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Auteur Sujet :

Blue Ray - HD DVD un avenir dans le salon?

n°845693
barnabe
Posté le 17-04-2005 à 21:22:55  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

dr-freuderick a écrit :

Citation :

Reste à savoir si j'ai le droit de copier le DVD d'un ami, sachant qu'il n'a pas à me le prêter. Par contre, les emprunts émanant de sources légales (médiathèques, vidéo clubs...) peuvent donner à droit à une copie privée, à condition d'en respecter les limites imposées par le CPI (usage perso surtout, ce qui exclu la mise en partage).


 
La question : Est ce que tu as le droit de préter à un ami ? Si la source n'est pas mentionner sur le cpi, c'est pour une bonne raison ! C'est parce que c'est impossible a réellement determiner dans le cadre d'une oeuvre divulguée !
 
Sinon l'argument qui vise a stopper les attaque sur le p2p est le suivant :
 
On ne peut pas faire la différence entre upload & download dans le mecanisme de copie d'un oeuvre via un logiciels de P2P. L'utilisateurs se sert de son materiel ainsi que ses logiciel pour faire sa copie d'une oeuvre divulgué pour son cadre strictement privée conformément a l'article 122-5 du cpi.
 
On ne peut pas scinder ce mecanisme de copie en upload / Download. Quand je photocopie un livre qu'on m'a prété, on ne dit pas que la personne qui me le prète m'upload le livre, pourquoi ?
 
Parce que la source n'est pas mentionné dans le cpi, pour les raison que j'ai expliqué ci dessus (dans le cadre d'une oeuvre divulgué), or de dire qu'il faille différencier upload dowload, voudrais dire qu'on nie le fait qu'il n'est pas obligatoire d'avoir l'original pour copier, puisqu'on ne peut avoir une copie que par un upload de quelqu'un. Or si c'était vrai, l'art. 122-5 n'aurai pas de sens.
 
Le jugement de fait ne peut se faire que sur le copiste et son usage final. Le P2P reste qu'une reprentation visible d'un circuit populaire de copie privée comme cela se fait en toute légalité en dehors d'internet (via les connaissance, les mediathèque, les videoclub etc..)


 
C'est justement sur ce point que l'argumentation me paraît un peu bancale, car dans le cas du P2P, dans quelle mesure peut-on qualifier ce mode d'échange de privé ? Bien-sûr la machines qui reçoit ou qui partage  est dans un lieu privé, et il est possible que le partage ne se fasse qu'entre personnes de connaissance, ce qui est de toute manière difficilement vérifiable dans le cas de la plupart des logiciels P2P.
(je joue à l'avocat du Diable, mais j'aurais ptêtre pas dû remettre une pièce dans la machine...)

mood
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Posté le 17-04-2005 à 21:22:55  profilanswer
 

n°845694
BoraBora
Dilettante
Posté le 17-04-2005 à 21:30:05  profilanswer
 

dr-freuderick a écrit :

Télécharger ne veut pas dire p2p forcement !


Ah , tu parlais des ftp ?  :sarcastic:  

Citation :


Mais sinon oui, pour les jujement, mais toutes tes lies donnent des jugement du premièr degrès (TGI) et pour l'instant la cours d'appel rend gagnant la copie privée. Reste plus qu'a avoir le rendu d'une cours de cassation ce qui devrait arriver d'ici peu.


Donne des liens sur tous ces cas ou la cour d'appel a rendu gagnant le doit à l'exception de la copie privée, s'il te plaît. Les affirmations sans source d'un particulier sur un forum, n'est-ce pas...

Citation :

Pour les copie faite a partir de copie, c'est une illusion des gens contre la copie privé pour deux raison, le code prévoie la copie privé du coté du copiste et ne parle en rien de la source, ce qui est important c'est le copiste. Le controle de copie privé (savoir si ca été fait avec un original) est impossible de toute manière.


D'accord sur la dernière phrase, et c'est bien ce qui a pêché dans le jugement que j'ai cité plus haut. Car l'argument est à double tranchant : sans l'original, il est tout aussi impossible de prouver que tu es le copiste, ce qui est l'élément important, dans tes propres termes. Autrement dit :
 
* Mon collègue de bureau s'est acheté un disque à midi, je lui prends de suite et le copie moi-même, sur son micro, avec un CD vierge qu'il m'a donné : je suis dans la légalité.
 
* Je lui ai laissé faire la copie lui-même, car j'étais au téléphone, pas le temps. Nous sommes tous les deux dans l'illégalité.  
 
Intéressant, non ?
 
Mais attendons ces jugements qui trancheront sur le droit à la copie privée sans original, à une époque où les moyens numériques permettent une reproduction et une diffusion à l'identique à l'infini, pour un coût 10 fois inférieur à une cassette vierge en 1980. A ta place, je ne retiendrais pas mon souffle. Je t'invite aussi à consulter le texte intégral de la Convention de Berne, sur lequel le juge de Paris s'est appuyé, et qui inclut en particulier ce texte (mise en gras de moi) :

Citation :

(44) Lorsque les exceptions et les limitations prévues par la présente directive sont appliquées, ce doit être dans le respect des obligations internationales. Ces exceptions et limitations ne sauraient être appliquées d'une manière qui cause un préjudice aux intérêts légitimes du titulaire de droits ou qui porte atteinte à l'exploitation normale de son oeuvre ou autre objet. Lorsque les États membres prévoient de telles exceptions ou limitations, il y a lieu, en particulier, de tenir dûment compte de l'incidence économique accrue que celles-ci sont susceptibles d'avoir dans le cadre du nouvel environnement électronique. En conséquence, il pourrait être nécessaire de restreindre davantage encore la portée de certaines exceptions ou limitations en ce qui concerne certaines utilisations nouvelles d'oeuvres protégées par le droit d'auteur ou d'autres objets protégés.


 
 
 
 

n°845697
dr-freuder​ick
Asymétrie Cognitive.
Posté le 17-04-2005 à 21:32:38  profilanswer
 

J'ai jamais dit que c'était pas bancal :D
 
Sinon, je pense que le code affirme qu'a partir du moment ou l'oeuvre est divulgué, alors on ne peut plus verifier la source de la copie privé (c'est pour ça qu'elle n'est pas mentionné).
 


---------------
The Toast, un docu-fiction qui teste la loi de murphy et les films en carton
n°845699
dr-freuder​ick
Asymétrie Cognitive.
Posté le 17-04-2005 à 21:36:39  profilanswer
 

BoraBora a écrit :

Ah , tu parlais des ftp ?  :sarcastic:


 
Non , du direct connect.
 

