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Avec le recul, faut bien avouer que la plupart de mes gros coups de coeurs BD, je les ai eus :


 
9.4 %
 3 votes
1.  Enfant
 
 
31.2 %
 10 votes
2.  Adolescent
 
 
40.6 %
 13 votes
3.  Jeune
 
 
12.5 %
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4.  Trentenaire
 
 
3.1 %
     1 vote
5.  40-50 ans
 
 
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6.  60 ans et plus
 
 
3.1 %
     1 vote
7.  Je n'ai jamais eu de gros coups de coeur BD
 

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Auteur Sujet :

[Topic Unique BD] Damned, mille putois et toutes ces sortes de choses

n°75490683
donut78
Stop eating donuts
Posté le 27-10-2026 à 10:46:01  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Le Phare chez Astrolab, anthologie et note d'intention pour ce nouvel éditeur, avec huit courtes histoires de genre réalisées par des auteurs de la BD franco-belge et de comics. Vous aurez compris la thématique  :o

 

Y a vraiment de beaux noms :
James Tynion IV et Yannick Corboz
Ram V et Frederik Peeters
Serge Lehman et Richard Blake
Mattson Tomlin et Merwan Chabane
Brian Azzarello et Julien Motteler
Dan Watters et Sylvain Repos
Kid Toussaint et Filipe Andrade
Vincent Brugeas et Jorge Corona

 

L'anthologie est très sympa dans l'ensemble. Grosse découverte concernant Yannick Corboz.


Message édité par donut78 le 27-10-2026 à 10:46:34

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Du calme, pose ce poireau et tout se passera bien. Ne m'oblige pas à faire une roulade arrière ...
mood
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Posté le 27-10-2026 à 10:46:01  profilanswer
 

n°75491131
-Poison-
Arrière garde HFRienne
Posté le 27-10-2026 à 12:00:31  profilanswer
 

J’ai enchaîné dernièrement les 6 tomes de RIP, collaboration entre Gaet’s et Monier. Très belle découverte, ça se lit vite et bien. Une histoire, 6 points de vue différents.  
 
Ayant aimé je me suis jeté sur une autre de leur collab, Fan Man, mon Dieu. J’ai arrêté au bout de 40 pages. Je trouve ça horrible à lire.


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2 + 2 = 5
n°75491195
Gottorp
Burn, burn, yes ya gonna burn
Posté le 27-10-2026 à 12:16:41  profilanswer
 

BoraBora a écrit :


Ce qui prouve qu'outre ton mauvais goût, tu ne sais pas lire. :o


 
https://media1.tenor.com/m/LcGSLwjR3AsAAAAd/leodagan-lire.gif


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Les convictions sont des ennemis de la vérité plus dangereux que les mensonges
n°75492014
BoraBora
Dilettante
Posté le 27-10-2026 à 15:23:05  profilanswer
 

Tiens, puisqu'on reparle de Bilal et son mépris pour ceux qui préfèrent ce qu'il faisait avant, je vais voir son expo demain, in extremis (elle se termine dimanche). Je vous raconterai. :D Après ce sera l'expo Bilal/Druillet qui va faire dialoguer et questionner et qui fait pas envie. Pour 2027, une expo Bilal/Nicolaou ? :o


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Qui peut le moins peut le moins.
n°75492047
BoraBora
Dilettante
Posté le 27-10-2026 à 15:27:39  profilanswer
 

BoraBora a écrit :

En 2005, le très excellent éditeur Mosquito avait rassemblé sous le titre Drugstore Family de fausses couvertures complètement géniales que Mezzo publiait dans Picsou Mag. Le Lézard, qui va très mal suite à la faillite de son diffuseur/distributeur Makassar réédite ces couvertures dans une belle édition et ajoute 8 pages (16 dans le TT). Ca ne remplace pas le tome 2 de Kiss The Sky qui n'arrivera peut-être jamais mais ça fait quand même plaisir à voir : "DRUGSTORE family" par MEZZO - 53 Front covers magazine
 
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/r/547929
 
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/r/547928


 
La cagnotte a atteint les 114% et le Lézard "va pouvoir respirer à nouveau sans entrer en brumation cet hiver qui approche à grand pas".


