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Auteur Sujet :

Afghanistan : 2001 - 2021. Et maintenant ? [/!\ modération]

n°25659657
esfahani
Esfahan nesf-e djahan
Posté le 27-02-2011 à 15:59:59  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Tietie006 a écrit :


 
1°) Que le Pakistan ne fasse vraiment pas grand chose, c'est pas nouveau, d'ailleurs je répète souvent que le Pakistan joue depuis longtemps un "double jeu", à tous les niveaux, alimentant en sous-main la guérilla talibane pour la combattre au grand jour, ce qu'a illustré les révélations de Wikileaks. Donc, y'a rien de nouveau sous le soleil, et on ne résoudra jamais la crise afghane sans réformer profondément l'Etat pakistanais, ce qui arrivera quand les poules auront des dents. Les américains sont d'ailleurs coincés, car le Pakistan étant une puissance nucléaire, ils ne peuvent voir ce régime aller totalement à la dérive sous risque de voir quelques groupes mettre la main sur l'arme nucélaire, et donc crache au bassinet ...mais les ricains ne contrôlent rien au Pakistan, Etat miné entre les différentes factions rivales, et une société civile rongée par l'islamisme radical. Le Pakistan est le maillon faible de l'Asie Centrale car, intérieurement , le régime est à la merci des factions et notamment de l'ISI, Etat dans l'Etat, qui est difficilement contrôlable et dont on ne voit guère la ligne politique, et extérieurement, le conflit avec l'Inde alimente une guérilla islamiste radicale, véritable cancer pour le pays. Le fait que le Pakistan ait, sous la pression internationale, décidé de lutter contre ses propres talibans, dans les zones tribales, ne signifie pas spécialement un changement de politique, ces actions ayant été surtout faites pour rassurer l'opinion internationale qui stigmatisait la duplicité de l'Etat pakistanais.
 
2°) Concernant la drogue en général dans la région, l'Afghanistan en produisait avant 2001 et en produira après le départ des américains. On peut difficilement lutter contre l'argent facile dans un pays ultra-pauvre comme l'Afghanistan, et, évidemment, cet argent facile qui arrose la région, corrompt un peu tout le monde. Le Pakistan, toute proportion gardée, ressemble au Mexique, à ce niveau, pays rongé par le buiseness des narcos qui corrompent le pays. Pour moi, il n'y a pas de solutions à court ou à moyen-terme pour régler ce problème, à part remettre les talebs et leur terreur ...
 
3°) Pour le ghost gazoduc, je faisais référence à "l'ayatollaholéoduc", curieux que tu te sois senti visé ...vu que je ne répondais à personne en particulier ...


3/ non je ne me sentais pas visé du tout et ce n'était pas agressif du tout non plus de ma part
j'ai bien compris que tu pointais Serpico mais là son poste était sur la drogue
 
1/ je suis d'accord sauf sur l'islamisme radical: certes il existe mais il est loin de contrôler le pays et malgré de longues années de torpeur radicale après une période d'influence saoudienne
aujourd'hui la tendance s'inverse. la plupart pensent que ces groupes terroristes ne sont plus vraiment "bons musulmans"
maintenant il faut soutenir le pays et les américains ont raison sur ce point. mais ils manquent de diplomatie. les chinois en profitent.
le Pakistan est corrompu : l'ISI en partie donc l'armée mais encore pire les gouvernements successifs .  
 
2/ même avec les talebs il y a aura le narco trafic. seul le développement économique mais il est encore loin...
même si par mes amis afghans j'ai des retours ... il y a quand même un gros changement car des entreprises se créent.
par exemple ils concurrencent l'Iran sur la prod de Safran, l'artisanat est de moins bonne qualité mais bien moins cher, d'autres productions ont commencé
espoir espoir


---------------
“La liberté est un bagne aussi longtemps qu'un seul homme est asservi sur la terre.”
mood
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Posté le 27-02-2011 à 15:59:59  profilanswer
 

n°25659764
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 27-02-2011 à 16:12:56  profilanswer
 

Safran :love: bon business.

 

L'artisanat excellent outil de développement et de de préservation culturelle.

 

Par contre je lis les news Rawa...le gouvernement Karzai se barre toalement en couille là avec une grosse vague populiste conservatrice, lapidations, lois de controle animales dégradantes sur les femmes qui fuient la violence domestique, peine de mort pour des apostats...15 ans de prison pour s'etre sauvé de chez son mari (autant que pour une tentative d'attentat)...une horreur.

 

http://www.rawa.org/temp/runews/20 [...] lters.html

 


à coté de ça les alliés continuent à faire un grand nombre de victimes et s'en lavent les mains, que ce soit au Pakistan avec les drones ou en Afghanistan...les talibans doivent se frotter les mains...il semble cela dit que les mouvements islamistes sont de plus en plus identifiés comme des mouvements mafieux, à la sud américaine.

 

D'ailleurs à propos de Juma +1 Esfa, si j'ai bien compris il trafiquait pour le compte des talibans.

 


Message édité par Serpico7 le 27-02-2011 à 16:17:24
n°25659986
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 27-02-2011 à 16:41:28  profilanswer
 

esfahani a écrit :


3/ non je ne me sentais pas visé du tout et ce n'était pas agressif du tout non plus de ma part
j'ai bien compris que tu pointais Serpico mais là son poste était sur la drogue
 
1/ je suis d'accord sauf sur l'islamisme radical: certes il existe mais il est loin de contrôler le pays et malgré de longues années de torpeur radicale après une période d'influence saoudienne
aujourd'hui la tendance s'inverse. la plupart pensent que ces groupes terroristes ne sont plus vraiment "bons musulmans"
maintenant il faut soutenir le pays et les américains ont raison sur ce point. mais ils manquent de diplomatie. les chinois en profitent.
le Pakistan est corrompu : l'ISI en partie donc l'armée mais encore pire les gouvernements successifs .  
 
2/ même avec les talebs il y a aura le narco trafic. seul le développement économique mais il est encore loin...
même si par mes amis afghans j'ai des retours ... il y a quand même un gros changement car des entreprises se créent.
par exemple ils concurrencent l'Iran sur la prod de Safran, l'artisanat est de moins bonne qualité mais bien moins cher, d'autres productions ont commencé
espoir espoir


 
3°) La tendance s'inverse ? Difficile à dire. Il n'est pas facile d'inverser une situation qui est patente de puis l'accession au pouvoir de Zia, qui a islamisé la société pakistanaise, il y a plus de 30 ans. Un article intéressant d'un chercheur de l'IFRI :
 
http://www.google.com/#sclient=psy [...] 7c63b03031
 
D'ailleurs, l'évolution du Pakistan s'inscrit dans une évolution plus générale, qui voit une islamisation des partis politiques dans le monde arabo-musulman, que ça soit au Liban, avec le Hezbollah, en Palestine avec le Hamas, au Yemen, et dans beaucoup d'autres pays (j'attends l'évolution en Egypte et en Tunisie, et il ne m'étonnerait guère que les partis islamistes prennent, sous peu, le pouvoir ...)
Personnellement, je pense que la situation n'évolue pas dans le bon sens, dans la mesure où l'intervention alliée ne va faire que donner du grain à moudre aux mouvements islamistes radicaux.
 
Sur la question de l'islamisme en Afghanistan, un très bon article datant, certes de 2001, mais qui reste toujours d'actualité, de J.L.Racine, du Monde Diplomatique :
 
http://www.monde-diplomatique.fr/2001/12/RACINE/15975
 


---------------
L'arrière-train sifflera trois fois.
n°25660085
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 27-02-2011 à 16:54:30  profilanswer
 

Tietie006 a écrit :

 

3°) La tendance s'inverse ? Difficile à dire. Il n'est pas facile d'inverser une situation qui est patente de puis l'accession au pouvoir de Zia, qui a islamisé la société pakistanaise, il y a plus de 30 ans. Un article intéressant d'un chercheur de l'IFRI :

 

http://www.google.com/#sclient=psy [...] 7c63b03031

 

D'ailleurs, l'évolution du Pakistan s'inscrit dans une évolution plus générale, qui voit une islamisation des partis politiques dans le monde arabo-musulman, que ça soit au Liban, avec le Hezbollah, en Palestine avec le Hamas, au Yemen, et dans beaucoup d'autres pays (j'attends l'évolution en Egypte et en Tunisie, et il ne m'étonnerait guère que les partis islamistes prennent, sous peu, le pouvoir ...)
Personnellement, je pense que la situation n'évolue pas dans le bon sens, dans la mesure où l'intervention alliée ne va faire que donner du grain à moudre aux mouvements islamistes radicaux.

 

Sur la question de l'islamisme en Afghanistan, un très bon article datant, certes de 2001, mais qui reste toujours d'actualité, de J.L.Racine, du Monde Diplomatique :

 

http://www.monde-diplomatique.fr/2001/12/RACINE/15975

 


 

Parler de Zia comme ayant islamiser le Pakistan...y a de l'idée mais la forme est douteuse, puisque le Pakistan est né islamiste et que l'Islam et les heurts avec la communauté hindoue majoritaire en Inde est sa raison d'etre (ainsi que la domination britannique).

 

Du coup comparer un pays artificiel avec les autres pays musulmans...bof, vraiment pas convaincu, surtout je ne vois pas ce que vient faire le Hezbollah là dedans.

  

à la limite (et encore) on peut trouver des points communs avec la situation palestinienne puisqu'historiquement il y a la meme présence britannique et la meme division artificielle du territoire par les occidentaux en 1948 qui donne naissance à quelques monstres mais pas seulement musulman, loin de là.

 

D'ailleurs il est important quand on parle du Pakistan de garder un oeil sur l'extrémisme hindou en Inde également.

 


Message cité 1 fois
Message édité par Serpico7 le 27-02-2011 à 16:59:15
n°25660113
esfahani
Esfahan nesf-e djahan
Posté le 27-02-2011 à 16:58:55  profilanswer
 

Tietie006 a écrit :


 
3°) La tendance s'inverse ? Difficile à dire. Il n'est pas facile d'inverser une situation qui est patente de puis l'accession au pouvoir de Zia, qui a islamisé la société pakistanaise, il y a plus de 30 ans. Un article intéressant d'un chercheur de l'IFRI :
 
http://www.google.com/#sclient=psy [...] 7c63b03031
 
D'ailleurs, l'évolution du Pakistan s'inscrit dans une évolution plus générale, qui voit une islamisation des partis politiques dans le monde arabo-musulman, que ça soit au Liban, avec le Hezbollah, en Palestine avec le Hamas, au Yemen, et dans beaucoup d'autres pays (j'attends l'évolution en Egypte et en Tunisie, et il ne m'étonnerait guère que les partis islamistes prennent, sous peu, le pouvoir ...)
Personnellement, je pense que la situation n'évolue pas dans le bon sens, dans la mesure où l'intervention alliée ne va faire que donner du grain à moudre aux mouvements islamistes radicaux.
 
Sur la question de l'islamisme en Afghanistan, un très bon article datant, certes de 2001, mais qui reste toujours d'actualité, de J.L.Racine, du Monde Diplomatique :
 
http://www.monde-diplomatique.fr/2001/12/RACINE/15975
 


on a déjà parlé de çà sur le Pakistan. il y a différentes périodes et celles des dernières années est plutôt positive.  
quant à l'article il est basé sur de la littérature ancienne et compréhensible dans ce sens évidemment mais il ne permet pas de lire les dernières années
et il ne faut pas oublier une chose très importante au Pakistan que je t'ai déjà expliqué:
l'Islam est un prétexte de discours, les milis sont loins d'être des radicaux au Pakistan pour la grande majorité. Le discours religieux permet une adhésion, comme ici l'anti religieux.
très important aussi le conflit avec l'Inde...
 
non ne me dis pas que tu fais partie de ceux qui pensent que l'islamisme radical va l'emporter en Tunisie en Egypte
que la société ne demande que çà?

Message cité 1 fois
Message édité par esfahani le 27-02-2011 à 17:05:17

---------------
“La liberté est un bagne aussi longtemps qu'un seul homme est asservi sur la terre.”
n°25660120
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 27-02-2011 à 16:59:30  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
Parler de Zia comma ayant islamiser le Pakistan...y a de l'idée mais la forme est douteuse, puisque le Pakistan est né islamiste et que l'Islam et les heurts avec la communauté hindoue majoritaire en Inde est sa raison d'etre (ainsi que la domination britannique).
 
Du coup comparer un pays artificiel avec les autres pays musulmans...bof. Faut voir.
 
à la limite (et encore) on peut trouver des points communs avec la situation palestinienne puisqu'historiquement il y a la meme présence britannique et la meme division artificielle du territoire par les occidentaux en 1948.
 


 
Zia a islamisé le pays, notamment le droit, c'est de notoriété publique !  
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Muhammad_Zia-ul-Haq
 
On peut être musulman sans être islamiste.  
 
Un Musharaf, par exemple, était plus attiré par le modèle kemaliste, mais l'ancien président a totalement été débordé par une situation explosive !