Citation :

Donne des liens sur tous ces cas ou la cour d'appel a rendu gagnant le doit à l'exception de la copie privée, s'il te plaît. Les affirmations sans source d'un particulier sur un forum, n'est-ce pas.


 
http://www.ratiatum.com/p2p.php?ar [...] &affcomm=1
 

Citation :


 
* Mon collègue de bureau s'est acheté un disque à midi, je lui prends de suite et le copie moi-même, sur son micro, avec un CD vierge qu'il m'a donné : je suis dans la légalité.


 
Faux, tu n'utilise pas ton materiel, mais le materiel de quelqu'un qui n'a pas de statut d'officine de reppro, donc non .
 

Citation :


* Je lui ai laissé faire la copie lui-même, car j'étais au téléphone, pas le temps. Nous sommes tous les deux dans l'illégalité.  


 
la oui.
 
Quand a la convention de berne , c'est bien normal. Je trouve normal qu'un gas qui télécharge pour 20 go de musique, qui achète pas un seul cd et qui reste connecté 24/24 a la mule soit interpellé. Après le juge jauge le jugement. Je te renvoi au procès de l'instit ou le juge n'a ordonné "que" 10 000 euros d'ammende (contre 300 000), c'est justement de ce fait que la personnes en questions était un grand consommateur de cd acheté - mais je crois qu'on parlais de 600 album de musique sur nicotine/soulseek.


Message édité par dr-freuderick le 17-04-2005 à 21:41:31

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The Toast, un docu-fiction qui teste la loi de murphy et les films en carton
n°845705
gURuBoOleZ​Z
Posté le 17-04-2005 à 21:41:16  profilanswer
 

barnabe a écrit :

il est possible que le partage ne se fasse qu'entre personnes de connaissance, ce qui est de toute manière difficilement vérifiable dans le cas de la plupart des logiciels P2P.


 
Sans pouvoir te citer les références, il existe une jurisprudence à ce sujet. Toute mise en circulation sur le net correspond à une mise à disposition du public. Cette jurisprudence concernait un site web d'étudiants il me semble. Le jugement n'a pas considéré comme recevable l'argument de la défense, mentionnant le caractère privé du site. Dès lors que d'autres peuvent y accèder (que l'accès soit effectif ou non ne change rien à la donne), la mise sur le net cesse d'être privée.
 
En somme, si tu veux passer une copie de ton CD/DVD/bouquin à un ami, ne le fait pas au travers d'un moyen pouvant profiter à tout internaute potentiel.


Message édité par gURuBoOleZZ le 17-04-2005 à 21:43:16
n°845709
dr-freuder​ick
Asymétrie Cognitive.
Posté le 17-04-2005 à 21:43:25  profilanswer
 

gURuBoOleZZ a écrit :

Sans pouvoir te citer les références, il existe une jurisprudence à ce sujet. Toute mise en circulation sur le net correspond à une mise à disposition du public. Cette jurisprudence concernait un site web d'étudiants il me semble. Le jugement n'a pas considéré comme recevable l'argument de la défense, mentionnant le caractère privé du site. Dès lors que d'autres peuvent y accèder, la mise sur le net cesse d'être privée.
 
En somme, si tu veux passer une copie de ton CD/DVD/bouquin à un ami, ne le fait pas au travers d'un moyen pouvant profiter à tout internaute potentiel.


 
La mise a disposition du public au niveau d'internet est bien définie dans le cpi, il s'agit de mettre sur son site une oeuvre protégé, ou le liens amenant a cette oeuvre. Dans le P2P , c'est le copiste qui cherche l'oeuvre qui la trouvé dans un disque dur virtuel collaboratif.
 
Dans le cas que tu cite (que j'ai vu il me semble), l'etudiant était bien en tort !
 
Sachez que je suis modéré sur le P2P.


Message édité par dr-freuderick le 17-04-2005 à 21:43:56

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The Toast, un docu-fiction qui teste la loi de murphy et les films en carton
n°845711
gURuBoOleZ​Z
Posté le 17-04-2005 à 21:52:14  profilanswer
 

BoraBora a écrit :


Donne des liens sur tous ces cas ou la cour d'appel a rendu gagnant le doit à l'exception de la copie privée, s'il te plaît.


 
http://www.juriscom.net/jpt/visu.php?ID=591
 
extrait:
 

Le 8 février 20003, à l’occasion d’une perquisition opérée au domicile de Monsieur Aurélien D étaient découverts 488 CD ROM gravés reproduisant autant de films.


 
Mal barré pour Aurélien...
 

Le prévenu expliquait aux enquêteurs qu’il s’agissait de films et de dessins animés qu’il avait en partie téléchargé sur internet via son ordinateur pour un tiers, le reste ayant été copié sur des CD ROM prêtés par des amis.


 
Très mal barré, mais...
 

Il affirmait en avoir seulement prêté mais jamais vendu ni échangé et ajoutait qu’ils étaient destinés à un usage personnel et qu’il lui était arrivé de regarder des films avec deux ou trois copains.


 
Conséquence :
 

Les affirmations des parties civiles selon lesquelles le dossier pénal révèlerait que Monsieur D. aurait procédé à la diffusion de copies contrefaites de films par voie d’échange et de vente conclus sur internet et finalisés par voie postale n’apparaissent aucunement fondées au vu des éléments du dossier et ne sont d’ailleurs pas soutenues par le ministère public auquel incombe la charge de la preuve de tels faits ;
 
Dans le même sens il n’est pas établi ni même sérieusement soutenu que le prévenu aurait commis le délit de représentation illicite devant un public, au vu de ses déclarations indiquant que le visionnage des oeuvres se limitait à un usage strictement privé ;
 
L’article L. 122-5 du Code de la Propriété Intellectuelle stipule que l’auteur ne peut interdire “les copies ou reproductions strictement réservés à l’usage privé du copiste”.


 
Plus intéressant :
 

Ce texte est une application de l’article 9 de la convention de BERNE qui indique "est réservée aux législations des pays de l’UNION, la faculté de permettre la reproduction desdites oeuvres dans certains cas spéciaux pourvu qu’une telle reproduction ne porte pas atteinte à l’exploitation normale de l’oeuvre, ni ne cause un préjudice injustifié aux intérêts légitimes de l’auteur".


 
Comme tu le vois, la Convention de Berne vient même au secours de la copie privée :)
 
 
VERDICT (jugement non confirmé confirmé en appel) :
 

Citation :

En conséquence, la preuve d’un usage autre que strictement privé tel que prévu par l’exception de l’article L.122-5 du Code de la Propriété Intellectuelle par le prévenu des copies qu’il a réalisé n’apparaissant pas rapportée en l’espèce, il convient d’entrer en voie de relaxe à son égard. (...)"