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Qui peut le moins peut le moins.
n°75494458
BoraBora
Dilettante
Posté le 28-10-2026 à 00:13:21  profilanswer
 

A la rencontre Yves Frémion/Ariane Gotlib à la galerie Mathon, Frémion a parlé assez longuement des originaux en BD et a raconté une anecdote à propos de Brantonne, qui appelait ses originaux des "maquettes" et ne les réclamait jamais à ses commanditaires. Un jour, alors qu'il était dans cette très longue période où il a travaillé pour le Fleuve Noir sur les couvertures de la collection Anticipation, il reçoit un coup de fil d'un collectionneur américain qui dit vouloir lui acheter des originaux. Incompréhension de Brantonne : "Quoi, vous parlez de mes maquettes ? Pourquoi vous voulez acheter ça ? J'en ai pas, moi, ça sert juste à l'imprimerie". Le type insiste et les sommes sont conséquentes, donc Brantonne finit par dire au type qu'il va voir ce qu'il peut faire pour en récupérer. Il appelle le Fleuve Noir, leur demande s'ils peuvent lui renvoyer ses maquettes. Ben non, ils pouvaient pas, parce qu'à l'imprimerie, une fois le bouquin sorti des presses, ses peintures partaient toujours à la poubelle. :pt1cable:
 
Il y a pas mal d'anecdotes de ce genre, tant aux USA qu'en Europe, à une époque où les arts populaires dans leur ensemble, et pas seulement la BD, étaient considérés comme une sous-culture jetable. Du coup, entendre Frémion parler de Brantonne m'a donné l'envie d'en savoir un peu plus sur ce monsieur que je connais depuis les années 70 mais presque uniquement pour ses merveilleuses couvertures de SF et une ou deux BDs vieillottes. Et de fait, j'étais très loin de soupçonner l'étendue de sa carrière, qui va de la pub (le logo ESSO en particulier) au majors américaines du cinéma, en passant par les étiquettes de camembert, j'en passe et des meilleures. Rien que le fait d'être parti aux USA en 28/29 où il va travailler pour l'agence de  Raymond Loewy marque un CV pas banal. Il y a une bonne récap de sa carrière sur ce site dédié au graphisme : L’univers futuriste de Brantonne et un site entier qui fleure bon la passion : L'univers de René Brantonne.

Message cité 1 fois
Message édité par BoraBora le 28-10-2026 à 00:15:20

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Qui peut le moins peut le moins.
n°75498103
donut78
Stop eating donuts
Posté le 28-10-2026 à 19:38:34  profilanswer
 

BoraBora a écrit :

A la rencontre Yves Frémion/Ariane Gotlib à la galerie Mathon, Frémion a parlé assez longuement des originaux en BD et a raconté une anecdote à propos de Brantonne, qui appelait ses originaux des "maquettes" et ne les réclamait jamais à ses commanditaires. Un jour, alors qu'il était dans cette très longue période où il a travaillé pour le Fleuve Noir sur les couvertures de la collection Anticipation, il reçoit un coup de fil d'un collectionneur américain qui dit vouloir lui acheter des originaux. Incompréhension de Brantonne : "Quoi, vous parlez de mes maquettes ? Pourquoi vous voulez acheter ça ? J'en ai pas, moi, ça sert juste à l'imprimerie". Le type insiste et les sommes sont conséquentes, donc Brantonne finit par dire au type qu'il va voir ce qu'il peut faire pour en récupérer. Il appelle le Fleuve Noir, leur demande s'ils peuvent lui renvoyer ses maquettes. Ben non, ils pouvaient pas, parce qu'à l'imprimerie, une fois le bouquin sorti des presses, ses peintures partaient toujours à la poubelle. :pt1cable:

 

