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Auteur Sujet :

[Politique LR ] Nicolas Sarkozy le Mandela français

n°15703290
mixoumix
Pire pseudo ever
Posté le 01-08-2008 à 14:39:17  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

boubougna a écrit :

pas forcement, mais rue89 n'est quand meme pas connu pour avoir des idées qui tendent vers la droite :o . certains articles sont parfois très (trop) orientés à mon gout => de là à dire que c'est des torchons; faut pas pousser mémé dans les orties non plus :o


Oui, on appelle ça une presse d'opinion, bien plus saine dans le principe qu'une presse qui se prétend objective mais qui ne l'est jamais. Exemple : quasiment toute la presse locale, très majoritairement de droite d'ailleurs.


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mood
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Posté le 01-08-2008 à 14:39:17  profilanswer
 

n°15703312
duc-leto
aka Duke
Posté le 01-08-2008 à 14:40:49  profilanswer
 

docmaboul a écrit :

Jadis, ce qui est reproché par Ernestor aujourd'hui au FMI l'était à la colonisation, exactement de la même manière et avec tout autant d'éléments pour appuyer cette "idée".


 
Pour le coup, ça ça n'a vraiment rien à voir, et je crois que c'est vraiment une des phrases les plus stupides que j'ai pu lire sur ce topic, bravo.


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n°15703337
mixoumix
Pire pseudo ever
Posté le 01-08-2008 à 14:42:32  profilanswer
 

duc-leto a écrit :

Pour le coup, ça ça n'a vraiment rien à voir, et je crois que c'est vraiment une des phrases les plus stupides que j'ai pu lire sur ce topic, bravo.


T'as dû sauter pas mal de pages  :D


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n°15703341
docmaboul
Posté le 01-08-2008 à 14:42:52  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Bref, le FMI reconnait lui même avoir fait des erreurs (voir le post de Zmed de hier soir), Duc-leto te sort des infos allant dans ce sens, Stiligtz le dit aussi (ce que je disais hier, ça vient en partie de ce que je l'ai entendu dire, ne t'en déplaise, je l'ai pas inventé, j'ai des sources) mais pour toi, tout va bien, le FMI n'a rien à se reprocher. Magnifique.


 
D'une part, vous me ressortez le sophisme non sequitur dont j'ai détaillé la logique juste un peu avant et d'autre part, j'ai écrit très explicitement que je n'avais pas de problème à reconnaître les erreurs du FMI mais qu'il n'avait pas commis celle-là. Je ne vois pas comment être plus explicite pour éviter cette erreur et ce procès d'intention.  
 
 

Citation :

Tu penses avoir convaincu quelqu'un au fait ? Parce que là, objectivement, t'as été incapable de répondre clairement à quoi que ce soit de manière pertinente. Et on passera une certaine arrogance et mépris qui n'ont rien à faire dans une discussion modérée et qui montre plutôt et que tu te rabats sur la forme plutôt que sur le fond (mais bon, j'oubliais, on est de toute façon trop cons ou extrémistes pour comprendre ...).


 
Convaincre ne m'intéresse pas. Si une personne avait lu le chapitre du livre que j'ai donné qui traite des rapports entre cultures d'exportation et culture vivrières dans la région du Sahel, ça aurait été déjà beaucoup pour moi. Mais je veux bien entendre que des chercheurs qui passent leur vie sur le terrain n'ont pas à être mentionnés dans ces cas-là et que leurs travaux ne sont pas des arguments pertinents. Après tout, ce n'est pas comme s'ils étudiaient le sujet qui nous intéresse, bien loin des débats idéologiques.
 
 

Citation :

En tout cas bel exercice de style de ta part : se mettre tout le monde à dos sans donner un seul argument percutant. C'est assez bien fait. Mais ça pourrit le topic.  
 
Donc on va arrêter ce petit jeu. Je t'avais déjà prévenu hier. Il y aura pas de troisième avertissement.