Message édité par gURuBoOleZZ le 17-04-2005 à 22:05:53
n°845714
gURuBoOleZ​Z
Posté le 17-04-2005 à 21:55:51  profilanswer
 

dr-freuderick a écrit :

Dans le P2P , c'est le copiste qui cherche l'oeuvre qui la trouvé dans un disque dur virtuel collaboratif.


 
Qui est le copiste dans le cadre du P2P ? L'uploader ou le downloader ?

n°845721
BoraBora
Dilettante
Posté le 17-04-2005 à 22:04:39  profilanswer
 

dr-freuderick a écrit :

Non , du direct connect.


Explique-moi du point de vue légal la différence entre DC et le P2P, s'il te plaît (sans aucune ironie).

Merci. Il s'agit donc pour l'instant de deux cas seulement, et comme tu le précisais plus haut, qui ne sont pas encore tranchés ? On est donc loin du "énormément de cas de téléchargeurs relaxés".

Citation :


Faux, tu n'utilise pas ton materiel, mais le materiel de quelqu'un qui n'a pas de statut d'officine de reppro, donc non .


Tiens donc ? Où est mentionné dans la loi que le matériel de copie doit appartenir au copiste ? On aurait le droit de ne pas posséder l'original, puisque la loi n'en parle pas, mais nous voici soudain dans l'obligation d'être détenteur de la facture du matériel de reproduction, bien que la loi n'en parle pas non plus ? Je ne peux donc utiliser le PC mis à disposition dans un hôtel pour copier un de mes disques ? Celui de mon boulot ? Depuis quand ?  ;)

Citation :

Quand a la convention de berne , c'est bien normal. Je trouve normal qu'un gas qui télécharge pour 20 go de musique, qui achète pas un seul cd et qui reste connecté 24/24 a la mule soit interpellé. Après le juge jauge le jugement. Je te renvoi au procès de l'instit ou le juge n'a ordonné "que" 10 000 euros d'ammende (contre 300 000), c'est justement de ce fait que la personnes en questions était un grand consommateur de cd acheté.


Lis cette convention, et tu verras que ça n'a rien à voir avec une question de volume par individu. Le problème de la copie numérique à l'identique à l'infini (et diffusable idem) pour un coût quasi-nul n'est d'ailleurs pas là, il est dans le nombre de copies possibles pour un même original, chose qui était impossible à prévoir à l'époque où la loi a été écrite.
 
Lis également le texte intégral de ce jugement, qui sera peut-être cassé, mais augure néanmoins de manière très défavorable de l'avenir de la copie privée dans les années à venir à un niveau européen. Tu verras que la question qui y est soulevée indirectement est une remise en cause pure et simple de la copie privée, non pas du piratage de masse. Citation du jugement, à propos du défaut d'information de dispositif anti-copie sur un DVD :

Citation :

Attendu que si une information précise du consommateur sur l’impossibilité de réaliser une copie privée du DVD litigieux aurait pu figurer sur la jaquette de celui-ci, il demeure que ne constitue pas une caractéristique essentielle d’un tel produit la possibilité de le reproduire alors surtout qu’il ne peut bénéficier de l’exception de copie privée."


Pour ce juge, en s'appuyant sur la Convention de Berne qui doit être transposée à terme au niveau européen, ce DVD récent que tu viens d'acheter, que tu possèdes donc, tu n'as pas le droit de le copier. Je te laisse imaginer dans quel sens il trancherait dans le cas où tu ne posséderais même pas l'original.  ;)
 
Non, les choses ne sont pas simples...  :o
 
Au moins ces inquiétudes profitent-elles dans mon cas à l'industrie du disque : je n'en ai jamais autant achetés que depuis que j'ai la quasi-certitude que l'ère du CD copiable arrive à son terme.  Après moi le déluge. :D

n°845723
dr-freuder​ick
Asymétrie Cognitive.
Posté le 17-04-2005 à 22:05:11  profilanswer
 

gURuBoOleZZ a écrit :

Qui est le copiste dans le cadre du P2P ? L'uploader ou le downloader ?


 
C'est la le vrai coté bancal.
 
Il ne faut pas différencier upload/download, c'est technique.
Il faut parler qu'en juridique.
 
Aussi en juridique : qui fait la copie dans le P2P ?  
- le(s) possesseur(s)  
- celui qui veut copier le fichier
 
Chacun utilise son materiel en fait, donc c'est indeterminé.
C'est le coté bancal.
 


---------------
The Toast, un docu-fiction qui teste la loi de murphy et les films en carton
mood
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Posté le 17-04-2005 à 22:05:11  profilanswer
 

n°845726
gURuBoOleZ​Z
Posté le 17-04-2005 à 22:09:53  profilanswer
 

Je viens juste de clicker sur le lien pointant vers Ratiatum, et m'aperçois que les affaires sont les mêmes. Navré.
 
Par contre, le jugement de première instance a été confirmé en appel. Il me semble que cela répond à ta requete, BoraBora, qui fut :  
 
"Donne des liens sur tous ces cas ou la cour d'appel a rendu gagnant le doit à l'exception de la copie privée, s'il te plaît."  
 
:)


Message édité par gURuBoOleZZ le 17-04-2005 à 22:10:18
n°845730
dr-freuder​ick
Asymétrie Cognitive.
Posté le 17-04-2005 à 22:11:09  profilanswer
 

BoraBora a écrit :

Explique-moi du point de vue légal la différence entre DC et le P2P, s'il te plaît (sans aucune ironie).


 
Le direct connect (ya un logiciel spécalisé dans ce cas) est comme son nom l'indique un téléchargement d'une personne sur une autre - simple lien, pas plusieurs utilisateur , d'un utilisateurs A à B.

Citation :


Merci. Il s'agit donc pour l'instant de deux cas seulement, et comme tu le précisais plus haut, qui ne sont pas encore tranchés ? On est donc loin du "énormément de cas de téléchargeurs relaxés".

[/quote]
 
OK admettons. Parce que je suis incapable de te prouver (et de me souvenir !) si c'était en cours d'appel les autres que j'avais vu.
 

