brille intensément. Son éclat provient de lumieres disposées en rectangle, passant rapidement du bleu au vert, au rouge et à l'orange.
- Soudain, un objet brillant, de diamètre apparent moitié ou tiers de celui de la Lune, sort de l'OVNI et se dirige rapidement vers le F-4. Le pilote tente de tirer un missile Sidewinder sur l'objet, mais à cet instant même son tableau de commande de tir et ses moyens de communication (radio et interphone) deviennent inopérants. Il effectue promptement un virage et un piqué, mais l'objet change de direction et poursuit l'avion à une distance d'environ 6 km. Finalement, l'objet passe à l'intérieur du virage du F-4 et repart pour réintégrer l'OVNI dont il était sorti.
- Peu après, un objet sort à nouveau de l'OVNI et se dirige rapidement vers le sol, à la verticale. L'équipage du F-4 s'attend à le voir exploser, mais l'objet semble se poser doucement et répand une très vive lumière sur une aire de 2 à 3 km de diamètre. L'équipage, momentanément ébloui, orbite pendant le temps nécessaire pour récupérer sa vision de nuit avant de se poser sur l'aérodrome de Téhéran. Il note la perte de ses communications (radio et interphone) chaque fois que leur avion traverse une certaine zone. Il convient de préciser qu'un avion civil a également perdu ses communications lorsqu'il a traversé cette zone. Dans la journée, l'équipage est conduit en hélicoptère à l'endroit où avait apparemment atterri l'objet, un lac desséché, mais il n'y trouve aucune trace.
Une note annexe de la DIA était tout aussi étonnante que le rapport lui-même ; elle précisait que l'information avait été confirmée par d'autres sources, et se terminait par cette appréciation :
"Un rapport remarquable. Ce cas est un classique qui réunit toutes les conditions requises pour une étude valable du phénomène OVNI [...]
http://www.cnes-geipan.fr/geipan/documentation.html
(Sélectionner "Cometa.pdf", Chapitre 2, partie 2.3)
Ici, un document déclassifié sur ce cas : http://ufologie.net/htm/foia18f.htm
Il serait de plus surprenant que nos forces Etatiques ne se préoccupent pas des survols de leurs installations stratégiques, comme ce fut le cas aux bases de Lakenheath et Bentwaters en 1956 :
- Le chef de quart de la base de Lakenheath alerte ses opérateurs radar. L’un d'entre eux détecte un objet stationnaire à environ 40 km au sud-ouest de la base, presque dans l'axe de la trajectoire de l'objet supersonique vu à 22 h 55. Le chef de quart appelle le radar d'approche de Lakenheath, qui confirme l'observation. Les radaristes du centre de contrôle du trafic aérien voient soudain l'objet passer immédiatement de l'immobilité à une vitesse de 600 à 950 km/h. Le chef de quart prévient le commandement de la base. L’objet change plusieurs fois de direction, décrivant des segments de droite, variant de 13 à 30 km, séparés par des arrêts brusques de 3 à 6 minutes; la vitesse passe toujours sans transition d'une valeur nulle à une valeur de quelque 950 km/h.
Des observations visuelles sont faites du sol et confirment la vitesse importante et les accélérations stupéfiantes. Le télex réglementaire envoyé par Lakenheath conclut : "Le fait que des accélérations rapides et des arrêts brusques de l'objet aient été détectés par radar et par la vue à partir du sol donne au rapport une crédibilité certaine. On ne croit pas que ces observations puissent avoir une quelconque origine météorologique ou astronomique.'