---------------
L'arrière-train sifflera trois fois.
n°25660132
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 27-02-2011 à 17:02:33  profilanswer
 

esfahani a écrit :


on a déjà parlé de çà sur le Pakistan
 
non ne me dis pas que tu fais partie de ceux qui pensent que l'islamisme radical va l'emporter en Tunisie en Egypte
que la société ne demande que çà?


 
1°) Oui, on n'en a déjà parlé, mais il est bon d'y revenir de temps en temps, surtout qu'il y a eu confirmation du double jeu du Pakistan par les révélations de Wikileaks.
 
2°) On verra ...mais la seule force politique vraiment organisée, en Egypte, excepté l'armée, reste les Frères Musulmans, qui ne font pas partie de la galaxie radicale, mais pourrait y tomber, selon les rapports de force internes à cette mouvance.. En Tunisie, c'est plus complexe, car Ben Ali a laté les islamistes durant des décennies, mais le parti Enhada m'a l'air d'être un des seuls organisés. Mais on verra aux futures élections législatives dans ces deux pays ...


Message édité par Tietie006 le 27-02-2011 à 17:04:04

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L'arrière-train sifflera trois fois.
n°25660165
esfahani
Esfahan nesf-e djahan
Posté le 27-02-2011 à 17:07:45  profilanswer
 

Tietie006 a écrit :


Un Musharaf, par exemple, était plus attiré par le modèle kemaliste, mais l'ancien président a totalement été débordé par une situation explosive !


+1


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“La liberté est un bagne aussi longtemps qu'un seul homme est asservi sur la terre.”
n°25660175
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 27-02-2011 à 17:09:31  profilanswer
 

Tietie006 a écrit :


 
Zia a islamisé le pays, notamment le droit, c'est de notoriété publique !  
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Muhammad_Zia-ul-Haq
 
On peut être musulman sans être islamiste.  
 
Un Musharaf, par exemple, était plus attiré par le modèle kemaliste, mais l'ancien président a totalement été débordé par une situation explosive !


 
Si on rapporte ça à Al Mawdudi plutot et qu'on considère que Zia a permis certaine institutionnalisation des théories de la jamaat el islamiya, oui ça peut prendre sens, ça nous ramène en effet aux frères musulmans et à leurs influence ... et à leur utilisation pour la lutte anti gauchiste pendant la guerre froide par le bloc Ouest.

n°25660206
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 27-02-2011 à 17:15:05  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
Si on rapporte ça à Al Mawdudi plutot et qu'on considère que Zia a permis certaine institutionnalisation des théories de la jamaat el islamiya, oui ça peut prendre sens, ça nous ramène en effet aux frères musulmans et à leurs influence ... et à leur utilisation pour la lutte anti gauchiste pendant la guerre froide par le bloc Ouest.


 
Je ne suis pas persuadé que les ricains aient été très au courant des subtilités des mouvements islamistes dans les années 60 ...N'oublions pas qu'un Qotb, théoricien de l'islam radical, et Frères Musulmans, haïssait l'Amérique et son matérialisme consumériste. Par contre, l'Arabie Saoudite a clairement financé les groupes islamistes, dès les années 60, avec la création de la Ligue Islamiste Mondiale, organisation clairement prosélyte. Les américains contrôlaient-ils la politique saoudienne à cette époque ? Je ne le pense nullement, les ricains attendent des saoudiens qu'ils leur vendent du pétrole à bas prix, et pour le reste, ils se foutent un peu de la politique saoudienne, ce qu'il leur a coûté un 11 septembre !
On a d'ailleurs exactement la même problématique en Afghanistan ...avec des américains qui sous-traitèrent à Zia et au pakistanais le djihad afghan ... style faites-chier à mort les soviétiques, par n'importe quels moyens, le reste, on s'en fout ...et Tim Weiner montre bien que les ricains prenaient les islamistes pour des mongoliens ...des tarés qui ne feraient que s'entretuer dans leur coin !

Message cité 2 fois
Message édité par Tietie006 le 27-02-2011 à 17:17:39

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L'arrière-train sifflera trois fois.
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Posté le 27-02-2011 à 17:15:05  profilanswer
 

n°25660525
Hadock31
Coffee first questions later
Posté le 27-02-2011 à 17:54:04  profilanswer
 


 
ça au moins ça ressemble a un post bien construit


Message édité par Hadock31 le 27-02-2011 à 17:54:44
n°25660815
esfahani
Esfahan nesf-e djahan
Posté le 27-02-2011 à 18:26:50  profilanswer
 

http://www.bbc.co.uk/news/world-south-asia-12539409
Un petit article sur le retour du Soufisme en Afghanistan
Ils étaient devenus discrets pour la raison évidente:

Citation :

Wahabism insists on a literal interpretation of Islam and sees Sufism and its ideas as anathema


En Iran aussi d'ailleurs ils ne sont pas tolérés.

Citation :

Many Afghan cities are among the most important centres of Sufism. Herat is called "the soil of Sufi saints" while Ghazni is known as "the place of Sufi saints".


Citation :

Their continued growth is arguably a major bonus in Afghanistan's continuing search for peace.


Message édité par esfahani le 27-02-2011 à 18:32:17

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“La liberté est un bagne aussi longtemps qu'un seul homme est asservi sur la terre.”
n°25660934
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 27-02-2011 à 18:38:32  profilanswer
 

Tietie006 a écrit :


 
Je ne suis pas persuadé que les ricains aient été très au courant des subtilités des mouvements islamistes dans les années 60 ...N'oublions pas qu'un Qotb, théoricien de l'islam radical, et Frères Musulmans, haïssait l'Amérique et son matérialisme consumériste. Par contre, l'Arabie Saoudite a clairement financé les groupes islamistes, dès les années 60, avec la création de la Ligue Islamiste Mondiale, organisation clairement prosélyte. Les américains contrôlaient-ils la politique saoudienne à cette époque ? Je ne le pense nullement, les ricains attendent des saoudiens qu'ils leur vendent du pétrole à bas prix, et pour le reste, ils se foutent un peu de la politique saoudienne, ce qu'il leur a coûté un 11 septembre !
On a d'ailleurs exactement la même problématique en Afghanistan ...avec des américains qui sous-traitèrent à Zia et au pakistanais le djihad afghan ... style faites-chier à mort les soviétiques, par n'importe quels moyens, le reste, on s'en fout ...et Tim Weiner montre bien que les ricains prenaient les islamistes pour des mongoliens ...des tarés qui ne feraient que s'entretuer dans leur coin !


 
:jap: Pour ça que je considère le 11 septembre comme un blowback.
 
Et à ton avis est ce que les saoudiens matrisaient clairement leurs financement eux aussi ? rien n'est moins sur. D'ailleurs l'influence officieuse des frères musulmans donnera naissance à un mouvement d'étudiant saoudien la Sahwa sévèrement réprimé dans le sang dans les années 90. http://www.saphirnews.com/Islamism [...] 12081.html
 
Ce texte est intéressant sinon : http://www.pointdebasculecanada.ca [...] tie-24.php
 

Citation :

Dans les années 50, Ramadan était devenu un prêcheur itinérant, une sorte de Elmer Gantry du mouvement islamiste. En 1949 et en 1951, il se rendit au Pakistan, où il participa à de nombreuses assemblées du Congrès musulman mondial - la première organisation transnationale reliant les divers mouvements islamistes à travers le monde. Ramadan songea même à en devenir le secrétaire général. Le Pakistan, le premier pays à imposer la charia, la loi islamique, devait attirer de nombreux idéologues fondamentalistes et devenir une sorte de deuxième pays pour Ramadan. Le gouvernement inexpérimenté donna à Ramadan la possibilité de prêcher à la radio nationale et le premier ministre Liaquat Ali Khan écrivit la préface de l'un de ses livres.
 
Au Pakistan, Ramadan travailla en étroite collaboration avec un jeune islamiste nommé Abul-Ala Mawdudi, qui avait fondé la Société islamique: mouvement très semblable aux Frères musulmans. Comme il l'avait fait en Palestine, Ramadan aida Mawdudi à organiser une phalange paramilitaire d'étudiants fanatisés pour lutter contre la gauche pakistanaise. Connue par ses initiales en ourdou, IJT, elle s'inspirait des escadrons fascistes de Mussolini. Ses membres, souvent armés, attaquèrent des étudiants gauchistes sur les campus. «Les lancements d'œufs furent suivis d'agressions plus graves, particulièrement à Karachi» écrivit Seyyed Vali Reza Nasr, un spécialiste de ce mouvement. Le IJT forma une génération de radicaux qui prirent le pouvoir au Pakistan en 1977 sous la direction du dictateur général Zia ul-Haq. Ils soutinrent le djihad en Afghanistan, et protégèrent al-Qaida. Ils représentent toujours une menace pour le régime actuel.
 
Entre ces voyages au Pakistan, Ramadan travailla également avec des fondamentalistes arabes, particulièrement des Palestiniens et des Jordaniens, qui fondèrent le Parti de la libération islamique. Ce parti devait donner naissance à de nombreuses branches en Asie centrale. Dans les années 90, le parti - connu maintenant sous le nom arabe Hizb ut-Tahrir, et soutenu par l'Arabie saoudite - est devenu une importante formation radicale alignée sur al-Qaida. Elle a maintenant des cellules à Londres, en Allemagne et dans d'autres pays européens. Alors qu'il était en Jordanie dans les années 50, Ramadan aida à y fonder une branche des Frères musulmans, qui, comme au Pakistan, devait s'en prendre aux nationalistes de gauche.
 
Mais les efforts de Ramadan en Palestine, en Jordanie et au Pakistan n'étaient que des escarmouches avant l'affrontement beaucoup plus sérieux qui allait se produire en Égypte au milieu des années 50 avec le président égyptien Gamal Abdel Nasser. Nasser, un militaire charismatique acquit un statut légendaire du jour au lendemain en renversant en 1952 le gouvernement monarchique dissolu lors d'un coup d'État. En réclamant l'indépendance de l'Égypte et en demandant aux Britanniques de quitter leurs bases militaires et de céder la gestion du canal de Suez, voie commerciale stratégique, Nasser devint un héros pour des millions d'Arabes - et il fit peur à la Grande-Bretagne et aux États-Unis, surtout parce que son nationalisme menaçait leurs intérêts pétroliers dans le Golfe (le premier ministre britannique Anthony Eden envisagea même de le faire assassiner).


 
Il y a eu la réunion des islamistes à Washington organisée par Eisenhower en 1953.
 
Edit : et une chose également qu'il ne faut pas oublier vis à vis de l'éclatement de l'islamisme et de ses financements, c'est les prises de position antagonistes et le role prépondérant dans les positionnements stratégiques de la première guerre du Golfe, qu'on oublie trop souvent, mais qui a largement redistribué les cartes parfois de façon assez aléatoire et inattendue.

Message cité 1 fois
Message édité par Serpico7 le 27-02-2011 à 19:44:45
n°25665744
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 28-02-2011 à 03:35:27  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
 
Il y a eu la réunion des islamistes à Washington organisée par Eisenhower en 1953.
 
Edit : et une chose également qu'il ne faut pas oublier vis à vis de l'éclatement de l'islamisme et de ses financements, c'est les prises de position antagonistes et le role prépondérant dans les positionnements stratégiques de la première guerre du Golfe, qu'on oublie trop souvent, mais qui a largement redistribué les cartes parfois de façon assez aléatoire et inattendue.


 
Le fait qu'Einsenhower ait eu une réunion avec des musulmans, en 1953, ne signifie nullement que les américains aient financé les islamistes, ça s'inscrit dans la pratique gouvernementale américaine d'être assez tolérante envers toutes les religions, même les sectes. Le pays s'est fondé sur une tolérance religieuse en réaction aux guerres de religions européennes, et un Obama vient de stigmatiser la politique française condamnant le port de la Burqa !
 
Le développement de l'islamisme dans les pays arabo-musulmans vient surtout du prosélytisme saoudien qui commence dans les années 60 et qui n'est pas spécialement lié à un commandement yankee. Dans les années 60-70, les mouvements islamistes radicaux sont très marginaux et n'ont pas spécialement intéressé les américains comme moyens de contrer les soviétiques. La preuve, les ricains ont soutenu Saddam Hussein dans les années 70 puis le régime égyptien de Moubarak, qui lataient la gueule des barbus !


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L'arrière-train sifflera trois fois.
n°25665838
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 28-02-2011 à 05:07:29  profilanswer
 

Il ne s'agit pas de tolérance quand on va chercher des outils contre  le socialisme et notamment Nasser et qu'on lui fournit des passeports pour diffuser ses thèses et échapper aux condamnations, comme ils l'ont fait pour Ramadan.

 

Et l'islamisme date déjà des concurrents frères musulmans de l'Arabie saoudite qui eux sont anti_colonialistes contrairement aux saoudiens soumis aux USA.

 

Je ne vois pas ce que Moubarak vient faire là dedans, effectivement les USA une fois le bloc de l'Est tombé n'avaient plus besoin des islamistes et se sont pris des blowbacks dans la tronche de la part notamment des légions arabes et autres islamistes qu'ils ont largement aidé à mettre sur pied en Afghanistan et ailleurs.