Citation :

Tiens donc ? Où est mentionné dans la loi que le matériel de copie doit appartenir au copiste ? On aurait le droit de ne pas posséder l'original, puisque la loi n'en parle pas, mais nous voici soudain dans l'obligation d'être détenteur de la facture du matériel de reproduction, bien que la loi n'en parle pas non plus ? Je ne peux donc utiliser le PC mis à disposition dans un hôtel pour copier un de mes disques ? Celui de mon boulot ? Depuis quand ?  ;)


 
Non c'est interdit ! C'est dans le CPI , a la definition du copiste et officine de repproduction.
Le copiste doit imperativement utiliser SON materiel pour se faire une copie privé car seul dans l'achat de son materiel il paye la taxe de 1985 relatif au droit de copie privée.
 

Citation :

Lis cette convention, et tu verras que ça n'a rien à voir avec une question de volume par individu. Le problème de la copie numérique à l'identique à l'infini (et diffusable idem) pour un coût quasi-nul n'est d'ailleurs pas là, il est dans le nombre de copies possibles pour un même original, chose qui était impossible à prévoir à l'époque où la loi a été écrite.


 
Il y a une question implicite de volume dans le fait qu'il y atteinte a l'industrie en question. Mais je pense que c'est plus une question du jujement de l'utilisation au cas par cas.
 
Et pour tes derniers mots, oui, la copie privé est en danger. A causes des industries, a cause de ceux qui en abuse...


Message édité par dr-freuderick le 17-04-2005 à 22:11:41

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The Toast, un docu-fiction qui teste la loi de murphy et les films en carton
n°845734
gURuBoOleZ​Z
Posté le 17-04-2005 à 22:16:38  profilanswer
 

dr-freuderick a écrit :

Le direct connect (ya un logiciel spécalisé dans ce cas) est comme son nom l'indique un téléchargement d'une personne sur une autre - simple lien, pas plusieurs utilisateur , d'un utilisateurs A à B.


C'est la définition même du Peer to Peer il me semble.

n°845737
dr-freuder​ick
Asymétrie Cognitive.
Posté le 17-04-2005 à 22:23:05  profilanswer
 

gURuBoOleZZ a écrit :

C'est la définition même du Peer to Peer il me semble.


 
Litteralement oui.
Mais le P2P est pointé comme la diffusion massive d'un utilisateurs a plusieurs utilisateurs.
 
Or le direct connect c'est seul 2 personnes ensemble .
 
Mais la moins-illegalité est très discutable.


Message édité par dr-freuderick le 17-04-2005 à 22:23:34

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The Toast, un docu-fiction qui teste la loi de murphy et les films en carton
n°845740
gURuBoOleZ​Z
Posté le 17-04-2005 à 22:26:24  profilanswer
 

Direct Connect rassemble plus de deux utilsateurs. Les logiciels clients proposent des moteurs de recherche sondant la liste de tous les connectés à un même [serveur? réseau?].
 
A moins que l'on ne parle pas de la même chose, Direct Connect représente une structure P2P tout à fait traditionnelle.

n°845741
dr-freuder​ick
Asymétrie Cognitive.
Posté le 17-04-2005 à 22:27:10  profilanswer
 

Je vous conseille d'aller a un biblio pour prendre un cpi assez récents.
 
La page du 122-5 est bien remplie et defini chaque terme utilisé dans la régle de droit : la copie, la repproduction, le copiste, l'usage privé, le cadre familial etc..
 
Un copiste pour profiter de la copie privé doit remplir les contition
- copier avec son materiel
- l'oeuvre doit être divulgué (ex : pour copier un film dvd, il faut que le dvd soit sortit)
- l'utilisation a postiori de l'oeuvre copié doit être privé / familial


Message édité par dr-freuderick le 17-04-2005 à 22:29:59

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The Toast, un docu-fiction qui teste la loi de murphy et les films en carton
n°845744
dr-freuder​ick
Asymétrie Cognitive.
Posté le 17-04-2005 à 22:30:52  profilanswer
 

gURuBoOleZZ a écrit :

Direct Connect rassemble plus de deux utilsateurs. Les logiciels clients proposent des moteurs de recherche sondant la liste de tous les connectés à un même [serveur? réseau?].
 
A moins que l'on ne parle pas de la même chose, Direct Connect représente une structure P2P tout à fait traditionnelle.


 
L'échange du fichier se fait entre seul deux utilisateurs. Pas comme bittorrent ou mule qui mutliplie les source d'un fichier. Mais ça ne change pas grand chose en fait.


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The Toast, un docu-fiction qui teste la loi de murphy et les films en carton
n°845745
gURuBoOleZ​Z
Posté le 17-04-2005 à 22:33:40  profilanswer
 

Cela ne change absolument rien. Le téléchargement sous Napster fonctionnait également entre deux utilisateurs, et les juges californiens n'ont pas débattu longtemps pour savoir s'il s'agissait de P2P ou non. L'échange au travers de sources multiples est une souche mutante, forme avancée et surtout efficiente du P2P - mais elle ne définit en rien la nature du P2P. Le terme P2P faisait la une des journaux avant même que Bitorrent ou eDonkey furent programmés.


Message édité par gURuBoOleZZ le 17-04-2005 à 22:35:17
n°845747
dr-freuder​ick
Asymétrie Cognitive.
Posté le 17-04-2005 à 22:38:57  profilanswer
 

La copie privé est une exception française me semble t'il.


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The Toast, un docu-fiction qui teste la loi de murphy et les films en carton
n°845749
barnabe
Posté le 17-04-2005 à 22:39:07  profilanswer
 

Dans ce cas si par exemple je download, ou j'upload une oeuvre, via FTP, à accès privé, est-ce que cela change quelque chose ?

n°845751
dr-freuder​ick
Asymétrie Cognitive.
Posté le 17-04-2005 à 22:40:25  profilanswer
 

barnabe a écrit :

Dans ce cas si par exemple je download, ou j'upload une oeuvre, via FTP, à accès privé, est-ce que cela change quelque chose ?


 
Je sais pas exactement.
Si tu es seul a pouvoir acceder a cet espace alors logiquement oui, c'est considéré comme un espace t'appartenant.


Message édité par dr-freuderick le 17-04-2005 à 22:40:53

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The Toast, un docu-fiction qui teste la loi de murphy et les films en carton
n°845753
gURuBoOleZ​Z
Posté le 17-04-2005 à 22:48:06  profilanswer
 

barnabe a écrit :

Dans ce cas si par exemple je download, ou j'upload une oeuvre, via FTP, à accès privé, est-ce que cela change quelque chose ?