 
D'accord. Je vous propose donc qu'on en rediscute le jour où vous pourrez démontrer avec des arguments rigoureux que, je vous cite, "les politiques du FMI, libérales, ont poussé les pays pauvres à abandonner leurs cultures nourricières (pour nourrir leur propre pays) pour des cultures d'exportation". J'ai toujours une réponse qui vous attend sur le topic extrême gauche à ce sujet. Mais je doute que ça arrive de sitôt :o

n°15703364
duc-leto
aka Duke
Posté le 01-08-2008 à 14:44:50  profilanswer
 

mixoumix a écrit :


T'as dû sauter pas mal de pages  :D


 
Pas tant que ça en plus...
Mais je n'ai jamais vu quelqu'un qui prenait autant d'assurance et affichait autant de dédain sur un sujet où tout le monde peut se rendre compte qu'il n'y connait strictement peanuts...


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n°15703388
docmaboul
Posté le 01-08-2008 à 14:46:30  profilanswer
 

duc-leto a écrit :


 
Pour le coup, ça ça n'a vraiment rien à voir, et je crois que c'est vraiment une des phrases les plus stupides que j'ai pu lire sur ce topic, bravo.


 
Evidemment, il n'y a aucun rapport entre ces deux idées fausses et infondées:
- "la colonisation a poussé les PVD à développer des cultures d'exportation au détriment des cultures vivrières"
- "le FMI a poussé les PVD à développer des cultures d'exportation au détriment des cultures vivrières"
 
Tant de mauvaise foi ou d'aveuglement volontaire, les bras m'en tombent. Fin du HS en ce qui me concerne :o

n°15703411
docmaboul
Posté le 01-08-2008 à 14:48:01  profilanswer
 

duc-leto a écrit :


 
Pas tant que ça en plus...
Mais je n'ai jamais vu quelqu'un qui prenait autant d'assurance et affichait autant de dédain sur un sujet où tout le monde peut se rendre compte qu'il n'y connait strictement peanuts...


 
Ca, c'est un sophisme ad populum. Vous faites une collection? :D

n°15703419
mixoumix
Pire pseudo ever
Posté le 01-08-2008 à 14:49:20  profilanswer
 

En tout cas si on faisait une collection de tes mots préférés on aurait beaucoup de "sophisme" en double. ;)


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n°15703433
duc-leto
aka Duke
Posté le 01-08-2008 à 14:50:03  profilanswer
 

Tu n'as pas l'impression d'employer le mot sophisme un peu à tout bout de champ, et surtout dans des occasions qui ne s'y prêtent pas ?  
 
Ah j'ai trouvé, c'est le multi obscur de LQ  [:klemton]


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n°15703450
docmaboul
Posté le 01-08-2008 à 14:51:33  profilanswer
 

mixoumix a écrit :

En tout cas si on faisait une collection de tes mots préférés on aurait beaucoup de "sophisme" en double. ;)


 
C'est vrai. Eh quoi? Pour une bonne part, c'est notre talent à raisonner qui fait de nous des hommes. En outre, il me semble douteux que l'on puisse mener des politiques solides et judicieuses sur des raisonnements bancales ou infondés.

Message cité 1 fois
Message édité par docmaboul le 01-08-2008 à 14:52:17
mood
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Posté le 01-08-2008 à 14:51:33  profilanswer
 

n°15703478
mixoumix
Pire pseudo ever
Posté le 01-08-2008 à 14:54:00  profilanswer
 

docmaboul a écrit :

C'est vrai. Eh quoi? Pour une bonne part, c'est notre talent à raisonner qui fait de nous des hommes. En outre, il me semble douteux que l'on puisse mener des politiques solides et judicieuses sur des raisonnements bancales ou infondés.


Simple taquinerie, chacun a ses expressions/mots récurrents, mais là tu semblais être en pleine transe sophistique  :whistle:


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n°15703525
docmaboul
Posté le 01-08-2008 à 14:57:44  profilanswer
 

duc-leto a écrit :

Tu n'as pas l'impression d'employer le mot sophisme un peu à tout bout de champ, et surtout dans des occasions qui ne s'y prêtent pas ?


 
Non, je ne crois pas. La démocratie est un régime politique basé sur le dialogue et la raison. C'est pourquoi il est légitime d'y lutter avec vigueur contre l'intolérance et contre toutes ces erreurs de logique qui servent à justifier a posteriori des orientations politiques.
 