 

De la meme façon ils ont aidé et se sont servi des loups gris en Turquie, célèbres assassins de gauchiste et trafiquant d'héro et autres, aujourd'hui islamistes nationalistes populistes.

 

http://www.lexpress.fr/actualite/m [...] 28676.html

 
Citation :

Après plusieurs livres, devenus désormais des références, sur l'histoire des négociations de paix au Moyen-Orient, Charles Enderlin publie aujourd'hui un livre passionnant sur les relations des Israéliens et des Américains avec l'islam.  

 

Dès leur arrivée en Afrique du Nord, en 1942, et pendant toute la guerre froide, les Américains ont utilisé l'islam contre le communisme. Des officiers américains ont même poussé les Algériens à se révolter contre une France dont Washington craignait qu'elle ne tombât entre les mains communistes. Comme ils ont manipulé, dans le même but, en Italie, le Vatican et la mafia, l'un et l'autre en soutiens de la démocratie chrétienne.  

 

Le dirigeant pakistanais Zia Ul Hak a islamisé le pays entre 1977 et 1988 avec les dollars de la CIA

 

Charles Enderlin montre parfaitement comment cette stratégie a conduit, par un terrible engrenage, tant en Afghanistan qu'au Moyen-Orient, à la montée de l'islamisme. Ainsi le dirigeant pakistanais Zia Ul Hak a-t-il islamisé le pays entre 1977 et 1988 avec les dollars de la CIA. Et ainsi est-on passé de quelques centaines de madrasas (écoles religieuses) en 1977 à plus de 8 000 en 1988.  

 

Les Israéliens font de même avec le Hamas, l'une des branches du salafisme; un mouvement entièrement religieux, et non politique comme l'OLP (Organisation de libération de la Palestine), son antidote, qui parle en fait le même langage laïque que les chefs militaires israéliens.  

 

Tsahal aveuglé par les promesses du Hamas

 

Dans un premier temps, l'armée israélienne ignore ceux qui ne "tirent" pas, ne vérifie pas ce qui se passe dans les mosquées et prend pour argent comptant les promesses du patron du Hamas, le cheikh Yassine: "Vous n'êtes pas nos ennemis. Nous combattons les apostats de l'OLP et les communistes." Ce n'est qu'après la chute du communisme qu'Américains et Israéliens réalisent le danger du radicalisme religieux.  

 

Mais il est trop tard et ils sont paralysés. Charles Enderlin montre bien que tout dialogue est alors impossible: le Hamas refuse de parlementer avec Israël, dont il veut la disparition. Et les Israéliens comprennent bien tard que ce qui compte, ce ne sont pas les belles paroles des dirigeants politiques palestiniens, installés à Damas, mais les décisions des imams et des cheikhs dans les mosquées de Gaza.

 

Ainsi, en dix ans, les laïques des deux camps (travaillistes israéliens et Fatah), qui avaient fini par réussir à se parler et même à s'entendre, sont discrédités par les religieux de chaque bord, qui se retrouvent dans le rejet de la rationalité et des valeurs démocratiques ; transforment un conflit territorial en une guerre de religions, rendant impossible toute négociation. On peut faire des compromis sur le tracé d'une frontière, pas sur la nature de Dieu.

 

http://hfr-rehost.net/www.ombres-blanches.fr/Visuels/100/9782226193100_4_75.jpg

 

Tolérance...quel doux euphémisme...et je peux te citer une infinité d'autres auteurs qui traitent de de thème si celui ci ne te plait pas.

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Message édité par Serpico7 le 28-02-2011 à 05:19:05
n°25665854
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 28-02-2011 à 05:22:02  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :

Il ne s'agit pas de tolérance quand on va chercher des outils contre  le socialisme et notamment Nasser et qu'on lui fournit des passeports pour diffuser ses thèses et échapper aux condamnations, comme ils l'ont fait pour Ramadan.
 
Et l'islamisme date déjà des concurrents frères musulmans de l'Arabie saoudite qui eux sont anti_colonialistes contrairement aux saoudiens soumis aux USA.
 
 


 
 Les USA n'ont jamais spécialement financé les islamistes radicaux, en tant que tels, ils ont financé des organisations qui étaient contre les soviétiques !  En Afghanistan, ils n'ont jamais financé les talebs. Les USA, comme les anglais, sont extrêmement tolérants envers toutes les religions, ça fait partie de leur tradition, avec laquelle, d'ailleurs, je ne suis pas d'accord ! Les anglais recevaient tous les fous d'allah, dernièrement, comme abou amza, ça ne signifiait pas qu'ils finançaient l'islamisme radical ...mais que par tradition, la liberté religieuse était "radicale", chez eux !


Message édité par Tietie006 le 28-02-2011 à 05:29:14

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L'arrière-train sifflera trois fois.
n°25665866
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 28-02-2011 à 05:44:40  profilanswer
 

ah mais effectivement les anglais aussi jouent depuis trèèès longtemps à un jeu malsain :

 

http://www.amazon.com/Secret-Affai [...] 1846687632

 

http://hfr-rehost.net/ecx.images-amazon.com/images/I/51Rygm67mHL._SL500_AA300_.jpg

 
Citation :

Review
"* 'As much of history is appropriated by the media and we are beckoned into an era of endless war, this superb book could not be more timely. Sensational in the best sense, it examines the darkest corners of the imperial past to reveal the truth behind today's news' John Pilger"
Product Description

 

"Unearthing this largely hidden history is a contribution of the highest significance, and could hardly be more timely."—Noam Chomsky

 

In this groundbreaking book, Mark Curtis reveals the covert history of British collusion with radical Islamic and terrorist groups. Secret Affairs shows how governments since the 1940s have used militant forces to control oil resources and overthrow governments. The story of how Britain has helped nurture the rise of global terrorism has never before been told.

 

Mark Curtis is an author, journalist, and consultant. His previous books include Web of Deceit and Unpeople.

 


Les "fous de dieu" ont toujours été de bons missionnaires (dans le sens chargés de mission) pour le capitalisme anglo-saxon, que ce soit au Vatican, à Jerusalem ou à la Mecque.

 

Mais bon faut dire à tous ceux qui sont passé par guantanamo que les USA sont tolérants avec leur religion oui, c'est tout à fait vrai mais je ne vois pas ce que ça a à faire avec l'orient, d'ailleurs qui a parlé d'axe du mal...

Message cité 1 fois
Message édité par Serpico7 le 28-02-2011 à 05:49:47
n°25670681
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 28-02-2011 à 16:21:14  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :

ah mais effectivement les anglais aussi jouent depuis trèèès longtemps à un jeu malsain :
 
http://www.amazon.com/Secret-Affai [...] 1846687632
 
http://hfr-rehost.net/http://ecx.i [...] AA300_.jpg
 

Citation :

Review
"* 'As much of history is appropriated by the media and we are beckoned into an era of endless war, this superb book could not be more timely. Sensational in the best sense, it examines the darkest corners of the imperial past to reveal the truth behind today's news' John Pilger"
Product Description
 
"Unearthing this largely hidden history is a contribution of the highest significance, and could hardly be more timely."—Noam Chomsky
 
In this groundbreaking book, Mark Curtis reveals the covert history of British collusion with radical Islamic and terrorist groups. Secret Affairs shows how governments since the 1940s have used militant forces to control oil resources and overthrow governments. The story of how Britain has helped nurture the rise of global terrorism has never before been told.
 
Mark Curtis is an author, journalist, and consultant. His previous books include Web of Deceit and Unpeople.


 
 
Les "fous de dieu" ont toujours été de bons missionnaires (dans le sens chargés de mission) pour le capitalisme anglo-saxon, que ce soit au Vatican, à Jerusalem ou à la Mecque.
 
Mais bon faut dire à tous ceux qui sont passé par guantanamo que les USA sont tolérants avec leur religion oui, c'est tout à fait vrai mais je ne vois pas ce que ça a à faire avec l'orient, d'ailleurs qui a parlé d'axe du mal...


 
1°) Les fous de dieux sont anti-capitalistes, faut pas sortir de polytechnique pour le savoir, et Sayyed Qotb, le théoricien du recours à la violence pour faire tomber le "tyran" non-musulman, était farouchement anti-américain. Les talebs ne sont pas, non plus, spécialement capitalistes et le salafisme saoudien non plus, ce dernier s'accomode avec le capitalisme pour des raisons purement opportunistes, et je ne parle même pas de l'Iran des Mollahs.
Concernant les mouvements islamistes, ils resteront très marginaux jusque dans les années 70, et, d'ailleurs, personne n'en parlait à cette époque (le premier à en parler en France fut Bruno Etienne, dans son Islamisme radical, en 1988), et les américains et les occidentaux ne devaient pas porter trop attention à cette mouvance ultra-minoritaire, puisque dans le monde arabe, ils disposaient d'alliés sûrs comme l'Irak de Saddam, l'Egypte de Sadate, la Tunisie de Bourguiba, qui étaient avant tout des régimes autoritaires et nationalistes combattant déjà le communisme. D'ailleurs, tous les partis communistes dans les pays arabo-musulmans furent trucidés par les dictateurs en place, donc il n'y avait pas vraiment besoin de s'appuyer sur une mouvance islamiste ultra-minoritaire et déjà persécutée par les pouvoirs en place.
 
 
2°) Concernant Nasser, les USA et le raïs n'étaient pas en mauvais terme puisque lors de l'opération de Suez, en 1956, sont avant tout les américains, plus que les russes, qui ont fait reculer les franco-anglais, et lors de la construction du barrage d'Assouan, Nasser s'était tourné en premier vers les yankees, et, devant leur refus, prendra son bâton de pélerin pour la Moscovie. D'ailleurs, ce refus américain de financer le barrage signifiait le peu d'intérêt des américains pour le Machrek.
 
3°) Même pendant la guerre en Afghanistan, les documentaires qui passaient dans les années 80, ne parlaient nullement des islamistes comme de groupes organisés, et, à l'époque, personne ne parlait des "afghans arabes" et de Ben Laden, ce qui confirme ce que Burke affirme, c'est à dire que les "arabes" ont surtout apporté des deniers et de la logistique mais n'ont guère combattu, à part à la fin de la guerre, vers 1988-89. Quelques uns, recrutés par le MAK d'Azzam, sont allés combattre dans la mouvance Sayyaf, la plus radicale, à l'époque, au niveau religieux, et assez peu marqué ethniquement parlant.
Par contre le djihad afghan a servi de détonateur et a aidé à structurer une mouvance islamiste radicale qui manquait d'un combat fédérateur, et fut, indirectement, responsable du développement fulgurant du talibanisme, puisque les talebs, absent de la guerre contre les soviétiques, vont recruter à mort dans les afghans réfugiés au Pakistan pour alimenter leurs écoles coraniques et qui annoncera les succès de 1995-1996.
De même, le djihad afghan a servi de matrice, par le biais du MAK d'Azzam, à un Ben Laden, qui internationalisera son combat, et prendra pour cible les USA dès 1991 et la première guerre du golfe, en 1991.
 
4°) Tu confonds islamisme et islamique, les USA n'ont rien, en tant que tel, envers l'Islam, voir la stigmatisation de la loi anti-burqa, par Obama, et les USA sont d'ailleurs une terre d'élection pour toutes les sectes à caractère religieux. Par contre, ils luttent désormais contre les groupes islamistes radicaux qui ont perpétré les attentats du 11/09. Ce fut un réveil tardif, pour eux, mais ils sont aperçus que les "barbus mongolitos" étaient capables de les frapper sur leur territoire !

Message cité 1 fois
Message édité par Tietie006 le 28-02-2011 à 16:26:10

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L'arrière-train sifflera trois fois.
n°25671119
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 28-02-2011 à 17:03:52  profilanswer
 

Tietie006 a écrit :


 
1°) Les fous de dieux sont anti-capitalistes, faut pas sortir de polytechnique pour le savoir, et Sayyed Qotb, le théoricien du recours à la violence pour faire tomber le "tyran" non-musulman, était farouchement anti-américain. Les talebs ne sont pas, non plus, spécialement capitalistes et le salafisme saoudien non plus, ce dernier s'accomode avec le capitalisme pour des raisons purement opportunistes, et je ne parle même pas de l'Iran des Mollahs.
Concernant les mouvements islamistes, ils resteront très marginaux jusque dans les années 70, et, d'ailleurs, personne n'en parlait à cette époque, et les américains et les occidentaux ne devaient pas porter trop attention à cette mouvance ultra-minoritaire, puisque dans le monde arabe, ils disposaient d'alliés sûrs comme l'Irak de Saddam, l'Egypte de Sadate, la Tunisie de Bourguiba, qui étaient avant tout des régimes autoritaires et nationalistes combattant déjà le communisme. D'ailleurs, tous les partis communistes dans les pays arabo-musulmans furent trucidés par les dictateurs en place, donc il n'y avait pas vraiment besoin de s'appuyer sur une mouvance islamiste ultra-minoritaire et déjà persécutée par les pouvoirs en place.
 