 
Une copie est réservée à l'usage du copiste.
Admettons que tu télécharges une oeuvre dans les conditions décrites. Le fichier en question est nécessairement une copie réalisée par un tiers. Cette personne a le droit de réaliser sa copie, mais pas de la mettre en partage. Elle entre donc dans l'illégalité. Quant à toi, je ne sais pas. Est-ce assimilable à du recel ? Est-ce permis ? Je ne saurais répondre.
 
 
Mais admettons que ce soit toi qui propose cette oeuvre sur un FTP privé. C'est toi qui te retrouve dans la peau du tiers présenté ci-dessus. Tu usurpes ton droit (ou exemption du droit) à la copie privée, et rentre de facto dans l'illégalité. A moins que la personne destinataire soit un membre du cercle familial. Et encore, je ne suis pas certain que la notion de cercle s'applique à des personnes si distantes les unes des autres qu'il leur faillent passer par les ftp pour échanger leur copie.


Message édité par gURuBoOleZZ le 17-04-2005 à 22:49:08
n°845757
dr-freuder​ick
Asymétrie Cognitive.
Posté le 17-04-2005 à 22:52:02  profilanswer
 

Non je pense qu'il parlait a des fins de stockage sur un ftp privé.
 
Si d'autre personne ont accés a ce ftp privé alors c'est une mise a dispostion du public, contrefaçon, condamné de façon jurisprudentielle.


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The Toast, un docu-fiction qui teste la loi de murphy et les films en carton
n°845758
gURuBoOleZ​Z
Posté le 17-04-2005 à 22:54:16  profilanswer
 

Je n'avais pas envisagé cela sous cet angle.
Je pense donc que c'est légal ( /!\ avis d'amateur). Pour plus de sécurité, consulter un avocat.

n°845760
barnabe
Posté le 17-04-2005 à 22:57:03  profilanswer
 

gURuBoOleZZ a écrit :

Une copie est réservée à l'usage du copiste.
Admettons que tu télécharges une oeuvre dans les conditions décrites. Le fichier en question est nécessairement une copie réalisée par un tiers. Cette personne a le droit de réaliser sa copie, mais pas de la mettre en partage. Elle entre donc dans l'illégalité. Quant à toi, je ne sais pas. Est-ce assimilable à du recel ? Est-ce permis ? Je ne saurais répondre.
 
 
Mais admettons que ce soit toi qui propose cette oeuvre sur un FTP privé. C'est toi qui te retrouve dans la peau du tiers présenté ci-dessus. Tu usurpes ton droit (ou exemption du droit) à la copie privée, et rentre de facto dans l'illégalité. A moins que la personne destinataire soit un membre du cercle familial. Et encore, je ne suis pas certain que la notion de cercle s'applique à des personnes si distantes les unes des autres qu'il leur faillent passer par les ftp pour échanger leur copie.


 
C'est une manière de voir les choses.
On peut adopter un autre point de vu : j'ai un ami à qui, au lieu de prêter un DVD en main propre, je décide de prêter cette oeuvre, mais au lieu de le faire en main propre, j'utilise un FTP et je lui permet de télécharger une copie de cette oeuvre, que j'ai moi-même effectuée, sur mon FTP (accès non public bien entendu). Techniquement il y a bien téléchargement, mais on peut également assimiler cela à une copie à utilisation privative, sans tenir compte du moyen.


Message édité par barnabe le 17-04-2005 à 23:00:52
n°845762
dr-freuder​ick
Asymétrie Cognitive.
Posté le 17-04-2005 à 23:02:31  profilanswer
 

barnabe a écrit :

C'est une manière de voir les choses.
On peut adopter un autre point de vu : j'ai un ami à qui, au lieu de prêter un DVD en main propre, je décide de lui prêter cette oeuvre, mais au lieu de le faire en main propre, j'utilise un FTP et je lui permet de télécharger une copie de cette oeuvre, que j'ai moi-même effectuée, sur mon FTP (accès non public bien entendu). Techniquement il y a bien téléchargement, mais on peut également assimiler cela à une copie à utilisation privative, sans tenir compte du moyen.


 
Techniquement, oui.
Mais peut tu prouver que personne n'y acces ? que tu n'as pas donné le code a quelqu'un d'autre ? comme un mirroir pour cacher.
 
Si le juge voit ça, il va se poser la question parce que mettre un DVD sur un FTP pour le preter a quelqu'un, ce qui est materiellement vraiment pas simple alors qu'on peut preter via poste si c'est vraiment un problème géographique. Donc il considéra que tu es de mauvaise foi, et qu'il y a autre chose.
 
Tu peux trouver d'autre flou technique, mais le juge jaugera la bonne foi & la crédibilité de la personne.


---------------
The Toast, un docu-fiction qui teste la loi de murphy et les films en carton
n°845764
BoraBora
Dilettante
Posté le 17-04-2005 à 23:09:28  profilanswer
 

gURuBoOleZZ a écrit :

Je viens juste de clicker sur le lien pointant vers Ratiatum, et m'aperçois que les affaires sont les mêmes. Navré.
 
Par contre, le jugement de première instance a été confirmé en appel. Il me semble que cela répond à ta requete, BoraBora, qui fut :  
 
"Donne des liens sur tous ces cas ou la cour d'appel a rendu gagnant le doit à l'exception de la copie privée, s'il te plaît."  
 
:)

Oui, mais en partie seulement puisque je réagissais aux propos de la 1ère page de dr-freuderick, qui me semblait bien trop catégorique sur l'état des lieux en matière de condamnations (ou plutôt de relaxations, d'ailleurs). La réalité du moment est que la plupart des procès sont en instance d'appel, mais que pour l'instant les juges ont presque tous choisi de condamner les téléchargeurs. Et que même ces deux cas où l'appel a permis de relaxer les accusés, ces jugements sont encore susceptibles d'être cassés. Je ne dis ni n'espère que ce sera le cas, je m'opposais simplement à la vision "tout va bien, les juges sont de notre côté", que rien pour l'instant ne justifie.
 
Quel HS, mes aïeux !  :D

n°845765
barnabe
Posté le 17-04-2005 à 23:14:51  profilanswer
 

dr-freuderick a écrit :

Techniquement, oui.
Mais peut tu prouver que personne n'y acces ? que tu n'as pas donné le code a quelqu'un d'autre ? comme un mirroir pour cacher.
 
Si le juge voit ça, il va se poser la question parce que mettre un DVD sur un FTP pour le preter a quelqu'un, ce qui est materiellement vraiment pas simple alors qu'on peut preter via poste si c'est vraiment un problème géographique. Donc il considéra que tu es de mauvaise foi, et qu'il y a autre chose.
 
Tu peux trouver d'autre flou technique, mais le juge jaugera la bonne foi & la crédibilité de la personne.