Il y a pas mal d'anecdotes de ce genre, tant aux USA qu'en Europe, à une époque où les arts populaires dans leur ensemble, et pas seulement la BD, étaient considérés comme une sous-culture jetable. Du coup, entendre Frémion parler de Brantonne m'a donné l'envie d'en savoir un peu plus sur ce monsieur que je connais depuis les années 70 mais presque uniquement pour ses merveilleuses couvertures de SF et une ou deux BDs vieillottes. Et de fait, j'étais très loin de soupçonner l'étendue de sa carrière, qui va de la pub (le logo ESSO en particulier) au majors américaines du cinéma, en passant par les étiquettes de camembert, j'en passe et des meilleures. Rien que le fait d'être parti aux USA en 28/29 où il va travailler pour l'agence de  Raymond Loewy marque un CV pas banal. Il y a une bonne récap de sa carrière sur ce site dédié au graphisme : L’univers futuriste de Brantonne et un site entier qui fleure bon la passion : L'univers de René Brantonne.


Et au Japon, où ce n'est qu'à partir des années 2000 que les planches de mangakas ont été considérées comme autre chose qu'une simple étape du processus de fabrication d'un livre. Le nombre d'orignaux détruits ou perdus est colossal.

 

Sinon Jusqu'à la tombe, un western italien de Nardella et Bizzarri.

 

Ce qui frappe d'abord c'est le dessin qui nous rappelle celui d'un certain Blain. Un noir et blanc sublime, plume, pinceau et encre de chine.

 

Les années 1870, l'Italie telle qu'on la connait vient tout juste de naitre dans la violence. La guerre est terminée mais les rancœurs sont toujours là. Le sud ne supporte pas son annexion et les hors-la-loi continuent de se battre. C'est dans ce contexte qu'on va suivre les aventures de Carmine et Filomena dans les Pouilles. Carmine va se retrouver embarqué dans une vie de hors-la-loi, y perd a-t-il son âme ou est est-ce que Fiomena le sauvera ?

 

Très bonne lecture, de l'aventure, du romanesque, de la vengeance, des morts, beaucoup de morts. Si j'avais un bémol, c'est le dernier tier, un peu en ligne droite sans trop de surprise de mon côté. Mais que c'est efficace et bien fait.


Message édité par donut78 le 28-10-2026 à 19:58:33

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Du calme, pose ce poireau et tout se passera bien. Ne m'oblige pas à faire une roulade arrière ...
n°75498135
BoraBora
Dilettante
Posté le 28-10-2026 à 19:49:45  profilanswer
 

Wow, ça fait envie. Un contexte historique original et un superbe dessinateur.  [:implosion du tibia]  
 
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/r/565635


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Qui peut le moins peut le moins.
n°75498167
donut78
Stop eating donuts
Posté le 28-10-2026 à 19:59:56  profilanswer
 

Franchement, j'ai du mal à conseiller en général, mais là à peu prêt n'importe qui peut y aller les yeux fermés (enfin pas trop non plus, ça serait dommage :o)


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Du calme, pose ce poireau et tout se passera bien. Ne m'oblige pas à faire une roulade arrière ...
n°75498187
donut78
Stop eating donuts
Posté le 28-10-2026 à 20:05:50  profilanswer
 
mood
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Posté le 28-10-2026 à 20:05:50  profilanswer
 

n°75498898
BoraBora
Dilettante
Posté le 29-10-2026 à 00:12:45  profilanswer
 

Rapide CR de l'expo Bilal au fonds Bilal. Ben ben il est pas fou, l'animal'z : il peut bien mépriser et même insulter ceux qui préférent ce qu'il faisait avant mais l'expo met l'accent sur la période qui va de ses débuts à la trilogie Nikopol avec beaucoup de planches sur la période 1980-1992, sa période la plus productive et innovante. Et là il y a de quoi se pâmer devant les planches de Partie de chasse, de la Foire aux immortels, de la Femme piège, ou de travaux annexes comme Los Angeles et Coeur sanglant (cf plus haut) et Hors jeu, sur scénario de Patrick Cauvin (que j'avais lu à l'époque et que j'espère dégoter un de ces jours d'occase). Toujours la même chose : les versions imprimées ne rendent pas justice aux originaux. les couleurs fraîches comme au premier jour sont magnifiques (OK, j'étais pas là au premier jour pour juger).
 