 
2°) Concernant Nasser, les USA et le raïs n'étaient pas en mauvais terme puisque lors de l'opération de Suez, en 1956, sont avant tout les américains, plus que les russes, qui ont fait reculer les franco-anglais, et lors de la construction du barrage d'Assouan, Nasser s'était tourné en premier vers les yankees, et, devant leur refus, prendra son bâton de pélerin pour la Moscovie. D'ailleurs, ce refus américain de financer le barrage signifiait le peu d'intérêt des américains pour le Machrek.
 
3°) Même pendant la guerre en Afghanistan, les documentaires qui passaient dans les années 80, ne parlaient nullement des islamistes comme de groupes organisés, et, à l'époque, personne ne parlait des "afghans arabes" et de Ben Laden, ce qui confirme ce que Burke affirme, c'est à dire que les "arabes" ont surtout apporté des deniers et de la logistique mais n'ont guère combattu, à part à la fin de la guerre, vers 1988-89. Quelques uns, recrutés par le MAK d'Azzam, sont allés combattre dans la mouvance Sayyaf, la plus radicale, à l'époque, au niveau religieux, et assez peu marqué ethniquement parlant.
Par contre le djihad afghan a servi de détonateur et a aidé à structurer une mouvance islamiste radicale qui manquait d'un combat fédérateur, et fut, indirectement, responsable du développement fulgurant du talibanisme, puisque les talebs, absent de la guerre contre les soviétiques, vont recruter à mort dans les afghans réfugiés au Pakistan pour alimenter leurs écoles coraniques et qui annoncera les succès de 1995-1996.
De même, le djihad afghan a servi de matrice, par le biais du MAK d'Azzam, à un Ben Laden, qui internationalisera son combat, et prendra pour cible les USA dès 1991 et la première guerre du golfe, en 1991.
 
4°) Tu confonds islamisme et islamique, les USA n'ont rien, en tant que tel, envers l'Islam, voir la stigmatisation de la loi anti-burqa, par Obama, et les USA sont d'ailleurs une terre d'élection pour toutes les sectes à caractère religieux. Par contre, ils luttent désormais contre les groupes islamistes radicaux qui ont perpétré les attentats du 11/09. Ce fut un réveil tardif, pour eux, mais ils sont aperçus que les "barbus mongolitos" étaient capables de les frapper sur leur territoire !


 
ça sort d'où ton expression "fous de dieu" là...c'est ridicule.
 
1) Vision eurocentrée. Les pays musulmans et les philosophes éclairés ont toujours eu affaire à l'islamisme. D'autre part ton raisonnement ne tient pas puisque le bloc de l'Ouest combattait à la fois le communisme chez les militants et dans les faits l'internationalisme, le socialisme et le tiers mondisme.  
 
2) Les exceptions ne font pas les règles.
 
3) Vision eurocentrée une fois de plus...l'Algérie a subit le retour des combattant d'Afghanistan dès 89. la CIA a commencé ses activités en Afghanistan dès 79 fournissant aides et infrastructures, et apportant leurs soutiens aux islamistes saoudiens ou pakistanais...y a que toi pour réfuter leur influence sur l'essor de l'islamisme armé à partir de là, si je cherche bien sur le topic je trouverais des posts où tu narre toi meme ces soutiens et financements directs ou indirects à Hekmatyar et compagnie.
 
4) Merci je connais l'attachement des USA à la liberté de culte, cela dit 56% des américains ont une mauvaise image de l'Islam, cette religion a toujours été contestataire aux USA d'où son adoption par des courants pro-black, et 64% sont contre la mosquée proche de ground zero. Quant à dire qu'il n'ya pas eu une campagne de diabolisation anti-musulmane sous Bush ... c'est malhonnête.
 
Bref...déjà eu cette discussion plein de fois... :sleep: autre chose à foutre que de corriger les dénis des responsabilités US dans ce qui leur est revenu dans la tronche mais qui sert aussi souvent leurs interets, un peu comme les allégations de Colin Powell qui prétendait que Saddam entrainait Al Qaida...et tout le reste de l'intox. Désolé si depuis l'irangate, l'iran-contra et les mensonges sur l'Irak on a tendance à chercher d'autres sources que les déclarations de l'état major américain.
 
@+
 

n°25671318
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 28-02-2011 à 17:23:33  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
ça sort d'où ton expression "fous de dieu" là...c'est ridicule.
 
1) Vision eurocentrée. Les pays musulmans et les philosophes éclairés ont toujours eu affaire à l'islamisme. D'autre part ton raisonnement ne tient pas puisque le bloc de l'Ouest combattait à la fois le communisme chez les militants et dans les faits l'internationalisme, le socialisme et le tiers mondisme.  
 
2) Les exceptions ne font pas les règles.
 
3) Vision eurocentrée une fois de plus...l'Algérie a subit le retour des combattant d'Afghanistan dès 89. la CIA a commencé ses activités en Afghanistan dès 79 fournissant aides et infrastructures, et apportant leurs soutiens aux islamistes saoudiens ou pakistanais...y a que toi pour réfuter leur influence sur l'essor de l'islamisme armé à partir de là, si je cherche bien sur le topic je trouverais des posts où tu narre toi meme ces soutiens et financements directs ou indirects à Hekmatyar et compagnie.
 
4) Merci je connais l'attachement des USA à la liberté de culte, cela dit 56% des américains ont une mauvaise image de l'Islam, cette religion a toujours été contestataire aux USA d'où son adoption par des courants pro-black, et 64% sont contre la mosquée proche de ground zero. Quant à dire qu'il n'ya pas eu une campagne de diabolisation anti-musulmane sous Bush ... c'est malhonnête.
 
Bref...déjà eu cette discussion plein de fois... :sleep: autre chose à foutre que de corriger les dénis des responsabilités US dans ce qui leur est revenu dans la tronche mais qui sert aussi souvent leurs interets, un peu comme les allégations de Colin Powell qui prétendait que Saddam entrainait Al Qaida...et tout le reste de l'intox. Désolé si depuis l'irangate, l'iran-contra et les mensonges sur l'Irak on a tendance à chercher d'autres sources que les déclarations de l'état major américain.
 
@+
 


 
1°) Euh, pas tout compris là ...
 
2°) Ben les ricains soutenaient bien Saddam, dans les années 70-80, Ben Ali, etc ...il y a beaucoup d'exceptions alors !
 
3°) "vision eurocentrée" c'est ton nouveau concept pour déligitimer le discours de l'autre sans trop te casser la tête ?
Non, la CIA a sous-traité le djihad afghan à l'ISI, et ne sont quasiment pas intervenus sur le terrain, après un accord avec Zia (voir Burke). Les américains n'y comprenaient rien à toutes ces mouvances ethnico-religieuses qui luttaient contre les soviétiques (voir le livre de Wiener sur l'histoire de la CIA)...et puis de toute façon, comme tous ces groupes afghans de résistance étaient islamiques, je vois pas où les pakistanais et les yankees auraient pu financer un groupe de résistance afghan laïque !
De plus, comme je l'ai déjà dit, l'islamisme afghan date des années 60 et avait déjà pris son essor dans les années 70, bien avant la guerre soviéto-afghane, et n'était nullement soutenu par les américains.
 
Quant à l'Algérie, l'islamisme ne date pas du retour des "afghans arabes" au pays, mais plonge ses racines dès les années 60, voir le parcours de Madani :
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbassi_Madani
 
et la victoire du FIS en 1990, en Algérie, n'a rien à voir avec le retour des "afghans arabes" !
 
4°) Mauvaise image depuis les attentats du 11/09. Mais les USA tolèrent des groupes religieux radicaux   comme Nation of Islam, pour dire où va leur tolérance par rapport aux sectes religieuses. Donc qu'Einsenhower reçoive quelques représentants des musulmans, en 1953, ne signifie nullement qu'il a financé l'islamisme, comme tu le sous-entendais.


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L'arrière-train sifflera trois fois.
n°25671573
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 28-02-2011 à 17:47:55  profilanswer
 

Non l'islamisme moderne en Algérie date des années 30 avec l'arrivée des frères musulmans et l'entrisme au sein des ulémas s'opposant au réformisme de Ben Badis.

 

Cela dit l'émir Abdelkader lui meme était pour un islamisme éclairé, et sous la colonisation les français ont laissé la responsabilité des populations aux ulémas...

 

La victoire du FIS a énormément à voir avec les afghans arabes, qui otn pris le controle de nombreux quartiers et entouré les actions sociales du FIS, et mené les manifestation islamistes que le gouvernement laissait faire tandis qu'il bâillonnait les démocrates.

 

4) à partir de 53 les USa fournissent des moyens logistique tels que des passeports, ils fourniront de la meme façon des facilités logistique aux arabes désirant rejoindre le jihad afghan et donc les légions arabes-afghanes.

 


Le fait qu'ils ne pigent rien ne les dédouanent pas de leurs responsabilités.

Message cité 1 fois
Message édité par Serpico7 le 28-02-2011 à 17:54:48
n°25671725
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 28-02-2011 à 18:00:38  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :

Non l'islamisme moderne en Algérie date des années 30.
 
Cela dit l'émir Abdelkader lui meme était pour un islamisme éclairé, et sous la colonisation les français ont laissé la responsabilité des populations aux ulémas...
 
La victoire du FIS a énormément à voir avec les afghans arabes, qui otn pris le controle de nombreux quartiers et entouré les actions sociales du FIS, et mené les manifestation islamistes que le gouvernement laissait faire tandis qu'il bâillonnait les démocrates.
 
4) à partir de 53 les USa fournissent des moyens logistique tels que des passeports, ils fourniront de la meme façon des facilités logistique aux arabes désirant rejoindre le jihad afghan et donc les légions arabes-afghanes.
 
 
Le fait qu'ils ne pigent rien ne les dédouanent pas de leurs responsabilités.


 
Et bien donc tu vois que l'islamisme algérien n'est pas du aux "afghans arabes" !
La victoire aux élections du FIS, en 1990, serait due aux afghans arabes ? Tu les évalues à combien, le nombre de ces afghans arabes algériens ?
Pourquoi les américains auraient refusé des passeports à des musulmans, vu leur tolérance religieuse , dans les années 50 ? Le fait qu'ils acceptent de filer des passeports à des musulmans ne signifie pas qu'ils ont financé l'islamisme ...Ton raisonnement est assez curieux ...comme si le fait que la France accepte de filer des passeports à des bouddhistes signifierait que Sarkoco finança l'intégrisme bouddhiste !


Message édité par Tietie006 le 28-02-2011 à 18:01:58

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L'arrière-train sifflera trois fois.
n°25671726
Hadock31
Coffee first questions later
Posté le 28-02-2011 à 18:00:46  profilanswer
 

D'après une source locale, les campagnes algériennes sont toujours restées profondément musulmanes, tandis que les villes étaient plus "occidentalisées".
 
La réislamisation des villes algériennes aurait plus a voir avec l'arrivée des algériens des "campagnes"

n°25672222
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 28-02-2011 à 18:54:09  profilanswer
 

Pour les histoires de logistiques fournies au djihadistes arabes, vous pouvez développer à partir de là :
 
http://en.wikipedia.org/wiki/Maktab_al-Khadamat
 

Citation :

The Maktab al-Khidamat, also Maktab Khadamāt al-Mujāhidīn al-'Arab (Arabic: مكتب الخدمات or مكتب خدمات المجاهدين العرب, MAK), also known as the Afghan Services Bureau, is reliably[citation needed] believed to have been founded in 1984 by Abdullah Azzam and Osama bin Laden to raise funds and recruit foreign mujahidin for the war against the Soviets in Afghanistan. MAK became the forerunner to al-Qaeda and was instrumental in creating the fundraising and recruitment network that benefited al-Qaeda during the 1990s.[citation needed]
 
During the Soviet-Afghanistan war, MAK played a minimal role, training a small group of 100 mujahidin for the war and dispersing approximately $2 million in donations from Muslims sourced via a network of global offices in Arabic and Western countries, allegedly including approximately thirty in the United States. MAK maintained a close liaison with Pakistan's Inter-Services Intelligence (ISI) agency through which the CIA and the Al Mukhabarat Al A'amah funneled money to Afghan Mujaheddin. The MAK paid the airfare for new recruits to be flown into the Afghan region for training.


 
 
http://en.wikipedia.org/wiki/Islamic_mujahid_movement
 

Citation :

After the war with the Soviets
 
However minimal the impact of the "Afghan" Arabs on the war against the Soviets, the return of the volunteers to their home countries was not a "sideshow." In Foreign Affairs Peter Bergen writes:
 
    The foreign volunteers in Afghanistan saw the Soviet defeat as a victory for Islam against a superpower that had invaded a Muslim country. Estimates of the number of foreign fighters who fought in Afghanistan begin in the low thousands; some spent years in combat, while others came only for what amounted to a jihad vacation. The jihadists gained legitimacy and prestige from their triumph both within the militant community and among ordinary Muslims, as well as the confidence to carry their jihad to other countries where they believed Muslims required assistance. When veterans of the guerrilla campaign returned home with their experience, ideology, and weapons, they destabilized once-tranquil countries and inflamed already unstable ones. [10]
 
After the war, many foreign mujahideen stayed in Afghanistan and took Afghan wives. The Afghan Arabs served as the essential core of the foot soldiers of Osama bin Laden's Al Qaeda, bin Laden being seen, according to journalist Lawrence Wright, as "the undisputed leader of the Arab Afghans" by fall of 1989.[11]
 
Others returned "with their experience, ideology, and weapons," to their home countries, often proceeding to fight jihad against the government there.[12] The most extreme case was Algeria where jihadis fought the government in a bloody civil war that cost 150,000-200,000 lives.
 