 
Même si j'avais donné d'autres accès à d'autres amis, je pourrais dire que je suis toujours resté dans le cadre d'une sphère privative. Quant à le prouver, à part des log du FTP, je ne vois pas d'autres moyens.
Pour le moyen choisi, c'est selon moi presque hors propos, je trouve cela plus pratique :D, ou je n'ai pas confiance en la poste, ou mon ami est éloigné et je voulais lui prêter rapidement...:D
 
Bon, j'exposais juste un cas hypothétique, mais plausible, qui a le mérite de montrer combien l'interprétation de la loi peut être difficile et parfois ambiguë, ceci accentué par la variété des moyens de partage et des spécificités de chacun d'eux.

n°845789
gURuBoOleZ​Z
Posté le 17-04-2005 à 23:56:39  profilanswer
 

BoraBora a écrit :

(...) La réalité du moment est que la plupart des procès sont en instance d'appel, mais que pour l'instant les juges ont presque tous choisi de condamner les téléchargeurs.


En tant que diffuseurs, oui. Un téléchargement est généralement suivi d'un upload (soit directement avec les clients modernes façon eMule, soit ultérieurement façon Napster). La loi est très claire en matière de diffusion : sans accord négocié, toute diffusion (payante ou gratuite) est illégale. Qu'on te surprenne sur un réseau avec des fichiers en partage (fussent-ils incomplets), tu risques une condamnation. Qu'on trouve chez toi des fichiers mp3 ou MPEG-4 dans le cadre d'une perquisition quelconque, tu es tranquille (à moins qu'une enquête soit menée pour déterminer l'origine et l'utilisation de ces fichiers).
 
 

Citation :

je m'opposais simplement à la vision "tout va bien, les juges sont de notre côté", que rien pour l'instant ne justifie.


Il me semble que les juges ne sont pas partisans. Ils interprètent la loi, qui bien qu'imprécise voire inadaptée, semble être assez claire sur de nombreux points.
 

Citation :

Quel HS, mes aïeux !  :D


Vu la tronche du sondage inaugural, le hors-sujet me semble préférable à la poursuite de la discussion d'origine ;)

n°845814
BoraBora
Dilettante
Posté le 18-04-2005 à 01:26:14  profilanswer
 

gURuBoOleZZ a écrit :

En tant que diffuseurs, oui. Un téléchargement est généralement suivi d'un upload (soit directement avec les clients modernes façon eMule, soit ultérieurement façon Napster). La loi est très claire en matière de diffusion : sans accord négocié, toute diffusion (payante ou gratuite) est illégale. Qu'on te surprenne sur un réseau avec des fichiers en partage (fussent-ils incomplets), tu risques une condamnation. Qu'on trouve chez toi des fichiers mp3 ou MPEG-4 dans le cadre d'une perquisition quelconque, tu es tranquille (à moins qu'une enquête soit menée pour déterminer l'origine et l'utilisation de ces fichiers).


A priori oui. Mais le jugement de Pontoise en février en a justement jugé autrement (extrait copié-collé de l'article que j'ai mis en lien dans mon 1er post) :

Citation :

Il convient de rappeler, par souci de clarté, que deux thèses doctrinales s’affrontent sur ce point.
 
La première consiste à dire qu’un copiste peut bénéficier de l’exception de copie privée même s’il ne dispose pas de l’original de la copie. Cette thèse repose sur le fait que l’article L.122-5 du CPI qui définit l’exception de copie privée ne fait aucun allusion à la source de la copie et ne prohibe que l’utilisation collective de la copie.
 
Il n’y a donc pas lieu de distinguer là où la loi ne distingue pas, d’autant que l’exception de copie privée est une cause d’irresponsabilité pénale et, qu’en cette matière, la loi est d’interprétation stricte.
 
(...)
 
D’aucuns estiment, en revanche, que si la copie a été réalisée à partir d’une autre copie ou d’un exemplaire contrefaisant, le copiste ne devrait pas pouvoir se prévaloir de l’exception de copie privée dans la mesure où le caractère illicite de la source " contaminerait " ladite copie.
 
Ainsi, en matière de P2P, les utilisateurs ne réalisant nécessairement que des copies de copies, ils devraient leur être impossible, selon cette thèse, d’invoquer l’exception de copie privée.
 
Et il semblerait bien que ce soit cette interprétation que le Tribunal de Pontoise ait privilégiée en affirmant que le seul fait de ne pas disposer des originaux des CD gravés suffit à établir la prévention de contrefaçon…
 
Dans ce cas, cette nouvelle décision viendrait purement et simplement contredire la jurisprudence ruthénoise en excluant catégoriquement le bénéfice de l’exception de copie privée aux P2Pistes qu’il y ait eu ou non utilisation collective de l’œuvre.
 
Seul l’avenir dira si c’est bien dans ce sens que compte s’orienter la jurisprudence..



 

Citation :

Il me semble que les juges ne sont pas partisans. Ils interprètent la loi, qui bien qu'imprécise voire inadaptée, semble être assez claire sur de nombreux points.


Mais néanmoins si imprécise et inadaptée que l'on a vu depuis un an :
 
* Un juge qui relaxe un maniaque du P2P.
* Un autre qui condamne un P2Per très modéré.
* Un 3ème qui considére que le téléchargement en lui-même est illégal, même s'il n'y a pas upload.
* Un dernier qui dans un procès inverse (consommateur contre producteurs) signale que copier un produit culturel que l'on vient d'acheter peut être illégal, même dans le cas d'un usage privé.
 
Bref, on ne sait plus à quel juge se vouer.  :heink:

n°845817
gURuBoOleZ​Z
Posté le 18-04-2005 à 01:44:32  profilanswer
 

BoraBora a écrit :

A priori oui. Mais le jugement de Pontoise en février en a justement jugé autrement (extrait copié-collé de l'article que j'ai mis en lien dans mon 1er post).


Excuse moi, mais ce qui figure dans l'article du premier post ne contredis en rien ce que j'ai écrit. Notre gugusse a été reconnu coupable non pas de téléchargement, mais de diffusion illégale:
 
 

  • (...) a déclaré coupable de contrefaçon un enseignant âgé de 28 ans qui avait téléchargé et mis à disposition
  • Ainsi, le jugement précise que " l’élément matériel ressort du téléchargement d'environ 10 000 oeuvres musicales provenant d'autres ordinateurs connectés (...) et la mise à disposition des internautes ;  
  • Le Tribunal rappelle que le téléchargement de musique via un réseau P2P constitue à la fois un acte de reproduction de l’œuvre qui se voit copiée puis stockée sur le disque dur de l’internaute et un acte de représentation de l’œuvre " consistant dans la communication de l’œuvre au public des internautes par télédiffusion. "
  • Les juges ont relevé que(...)que le prévenu avait autorisé des uploads sur son disque dur, il avait nécessairement fait une utilisation collective des œuvres copiées sur le net, ce qui excluait ipso facto le bénéfice de l’exception de copie privée.


