Rumblepack Encaisse | la question a écrit :
C'est exactement ce qu'on peut dire de mon texte qd on est de mauvaise foi.
Et ce serait bien de lire tous les posts, vu que j'ai donné par la suite, l'auteur et la source du texte au complet.
Je remarque par contre que personne n'ose parler du fond du texte, texte qui démonte tous les fanstamagories sécuritaires. bizarre qd même. 
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Parlons en de ce texte:
Citation :
Ainsi, en 1995, les Etats-Unis arrivaient deuxième derrière le Royaume-Uni pour les vols de voitures et pour les coups et blessures ; troisième, loin derrière le Canada, en matière de cambriolages ; septième pour ce qui est des atteintes sexuelles ; et en queue de peloton pour lincidence des vols simples, avec un taux inférieur de moitié à celui des Pays-Bas.
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C'est pas censé démontrer que le taux de criminalité est moins élevé aux USA qu'ailleurs? Citation :
Toutefois, avec 10 meurtres pour 100 000 habitants au début de la décennie passée, et 6 pour 100 000 aujourdhui, leur taux dhomicides demeure six fois supérieur à ceux de la France, de lAllemagne ou du Royaume-Uni. Les Etats-Unis ont donc un problème spécifique de violence mortelle par armes à feu, fortement concentré dans les ghettos urbains. Cette violence est liée, dune part, à la libre possession de quelque 200 millions de fusils et pistolets (4 millions dAméricains en portent un sur eux au quotidien), dautre part, à lenracinement de léconomie illégale de la rue dans les quartiers déshérités des métropoles.
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Et ça c'est pas censé démontrer que le seul problème de violence plus présent aux USA qu'en Europe concerne celui des fusillades inter gangs dans les ghettos? Qui ne concernent que les gangs et personne d'autre?
Citation :
Si les coups et blessures volontaires ont augmenté notablement, ces violences, loin de frapper « tous et partout », restent concentrées au sein de la population jeune dorigine ouvrière et sont généralement bénignes : dans la moitié des cas, les agressions signalées aux autorités sont exclusivement verbales ; elles nentraînent dhospitalisation ou darrêt de travail que dans un cas sur vingt (7).
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Oui, des coups et blessures c'est "bénin". Et ça concerne que la population "jeune d'origine ouvrière". Quelqu'un peut me dire à quoi correspond cette couche de la société française? Ce mec de Berkeley connaît visiblement très mal la société française, car la population "jeune d'origine ouvrière" c'était au 19e siècle qu'elle existait Et de ces 2 pseudos arguments à 2 balles on en déduit donc:
Citation :
Affirmer, donc, que lAmérique était « supercriminelle » mais quelle ne lest plus depuis lavènement de la tolérance zéro, alors que la France le devient (sous-entendu : parce quelle na pas su importer durgence cette mesure) ne relève pas de la thèse criminologique, mais de la foutaise idéologique.
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C'est l'hopital qui se fout de la charité ou quoi? La foutaise idéologique, c'est ce texte Et ça continue:
Citation :
Un récent rapport du Manhattan Institute, centre névralgique de la campagne mondiale de pénalisation de la misère, affirme ce mythe avec emphase : la baisse continue de la statistique criminelle aux Etats-Unis serait due à laction des forces de lordre, une fois celles-ci libérées, comme à New York, des tabous idéologiques et des carcans juridiques qui les enserraient (8). Mais là encore, les faits sont têtus : toutes les études scientifiques concluent que la police na pas joué le rôle moteur et majeur que les partisans de la gestion pénale de linsécurité sociale lui accordent, tant sen faut.
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"Toutes les études scientifiques concluent que la police na pas joué le rôle moteur et majeur que les partisans de la gestion pénale de linsécurité sociale lui accordent, tant sen faut.". Et aucune source. C'est la méga preuve dis donc. On y croit direct. Par contre il hésite pas à donner la source qui dit que "la baisse continue de la statistique criminelle aux Etats-Unis serait due à laction des forces de lordre, une fois celles-ci libérées, comme à New York, des tabous idéologiques et des carcans juridiques qui les enserraient". Les seules sources qu'il cite sont donc celles qui sont contraire à son argumentation. Y'a pas à dire, c'est un boss ce mec
Citation :
Deuxième preuve, le reflux de la criminalité violente est tout aussi net dans les villes qui nappliquent pas la politique dite de tolérance zéro, y compris celles qui, optant pour une approche opposée, semploient à établir des rapports suivis avec les habitants de manière à prévenir les atteintes plutôt que de les traiter par la répression pénale à outrance. A San Francisco, une politique dorientation des jeunes délinquants vers des programmes de formation, de conseil et de traitement social et médical a permis de dégonfler le nombre des entrées en maison darrêt de plus de moitié tout en réduisant la criminalité violente de 33 % entre 1995 et 1999 (contre 26 % à New York, où le volume des admis en détention a augmenté dun tiers dans lintervalle). Troisième preuve, New York avait déjà mis en oeuvre, en 1984-1987, une politique de maintien de lordre similaire à celle déployée après 1993, avec pour résultat une augmentation prononcée des violences criminelles... La stratégie policière adoptée par New York durant la décennie 1990 nest donc ni nécessaire ni suffisante pour expliquer la chute de la criminalité dans cette ville.