L'expo est organisée par thèmes, pas chronologiquement. Néanmoins, il est frappant de constater l'évolution des premières BD à petits traits très influencées par Moebius (d'après un cartel il a été considéré à ses débuts comme le "Gustave Doré du XXème siècle". Oui, rien que ça. Tous les cartels et donc les textes du catalogue sont sur ce ton. Sa vie et son oeuvre sont quasiment définies par sa haine du totalitarisme soviétique dans tous ses aspects sauf semble-t-il le culte de la personnalité :o ). Des premières BD, donc (il faut vraiment que je me calme sur ces digressions entre parenthèses :o ) vers la couleur directe avec ces recherches chromatiques dingues et l'irruption d'éléments WTF dans les cases.
 
Puis l'on voit à chaque album la palette se rétrécir, la lumière devenir plate, les motifs devenir répétitifs, les compos devenir insipides, les procédés disruptifs devenir des gimmicks. Deux planches de Froid Equateur, bavardes et bâclées, indiquent déjà la pente, et ce n'est que le début. D'après un cartel, c'est avec la tétralogie du Monstre que "naît le style Bilal". Ah Bon ? Et avant avant 98, c'était du Carl Barks ? Merde alors, faut que je reprenne tout du début, j'ai raté une marche. :heink:
 
Un cartel vers la fin parle "d'obsessions assumées". Assumées, je sais pas, c'est lui qui le dit, mais obsessions, on peut difficilement les rater. Cette femme inexpressive aux joues creuses dessinée de 3/4, plus rarement de face, toujours en plan horizontal, qui revient sans cesse sur tous les murs de la galerie, et son équivalent masculin moins courant, ça finit par s'imprimer sur la rétine et perdre tout sens et toute force, un peu comme un mot très chargé qui finit par n'être plus qu'un son à force de le répéter très vite. Les dernières années sont les pires avec des photos imprimées sur de grandes toiles et sur lesquelles il barbouille sans conviction.
 
Un parcours chronologique aurait souligné la perte de créativité et de recherche formelle, mais le choix des thèmes qui amène à faire se côtoyer des oeuvres de différentes époques est peut-être encore plus cruel pour sa production des trente dernières années. Reste en majorité de bien belles choses dans cette expo et je suis heureux d'y être allé. Ca finit samedi puis le fonds ferme pour un mois et rouvrira début novembre avec l'expo Bilal/Druillet. Ce dernier ayant exactement le même problème que Bilal, être lessivé depuis 30 ans, il faut espérer que le plus gros de l'expo ne portera pas sur leur oeuvre du XXIème siècle.  :o


Message édité par BoraBora le 29-10-2026 à 00:16:09

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Qui peut le moins peut le moins.
n°75499560
Kyjja
Y'a pot !
Posté le 29-10-2026 à 09:54:08  profilanswer
 

Tu l'aimes bien Bilal, hein ?  :D


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HWBot | Conso GPU | Who's who PSU | Mes BD \o/ | GReads | MSpaint
n°75499967
-Poison-
Arrière garde HFRienne
Posté le 29-10-2026 à 11:02:28  profilanswer
 

Je viens d’enchainer Blast et Le rapport de Brodeck
 
Polala, quel goat ce Larcenet. Les dessins sont dingues. Je vais me refaire La Route tiens.


