Voici donc mon CR : A 9h, ou presque, ils étaient la. Les furieux, et la furieuse. Nous pouvions donc compter sur : Sigourney (Honda CB 500 N)
Remchar (Suzuki 1200 Inazuma) (qui fait des blagues)
Poisse (Yamaha 600 Fazer)
Michounette (idem)
Elessar (Triumph Sprint RS)
Bullfire (Ducati Monster 620 ie)
La_nouille (Kawasaki Z750), ainsi que sa charmante passagère
Tuonono (Aprilia RSV1000 Tuono)
Laurent, que lon pourra aussi appeler latrophié du bulbe, frère dun pote des deux cites au dessus (Suzuki 1200 Bandit N)
Moi même (Yamaha 1000 Fazer super joli)
Après un petit speech peu écouté (on roule en quinconce, les débutants en tête de peloton derrière moi, on ne double pas si un autre motard est déjà en train de doubler, on double par la gauche et uniquement la voie dà côté, si on double à plusieurs de suite, se rabattre à droite le plus possible pour que le pote puisse lui aussi se remettre au plus tôt sur la bonne voie
), la troupe relativement hétérogène est partie de Paris, porte Maillot, par les fameuses A86 et A15 bien connues de tous les arsouilleurs parisiens. Rien de très passionnant, mais cela permet dun part de commencer à se mettre en jambe, et surtout, dautre part, de sortir rapidement de la région parisienne bourrée de feux rouges. Mes cartes nétant manifestement plus à jour, le roadbook sur son début est un peu foireux, et nous nous sommes retrouvés à jardiner un petit peu pour trouver la bonne route, celle de Dieppe par la départementale 915. Rien de particulier sur cette route très, très droite, et très « embrouillardée » au début, si ce nest que notre ami latrophié samuse régulièrement à dépasser le groupe à plein ballons, Yoshimura hurlant et tête dans la bulle. Mais rapidement, première galère : au détour dun virage, plus personne dans le retro ! Je regarde, une moto me fait un appel de phare. Demi tour direct : personne au tas mais deux autours de la Ducati. Tiens tiens
Pas grand chose si ce nest un capteur qui pisse gentiment quelques gouttes dhuile. Rien dinquiétant, mais le voyant dhuile sest allumé sous le yeux de notre pauvre Bullfire, dont en plus lembrayage patinera tout au long de la balade, quand il essaye de mettre du gaz. Bien vue lexcuse ! ;) Je profite de cette « pause » pour taxer le RS dElessar, qui lui prend le Fazer. Malgré sa sacoche de réservoir gênante, la moto est très facile à conduire, bien plus en tous cas que le Speed Triple de Nonox, pourtant de la même génération. Alors que le speed demande à être emmené, presque en force, le RS se laisse lui guider aux repose papattes, tout en douceur, et avec beaucoup de vivacité, même monté en BT010. Quand au moteur, la aussi, rien à voir avec le Speed ! Du couple aussi, moins brutal, plus linéaire, mais par contre, nettement plus dallonge, et avec le pot Racing pas top top homologué, on samuse à rentrer les rapports comme un sauvage juste pour faire hurler le trois pattes, très fort de préférence ! Après une petite quarantaine de bornes, petite pause, le temps pour certains de manger quelques gâteaux secs ou boire une goutte deau, et cest reparti. La, cest le Tuono de Tuonono que je prends, et lui mon Fazer. Autre moto, autre monde, lhyper sportivité appliquée au roadster, quel trip ! Aucune douceur, tout qui vibre, pas de retro, angle de chasse fermé de chez fermé
Attention, le virus de larsouille guette ! Mais tenu en respect par le fait quil sagit de la moto de quelquun dautre (et qui vaut plus cher à elle seule que les trois miennes cumulées :D), je ne tente que quelques sorties de courbes
« Violentes », dira t on, décidément, le gros couple, cest vraiment sympa ! Par contre, je ne suis pas fan de la rapidité à la mise sur langle, liée non seulement à la vivacité de la partie cycle, mais aussi aux pneus (Dunlop D207RR), qui ont certes un excellent grip, mais quand même :o. Le moteur est vraiment sympa quoi que je trouve quil manque dallonge à haut régime, mais vu quen bas il est plus coupleux que ce dont jai lhabitude (et qui pourtant nen manque pas, mon Mimille), le problème ne se pose pas vraiment. A lheure de faire le plein nous nous arrêtons dans une station ( !), à deux pas dun rond point que nous avons passé, et où les gendarmes faisaient des contrôles routiers (sans radar), heureusement pas sur la route que nous avions empruntée. Mais que nous allions devoir reprendre, et la, on serait à priori en ligne de mire. Pour être bien sur que nous naurions aucun problème, tous les possesseurs de moto avec pot non homologué (Poisse, Remchar, La_nouille, Elessar, Tuonono et latrophié) se sont sentis très motivés par un petit concert de rupteurs. Donc détour pour éviter nos amis les