 

Citation :

Ah j'ai trouvé, c'est le multi obscur de LQ  [:klemton]


 
La Question? [:ddr555]

n°15703568
Ernestor
Modérateur
modo-coco :o
Posté le 01-08-2008 à 15:00:42  profilanswer
 

docmaboul a écrit :


D'une part, vous me ressortez le sophisme non sequitur dont j'ai détaillé la logique juste un peu avant et d'autre part, j'ai écrit très explicitement que je n'avais pas de problème à reconnaître les erreurs du FMI mais qu'il n'avait pas commis celle-là. Je ne vois pas comment être plus explicite pour éviter cette erreur et ce procès d'intention.  


Quant à parler de procès d'intention, ça serait gentil de ne pas m'accuser de dire que je pense, même inconciemment, que le FMI pratique une politique comme au temps de la colonialisation. Parce que justement, sur le topic PS, pas plus tard qu'il y a 1 ou 2 jours, j'ai reproché de voir écrit ça dans un article cité sur le topic.
 
Donc oui, il faut arrêter les procès d'intention. Et commence par appliquer ça à toi même, merci.
 

Citation :


Convaincre ne m'intéresse pas. Si une personne avait lu le chapitre du livre que j'ai donné qui traite des rapports entre cultures d'exportation et culture vivrières dans la région du Sahel, ça aurait été déjà beaucoup pour moi. Mais je veux bien entendre que des chercheurs qui passent leur vie sur le terrain n'ont pas à être mentionnés dans ces cas-là et que leurs travaux ne sont pas des arguments pertinents. Après tout, ce n'est pas comme s'ils étudiaient le sujet qui nous intéresse, bien loin des débats idéologiques.


Après tout, c'est surement très intéressant, mais c'est quand même un peu hors sujet. On parlait des politiques imposées par le FMI. Or ton document, d'après ce qu'en dit Duc-leto, n'en parle pas ou bien peu.
 

Citation :


D'accord. Je vous propose donc qu'on en rediscute le jour où vous pourrez démontrer avec des arguments rigoureux que, je vous cite, "les politiques du FMI, libérales, ont poussé les pays pauvres à abandonner leurs cultures nourricières (pour nourrir leur propre pays) pour des cultures d'exportation". J'ai toujours une réponse qui vous attend sur le topic extrême gauche à ce sujet. Mais je doute que ça arrive de sitôt :o


Je ne sais pas de quoi tu parles sur ce topic extrême gauche. Merci de me donner le lien, ça sera plus simple.
 
Pour le reste, des sources, j'en ai (pas sous la main, faudrait que je cherche). J'ai lu des articles, j'ai vu des reportages, entendu des interviews (notamment de Stilgitz). Et donc tout ça serait de la désinformation ? Personne, au niveau politique mondiale (FMI, OMC, BM ou autre), n'a poussé (encore plus, si ça te convient mieux) à favoriser les cultures exportatrices au dépend des cultures nourricières ? C'est pas ce que j'ai entendu. Et je suis bizarrement pas le seul. On a tous donc tort donc ...

Message cité 2 fois
Message édité par Ernestor le 01-08-2008 à 15:03:35
n°15703587
Profil sup​primé
Posté le 01-08-2008 à 15:01:53  answer
 

docmaboul a écrit :


 
D'une part, vous me ressortez le sophisme non sequitur dont j'ai détaillé la logique juste un peu avant et d'autre part, j'ai écrit très explicitement que je n'avais pas de problème à reconnaître les erreurs du FMI mais qu'il n'avait pas commis celle-là. Je ne vois pas comment être plus explicite pour éviter cette erreur et ce procès d'intention.  
 
 

Citation :

Tu penses avoir convaincu quelqu'un au fait ? Parce que là, objectivement, t'as été incapable de répondre clairement à quoi que ce soit de manière pertinente. Et on passera une certaine arrogance et mépris qui n'ont rien à faire dans une discussion modérée et qui montre plutôt et que tu te rabats sur la forme plutôt que sur le fond (mais bon, j'oubliais, on est de toute façon trop cons ou extrémistes pour comprendre ...).


 
Convaincre ne m'intéresse pas. Si une personne avait lu le chapitre du livre que j'ai donné qui traite des rapports entre cultures d'exportation et culture vivrières dans la région du Sahel, ça aurait été déjà beaucoup pour moi. Mais je veux bien entendre que des chercheurs qui passent leur vie sur le terrain n'ont pas à être mentionnés dans ces cas-là et que leurs travaux ne sont pas des arguments pertinents. Après tout, ce n'est pas comme s'ils étudiaient le sujet qui nous intéresse, bien loin des débats idéologiques.
 