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Première chose, aucune source n'est citée pour l'ensemble de ces stats. Déjà ça la fout mal. Deuxième chose, comparer New York et San Francisco (donc une agglomération de 18 millions d'habitants avec une ville de 2 millions, beaucoup plus aisée que la première et dont les problématiques sociales et urbanistiques n'ont rien à voir), c'est de la "foutaise idéologique"
Troisième chose, il persiste à dire que la baisse de criminalité de New York n'est pas dûe à l'action de la police, pourtant il se garde bien de chercher une explication alternative à celle là. Oh ben oui c'est "conjoncturel", ça tient à des facteurs géopolitiques mondiaux probablement
Citation :
Six facteurs indépendants de lactivité de la police et de la justice se sont combinés pour réduire fortement lincidence des atteintes violentes dans les métropoles américaines. Dabord, une croissance économique sans précédent par son ampleur et sa durée a donné du travail à des millions de jeunes jusque-là condamnés à linactivité ou au « business », y compris dans les ghettos et barrios, où le chômage a nettement reculé même si la majorité de ces emplois restent précaires et sous-payés. Ensuite, le nombre des jeunes (de 18 à 24 ans notamment) les plus portés aux infractions violentes a baissé, ce qui sest traduit quasi mécaniquement par un reflux de la criminalité de rue. Par ailleurs, le commerce de masse du crack dans les quartiers déshérités sest structuré et stabilisé ; les consommateurs se sont tournés vers dautres stupéfiants que le crack (marijuana, héroïne et méthamphétamines), dont le trafic génère moins dexactions parce quil opère par réseaux dinterconnaissance plutôt que par échanges anonymes dans des lieux publics
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Ah, on y vient: selon lui la baisse de criminalité tient à la reprise économique. Donc ça voudrait dire que chez nous lors de l'émergeance de la net économie et des start-ups, entre 99 et 2002, la délinquance aurait dû chuter vertigineusement... Quand à la problématique de la drogue, en France y'a jamais eu d'épidémie de crack, et le seul trafic de drogue concerne le shit. A en croire le mec qui a écrit cet article, ça devrait limiter fortement la délinquance, vu que c'est un trafic qui s'opère par "réseaux d'interconnaissance". Ben putain, si c'est calme maintenant grâce à ça, qu'est ce que ce sera chez nous la jour où on aura l'émergeance d'un truc similaire au crack
Citation :
Outre ces trois causes économiques et démographiques, un effet dapprentissage a éloigné les jeunes nés après 1975 des drogues dures et du style de vie qui leur est associé, par refus de succomber au destin macabre quils avaient vu frapper leurs grands frères, cousins et amis : toxicomanie incontrôlable, réclusion criminelle, mort violente et prématurée. Ensuite, les églises, écoles, associations diverses, clubs de quartier, collectifs de mères denfants victimes de tueries de rue se sont mobilisés dans les zones de relégation et ont activé, partout où ils le pouvaient encore, leur capacité de contrôle social informel. Leurs campagnes de sensibilisation et de prévention ont accompagné et renforcé le mouvement de retrait des jeunes de léconomie de prédation de la rue. Cette dimension est totalement occultée dans le discours dominant sur la chute de la criminalité aux Etats-Unis. Enfin, les taux de violence criminelle affichés par les Etats-Unis au début des années 1990 étaient anormalement élevés et ils avaient donc toutes chances de sorienter à la baisse, dautant que la combinaison des facteurs qui les avaient fait bondir hors de la norme (tel lessor initial du trafic du crack) ne pouvait perdurer.
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Il est en train de dire que les assoces et cie font leur boulot de prévention et ont aussi contribué à la baisse de la criminalité. Personne n'a jamais dit que la prévention ne servait à rien, mais prétendre que y'a que ça qui résout les problèmes c'est aussi con que de dire que seule la répression peut marcher. Répression et prévention sont complémentaires, l'un ne va pas sans l'autre, et Sarko ne fait que dire ça.