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2 + 2 = 5
n°75504264
merlin_67
Arrangeur d'angles farfelus
Posté le 30-10-2026 à 10:50:42  profilanswer
 

-Poison- a écrit :

Je viens d’enchainer (...) Le rapport de Brodeck
 
Polala, quel goat ce Larcenet. Les dessins sont dingues. Je vais me refaire La Route tiens.


j'ai lu les bouquins , il fait dans le comique troupier le Larcenet


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Les vers de terre s'enfoncent dans le sol pour ne pas tomber amoureux des étoiles.
n°75507683
BoraBora
Dilettante
Posté le 31-10-2026 à 00:40:56  profilanswer
 

3 ventes chez Maghen (Bonhomme/Schwartz/grands noms du 9ème art) avec pour chacune un PDF HD du catalogue, donc plein de zoulies zimages.  :o https://www.danielmaghen-encheres.com/


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Qui peut le moins peut le moins.
n°75508665
Kyjja
Y'a pot !
Posté le 31-10-2026 à 12:30:31  profilanswer
 

Ces prix  [:somberlain_2020:10]


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HWBot | Conso GPU | Who's who PSU | Mes BD \o/ | GReads | MSpaint
n°75508679
Moonzoid
Posté le 31-10-2026 à 12:35:56  profilanswer
 

donut78 a écrit :

Franchement, j'ai du mal à conseiller en général, mais là à peu prêt n'importe qui peut y aller les yeux fermés (enfin pas trop non plus, ça serait dommage :o)


 
Tu me l'as bien vendu, je vais choper ça [:blobcat central:9]  


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♣ Toujours plus de gens qui arrivent en Mordor. Un jour tous seront dedans. ♣
n°75508921
BoraBora
Dilettante
Posté le 31-10-2026 à 13:47:22  profilanswer
 

BoraBora a écrit :

Revolution volume 1 de Bill Sienkiewicz
(...)
fait l'éloge d'illustrateurs et peintres comme Bob McGinnis (dont je vois qu'il existe un art book dispo chez Blackwell's :whistle: )


 
Voilà, je viens de le recevoir et il est splendide. On voit l'énorme influence d'Andrew Wyeth, qu'il n'hésite pas à qualifier de "greatest painter that ever lived".  
 
Tombé hier sur le numéro final d'(A SUIVRE) en décembre 97. Je ne cherche pas de vieilles revues mais la couverture de Tardi m'a attiré et il n'était qu'à 3 € parce que bien latté. Surprise : pour ce dernier numéro, ils ont proposé à leurs auteurs de modifier un de leurs albums-phares. Règle du jeu : en une à trois planches, changer le début ou la fin, ou encore développer une action dans le cours de l'histoire. prologues, épilogues, digressions...
 
Baru ouvre le bal avec un post-scriptum en 3 pages à l'Autoroute du soleil, puis viennent Ted Benoit, Boucq, Bourgeon, Cabanes, Franc, Prado, Juillard, Moebius, Muñoz, Schuiten etc. et même une nouvelle fin à Jim Cutlass par Giraud & Rossi. J'ai pas regretté mes 3 €. :D
 
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/r/566332


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Qui peut le moins peut le moins.
n°75515401
BoraBora
Dilettante
Posté le 01-11-2026 à 23:40:30  profilanswer
 

Au cas où, je signale que le vernissage de l'expo sur les couvertures du New Yorker à la galerie Martel en présence de Françoise Mouly, Malika Favre, Lorenzo Mattotti et Art Spiegelman est reporté au vendredi 6 à 18h biscotte la grève le 5. Les dédicaces sont maintenues au samedi 7 à 15h. Pourrez pas dire que je vous ai pas prévenus. :o


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Qui peut le moins peut le moins.
n°75517884
Art Core
Posté le 02-11-2026 à 15:59:57  profilanswer
 

Lu une interview d'Olivier Schrauwen sur son dernier bouquin, Sunday. Ca m'a donné envie, ça a l'air hyper ambitieux dans son minimalisme mais le prix m'a direct refroidi. 49€ la BD (500 pages certes) chez L'association. J'attendrai l'occaz :o.