Schtroumpfs, qui frétillaient davance de nous recevoir, stylo Bic neufs en main, et trois carnets à souche par agent, pour être bien sur den avoir assez. Finalement, le détour fut très sympa, bien quon en ait perdu trois (Michounette, Poisse et Remchar, qui ont décidé daller se balader on ne sait trop où ?), rapidement retrouvés à Dieppe. Moyenne horaire : environ 60 km/h. La Sécurité Routière pousse un soupire de soulagement. La Sécurité Stomacale, elle, par contre, fait des bruits bizarres en constatant que malheureusement, nous ne sommes pas les seuls à être allés déjeuner la bas, le port étant plein de touristes manifestement pas super motivés pour nous laisser leur place. Bizarre. Finalement, nous trouverons une pizzeria vide
De lautre côté du port, à 150m, que nous avons parcourus en moto, histoire de. Déjeuner tout à fait sympathique et bon enfant, pizzas un peu trop cuites, mais tout est allé pour le mieux. La fin, en revanche, fut un peu tardive, et poussa nos trois [barre]lopettes[/barre] amis (Elessar, Poisse, Remchar) à rentrer directement, en grande partie par lautocroute. Tant pis pour eux. Le groupe en effectif un peu plus réduit est donc reparti de plus belle, longeant la côté, bloqué par les voitures et les touristes, mais se rinçant lil comme il le fallait sur tout ce quil y avait à voir. Dommage quil y ait eu tant de monde, la route aurait bien mérité une petite arsouille gentiment viroleuse dans les courbes qui descendent sur les villes portuaires. Passé Fécamp, nous avons obliqué vers le sud, alors que le Soleil commençait une douce, mais sûre, descente vers les Amériques lointaines. Dans la direction de Bolbec, Lillebonne, Quilleboeuf
Uniquement retardés par latrophié du bulbe passé tout seul en réserve, puisque ayant refusé de faire le plein en même temps que tout le monde à la station « des gendarmes », considérant quil lui restait un demi réservoir. Bref
La route se passe à un rythme très tranquille, notre ramolli du ciboulot nous dépassant régulièrement de manière très dangereuse, et nous crachant les décibels de son Yoshimura à la tête, comme une ultime agression à la tranquillité de cette dominicale balade. Javais choisi cette voie, puisque je savais quil y aurait un passage très sympa entre Lillebonne et Quilleboeuf : le bac ! En effet, pour traverser la Seine dans ce coin, deux solutions : les ponts, ou le bac. Ce dernier ayant toutefois mille fois plus de charme. Et surprise agréable, en plus, il est gratuit pour les motos. Une fois passé Quilleboeuf, notre route nous aura mené vers Pont Audemer, Elbeuf
Que nous atteindrons seulement une fois la nuit tombée. Considérant à ce moment que javais un rythme trop élevé, surtout pour Sigourney, jai demandé à La_nouille de se mettre juste derrière moi, et elle derrière lui, quelle prenne sa roue, puisquil a une conduite sûre et calme. Bien entendu, latrophié na rien compris (pensez vous, trois phrases de suite), et jai donc été obligé de marrêter un peu plus loin pour à nouveau demander, de manière un peu plus enlevée, le placement des débutants derrière moi, faisant remarquer à Monsieur QI négatif que je lui ai déjà demandé plusieurs fois au cours de la journée de ne pas rouler derrière moi, ce à quoi il ne peut répondre que je lui avais mal expliqué. Javoue, là, je me suis énervé. Fâché presque rouge. La balade reprend son cours, lencéphale plate passant loin derrière, et Nounouille enfin derrière moi, me permettant au passage de jauger au mieux la position de Sigourney, et donc ladaptation (ou non
) de ma vitesse à son statut de débutante de nuit. On continue ensuite à enrouler tranquillement, de ville en ville, puis à un rond point, cherchant la route la plus courte pour Vernon (via Louviers cest mieux), alors que nous étions arrêtés le temps que je consulte la carte, jentends une dernière fois le Yoshimura du Bandit 1200 hurler : il part en trombe en direction de lA13 (Paris). Une bonne chose de réglé ! La troupe repart tranquillement, rattrappe la N15 à Vernon, la suit jusquà Mantes, de là attrape lautocroute, et retour sur Paris. Ayant perdu toute trace dans mes retros des autres motos, à 120 sur la voie du centre, jai décidé douvrir en grand, ou presque, jusquà Paris, pour éjecter ce bout chiant comme une journée sans moto. En gros, jai roulé entre 180 et 220 jusquà Paris, suivi par La_nouille au début qui avait un peu de mal à priori à rouler contre le vent aussi longtemps. En résumé : une bonne balade qui poutre sa race, à refaire, dans une super ambiance, et un road book vachement moins pourri que ce que je croyais à la base.
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