Comme tu le vois, c'est encore une fois l'upload qui est la pierre angulaire de l'accusation. Avec l'upload, ta copie privée cesse d'être à usage privé, et par voie de conséquence perd toute légalité.
 
 
Ceci dit, l'article se poursuit :
 

Citation :

Mais le Tribunal de Pontoise est allé plus loin et la motivation de sa décision instille un doute sur la possibilité d’admettre à l’avenir l’exception de copie privée en matière de P2P.
 
Le Tribunal constate en effet qu’Alexis B. disposait de 185 CD gravés dont les originaux n’ont pas été retrouvés à son domicile, ce qui, selon les juges, " permet (en soit) d’établir la prévention ".
 
Et voilà resurgir la question de la source de la copie et de l’exception de copie privée !


C'est un constat. Le Tribunal a-t-il jugé coupable Alexis B. de disposer de 185 CD gravés ? L'article n'en fait pas état.
 
 
 

Citation :

[lois] néanmoins si imprécise et inadaptée que l'on a vu depuis un an :
 
* Un juge qui relaxe un maniaque du P2P.
* Un autre qui condamne un P2Per très modéré.
* Un 3ème qui considére que le téléchargement en lui-même est illégal, même s'il n'y a pas upload.
* Un dernier qui dans un procès inverse (consommateur contre producteurs) signale que copier un produit culturel que l'on vient d'acheter peut être illégal, même dans le cas d'un usage privé.


En 1/ le juge estime qu'il n'y a pas lieu de poursuivre quelqu'un n'ayant pas été surpris en train de diffuser des copies
En 2/ le juge condamne une personne ayant été surpris en train de diffuser sans autorisation des copies
En 3/ je ne vois pas de qui tu parles. Pas du cas énoncé dans ton premier lien en tout cas, qui entre dans le cas de figure No.2
En 4/ j'aimerais lire l'acte de condamnation. Un piti lien ? ;)

n°845940
BoraBora
Dilettante
Posté le 18-04-2005 à 11:34:37  profilanswer
 

gURuBoOleZZ a écrit :

Excuse moi, mais ce qui figure dans l'article du premier post ne contredis en rien ce que j'ai écrit. Notre gugusse a été reconnu coupable non pas de téléchargement, mais de diffusion illégale:
(...)
 
C'est un constat. Le Tribunal a-t-il jugé coupable Alexis B. de disposer de 185 CD gravés ? L'article n'en fait pas état.


Tout-à-fait. Mais ce constat d'absence des originaux suffit à établir la prévention de contrefaçon pour ce juge. C'est donc bien une condamnation implicite du téléchargement, qui a été aggravée par la mise à disposition. Tu remarqueras que le téléchargement est cité à chaque phrase qui cite aussi la mise à disposition. Upload et download contribuent à l'accusation de contrefaçon. Le juge considère donc que la source des oeuvres rendues publiques par le prévenu rentre aussi en ligne de compte, et indique implicitement qu'un seul des éléments aurait pu suffire à condamner le prévenu (diffuser des CD lui appartenant, ou télécharger des oeuvres qui sont des copies).
 
La phrase que tu as mise en rouge me semble pouvoir être interprétée dans un autre sens : le partage empêchait de seulement envisager le bénéfice de l'exception de copie privée, mais son absence n'aurait pas pour autant garanti que le prévenu en aurait bénéficié. C'est ce fait que relève l'article, à mon sens assez justement. A noter d'ailleurs que l'exception de copie privée n'est citée à aucun moment dans le jugement dont le texte est lisible ici. La phrase de l'article à ce sujet est une interprétation.

Citation :

En 1/ le juge estime qu'il n'y a pas lieu de poursuivre quelqu'un n'ayant pas été surpris en train de diffuser des copies
En 2/ le juge condamne une personne ayant été surpris en train de diffuser sans autorisation des copies
En 3/ je ne vois pas de qui tu parles. Pas du cas énoncé dans ton premier lien en tout cas, qui entre dans le cas de figure No.2
En 4/ j'aimerais lire l'acte de condamnation. Un piti lien ? ;)


3 : si, c'est bien de ce cas que je parle, pour les raisons expliquées au-dessus.
 
4 : c'est le fameux jugement de Paris d'avril 2004 dont j'ai donné le lien dans mon 2ème post : l'article, avec lien vers le texte intégral du jugement. Un jugement à mon sens inique dans certaines de ses conclusions et qui augure très mal de l'avenir de l'exception de copie privée.
 

n°846005
gURuBoOleZ​Z
Posté le 18-04-2005 à 13:24:00  profilanswer
 

BoraBora a écrit :

Tu remarqueras que le téléchargement est cité à chaque phrase qui cite aussi la mise à disposition. Upload et download contribuent à l'accusation de contrefaçon.


Les deux opérations sont interdépendantes. Ce qu'il nous faudrait, c'est un jugement condamnant comme tel le seul téléchargement (sans qu'il y ait pour corollaire une mise à disposition). Car ce jugement irait à l'encontre des conditions fixées par le CPI.
 

Citation :

Le juge considère donc que la source des oeuvres rendues publiques par le prévenu rentre aussi en ligne de compte, et indique implicitement qu'un seul des éléments aurait pu suffire à condamner le prévenu (diffuser des CD lui appartenant, ou télécharger des oeuvres qui sont des copies).


 
Je n'en suis pas vraiment convaincu. Les condamnations sont par essence explicites, non ? Pourquoi un juge aurait-il décidé de condamner implicitement ce que la loi protège ? J'y vois une surinterprétation de ta part, et une dramatisation faite par l'auteur de l'article, qui de simples mentions (possession de copies) passe je ne sais trop comment à une accusation.
 

Citation :

3 : si, c'est bien de ce cas que je parle, pour les raisons expliquées au-dessus.


Pas vraiment, puisque le coupable a été condamné pour d'autres faits (mise à disposition). Au mieux, l'on peut dire que la possession de copies a joué un rôle dans la décision. Mais en aucun cas ce procès serait l'illustration d'une condamnation par la justice de la possession de copies (sans originaux).
 