Message cité 1 fois
Message édité par Art Core le 02-11-2026 à 16:01:00

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If I'm gonna die, I'm gonna die historic on the fury road!
n°75518023
donut78
Stop eating donuts
Posté le 02-11-2026 à 16:24:42  profilanswer
 

Art Core a écrit :

Lu une interview d'Olivier Schrauwen sur son dernier bouquin, Sunday. Ca m'a donné envie, ça a l'air hyper ambitieux dans son minimalisme mais le prix m'a direct refroidi. 49€ la BD (500 pages certes) chez L'association. J'attendrai l'occaz :o.


Ca a l'air sympa oui. Mais 50€ ca refroidit quand même pour une BD un peu blog.
 
Sinon Black Orion de Bruno Seelig
 

Citation :

Le tribunal galactique a tranché : l’Homme ne mérite pas de garder sa place sur Terre.
Le compte à rebours est désormais lancé et si l’émissaire humain ne se présente pas à temps à l’audience, le sort de l’espèce sera scellé.


 
Du pulp comme j'aime. Ca va à toute vitesse, ça dézingue à tout va, y a des entités cosmiques, des cultes, des agents FBI, des ados. Ah oui et c'est raconté un peu à la memento. Les scène remonte dans le temps. Ca rajoute encore plus à l'ambiance, mais le procédé n'était peut-être pas indispensable (ca complexifie vachement une histoire simple et ça incite à une seconde lecture). J'aime beaucoup le dessin aussi. En fait je m'aperçois que beaucoup de dessinateurs de comics originaires d'Amérique du sud (l'auteur est brésilien) ont un style identifiable et que j'aime bien.
 
Bref rien d'indispensable, mais un bon moment de lecture.


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Du calme, pose ce poireau et tout se passera bien. Ne m'oblige pas à faire une roulade arrière ...
n°75523649
BoraBora
Dilettante
Posté le 03-11-2026 à 18:40:56  profilanswer
 

Sortie aujourd'hui du tome 3. A la caisse, la libraire me demande si j'ai pris la version standard ou la limitée. J'avais pris la limitée sans m'en rendre compte, je savais même pas qu'il y avait une version limitée. Différences : dos toilé et un ex-libris pour 2 € de plus. C'est un tirage limité à 200 ex pour les librairies de Canal BD. Du coup, j'ai regretté de n'avoir pas pris cette version pour les 2 premiers volumes. Et arrivé chez moi, je réalise que c'était déjà l'édition limitée que j'avais pris à chaque fois. [:joce] Bref, 1200 ex pour les 173 librairies du groupement canal BD, y'en aura pas pour tout le monde, donc faites fissa si vous en voulez un exemplaire. :sweat:  
 
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/r/567268


Message édité par BoraBora le 03-11-2026 à 18:51:58

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Qui peut le moins peut le moins.
n°75525423
BoraBora
Dilettante
Posté le 04-11-2026 à 01:35:02  profilanswer
 

Le 26 novembre sortira une réédition de Tiriel : L'héritier d'un monde de Dionnet et Poïvet, augmentée d'un final écrit par Dionnet et illustré par Boucq et d'une préface de Druillet. Il y a aussi une campagne Ulule mais malgré les 31 jours restants je ne suis pas sûr qu'elle aboutira.
 
Le souci est qu'il y avait déjà eu une belle intégrale noir et blanc en 75 chez Nathan, et une autre en couleurs aux Humanos en 82. Or certes, celle-ci a un addendum de 2026, mais elle est aussi en couleurs comme l'édition Humanos et hum... à propos de ces couleurs l'adjectif "vomitif" vient tout de suite à l'esprit. Poïvet étant depuis longtemps oublié et ayant toujours été incroyablement sous-côté par le public, trouver l'édition Nathan pour 10 balles ne doit pas être un exploit. Bref, une réédition à prendre avec des pincettes, d'autant qu'une campagne Ulule pour un album déjà programmé pour une sortie en librairie avant même la fin de la campagne, c'est quand même un peu du foutage de gueule.
 