 

Citation :

En tout cas bel exercice de style de ta part : se mettre tout le monde à dos sans donner un seul argument percutant. C'est assez bien fait. Mais ça pourrit le topic.  
 
Donc on va arrêter ce petit jeu. Je t'avais déjà prévenu hier. Il y aura pas de troisième avertissement.


 
D'accord. Je vous propose donc qu'on en rediscute le jour où vous pourrez démontrer avec des arguments rigoureux que, je vous cite, "les politiques du FMI, libérales, ont poussé les pays pauvres à abandonner leurs cultures nourricières (pour nourrir leur propre pays) pour des cultures d'exportation". J'ai toujours une réponse qui vous attend sur le topic extrême gauche à ce sujet. Mais je doute que ça arrive de sitôt :o


 

Citation :

En matière de développement, la Banque mondiale est intervenue tout au long de son existence avec un fort contenu productiviste et a donné la priorité à l’exportation : révolution verte, grands barrages, grandes centrales thermiques, remplacement de cultures vivrières par des cultures d’exportation... La révolution verte des années 1960 qui visait officiellement à augmenter la production agricole des pays du Sud pour satisfaire les besoins alimentaires des populations locales a eu des conséquences désastreuses sur l’environnement et a augmenté progressivement la dépendance des pays qui l’appliquent à l’égard des transnationales de l’agro-industrie. Le choix de privilégier des cultures d’exportation s’est fait au détriment des cultures vivrières, élément clé de la sécurité alimentaire des populations. La construction de grands barrages, de grandes centrales thermiques, de voies gigantesques de communication terrestre (e. a. la route transamazonienne) a été réalisée sans prendre en compte l’impact environnemental et, à maintes reprises, a porté atteinte aux droits et aux conditions de vie des populations, en particulier les peuples indigènes.
 
La Banque mondiale et le FMI ne se sont jamais départis d’une sorte de foi dans la croissance économique. La croissance est la condition sine qua non du développement. Le développement est synonyme de croissance. Cette position engendre des perspectives écologiques peu réalistes : pour les institutions financières internationales, les ressources que recèle la planète semblent être infinies et l’environnement semble être capable de supporter tous les outrages des procédés industriels utilisés dans le cadre de modèles productivistes.
 
La Banque, comme le FMI, affirme que la réduction de la pauvreté résultera mécaniquement de la croissance (et du libre-échange). Certains auteurs démontrent au contraire que la croissance peut être appauvrissante.

Priorité aux cultures pour l’exportation, à l’élevage et à l’exploitation forestière

 
 
 
Tout au long de l’existence de la Banque, celle-ci a contribué de manière puissante à renforcer les activités agricoles destinées à l’exportation. Remplacement partiel de cultures vivrières en Thaïlande et en Malaisie par le caoutchouc, en Afrique de l’Ouest par le coton, dans le Sud du Brésil par le soya, au Sénégal par l’arachide, en Côte d’Ivoire par le cacao... Des pays traditionnellement autosuffisants en céréales et en légumes sont devenus progressivement des importateurs nets de ces produits, ce qui a entraîné la perte de la sécurité et de la souveraineté alimentaires. La volonté délibérée du gouvernement des Etats-Unis de mettre fin à la sécurité alimentaire des PED a été exprimée de manière crue par John Block, secrétaire des Etats-Unis à l’agriculture en 1986 au moment des négociations de l’Uruguay Round dans le cadre du Gatt : « L’idée selon laquelle les pays en développement devraient se nourrir eux-mêmes est anachronique, elle provient d’une ère révolue. Les pays en développement peuvent parfaitement assurer leur sécurité alimentaire en important des produits agricoles des Etats-Unis, qui sont la plupart du temps les moins coûteux » |1|.