- Au bout de 30 à 45 minutes, la RAF envoie un chasseur de nuit, un Venom biplace, à la poursuite de l'objet. Le centre de contrôle radar du trafic aérien de Lakenheath le guide en direction de l'objet, à 10 km à l'est du centre. Le pilote acquiert la cible visuellement et au radar, puis la perd. Le centre le dirige alors à 16 km à l'est de Lakenheath ; le pilote acquiert à nouveau une cible et dit "Mes mitrailleuses sont braquées sur lui' Peu de temps après, il perd une fois encore sa cible ; mais celle-ci a été suivie par les opérateurs radar du centre ; ils informent le pilote que l'objet a fait un mouvement rapide pour se placer derrière lui, et le suit à courte distance. Le pilote confirme. Observé par les radaristes, le pilote tente pendant environ 10 minutes toutes les manœuvres pour se placer à nouveau derrière l'objet (montées en chandelle, piqués, virages continus), mais il n'y parvient pas : l'OVNI le suit, à distance constante selon les radars au sol. Enfin, à court de carburant, il retourne \a sa base, demandant qu'on lui dise si l'objet persiste à le suivre. L’OVNI le suit, en effet, sur une courte distance, puis s'immobilise. Les radaristes verront ensuite l'objet effectuer quelques courts déplacements, puis partir en direction du nord à quelque 950 km/h et disparaître à 3h30 hors de la portée des radars.
http://ovnisjc.blogspot.com/2007/1 [...] -1956.html
Ou une présentation du cas ici : http://ufologie.net/htm/bentwaters56f.htm
... Des survols de leurs installations stratégiques, comme ce fut aussi le cas en 1966, lorsqu'un OVNI "fait du rase-mottes au-dessus de la base et coupe les transmissions de la salle radio anti-atomique. Le président Johnson dit vouloir la vérité à tout prix. Il nommera la Commission Condon à la fin de l'année." (Vous vous rappelez ? Le rapport Condon qui conclut frauduleusement à l'absence de justification d'une étude...)
... Puis en 1967, lorsque "le radar de l'ADC repère une cible non-identifiée descendant au-dessus des silos de missiles Minuteman de la 91ème Escadrille de Missiles Stratégiques. Les équipes de sécurité de la base convergent rapidement sur la zone et voient un appareil métallique en forme de disque entouré de lumières brillantes et clignantes, se déplaçant lentement. Le disque s'arrête et reste en survol à 500 pieds environ (150 m) du sol, as security police held their fire and watched in awe. Soudain l'objet commença à se déplacer à nouveau et circled directly over the launch control facility." (Désolé pour la traduction partielle de RR0)
http://www.rr0.org/org/us/dod/af/base/MinotAFB.html
Et encore, avec des conséquences (si tout est lié) incroyables :
En 1967 la base de Malmstrom, Montana qui abrite 120 missiles intercontinentaux du Strategic Air Command, est survolée par des ovnis. Le 16 mars, par une nuit glaciale, des lumières zigzaguent dans la nuit à des vitesses incroyables. L’officier de tir est alerté. Puis une soucoupe rougeoyante s’avance, survole la grille d’entrée au grand dam des gardes. En quelques secondes, ce sont huit silos de missiles qui sont déclarés hors service. Puis dix. Un commando chargé de s’approcher de l’ovni stationnaire a été légèrement blessé et est évacué. Plusieurs commandos partis inspecter les silos signalent des ovnis à leur tour. Dans une autre unité de silos plus au nord-est, un ovni évolue aux alentours de la zone interdite. Dix missiles sont à leur tour mis hors service. Il faudra plus d’une journée avant que les missiles ne soient déclarés à nouveau opérationnels. L’enquête technique conclura qu’il n’y a aucune explication rationnelle à la défaillance simultanée des 20 missiles ICBM.