Si le grand public n'a jamais été enthousiasmé par Poïvet, ses pairs n'ont par contre jamais tari d'éloges sur le talent de celui qui était surnommé "le maître" chez Vaillant. C'était un artist's artist. La page Ulule cite plusieurs hommages mais il est facile d'en trouver encore d'autres :
 
 
"Poïvet n’est pas un dessinateur... c’est un chorégraphe, qui met en scène des corps en équilibre toujours précaire, avec une gestuelle des mains souvent obsessionnelle. On pourrait penser que les visages comptent peu (mais regarde-t-on le visage des danseurs ?)... Alors comment choisir « une » image dans un tout qui relève d’un langage narratif aussi cohérent, aussi habile, aussi talentueux ?" Enki Bilal.
 
 
"Dix ans avant René Goscinny, Raymond Poïvet m’a reçu dans son atelier, il a regardé avec chaleur et gentillesse le dossier d’un animal hystérique, fou de BD. IIl m’a simplement parlé comme je parle aujourd’hui encore aux jeunes graphistes aventureux qui viennent jusqu’à Colombes pour me voir. En souvenir de Raymond Poïvet, je les reçois aujourd’hui avec grand plaisir." Philippe Druillet.
 
"La véritable bande dessinée, c’est, à mes yeux, un récit d’abord, que les dessinateurs, metteurs en scène, prestataires de service talentueux de préférence, ont pour charge de servir et d’exalter. En opposition, le rêve de Poïvet était une bande dessinée sans scénario, un poème graphique dont nulle contrainte ne viendrait, au nom de contingences romanesques, brider la verve et le lyrisme. On mesure l’écart. Pourtant, cela n’a pas empêché notre amitié et une estime que j’espère réciproque." Jean-Claude Forest.
 
"Loin des modes stériles de notre pauvre époque agitée de tics graphiques, Raymond Poïvet demeure un des plus grands maîtres de la grande tradition classique. C’est un dessin qui part du corps ; un dessin qui s’appuie sur une connaissance anatomique qui, pour être sentie, disparaît devant la forme : jeu de lumières et d’ombres, élégance. Là, on voit bien ce qui fait la beauté du dessin de Poïvet. Justes attitudes, basées sur une connaissance anatomique assez intégrée pour devenir une seconde nature. Poïvet sent les attitudes, les mouvements de l’intérieur. Et il habille les formes de jeux de lumières (et d’ombres). Regardez comme les ombres se soulignent de traits gras et comme les traits fins s’affinent et disparaissent dans les lumières. On sent les matières, on a envie de toucher." Nikita Mandryka.
 
 
"À l’époque des Pionniers de l’Espérance (bien nommés), on défrichait donc des voies souvent ouvertes ailleurs. Et c’est bien évident : Poïvet a chaussé les patins d’Alex Raymond, avec moins de ceci, plus de cela... Mais avant tout le respect du genre : l’Aventure, l’aventure héroïque, la Science-Fiction... sociale (Vaillant oblige !) et surtout la parution hebdo... Halètement obligatoire à la fin de chaque page. Bien sûr, à l’époque, sans vouloir sous-estimer mes facultés d’ado, je n’avais qu’une conscience rudimentaire de cet aspect des choses ; en revanche cette confusion de visions nimbait la série, à mes yeux, d’un mystère inégalable. De même, bien que non averti des lois de l’art, je percevais et recevais de plein fouet le génie graphique de Raymond Poïvet." Mœbius.
 
 
"La présence d’un personnage féminin (ce qui était plutôt rare à l’époque !) et l’esthétique SF mâtinée de modern style sans préoccupation rationnelle font le charme immédiatement reconnaissable des BD de Poïvet." Jean-Claude Mézières.
 
 
"Cette publication de Faust, tardive mais enthousiaste, a rendu justice à celui qui fut pour moi tout à la fois l’un des grands pourvoyeurs de rêves de mon enfance, et le co-auteur pour lequel j’ai nourri la plus grande et respectueuse admiration…" Rodolphe.
 