 
Il faut que je lise l'article référant au point 4.

n°846114
BoraBora
Dilettante
Posté le 18-04-2005 à 15:07:38  profilanswer
 

gURuBoOleZZ a écrit :

Je n'en suis pas vraiment convaincu. Les condamnations sont par essence explicites, non ? Pourquoi un juge aurait-il décidé de condamner implicitement ce que la loi protège ? J'y vois une surinterprétation de ta part, et une dramatisation faite par l'auteur de l'article, qui de simples mentions (possession de copies) passe je ne sais trop comment à une accusation.


C'est bien possible. Néanmoins, je vois mal comment ignorer le fait que le téléchargement est cité et répété à tous les stades de la procédure.
 
Après avoir cherché un peu plus (j'étais quelque peu coupé de ces débats depuis quelques mois), j'ai trouvé différents articles qui vont plus ou moins dans le même sens. A Vannes, en particulier :
 

Citation :

Lors d'une perquisition à son domicile, effectuée par les gendarmes du Morbihan, l'un des prévenus avait été pris en flagrant délit de téléchargement illégal d'un film sur Internet. Parmi les six internautes, c'est celui qui a été le plus lourdement condamné.


 
Je n'ai pas trop le temps de chercher des sources fiables, soit les minutes de tous ces procès, seule manière de se faire (ou au moins tenter de se faire, parce que le moins qu'on puisse dire est que ce n'est pas de la tarte) une vraie opinion. Je reste donc réservé pour l'instant. Dans l'un de ces articles figure cette conclusion temporaire :

Citation :

Pour avoir une réponse définitive à la question « Le téléchargement pour usage personnel est-il de de la copie privée ? » , il faudra attendre qu'une affaire soit portée devant la cour de cassation, seule institution juridique à se prononcer sur des problèmes de droit pur.


 
Pour l'instant, je crois qu'il est plus sage d'en rester là. :)  
 

n°846133
gURuBoOleZ​Z
Posté le 18-04-2005 à 15:29:57  profilanswer
 

BoraBora a écrit :

Pour l'instant, je crois qu'il est plus sage d'en rester là. :)


Non, le plus sage c'est d'aller chez le disquaire :)

n°846140
BoraBora
Dilettante
Posté le 18-04-2005 à 15:37:25  profilanswer
 

gURuBoOleZZ a écrit :

Non, le plus sage c'est d'aller chez le disquaire :)


Ce qui est mon cas, mais tu le sais déjà (Wavpack powa ! :D ). J'irai d'ailleurs bientôt chez le disquaire tous les jours, puisque je vais en devenir un. :p
 
Mais n'empêche : même si je ne pratique pas le P2P, j'use par contre de mon droit à la copie privée (amis, médiathèques, vidéo-club) et j'aimerais bien être fixé une fois pour toutes sur cette question de l'obligation de posséder l'original ou non. Je vais donc suivre avec attention la prise de position de la cour de cassation et/ou la transposition de la convention de Berne.

n°846159
gURuBoOleZ​Z
Posté le 18-04-2005 à 15:48:16  profilanswer
 

Disquaire dans un magasin spécialisé ? Jazz ? ou grande surface culturelle ?

n°846194
BoraBora
Dilettante
Posté le 18-04-2005 à 16:13:31  profilanswer
 

Un rayon très spécialisé au sein d'une librairie dont je vais être le co-gestionnaire. :)

n°846230
bitonio6
La HDTV = Arnaque Du Siècle!
Posté le 18-04-2005 à 16:48:08  profilanswer
 

ben c'est un fight en tout cas très interressant!
 
Le résumé de tout cela ce sera quoi?
 
Du genre:
 
1/t'as pas de blé, tu ne pourras pas de défendre, donc tu l'auras dans le C...
 
2/T'as vendu du matos illégallement, donc t'as du blé et là tu pourras même t'en sortir mieux que celui qui n'en avait pas, et qui n'avait pas fait grand chose?!
 
;)
 
La justice est vivante ne l'oubliez jamais...
Un jour elle sera clémente et un autre pas ou même pas du tout!!!
 

n°846235
dr-freuder​ick
Asymétrie Cognitive.
Posté le 18-04-2005 à 16:55:12  profilanswer
 

bitonio6 a écrit :

ben c'est un fight en tout cas très interressant!
 
Le résumé de tout cela ce sera quoi?
 
Du genre:
 
1/t'as pas de blé, tu ne pourras pas de défendre, donc tu l'auras dans le C...
 
2/T'as vendu du matos illégallement, donc t'as du blé et là tu pourras même t'en sortir mieux que celui qui n'en avait pas, et qui n'avait pas fait grand chose?!
 
;)
 
La justice est vivante ne l'oubliez jamais...
Un jour elle sera clémente et un autre pas ou même pas du tout!!!


 
 
IL dit qu'il voit pas le rapport.


---------------
The Toast, un docu-fiction qui teste la loi de murphy et les films en carton
n°846241
Fan-DvdRam
Posté le 18-04-2005 à 16:58:51  profilanswer
 

Très bien le futur de la TVHD mais en tout numérique cela risque de couter trés cher... :cry:  Exemple avec l'achat d'un TV numérique entrée DVI... qu'en sera t'il des possibilités réelles de pouvoir enregistrer en numérique...la HD  :??: ? Les tv ayant eux même des sytèmes de contôle de clefs numériques :
http://www.zdnet.fr/produits/mater [...] 687,00.htm
Je n'ai pas l'impression que la problématique va se simplifier... je sens bien qu'il y aura alors de nouveau des moyens de contournement, et de nouvelles chasses aux sorcières pour indemniser nos chers diffuseurs d'abord... et nos auteurs ensuite, voire peut être...  :kaola:
Alors HD-DVD ou Blue-Ray, quand on voit que nous avons la chance d'avoir, des DVD-R, DVD+R, DVD-RW, DVD+RW, DVD-RAM pour du 4.7GO, et maintenant en double couches des DVD-R9, DVD+R9, bientôt des DVD à plus de 20G0 en 2 ou 3 "standards", (car pourquoi n'y aurait il pas des DVD-RAM-HD ?), on prend vaiment les consommateur pour des girouettes ! :heink:  
Moi, j'en resterai à mon Graveur de salon DVD-RAM, et un bon vidéo projecteur, cela ne prend pas de place, et j'ai vraiment le cinoche à la maison si je veux, et la qualité DVD existante me suffit :D


Message édité par Fan-DvdRam le 18-04-2005 à 17:13:56

---------------
S'il n'y pas de solution à un problème, c'est qu'il n'y pas de problème !
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