http://www.politiquedevie.net/Extr [...] lSeval.htm
Témoignage d'un des témoins militaires : http://www.ufocom.org/UfocomS/malm67.htm
... Puis en 1975 :
Pendant environ trois semaines en Octobre et en Novembre 1975, plusieurs bases du Strategic Air Command (SAC) dans les Etats du Nord des Etats-Unis ont été placées sur un niveau élevé d'alerte (Security Option 3) en raison des intrusions répétées d'objets volants non identifiés volant à basse altitude au-dessus des zones de stockage d'armes atomiques. Le commandant en chef de la défense aériennes des Etats-Unis, le NORAD, a envoyé un message en quatre parties aux unités du NORAD le 11 Novembre 1975 récapitulant les événements. En voici un extrait:
"Depuis le 28 Octobre 1975 de nombreux rapports d'objets suspicieux ont été reçus au centre de commande du NORAD; du personnel militaire digne de confiance de Loring AFB, Maine, Wurtsmith AFB, Michigan, Malmstrom AFB, Mount Minot AFB, ND, et de la station des Forces Canadienne de Falconbridge, Ontario, Canada a visuellement aperçu les objets suspects."
http://ufologie.net/htm/sacf.htm
Désolé njb3, mais tant que ces phénomènes et ces OVNI ne seront pas identifiés, il est impossible de dire si la sécurité est menacée ou pas... L'apparent désintérêt des forces armées n'est qu'un mirage...
njb3 a écrit :
C'est peut-être décevant pour les ufologues mais je pense que la plupart des gouvernements sont au point mort et ne veulent pas investir des crédits dans des domaines qui n'avancent pas...
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Tu ne sais absolument pas comment sont dépensés les crédits officiels et officieux des activités secrètes.
Perso, je n'ai aucune idée du réel niveau de connaissances des forces armées, sur le sujet.
njb3 a écrit :
maintenant c'est vrai qu'on peut jouer les paranos et dire que les états-unis (entre autres) n'ont pas encore déclassifiés tous leurs documents...
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Bien sûr que non, ils ne sont pas tous déclassifiés...! Seuls ceux qui sont réclamés sous la procédure FOIA le sont, et encore, seulement s'ils le veulent bien...
Le FOIA a été voté dans le contexte de la guerre du Vietnam, l'opinion publique exigeant un accès plus aisé aux documents de l'administration américaine. Toutefois, cette liberté d'accès est restreinte par neuf exemptions, pour raison de sécurité nationale, de secret défense, de politique étrangère, de secrets de fabrication, de respect du secret médical et de la vie privée, ainsi que les informations géologiques et géophysiques (y compris les cartes) concernant les puits.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Freed [...] mation_Act
Aux USA c'est Gerald Ford qui fait voter en 1974 cette modification de la loi existante. Grâce à cet amendement, tout chercheur peut depuis 1976 demander la déclassification d'un document secret sur les ovnis. L'autorité concernée devra le cas échéant faire la preuve, devant un juge fédéral, de la nécessité de refuser la communication de la pièce incriminée. Tout ce qui concerne les objets volants inconnus étant classé à très haut niveau, la déclassification est généralement refusée, ou bien alors si lourdement censurée que le texte devient incompréhensible.
http://www.rr0.org/FOIA.html
Ca donne parfois des résultats ridicules :
Mais après tout, quelle importance ??? Tout est déjà dans les rapports officiels et les documents déclassifiés que nous avons déjà en notre possession... Et la situation n'est toujours pas populairement reconnue.
Pourtant, l'Histoire, nous la connaissons (voir le documentaire d'Arté/ZDF "Les OVNI de la Guerre Froide", diffusé dans le cadre de la série Les Mercredi de l'Histoire), et un travail d'investigation d'un an est suffisant pour cerner la problématique (voir l'émission Lundi Investigation de Canal+ : "OVNI - Quand l'armée enquête" ).
Il n'y a bien que si des documents encore secrets pouvaient nous en apprendre plus sur ces OVNI, que ça aurait une importance, et ça, nous n'en savons rien.
Mais le "peu" que nous savons est déjà extra-ordinaire par ce que ça implique : des objets inconnus volent dans notre espace aérien avec des capacités aéronautiques largement supérieures aux notres... 
Message édité par Profil supprimé le 24-03-2008 à 06:22:40