 
"Peut-être est-il le seul ? Le seul à avoir su donner au trait (dit réaliste) ses lettres de noblesse. Il y a toujours une sorte de frayeur, voire de réticence, à publier ou même à lire « des histoires de BD » où le détail, la sécheresse du graphisme réaliste, ne laissent aucune place à l’imagination. Chez Poïvet, c’est juste l’inverse. Il ne s’agit pas de parler de perfection (ça veut dire quoi ?) mais simplement de talent. Sans jamais être laborieux, Raymond Poïvet a toujours su imposer les histoires les plus louf’ avec le plus grand naturel. Mais bien au-delà de cet état de fait, Poïvet est à l’image de ses personnages : un pionnier. Mais un pionnier solitaire. C’est ça que j’aime par-dessus tout chez lui. Il a su faire face aux cohortes de dessinateurs reconnus, imposer une ligne française ; renvoyant les dessinateurs de l’école belge à une certaine idée de la facilité et du non-dessin." Etienne Robial.
 
 
"Raymond Poïvet est né à la bande dessinée il y a un million d’années et moi qui n’ai que huit cent mille ans, je me souviens encore maintenant de l’hébétude que j’ai ressentie devant l’absolue perfection de la conception et du trait de ce surhomme, qui nous rétrécit tous à la dimension de tâcherons. Tous, nous devons le remercier d’avoir toujours reculé les limites de son talent et de nous avoir entraînés à sa suite, la langue pendante, espérant toujours qu’un miracle nous permettrait, un jour, de le considérer orgueilleusement d’égal à égal. Cet espoir vit encore en nous puisqu’il nous reste un million d’années pour faire valoir notre revendication. Merci encore à Raymond Poïvet de bien vouloir nous considérer avec toute l’indulgence qu’il incarne, et j’ose me permettre un crime de lèche-majesté en l’embrassant avec reconnaissance. Liberté d’interprétation de l’architecture, sens de l’espace, justesse de la composition, équilibre de la répartition du noir et du blanc, économie du trait et précision des moyens d’expression. Tout l’art de Raymond Poïvet est déjà évident quand on regarde cette image du premier épisode des Pionniers de l’Espérance. Paul Gillon.
 
 
"Le dessin de Raymond Poïvet est sans conteste une leçon pour un dessinateur. C’est dans les années 1980 que j’ai découvert les travaux de Raymond Poïvet à travers trois albums de bande dessinée : Tiriel, L’Échiquier cubique et Opus 4, trois albums étranges mais surtout impressionnants de par la virtuosité du dessin. J’ai tout de suite été conquis, car le dessin de Raymond Poïvet est sans conteste une leçon pour un dessinateur." François Boucq.
 
 
Anecdote : Uderzo aussi était dingue de Poïvet et ce dernier a indirectement contribué à la création d'Astérix. :whistle: On est en 58 et Goscinny et Uderzo préparent la BD qu'ils vont publier dans le n°1 de Pilote, nouvel hebdomadaire destiné non seulement aux enfants comme la presse BD belge, mais aussi aux ados et leurs parents.
 

Citation :

Goscinny et Uderzo mettent en chantier Le Roman de Renart, inspiré du célèbre roman médiéval. Le temps étant compté, ils y travaillent d’arrache-pied quand survient Raymond Poïvet, l’un des piliers de la concurrence et du journal Vaillant : "J’étais allé faire un tour à la rédaction du futur Pilote, où Goscinny et Uderzo m’ont annoncé leur intention de créer une série très française, très locale : Le Roman de Renart. Je savais que le dessinateur Trubert s’était embarqué dans un projet identique pour Vaillant et je les ai prévenus. Ça s’est arrêté là, mais cette petite intervention a eu des conséquences considérables. Quand je suis parti, Goscinny et Uderzo étaient en train de s’arracher les cheveux en se demandant comment ils allaient s’en sortir."


 
En se rabattant sur une période antérieure au Moyen-âge tout en restant dans une série très française, très locale, ils ne s'en sont pas trop mal sortis, finalement. :D


Message édité par BoraBora le 04-11-2026 à 01:37:39

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