Ensuite corréler toute l'évolution de la délinquance au facteur crack est très réducteur. Vu que chez nous ce phénomène n'existe pas, va falloir trouver autre chose pour expliquer l'évolution de la criminalité dans le temps. Sachant que si le facteur économique peut avoir un rôle, il constitue pas à lui seul l'alpha et l'omega de la solution: les mecs délinquants multi récidivistes ultra violents asociaux, il s'agit pas de leur donne un boulot mais de les foutre en taule, car irrécupérables. Sans ça, ils pourrissent tout effort de prévention quel qu'il soit. C'est du bon sens et rien d'autre.
Citation :
La conjonction de ces six facteurs suffit amplement à expliquer la décrue de la criminalité violente aux Etats-Unis. Mais le temps long et lent de lanalyse scientifique nest pas celui, rapide et saccadé, de la politique et des médias. La machine à propagande de M. Giuliani a su mettre à profit ce retard naturel de linvestigation criminologique pour combler le vide dexplication par son discours préfabriqué sur lefficience de la répression policière. Un discours séduisant puisque, charpenté par la trope de la responsabilité, il a fait écho à la thématique individualiste et utilitariste charriée par lidéologie néolibérale aujourdhui hégémonique. Mais admettons, pour les besoins de la démonstration, que la police ait effectivement eu un impact notable sur la criminalité à New York. Toute la question reste alors de savoir comment elle aurait produit ce résultat.
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Un extrait qui mointre bien le parti pris délibérément anti policier de ce texte: il rejette d'emblée et en bloc le rôle de la police dans la baisse de la délinquance aux USA, en disant clairement que seuls les facteurs conjoncturels expliquent celle-ci et que de dire que la police peut avoir contribué, parmis ces facteurs, à réduire cette criminalité, c'est de la " machine à propagande". Elle est là la "foutaise idéologique" de ce texte: un parti pris intégralement et basiquement anti-flic, tentant de mettre en avant une pseudo manipulation médiatique et policière, dans la même lignée que les brûlôts conspirationnistes du réseau Voltaire sur le 11/09. Manichéen à mort, aucun sens de la nuance et aucune trace de bon sens ni de mesure: pour un texte écrit par un universitaire, on pourrait espérer mieux.
Citation :
Au total, une bureaucratie réputée poussive, passive, corrompue, et qui avait pris pour pli dattendre que les victimes du crime déposent plainte pour se contenter de les enregistrer, sest muée en véritable firme de sécurité zélée, dotée de moyens humains et matériels colossaux et dune attitude offensive. Si cette mutation bureaucratique a eu un impact notable sur la criminalité - ce que personne nest parvenu à démontrer -, cet impact nest cependant pas dû à la tactique adoptée par la police.
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Il dit que personne n'a pu démontrer que c'est seulement grâce aux flics que la délinquance a baissé, mais il est infoutu de démontrer l'inverse! Et c'est censé tenir lieu d'axiome pour toute son argumentation! Mais qu'est ce que ce texte "démonte"? Que dalle!
Citation :
On réprime difficilement un sentiment dincrédulité devant une telle déferlante dâneries transatlantiques caractérisées. Car la tactique de harcèlement policier des pauvres engagée par New York nest que lapplication pleinement assumée des théories indigènes fondées sur le bon sens pratique des policiers. Et ce bon sens na, en la matière, pas grand sens.
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Et elle est où la démonstration brillante de l'inutilité de la répression et de la tolérance zéro dans la gestion de la délinquance? J'attends toujours! Car ce genre de propos tendancieux ne démontre rien...
Citation :
Une évaluation rigoureuse, conduite par les deux meilleurs spécialistes américains, de lensemble des travaux scientifiques destinés à tester lefficience de la police en matière de lutte contre le crime a conclu que ni le nombre des policiers lancés dans la bataille, ni les changements internes dorganisation et de culture des forces de lordre (tels que lintroduction de la police communautaire ou dite de proximité), ni même les stratégies de ciblage des lieux et des groupes à forte propension criminelle (à l« exception possible et partielle » des programmes visant le trafic de rue de stupéfiants) nont par eux-mêmes dimpact sur lévolution des infractions.
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Tiens, ça démonte pas l'argument comme quoi la délinquance explose en France parce que "la droite a supprimé la police de proximité"? Bref, ce texte ne démonte et ne démontre rien. Un bel exemple de "foutaise idéologique", qui devrait pas avoir sa place dans Le Monde Diplomatique. ---------------
Va te faire bourrer
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