Also, many of them went to Bosnia to fight against Bosnian Serbs and Croats.


 
Ce sont les bases du GIA, il y a scission quand le FIS prend parti pour Saddam Hussein au moment de la première guerre du Golfe, preuve de la main mise saoudienne (& co)
 
http://www.amazon.fr/Jihad-Gilles-Kepel/dp/2070429318
 
http://hfr-rehost.net/ecx.images-amazon.com/images/I/51ZVEPWYKRL._SS500_.jpg
 
Pour ceux qui préfèrent quelque chose de plus facile d'accès pour avoir une idée des bouleversements en Algérie à l'époque du retour des arabes afghans qu'on reconnaissait à leurs barbes tenues paramilitaires et surtout par leur façon de s'entourer les yeux de khôl, vous pouvez regarder "Bab el Oued City" de Merzak Allouache en 1994.

n°25673433
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 28-02-2011 à 20:58:45  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :

Pour les histoires de logistiques fournies au djihadistes arabes, vous pouvez développer à partir de là :
 
http://en.wikipedia.org/wiki/Maktab_al-Khadamat
 

Citation :

The Maktab al-Khidamat, also Maktab Khadamāt al-Mujāhidīn al-'Arab (Arabic: مكتب الخدمات or مكتب خدمات المجاهدين العرب, MAK), also known as the Afghan Services Bureau, is reliably[citation needed] believed to have been founded in 1984 by Abdullah Azzam and Osama bin Laden to raise funds and recruit foreign mujahidin for the war against the Soviets in Afghanistan. MAK became the forerunner to al-Qaeda and was instrumental in creating the fundraising and recruitment network that benefited al-Qaeda during the 1990s.[citation needed]
 
During the Soviet-Afghanistan war, MAK played a minimal role, training a small group of 100 mujahidin for the war and dispersing approximately $2 million in donations from Muslims sourced via a network of global offices in Arabic and Western countries, allegedly including approximately thirty in the United States. MAK maintained a close liaison with Pakistan's Inter-Services Intelligence (ISI) agency through which the CIA and the Al Mukhabarat Al A'amah funneled money to Afghan Mujaheddin. The MAK paid the airfare for new recruits to be flown into the Afghan region for training.


 
 
http://en.wikipedia.org/wiki/Islamic_mujahid_movement
 

Citation :

After the war with the Soviets
 
However minimal the impact of the "Afghan" Arabs on the war against the Soviets, the return of the volunteers to their home countries was not a "sideshow." In Foreign Affairs Peter Bergen writes:
 
    The foreign volunteers in Afghanistan saw the Soviet defeat as a victory for Islam against a superpower that had invaded a Muslim country. Estimates of the number of foreign fighters who fought in Afghanistan begin in the low thousands; some spent years in combat, while others came only for what amounted to a jihad vacation. The jihadists gained legitimacy and prestige from their triumph both within the militant community and among ordinary Muslims, as well as the confidence to carry their jihad to other countries where they believed Muslims required assistance. When veterans of the guerrilla campaign returned home with their experience, ideology, and weapons, they destabilized once-tranquil countries and inflamed already unstable ones. [10]
 
After the war, many foreign mujahideen stayed in Afghanistan and took Afghan wives. The Afghan Arabs served as the essential core of the foot soldiers of Osama bin Laden's Al Qaeda, bin Laden being seen, according to journalist Lawrence Wright, as "the undisputed leader of the Arab Afghans" by fall of 1989.[11]
 
Others returned "with their experience, ideology, and weapons," to their home countries, often proceeding to fight jihad against the government there.[12] The most extreme case was Algeria where jihadis fought the government in a bloody civil war that cost 150,000-200,000 lives.
 
Also, many of them went to Bosnia to fight against Bosnian Serbs and Croats.


 
Ce sont les bases du GIA, il y a scission quand le FIS prend parti pour Saddam Hussein au moment de la première guerre du Golfe, preuve de la main mise saoudienne (& co)
 
http://www.amazon.fr/Jihad-Gilles-Kepel/dp/2070429318
 
http://hfr-rehost.net/http://ecx.i [...] SS500_.jpg
 
Pour ceux qui préfèrent quelque chose de plus facile d'accès pour avoir une idée des bouleversements en Algérie à l'époque du retour des arabes afghans qu'on reconnaissait à leurs barbes tenues paramilitaires et surtout par leur façon de s'entourer les yeux de khôl, vous pouvez regarder "Bab el Oued City" de Merzak Allouache en 1994.


 
Le FIS qui s'est crée en 1989 et commence à gagner les élections municipales en 1990. Chronologiquement, il est impossible que les afghans algériens aient eu le temps de contrôler les quartiers, entre 89 et 90. Premièrement, parceque le djihad a continué en Afghanistan, jusqu'à la chute de Najibullah, en 1992 et segundo, car si il y avait quelques afghans algériens qui seraient revenus au pays, après le départ des soviétiques, en 1989, ils n'auraient jamais eu matériellement, le temps, de contrôler des quartiers entiers pour faire gagner le FIS aux élections de 1990 !! Le FIS s'inscrit dans un renouveau de l'islamisme politique, qui verra le Hezbollah et le Hamas se créer, dans les années 80, et qui est bien antérieur au djihad afghan.
D'ailleurs, en Algérie plus particulièrement, les émeutes d'Octobre 1988, que j'avais suivies en direct avec un ami franco-algérien, traduisaient, déjà, la montée en puissance du mécontentement populaire et l'arrivée, sur la scène politique algérienne, des islamistes, bien avant, donc, le retour au pays des afghans algériens !
 
http://www.monde-diplomatique.fr/1999/03/ELLYAS/11762
 
Réduire donc, l'islamisme algérien aux afghans, est donc un non-sens !


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n°25674908
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 28-02-2011 à 22:17:12  profilanswer
 

ça tombe bien j'ai pas dit ça, et tant mieux si tu en fais de meme.

 

Les afghans reviennent effectivement vers 90-92.

 

Les jeunes des émeutes de 88 écrivaient d'abord "démocratie" sur les murs, ce n'est qu'ensuite que les FISistes récupèrent le mouvement. Par des actions sociales et en profitant des tremblements de terre de 89 aussi et en remplaçant les éboueurs (pour déplacer les monceaux d'ordure dans des terraisn vagues) notamment.

 

Ce qu'on peut noter ensuite quand les salafistes créent le GIA c'est qu'ils  manipulés comme tous le MIA et sont en conflit avec l'AIS.

 

L'"arrivée sur la scène politique" mouais c'est un peu court, vu qu'il existe déjà au sein du FLN et pendant la révolution. Vise un peu la carrière d'un mec comme Abdelaziz Belkhadem...à ton avis pourquoi Boumédiène a été obligé de faire des alliances pareilles. J'aimerais bien savoir ce que t'en penses à brule pourpoint.

 

Sinon, dès 81 il y avait des attaques de casernes et des enfants étaient mobilisés pour jeter de l'acide sur les jeunes filles.

  

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Message édité par Serpico7 le 28-02-2011 à 22:51:18
n°25677582
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 01-03-2011 à 02:34:15  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :

ça tombe bien j'ai pas dit ça, et tant mieux si tu en fais de meme.
 
Les afghans reviennent effectivement vers 90-92.
 
Les jeunes des émeutes de 88 écrivaient d'abord "démocratie" sur les murs, ce n'est qu'ensuite que les FISistes récupèrent le mouvement. Par des actions sociales et en profitant des tremblements de terre de 89 aussi et en remplaçant les éboueurs (pour déplacer les monceaux d'ordure dans des terraisn vagues) notamment.
 
Ce qu'on peut noter ensuite quand les salafistes créent le GIA c'est qu'ils  manipulés comme tous le MIA et sont en conflit avec l'AIS.
 
L'"arrivée sur la scène politique" mouais c'est un peu court, vu qu'il existe déjà au sein du FLN et pendant la révolution. Vise un peu la carrière d'un mec comme Abdelaziz Belkhadem...à ton avis pourquoi Boumédiène a été obligé de faire des alliances pareilles. J'aimerais bien savoir ce que t'en penses à brule pourpoint.
 
Sinon, dès 81 il y avait des attaques de casernes et des enfants étaient mobilisés pour jeter de l'acide sur les jeunes filles.
 
 
 


 
Donc on est d'accord, l'islamisme algérien du FIS n'a rien à voir avec les afghans algériens, puisque bien antérieur à leur retour ! Ces derniers ne feront que se superposer à un islamisme déjà présent, et créeront des groupuscules ultra-violents comme les GIA, en 1992.
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Group [...] _arm%C3%A9
 
L'islamisme algérien n'a donc rien à voir, à la base, avec la guerre d'Afghanistan !


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L'arrière-train sifflera trois fois.
n°25677674
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 01-03-2011 à 03:34:57  profilanswer
 

Non, rien à voir queudalle. pourquoi t'as besoin d'extrapoler ou de tirer des conclusions absolues. Ils en font largement partie et ont importé le salafisme et ont servi à brouiller les cartes, si le GIA lance la guerre civile en 92 c'est que la part de ses combattants formés en Afghanistan étaient déjà là . Y a pas de superposition, y a des pistes multiples et imbriquées. Et ceux qui tirent les ficelles t'en fais quoi ?

 

Par exemple, à quel moment les USA interviennent en Algérie à ton avis ?

  

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Message édité par Serpico7 le 01-03-2011 à 03:43:19
n°25680447
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 01-03-2011 à 13:15:23  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :

Non, rien à voir queudalle. pourquoi t'as besoin d'extrapoler ou de tirer des conclusions absolues. Ils en font largement partie et ont importé le salafisme et ont servi à brouiller les cartes, si le GIA lance la guerre civile en 92 c'est que la part de ses combattants formés en Afghanistan étaient déjà là . Y a pas de superposition, y a des pistes multiples et imbriquées. Et ceux qui tirent les ficelles t'en fais quoi ?
 
Par exemple, à quel moment les USA interviennent en Algérie à ton avis ?
 
 
 


 
 
Y'a eu une intervention ricaine en Algérie ? Je ne savais pas ! Décidément, ils déclarent la guerre à tout le monde ces yankees !  
Les premiers succès du FIS datent de 1990, donc sont largement antérieurs au retour des salafistes algériens d'afghanistan, ce qui fait que ce que tu as dit :
 
La victoire du FIS a énormément à voir avec les afghans arabes, qui otn pris le controle de nombreux quartiers et entouré les actions sociales du FIS, et mené les manifestation islamistes que le gouvernement laissait faire tandis qu'il bâillonnait les démocrates.
 
est tout simplement faux, car, chronologiquement parlant, ça ne colle pas ! (Victoire du FIS en 1990, retour des djihadistes à partir de 90, donc pas le temps matériel de contrôler les quartiers pour faire gagner le FIS !)
 
Les GIA, largement nourris par les djihadistes lancent leur guerre sainte en 1992, et seront très souvent téléguidés par les services secrets algériens, pour entretenir la terreur et décridibiliser le mouvement islamiste !
 
Donc l'islamisme algérien n'a rien à voir avec la guerre d'Afghanistan et lui préexistait.


Message édité par Tietie006 le 01-03-2011 à 13:19:33

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n°25680674
Serpico7
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Posté le 01-03-2011 à 13:39:38  profilanswer
 

Intervention =/= à guerre si tu te plies à leurs injonctions (sur le nucléaire, en 91) et que tu leur vends à bas prix, si en plus ils peuvent se faire des ronds sur tes chantiers sans passer par les appels d'offre, alors tu deviens un pote, et le peuple ? boarf...quand la croissance va tout va...

 

Et sinon l'armée n'arrete le processus électoral qu'en 1992.