Le renforcement des activités d’exportation est allé de pair avec la dépossession des petits propriétaires de terre (ce qui a créé ou augmenté la masse des paysans sans terre et l’exode des campagnes vers les villes), le développement de grandes entreprises agricoles d’exportation (plantations). Dans certains pays, les projets soutenus par la Banque mondiale ont impliqué une colonisation de surfaces forestières pour y développer l’agriculture d’exportation (plusieurs Etats de l’Amazonie brésilienne, Thaïlande, Malaisie, Indonésie...). Conséquences : déforestation, déplacements de population, rupture de l’équilibre écologique, diminution de la biodiversité, dégradation des conditions de vie des populations vivant de la forêt (notamment les indigènes). La Banque mondiale a également soutenu systématiquement des projets d’exploitation forestière pour l’exportation (Brésil, Congo, Côte d’Ivoire, Indonésie...) impliquant souvent un véritable pillage des ressources forestières qui s’ajoutait aux effets négatifs mentionnés plus haut.

Autre projet chéri par la Banque : le développement de l’élevage dans de grandes exploitations. Là aussi, cela impliquait la déforestation. En général, l’impact environnemental et social des projets soutenus par la Banque n’était pas pris en compte par celle-ci |2|.
 
La frénésie des méga-projets énergétiques
 
La liste des grands barrages et des centrales thermiques qui ont reçu le soutien de la Banque mondiale est impressionnante. La part que ces grands travaux représentent dans la dette extérieure publique actuelle de beaucoup de pays endettés est loin d’être marginale : le seul barrage d’Inga représente 25 % de la dette extérieure de l’ex-Zaïre. Quant aux dégâts environnementaux et aux dommages causés aux populations, on n’a pas encore fini d’en faire la liste et d’en évaluer toute la portée négative. A l’échelle planétaire, ce sont plusieurs dizaines de millions de personnes qui ont été déplacées de force, souvent sans indemnisation ou si peu. Depuis la fin des années 1980, certains projets ont dû être abandonnés ou, du moins, la Banque a dû en retirer son soutien (barrages sur la Narmada en Inde, par exemple). C’est le résultat de l’action de différents acteurs qui ont forcé la Banque à faire machine arrière dans certains dossiers : la conscience de l’ampleur des dégâts causés et la capacité de mobilisation des populations concernées à laquelle s’ajoute la solidarité d’une série de mouvements citoyens des pays les plus industrialisés. La Banque n’a pas pour autant renoncé aux grands projets d’infrastructure (voir supra l’exemple de l’oléoduc Tchad - Cameroun).
 
La foi aveugle dans la croissance et dans le modèle productiviste

La Banque mondiale ne s’est jamais départie d’une sorte de foi dans la croissance économique. La croissance est la condition sine qua non du développement. Le développement est synonyme de croissance. Barber Conable, président de la Banque de 1986 à 1991, déclarait en 1987 : “ Une vérité première, c’est que le développement ne peut être arrêté, on ne peut que l’orienter ” |3|. Au tableau de bord de la Banque et du FMI, c’est comme s’il n’y avait que deux voyants : celui qui indique le taux de croissance (mesuré par le taux de croissance du Produit Intérieur Brut) et celui du remboursement de la dette |4|. Les ressources que recèle la planète semblent être infinies et l’environnement semble être capable de supporter tous les outrages des procédés industriels utilisés dans le cadre de modèles productivistes. Tous les problèmes environnementaux rencontreront leur solution grâce au progrès technique.
 
Lawrence Summers, économiste en chef et vice-président de la Banque de 1991 à 1996 et, par la suite secrétaire d’Etat au Trésor pendant la présidence de William Clinton, déclarait en 1991 : « Il n’y a pas de (...) limites à la capacité d’absorption de la planète susceptibles de nous bloquer dans un avenir prévisible. Le risque d’une apocalypse due au réchauffement du climat ou à tout autre cause est inexistant. L’idée que le monde court à sa perte est profondément fausse. L’idée que nous devrions imposer des limites à la croissance à cause de limites naturelles est une erreur profonde ; c’est en outre une idée dont le coût social serait stupéfiant si jamais elle était appliquée » |5|.
 
