Citation :
Les mains ne lâchant point le cuir de mon volant.
Puis, j’entends un galop souterrain, affolant,
Tandis qu’au ciel luisant tourne un hélicoptère
Qui vrombit – l’on croirait un gros lépidoptère.
Et voici tout à coup une horde de flics
Qui boute, avec entrain, ma horde de moujiks !
Et ce ne sont que cris, que jurons, jets de pierres.
Bottés, casqués, dotés de tombantes visières,
Boucliers Plexiglas, ripostent les Martiens.
Dans ce brouillard épais Dieu reconnaît les siens !
Je vois se profiler des ombres disparates
Qui tombent sous le coup de savantes matraques.
Enfin, la route est libre : un étrange désert !
Lors, je fonce en tirant à fond sur le starter,
J’évite un rescapé, je mets toute la gomme
(Le moteur quelquefois vient au secours de l’homme)
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