 

En deux ans dans un pays jeune ça bouge, mais on ne monte pas un mouvement armé en deux mois, les algériens afghans étaient déjà en Algérie :

 

http://www.grands-reporters.com/AL [...] ghans.html

 
Citation :

A Alger, on pointe du doigt ceux qui portent chèche noir, pantalon bouffant et veste kaki de combat sur leurs longues chemises ; ils mettent du Khol autour des yeux, se retrouvent à la mosquée "Kaboul" dans le quartier de Belcourt et on les a vu défiler au pas cadencé avec des drapeaux noirs, couleur de la tribu du prophète, frappés d’une tête de mort. On les appelle les "Afghans", un millier d’hommes qui formerait les groupes para-militaires issus du FIS, prets à l’action violente clandestine, un millier de jeunes dont le parcours commence en 1986 dans une Algérie inerte qui s’ennuie, passe par le chemin du petit pélerinage à la Mecque, croise les bons offices de la Ligue Islamique Mondiale, bénéficie de l’argent de l’Arabie Saoudite et se retrouve dans un camp d’entrainement de Peshawar et, pour les plus valeureux, dans les montagnes d’Afghanistan, les armes à la main, à se battre au nom d’Allah contre les troupes de la défunte Armée Rouge. Certains sont morts, une centaine combattrait encore aux côtés des Moudjahidines fondamentalistes, tous fascinent les jeunes qui trainent dans les rues d’Alger, sans travail et sans idéal.
Les "Afghans", eux, sont formés et déterminés ; de retour au pays, ils partagent leur temps entre la prière et les sports de combat, crachent sur la démocratie et exigent l’Etat Islamique, "Doula Islamyia", sans vote, sans délai et sans nuance. Eux ne voulaient pas participer aux législatives, le FIS a hésité, s’est résolu à aller jusqu’aux urnes, a obtenu un triomphe au premier tour et ...le pouvoir a annulé les élections : les "Afghans" avaient "raison", ils marquent des points. Dans les quartiers de Maquaria, de Kouba, d’El Harrach, dans les cités-ghettos de la Glacière, des Palmiers, de Bach Djarrah ou au coeur de la tortueuse Casbah, là ou les égouts crevés s’écoulent à ciel ouvert, où les rats courent entre les jambes des gamins qui tournent en rond, dans ce vivier permanent du FIS, les plus désespérés se rappellent que les "Afghans" avaient pris la rue en juin dernier, pendant la grève générale, pour faire tomber le pouvoir. Echec. Cela n’empêche pas les "Afghans" de lancer, quelques mois plus tard, l’attaque, sanglante, de la gendarmerie de Guemmar. Nous sommes le 29 novembre, à un mois à peine des élections législatives, près d’El-Oued, dans le triangle de la frontière algérie-libye-tunisie. En pleine nuit, un commando d’une soixantaine d’islamistes mené par "Taïeb l’Afghan" investit la gendarmerie, tue trois soldats appelés et emporte un lot de kalacnikovs, de fusils de précision, des munitions et quelques lance-roquettes. Le commando est pris en chasse par les parachutistes qui abattent vingt six fugitifs, arrêtent une dizaine d’autres mais laissent échapper les armes et "Taïeb l’Afghan".
Aujourd’hui, à Alger, le souvenir de l’affaire de Guemmar et les attentats de la Casbah alimente la peur d’une vague terroriste et la rumeur parle d’actions éventuelles contre des personnalités civiles et militaires ou des ambassades étrangères.
"La menace des attentats est beaucoup moins grave que la menace de la rue" explique un spécialiste du mouvement islamiste. Le FIS a plongé dans la clandestinité, son siège est occupé par l’arméé, ses journaux fermés, ses dirigeants emprisonnés et les autres invisibles mais le dernier communiqué appelle "à ne pas se résigner et à continuer a revendiquer ses droits" ; il maintient une manifestation interdite, vendredi prochain, jour de prière, malgré l’état d’urgence : "le projet islamique sortira victorieux quel que soient les sacrifices" affirment les responsables di Front Islamique "et le pouvoir va s’effondrer". Le FIS comme le gouvernement a choisi la fuite en avant. Plus grave : dans moins d’un mois commencera le Ramadan, période exceptionnelle de prière, de ferveur, "où tout le monde dans ce pays se sent islamiste" dit un journaliste algérien. Ramadan sous état d’urgence. Le temps de revoir revenir, de vendredi en vendredi, toutes les vieilles images de l’Algérie sombre.

 

13 février 1992

 

Par Jean-Paul Mari

 

Et intéressant que tu parles des généraux dont ceux qui ont fait mine d'ignorer les massacres (Nezzar, Lamari...) étaient ou sont en bisbille avec DGSE ou CIA pour beaucoup d'algériens, mais sont aussi responsables de massacres.

 

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Message édité par Serpico7 le 01-03-2011 à 13:49:37
n°25687925
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 02-03-2011 à 03:35:01  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :

Intervention =/= à guerre si tu te plies à leurs injonctions (sur le nucléaire, en 91) et que tu leur vends à bas prix, si en plus ils peuvent se faire des ronds sur tes chantiers sans passer par les appels d'offre, alors tu deviens un pote, et le peuple ? boarf...quand la croissance va tout va...
 
Et sinon l'armée n'arrete le processus électoral qu'en 1992.
 
En deux ans dans un pays jeune ça bouge, mais on ne monte pas un mouvement armé en deux mois, les algériens afghans étaient déjà en Algérie :
 
http://www.grands-reporters.com/AL [...] ghans.html
 

Citation :

A Alger, on pointe du doigt ceux qui portent chèche noir, pantalon bouffant et veste kaki de combat sur leurs longues chemises ; ils mettent du Khol autour des yeux, se retrouvent à la mosquée "Kaboul" dans le quartier de Belcourt et on les a vu défiler au pas cadencé avec des drapeaux noirs, couleur de la tribu du prophète, frappés d’une tête de mort. On les appelle les "Afghans", un millier d’hommes qui formerait les groupes para-militaires issus du FIS, prets à l’action violente clandestine, un millier de jeunes dont le parcours commence en 1986 dans une Algérie inerte qui s’ennuie, passe par le chemin du petit pélerinage à la Mecque, croise les bons offices de la Ligue Islamique Mondiale, bénéficie de l’argent de l’Arabie Saoudite et se retrouve dans un camp d’entrainement de Peshawar et, pour les plus valeureux, dans les montagnes d’Afghanistan, les armes à la main, à se battre au nom d’Allah contre les troupes de la défunte Armée Rouge. Certains sont morts, une centaine combattrait encore aux côtés des Moudjahidines fondamentalistes, tous fascinent les jeunes qui trainent dans les rues d’Alger, sans travail et sans idéal.
Les "Afghans", eux, sont formés et déterminés ; de retour au pays, ils partagent leur temps entre la prière et les sports de combat, crachent sur la démocratie et exigent l’Etat Islamique, "Doula Islamyia", sans vote, sans délai et sans nuance. Eux ne voulaient pas participer aux législatives, le FIS a hésité, s’est résolu à aller jusqu’aux urnes, a obtenu un triomphe au premier tour et ...le pouvoir a annulé les élections : les "Afghans" avaient "raison", ils marquent des points. Dans les quartiers de Maquaria, de Kouba, d’El Harrach, dans les cités-ghettos de la Glacière, des Palmiers, de Bach Djarrah ou au coeur de la tortueuse Casbah, là ou les égouts crevés s’écoulent à ciel ouvert, où les rats courent entre les jambes des gamins qui tournent en rond, dans ce vivier permanent du FIS, les plus désespérés se rappellent que les "Afghans" avaient pris la rue en juin dernier, pendant la grève générale, pour faire tomber le pouvoir. Echec. Cela n’empêche pas les "Afghans" de lancer, quelques mois plus tard, l’attaque, sanglante, de la gendarmerie de Guemmar. Nous sommes le 29 novembre, à un mois à peine des élections législatives, près d’El-Oued, dans le triangle de la frontière algérie-libye-tunisie. En pleine nuit, un commando d’une soixantaine d’islamistes mené par "Taïeb l’Afghan" investit la gendarmerie, tue trois soldats appelés et emporte un lot de kalacnikovs, de fusils de précision, des munitions et quelques lance-roquettes. Le commando est pris en chasse par les parachutistes qui abattent vingt six fugitifs, arrêtent une dizaine d’autres mais laissent échapper les armes et "Taïeb l’Afghan".
Aujourd’hui, à Alger, le souvenir de l’affaire de Guemmar et les attentats de la Casbah alimente la peur d’une vague terroriste et la rumeur parle d’actions éventuelles contre des personnalités civiles et militaires ou des ambassades étrangères.
"La menace des attentats est beaucoup moins grave que la menace de la rue" explique un spécialiste du mouvement islamiste. Le FIS a plongé dans la clandestinité, son siège est occupé par l’arméé, ses journaux fermés, ses dirigeants emprisonnés et les autres invisibles mais le dernier communiqué appelle "à ne pas se résigner et à continuer a revendiquer ses droits" ; il maintient une manifestation interdite, vendredi prochain, jour de prière, malgré l’état d’urgence : "le projet islamique sortira victorieux quel que soient les sacrifices" affirment les responsables di Front Islamique "et le pouvoir va s’effondrer". Le FIS comme le gouvernement a choisi la fuite en avant. Plus grave : dans moins d’un mois commencera le Ramadan, période exceptionnelle de prière, de ferveur, "où tout le monde dans ce pays se sent islamiste" dit un journaliste algérien. Ramadan sous état d’urgence. Le temps de revoir revenir, de vendredi en vendredi, toutes les vieilles images de l’Algérie sombre.
 
13 février 1992
 
Par Jean-Paul Mari


 
Et intéressant que tu parles des généraux dont ceux qui ont fait mine d'ignorer les massacres (Nezzar, Lamari...) étaient ou sont en bisbille avec DGSE ou CIA pour beaucoup d'algériens, mais sont aussi responsables de massacres.
 


 
L'article date de 1992, moi je te parle des succès du FIS dès les élections municipales de 1990 ...Les afghans algériens, environ 1000 se sont ramenés en 1991-1992, et ne sont nullement responsables des succès du FIS, dès 1990, ni de la montée de l'islamisme en Algérie, dans les années 80, voir les émeutes de 1988. Qu'ils aient amené un touche de radicalité, certes, mais l'islamisme algérien préexistait avant leur venue.
Il n'y a donc pas de lien direct entre le djihad afghan et la montée de l'islamisme en Algérie.


Message édité par Tietie006 le 02-03-2011 à 03:45:26

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L'arrière-train sifflera trois fois.
n°25687940
Serpico7
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Posté le 02-03-2011 à 04:24:55  profilanswer
 

Je sais bien, je t'ai dit qu'il existait sous forme politique importé par les frères musulmans dès les années 30 ...  [:goumite:3]  
 
Et pour le reste tout est écrit dans l'article, sur l'influence des afghans dans les quartiers.
 
On notera qu'auparavant l'islam politique de l'association des ulémas musulmans algériens fondé par Ben Badis était réformiste, et que l'Islam de l'émir Abdel Kader était hautement humaniste.
 
Avec le GIA on a une importation manipulée  : le takfirisme, qui frappe les populations, les jeux de pouvoir américains, la guerre froide qui manipule la religion contre le communisme, ont donné naissance à une hydre barbare et aveugle.
 
Comme c'est étrange les témoignages de terrain algérien semblent me donner raison : http://www.wmaker.net/REFLEXIONDZ/ [...] a6783.html
 
 

Citation :

LE TERRORISME EN ALGERIE : De la quête de légitimation religieuse au banditisme!  
 
Le premier groupe armén qu’a vu l’Algérie est le ‘’Mouvement Islamique Armé Algérien’’ est né en 1982 sous la houlette de Bouyali Mustapha, un militant du FLN reconverti, à l’islamisme après le rejet de sa candidature aux élections législatives, de 1982 et son éviction de ce parti.. Ce groupe, qui comprenait dans ses rangs Kendoucin un commerçant en pièces détachées de Mostaganem, devait commettre plusieurs actions violentes armées, dont l’attaque perpétrée le 22 août 1985 contre l’entreprise DNC de Aïn Naâdja (Alger), pour faire main basse, sur le somme de 850 000 da, et celle de l’Ecole de police de Soumaâ (Blida), durant la nuit du 26 au 27 août 1985, (la veille de l’Aïd El Adha), qui s’est soldée par la mort, d’un brigadier de l’ordre public et le vol d’armes et de munition et un lot de tenues de police, ainsi que e vol d’explosifs, de la carrière de Cap Djennat (Boumerdes). L’attaque de l’unité des galeries algériennes de Sidi Moussa (Blida) et l’assassinat ,le 21 octobre 1985 de quatre gendarmes à Oued El Djemaâ (Blida), sont également l’œuvre du groupe ‘’Bouyali’’. Le champ d’évolution de ce groupe armé était limité, à la zone Est de Blida (Bougara-Larbaâ-Sidi Moussa-Meftah) et la banlieue d’Alger (Birkhadem-Shaoula-Baba Ali).Cependant, l’objectif principal du Mouvement Islamique Armé ,était de mettre en évidence l’existence d’une opposition armée fondée, sur la religion : L’Islam, pour l’instauration d’un Etat Islamique. Les recherches des services de sécurité, ont abouti à la neutralisation en date du 03 février 1987 de Bouyali. D’autres personnes au nombre de 208, impliquées dans ce groupe, ont été condamnées par la cour de sûreté de l’Etat de Médéa, dont Abassi Madani et Mahfoudh Nahnah, soit à la peine capitale, soit à de lourdes peines : 04 condamnés à mort, dont un par contumace, et 05 condamnés à la réclusion criminelle, 07 à la réclusion à temps pour une durée de 20 ans, des peines de prison de 1 à 15 ans et des acquittements .Durant cette période, encouragée par l’émergence du fondamentalisme, des regroupements des adeptes du courant islamique, se constituaient ça et là, en campement dans des forêts et les plages isolées, afin de s’entraîner et de s’initier aux arts martiaux et à d’autres activités, sous couvert de sorties de villégiature. Des départs vers l’Afghanistan via le Pakistan, le Soudan, l’Arabie Saoudite, l’Egypte, la Libye et l’Iran, étaient organisés par des ‘’ associations caritatives’’ telles que la ‘’Dâoua Oua El Irchad’’ Cette association recrutait des Algériens pour les envoyer faire le ‘’Djihad’’ en Afghanistan, elle fournissait des billets gratuits pour l’Arabie Saoudite sous couvert de ‘’Omra’’. En Arabie Saoudite, ils étaient pris en charge par d’autres algériens, résidant dans ce pays, puis orientés vers le centre de la Légion musulmane pour rejoindre, ensuite Peshawar, au Pakistan. Une formation militaire, leur était assurée dans les camps, notamment de Khost et de Durunta, consacrée au maniement des armes et à l’initiation, pour la fabrication des explosifs. Durant cette époque, la pratique du port ostentatoire d’habits du Pakistan, et de l’Afghanistan et de l’Arabie Saoudite, se répandit étrangement à travers l’ensemble du territoire national. Le Haïk qui faisait la fierté de la femme algérienne commença alors à disparaître et remplacé par ce qu’on appelle le ‘’Hijab’’ Une mode vestimentaire complètement étrangère à l’Algérie.Cependant une main étrangère était derrière les associations, qui envoyaient les jeunes algériens au Pakistan était toujours visible. Durant cette période tous les ingrédients d’une révolte, étaient déjà réunis ou provoqués, par les puissances étrangères, pour que l’Algérie connaisse les douloureux événements du 05 octobre 1988. LE TERRORISME EN ALGERIE Les événements du 5 octobre 1988, ont été exploités avec subtilité par la mouvance islamique, de par le recours à une politique d’absorption du mécontentement social et apaiser ainsi la rue, ce qui a abouti, à son entrée dans le ‘’jeu démocratique ‘’ à la faveur de la révision de la constitution du 23 février 1989 et de la mise en œuvre laxiste, de la loi relative aux associations, à caractère politique, qui ne peut fonder sa création, ou son action sur une base confessionnelle. Durant la période de 1989-1990 où les activités du parti dissous ‘’Fis’’ étaient à leur apogée, des centaines d’afghans algériens sont entrés au pays. ( 438 afghans algériens ont rejoint le territoire algérien avant 1995, sur un total de 2334 algériens, ayant quitté l’Algérie pour le djihad en Afghanistan) ces effectifs importants et entraînés dans le domaine de la guérilla, vont intégrer les cellules locales de ce parti . Ils avaient pour tâche, d’encadrer les manifestations de force. Ils étaient reconnaissables, à leur accoutrement afghan et à leur physionomie ; barbes touffues et yeux teintés de khol, reflétant une image de la ville de kaboul . Ces individus, de par leurs comportement ostentatoires et ‘’ physiques’’, étaient impatients de passer au ‘’djihad’’ tel, qu’ils le concevaient, et donc, aux crimes, activité dans laquelle ils excellaient tout particulièrement, la majorité d’entre eux allait constituer une partie du futur noyau du G.I.A. Ces appels au djihad ne vont pas tarder à se traduire sur le terrain par la création d’une organisation armée dénommée Mouvement Islamique Armée ‘’M.I.A. Elle était composée de rescapés du groupe de Bouyali, tels Mansouri Méliani, Chebouti Abdelkader, Guettaf Rabah, Baâ Azeddine,, d’ex afghans, de Daiâa ‘’prédicateurs’’ comme Mustapha Suni, Abdenacer El Eulmi frère de Omar El Eulmi responsable du syndicat islamique des travailleurs (SIT) d’évadés de la prison de Blida (évasion de 103 détenus de la prison civile de Blida le 3 janvier 1990 et d’anciens repris de justice dans les milieux de Boufarik et de Amroussa dans la wilaya de Blida.Melia ni Mansouri, qui jouissait d’une réputation certaine dans les milieux islamiques, s’est attelé à la consolidation de cette organisation par la constitution de cellules au niveau de plusieurs quartiers d’Alger, Bouira et Chlef. Ce mouvement qui était en phase d’organisation devait prendre de l’ampleur, notamment après les événements de juin 1991. Le Mouvement de grève générale illimitée, lancé par le ‘’Fis’’ le 23 mai 1991 pour exiger entre outre, des élections présidentielles anticipées, s’est transformé, par la suite en affrontements accentués, par une action de désobéissance civile. Plusieurs membres des services de sécurité, ont été enlevés et séquestrés dans des mosquées, pendant plusieurs heures et certains, ont été délestés de leurs armes. L’acte le plus grave, fut l’enlèvement d’un brigadier de police Laïd Houria à Lakhdaria ,par Chikhi Omar, qui a été retrouvé le 26 juin, assassiné et mutilé au moyen d’un burin , à l’intérieur de la mosquée dite’’ Kaboul’’ de cette localité. L’assassinat de ce brigadier de police fut largement commenté par des dirigeants du ‘’Fis’’ lors du meeting, précédant les élections législatives, tenu à la coupole du complexe olympique du 5 juillet à Alger. Chikhi Omar a été couvert d’éloges et encouragé à faire preuve davantage de ‘’ prosélytisme’’ devenu un héro parce que il avait tué une policière “une femme” !!! Les violences ont été, de nouveau, enregistrées le 29 novembre 1991 par l’attaque du poste des gardes frontières de Guemmar wilaya d’El Oued, par un groupe armé dirigé par un ex afghan ; Messaoud Aïssa dit ‘’Tayeb El Afghani’’.et Dehane Mohamed dit Abou Siham, Mahmoudi Mohamed Seghir, Boudjekha Abdelhak, et Bari Abdelhamid .Cette attaque, a été soldée par l’assassinat de trois militaires, des blessures occasionnées à deux autres, ainsi que le vol d’un important lot d’armes et de munitions. (28 Kalachnikov, 21 fusils de guerre Semenov, 3 fusils à répétition et- 4636 cartouches 7,62x29 et 6 obus de 82mm. Ces actions violentes commises avant l’interruption du processus électoral, par des élus et sympathisants du ‘’Fis’’ ont démontré la volonté de ce parti d’user, également, de la violence pour accéder au pouvoir, comme il été à maintes fois rappelé, lors des manifestations de force, par le slogan suivant ‘’Daoula Islamia Bel Vote Ouala Bel Bellout ‘’ ce qui signifie. Un Etat islamique par le vote ou par les balles. (Finalement les balles n’ont touchées, que le pauvre citoyen Algérien) Durant cette période agitée, la subversion et l’appel à l’insurrection générale étaient constants. Dans ce contexte,Meliani Mansouri membre du conseil consultatif du ‘’Fis’’ et cofondateur du mouvement islamique armé (MIA) a signé un tract, distribué dans la capitale, dans lequel, il demandait aux éléments des services de sécurité de déserter et proclamait le ‘’Djihad’’ pour l’établissement d’un Etat islamique. D’autres appels similaires ont été, aussi scandés lors de manifestations de force. D’autres éléments ont organisé à la mosquée ‘’Ben Fares’’ de la Casbah à Alger des réunions prolongées, qui avaient pour objectif de définir les modalités, pratiques de l’exécution des futures actions armées. Ces individus allaient être les futurs chefs des groupes armés du GIA. Parmi eux on trouve : Allel Mohamed dit Moh Leveilley, Bentebiche Djemaâ dit Toufik, Kheir Mohamed, Achir Redouane dit Mustapha, Chatla Mohamed, Layada Abdelhak dit Abou Adlane, Zourourou Said dit El Fermache, Belbachir Yahia dit Le rouget, Fortas Ali dit Ali Afghani- Abou Obeida, Guessoum Omar dit Omar El Commandos, Boufera Nourdine, Madi Abdelhamid, Ali Zouabri dit Aliouet, Djemaa Mohamed dit Mourad le fou, Seddiki Nouredine. Dans notre prochaine édition. la suite du parcours du phénomène du terrorisme qu’avait connu l’Algérie. Des faits publiés pour la première fois, des événements dramatiques. Des faits inédits ! A suivre


 
Tous ceux qui partaient en Afghanistan n'y restaient pas, il y avait des retours tout le temps dans les années 80 et un pic en 90 à 94, t'as remarqué, les billets et les visas étaient payés.....
 
On voit aujourd'hui qu'AQMI est une force mercenaire et mafieuse.
 
 
http://www.medea.be/index.html?pag [...] g=fr&doc=9
 

Citation :

Institut Européen de Recherche sur la Coopération Méditerranéenne et Euro-Arabe  
 
 
AFGHANS (vétérans d'Afghanistan)
 
 
Aux yeux de l'opinion publique la guerre d'Afghanistan prit fin avec la chute du régime communiste du Général Najiboullah, chassé par les forces rebelles musulmanes en 1992. Mais la réalité est bien plus compliquée et délicate: non seulement des factions rivales musulmanes, un temps alliées, s'y livrent encore toujours des combats sans merci, mais des vétérans de ce conflit jouent un rôle prépondérant dans des actions violentes qui ont pour but de renverser les gouvernements de pays arabes tels que l'Algérie, l'Egypte, la Tunisie, l'Arabie Saoudite et d'autres pays à prédominance musulmane.
 
L'ironie veut que les moudjahidins afghans aient pu compter, pendant des années, sur des milliards de dollars d'aide clandestine, essentiellement de la part des Etats-Unis, mais aussi de l'Arabie Saoudite. D'un point de vue historique, c'est la deuxième fois que les Etats-Unis financent des activistes islamiques. En effet, vers la fin des années cinquante et le début des années soixante, la CIA aida les Frères Musulmans afin de miner le régime de Nasser en Egypte.
 
Quand le conflit en Afghanistan prit fin, les U.S.A. cessèrent toute aide financière aux moudjahidins étrangers et à leurs familles. Ceux-ci se retrouvèrent sans le sou et sans employeur. Ainsi, par un inquiétant retour de manivelle, les Etats-Unis se trouvèrent être à la base d'une dispersion de nombre de combattants et d'armes - entre autres des missiles Stinger livrés aux rebelles afghans dans les années quatre-vingts et que les U.S.A. ont essayé de racheter au prix fort - dans une des régions les plus instables du globe.
 
Nombre de moudjahidins furent recrutés à bon prix par l'Iran et d'autres pays de la région. Envoyés dans des camps d'entraînement, par exemple le Soudan, ils retournèrent ensuite progressivement dans leurs pays d'origines, essentiellement l'Algérie, l'Egypte, le Yémen, l'Arabie Saoudite et la Jordanie. Il est généralement difficile de savoir ce qui s'est passé exactement entre le moment de leur départ d'Afghanistan et leur retour au pays.
 
Un exemple intéressant et d'actualité est celui de l'Algérie où ces vétérans, entraînés aux pratiques de guérilla, aux actes de terrorisme et de sabotage, sont particulièrement actifs, au sein et en dehors du FIS (Front Islamique du Salut). Il y a quatre ans, ses vice-présidents étaient tous deux des vétérans de la guerre d'Afghanistan: Kamreddine Kherbane dirigeait le Bureau des moudjahidins arabes à Peshawar (Pakistan) durant le conflit afghan; Abdallah Anas était, lui, conseiller militaire du Commandant Massoud, commandant une des plus importantes factions afghanes. Toujours en Algérie, la plupart des chefs du GIA (Groupe Islamique Armé), spécialisé dans les assassinats d'intellectuels et d'étrangers, ont pris part au conflit en Afghanistan. Un de ses dirigeants les plus connus, Mourad Sid-Ahmed (maintenant mort), portait un nom-de-guerre explicite: Djaafar el-Afghani. Les "Afghanis", comme on les appelle localement, continuent à mener des attaques particulièrement meurtrières contre la population et le gouvernement algériens.
 
Bien qu'il soit probable que la montée en puissance du mouvement islamique dans le monde arabe aurait eu lieu sans leur présence, il est clair que les vétérans de la guerre d'Afghanistan, riches de leur savoir-faire et de leur dévouement à une idéologie radicale d'Islam politique, ont une responsabilité importante dans la vague de violence qui déstabilise nombre de pays arabes ou musulmans.
 
Voir également Oussama Ben Laden.
 
(août 1998)


 
Pas la peine de faire le calcul, l'article stipule que les combattants formés en Afghanistan rentrent PROGRESSIVEMENT. Et personnellement, je ne le sais pas de la bouche d'un ami qui suivait ça à la TV et ni l'apprends par ces articles. J'y étais et je continue d'y aller .... 150 à 200 000 morts...c'est cela oui...."une touche de radicalité" comme tu dis... :sarcastic:  
 
Sinon pour rejoindre l'actualité on peut noter que Kadhafi a du affronter ces memes combattants afghans dans les années 90 :
 
http://www.cf2r.org/fr/notes-actua [...] s-gicl.php
 

Citation :

Un groupe récent et plutôt discret  
 
Le GICL a été formé au début des années 1990, en Afghanistan, par des militants libyens internationalistes venus combattre les Soviétiques et qui étaient restés sur place après le départ de ces derniers. Son existence n'a été officiellement annoncée qu'en 1995, mais il est de notoriété publique qu'il a été l'un des membres fondateurs d'Al-Qaida avec le Al-Gamaa Al-Islamiyah égyptien, le Jihad yéménite, le Al-Hadith pakistanais, la Ligue des Partisans libanais, le Bait Al-Imam jordanien et le Front Islamique du Salut algérien. Une grande partie de ses militants est alors rentrée en Libye afin de tenter de renverser le régime du colonel Kadhafi et lui substituer un Etat islamique radical. Des actions terroristes ont ainsi eu lieu à l'intérieur du pays. Les services de sécurité libyens ont notamment réussi à déjouer une tentative d'attentat dirigée contre le bouillant colonel. Fou de rage, ce dernier a entamé une lutte sans merci contre le GICL et, chose impensable auparavant, des liens ont été noués avec les services de renseignement occidentaux pour lutter contre la nébuleuse Al-Qaida initiée par Ben Laden. Les opérations policières menées en Libye ont obligé à la plupart des activistes du GICL de quitter le pays pour reprendre leurs activités à l'étranger. Beaucoup de militants se sont éparpillés au sein de cellules internationalistes d'Al-Qaida.


 
Rigolo comme nom : GICL !

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Message édité par Serpico7 le 02-03-2011 à 04:34:31
n°25687944
Serpico7
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Posté le 02-03-2011 à 04:30:13  profilanswer
 

Pour revenir à des préoccupations plus terre à terre : http://www.lesechos.fr/entreprises [...] ghanes.htm
 

Citation :

01/03/11 | 16:38
Kaboul invite la France à participer à l'exploitation des mines afghanes
 
Le ministre afghan des Finances Omar Zakhilwal a invité mardi à Paris les entreprises françaises à participer à l'exploitation des ressources minières considérables de son pays, a indiqué le secrétariat d'Etat français au Commerce extérieur.
Rencontrant le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur Pierre Lellouche, M. Zakhilwal a "insisté sur sa volonté de voir des entreprises françaises travailler en Afghanistan dans les secteurs des mines, de l'agriculture et des infrastructures", a précisé le secrétariat d'Etat dans un communiqué.
L'Afghanistan est potentiellement assis sur mille milliards de dollars grâce à de gigantesques réserves de minerais, selon une estimation de géologues américains publiée en juin dernier. Ses gisements de lithium, de fer, d'or, de niobium et de cobalt, seraient suffisants pour faire de ce pays un des premiers exportateurs mondiaux de minerais.
Le secrétariat d'Etat français évoque pour sa part un montant "d'environ 3.000 milliards de dollars".
"Après les mines de cuivre d'Aynak (est de l'Afghanistan) et de fer d'Hajigak (centre), ce sont dorénavant les champs d'hydrocarbures qui sont progressivement mis en exploitation", relève-t-il.
L'Afghanistan a lancé une offensive de charme à l'attention des compagnies minières, espérant qu'elles l'aideront à rebâtir son économie ravagée par la guerre en venant exploiter ses immenses réserves de matières premières.
Toujours selon le secrétariat d'Etat français, M. Zakhilwal a assuré que "son gouvernement souhaitait mettre tout en oeuvre pour garantir aux entreprises internationales les conditions nécessaires au développement de leurs activités".
Ex-représentant spécial français pour la région Afghanistan-Pakistan, M. Lellouche a rappelé que la France avait participé aux efforts de développement de l'Afghanistan pour plus de 80 millions d'euros sur la période 2008/2010.


 
 
Ceci dit, Lellouche   [:bvampire]

n°25687947
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 02-03-2011 à 04:36:03  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :

les jeux de pouvoir américains


 
Mais que viennent faire les américains dans la montée de l'islamisme et du FIS en Algérie !!
Comme pour l'afghanistan, l'islamisme existait bien avant le djihad contre les soviétiques et les américains ne sont pas responsables de l'islamisme afghan, puisque les Hekmatyar and co étaient déjà présents à la fin des années 60 !
Ca en devient maladif de voir les américains derrière tout ce qu'il se passe dans ce bas monde ! C'est leur prêter une intelligence quasi-divine qu'ils sont loin d'avoir !

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Message édité par Tietie006 le 02-03-2011 à 04:38:13

---------------
L'arrière-train sifflera trois fois.
n°25687957
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 02-03-2011 à 04:44:44  profilanswer
 

Tietie006 a écrit :

 

Mais que viennent faire les américains dans la montée de l'islamisme et du FIS en Algérie !!
Comme pour l'afghanistan, l'islamisme existait bien avant le djihad contre les soviétiques et les américains ne sont pas responsables de l'islamisme afghan, puisque les Hekmatyar and co étaient déjà présents à la fin des années 60 !

 

On parlait des bureaux de recrutement pour l'Afghanistan à la base de la discussion je te signale...des conséquences de l'opération cyclone sur la forme ultra violente de l'islamisme international :

 
Citation :

Des départs vers l’Afghanistan via le Pakistan, le Soudan, l’Arabie Saoudite, l’Egypte, la Libye et l’Iran, étaient organisés par des ‘’ associations caritatives’’ telles que la ‘’Dâoua Oua El Irchad’’ Cette association recrutait des Algériens pour les envoyer faire le ‘’Djihad’’ en Afghanistan, elle fournissait des billets gratuits pour l’Arabie Saoudite sous couvert de ‘’Omra’’. En Arabie Saoudite, ils étaient pris en charge par d’autres algériens, résidant dans ce pays, puis orientés vers le centre de la Légion musulmane pour rejoindre, ensuite Peshawar, au Pakistan. Une formation militaire, leur était assurée dans les camps, notamment de Khost et de Durunta, consacrée au maniement des armes et à l’initiation, pour la fabrication des explosifs.

 

Mais bon il est tard/tot, je comprends que tu sois fatigué. Mais là tu suis plus du tout. Et pas la peine d'inventer une discussion sur les origines de l'islamisme avec moi, je connais déjà perso. Ce qui est responsable de l'invasion de l'Afghanistan c'est l'agression des USA par l'islamisme sauce Al Qaida non ? c'est de ça qu'on parle.

 

Pas la peine de balancer la responsabilité sur le Pakistan ou l'Arabie Saoudite, ce sont des alliés américains, et ce ne sont pas eux qui ont enclenché l'opération cyclone.

 

Voilà, j'espère que ça aura appris deux trois choses à ceux qui ne s'étaient jamais posé la question sur l'éparpillement du djihad takfiriste des combattants arabes d'Afghanistan et leurs héritages, qui ont fini par revenir dans la tronche des ricains, qui ont cela rebondi dessus pour par exemple envahir l'Irak et se lancer à l'assaut d'un nouvel axe du mÂââl.

 

Bien évidemment l'URSS athée ne pouvait pas jouer sur ce genre de cordes religieuses.

 


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Message édité par Serpico7 le 02-03-2011 à 04:47:57
n°25687964
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 02-03-2011 à 05:00:51  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
On parlait des bureaux de recrutement pour l'Afghanistan à la base de la discussion je te signale...des conséquences de l'opération cyclone sur la forme ultra violente de l'islamisme international :
 
 
 
 


 
Avec ta logique, je pourrai dire que le premier responsable du développement de l'islamisme radical fut avant tout l'URSS, qui avec son invasion de l'Afghanistan, en 1979 (...et pas à cause des ricains !) , et ses méthodes ultra-meurtrières (près d'un million de mort ...) a provoqué une réaction radicale dans la population afghane et a favorisé les extrêmismes ! Ricains ou pas ricains, les islamistes étaient déjà présents sur le terrain afghan depuis bien longtemps !
Comme les méthodes ultra-violentes des russes en Tchétchénie provoquent des réactions ultra-radicales de la part des tchétchènes !

Message cité 1 fois
Message édité par Tietie006 le 02-03-2011 à 05:04:19

---------------
L'arrière-train sifflera trois fois.
n°25687969
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 02-03-2011 à 05:11:52  profilanswer
 

Tietie006 a écrit :

 

Avec ta logique, je pourrai dire que le premier responsable du développement de l'islamisme radical fut avant tout l'URSS, qui avec son invasion de l'Afghanistan, en 1979 (...et pas à cause des ricains !) , et ses méthodes ultra-meurtrières (près d'un million de mort ...) a provoqué une réaction radicale dans la population afghane et a favorisé les extrêmismes ! Ricains ou pas ricains, les islamistes étaient déjà présents sur le terrain afghan depuis bien longtemps !
Comme les méthodes ultra-violentes des russes en Tchétchénie provoquent des réactions ultra-radicales de la part des tchétchènes !

 

Clair, la brutalité russe a été un engrais terrible, personne ne peut le nier.

 

/Aparté : d'ailleurs on retrouve cette brutalité pendant les années noires chez les chefs militaires et dirigeants algériens formés par la France et l'Union soviétique, l'usage de la torture...etc...

   



Message édité par Serpico7 le 02-03-2011 à 05:15:51
n°25719718
Nokiwiazer​ty
L'émotion empêche l'action !
Posté le 04-03-2011 à 20:36:12  profilanswer
 

Deux militaires américains tués à l'aéroport de Francfort !
http://fr.news.yahoo.com/4/2011030 [...] e06_2.html
 
Heureusement que aucun civil n'a étés blesse !

n°25723544
Profil sup​primé
Posté le 05-03-2011 à 11:26:56  answer
 

Citation :

Les USA n'ont jamais spécialement financé les islamistes radicaux, en tant que tels, ils ont financé des organisations qui étaient contre les soviétiques !


 
 :lol:  Ce sophisme ! Ah ça, les USA ont réussi à pousser les soviétiques... pour le reste, ils ont bien foirés. Tout comme la plupart des pays soutenaient les dictateurs d'Afrique du nord, soit-disant pour faire barrage aux islamistes, mais nourrissant ainsi un sentiment anti-occidental exploité par ces mêmes islamistes  [:haha fail]  
 
Mais c'est compréhensible : la lutte des 2 grands blocs ne fut en réalité qu'une lutte de pouvoirs, où les peuples n'étaient que des pions sur un plateau de wargame. C'est exactement la même chose de nos jours, l'ennemi du camp occidental a changé, mais les USA (entre autre) ne trouvent rien de mieux comme alliés que des planches pourries, des états-voyous comme le Pakistan (pays qui exporte beaucoup de drogues d'ailleurs...)
 
Voila pourquoi les français n'ont rien à faire en Afghanistan : que les USA et leurs chers alliés pakistanais se démerdent. Le seul intérêt de la présence française étant de montrer l'état de délabrement de son armée.  
Cela n'empêche pas une coopération entre les services de police et anti-terroristes du monde entier. Coopération nécessaire dans d'autres domaines aussi :D  

n°25723841
Hadock31
Coffee first questions later
Posté le 05-03-2011 à 12:35:16  profilanswer
 


 
ça peut en faire chier certains, mais l'Otan ça reste une alliance militaire, et aux dernières nouvelles on en fait partie. Peut être que c'était en fait inutile rétrospectivement dans la guerre froide, mais à l'époque personne n'aurait pris le risque de faire cavalier seul face au bloc de l'Est, et quoi qu'il en soit, ça reste d'actualité.
 
Si la Norvège déciderais de nous attaquait yaurait des troupes américaines immédiatement et automatiquement pour nous défendre, mais si les USA sont attaqués, que l'alliance soit bien ou pas, tant qu'elle est signée, on doit fournir des troupes.
 
Le Pakistan n'est pas un allié des usa. Ils sont un allié objectif car les talebs les font aussi bien chier, et ils autorisent les USA a transiter sur leur sol, mais cette autorisation à été âprement négocié (il parait qu'ils ont menacé de sanctions si ils refusaient).

n°25723862
esfahani
Esfahan nesf-e djahan
Posté le 05-03-2011 à 12:39:28  profilanswer
 


les USA ils ont pour l'instant une attitude positive vis à vis des révoltes arabes. Il ne faut pas s'en plaindre mais en profiter pour le bénéfice des peuples.
 
Non mais n'importe quoi sur la drogue au Pakistan. Le trafic transite par des chefs locaux qui en tirent profit. Ce n'est pas l'état pakistanais qui fait le trafic.
Le Balouchistan par exemple ils ont assez de problèmes comme çà pour se mettre les baloutches sur le dos et c'est par cette région en Iran aussi que le trafic a surtout lieu.
C'est comme si tu disais que l'état colombien organise le trafic de drogue. La situation est plus complexe ...
 
Sinon j'ai discuté avec un ami à Kaboul. En tout cas là bas apparemment le niveau de vie grimpe.  
Un peu de patience est nécessaire et surtout donner les moyens à des projets constructifs.  
Il y a une chose que j'ai toujours aimé chez les afghans : après que les talibans soient vaincus beaucoup sont revenus pour reconstruire le pays.
Alors certaines régions à cause du conflit ce n'est pas encore çà... mais au lieu de cracher sur le ricain à tout va ou l'OTAN, il faut aussi penser projets d'avenir.
Pour les afghans, et mettons de côté les idéologies.


Message édité par esfahani le 05-03-2011 à 12:40:24

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“La liberté est un bagne aussi longtemps qu'un seul homme est asservi sur la terre.”
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