Le cynisme poussé à l’extrême en interne à la Banque
 
Cela vaut la peine de faire référence ici à une controverse qui a éclaté fin 1991 lorsque l’hebdomadaire britannique The Economist publia de larges extraits d’une note interne à la Banque rédigée Lawrence Summers le 13 décembre 1991. Cette note était destinée à six collègues de la direction de la Banque et n’aurait peut-être jamais été connue du public si un vent favorable ne l’avait pas fait parvenir à Greenpeace qui s’est empressé de la diffuser largement. Mais c’est la publication de la note par The Economist qui déclencha le scandale car la direction de la Banque fut amenée à réagir. Voici quelques extraits de la note de Lawrence Summers :
 
« Entre vous et moi, la Banque mondiale ne devrait-elle pas encourager davantage le transfert des industries sales vers les PMA [pays les moins avancés] ? (...) La mesure des coûts de la pollution préjudiciable à la santé se fonde sur le manque à gagner dû à l’augmentation des maladies et de la mortalité. De ce point de vue, une quantité donnée de pollution préjudiciable à la santé devrait être attribuée au pays au coût le plus bas, c’est-à-dire celui dont les salaires sont les plus bas. La logique économique selon laquelle on devrait se débarrasser des déchets toxiques dans les pays aux salaires les plus bas est à mon sens impeccable, et nous devons l’accepter » |6|.
 
Summers poursuit : « J’ai toujours pensé que les pays sous-peuplés d’Afrique sont considérablement sous-pollués, la qualité de leur air est sans doute largement « sous-valorisée » par rapport à celle de Los Angeles ou de Mexico » |7|. Et plus loin : « L’inquiétude [à propos des agents toxiques] sera de toute évidence beaucoup plus élevée dans un pays où les gens vivent assez longtemps pour attraper le cancer que dans un pays où la mortalité infantile est de 200 pour 1000 à cinq ans » |8|.
 
La polémique dura plusieurs mois, le quotidien londonien Financial Times, dans son édition du 10 février 1992, publia de longs extraits de la note sous le titre « Préservez la planète des économistes » |9|.
 
La direction de la Banque fit savoir que le contenu de la note ne représentait pas l’opinion de la Banque. De son côté, Lawrence Summers, reprocha à The Economist d’avoir publié une note interne. Ce à quoi l’hebdomadaire répondit que s’il n’avait pas publié la note, la Banque n’aurait pas fait connaître son opinion.
 
Sur le fond, Lawrence Summers maintint une position productiviste sans faille.
 
Dans une lettre adressée à l’hebdomadaire britannique, publiée le 30 mai 1992, il écrit qu’à son avis, même en parlant du scénario le plus pessimiste, « le réchauffement du climat réduira la croissance de moins de 0,1% par an pendant les deux cents prochaines années (...). Brandir le spectre de nos petits-enfants appauvris si nous n’affrontons pas les problèmes globaux d’environnement est pure démagogie  ». Il ajoutait : « L’argument selon lequel nos obligations morales à l’égard des générations futures exigent un traitement spécial des investissements environnementaux est stupide » |10|.
 
Significatif de l’ampleur du scandale causé par le cynisme de l’économiste en chef de la Banque, dans le livre commandité par la Banque pour retracer son premier demi-siècle d’existence, Nicholas Stern (futur économiste en chef de la Banque) écrivit : « L’engagement de la Banque dans le domaine de l’environnement a été mis en doute par certains comme résultat de la publication fin 1991 par le magazine The Economist d’extraits d’une note de service interne écrite par Lawrence Summers, alors économiste en chef. La note de service interne suggérait la possibilité que les questions d’environnement étaient surestimées en ce qui concerne les pays en développement, ces pays pourraient réduire leurs coûts marginaux en commerçant ou en tolérant les substances polluantes. Bien que la Banque ait pris ses distances vigoureusement par rapport à ces remarques, la confiance dans son sérieux en matière d’environnement était ébranlée » |11| (c’est moi qui traduis).
 
Le FMI fait preuve du même aveuglement dans la croissance
 
Selon la logique des IFI, les Cassandre qui prétendent que certaines ressources (tels les combustibles fossiles) n’existent qu’en quantité limitée seront contredits par les faits. Les réserves de pétrole ou de gaz sont colossales et on n’en connaît qu’une partie négligeable. Pas plus tard qu’en 2003, Anne Krueger, économiste en chef et vice-présidente de la Banque mondiale de 1982 à 1987 et directrice générale adjointe du FMI à partir de 2001, expliquait le 18 juin 2003 à Saint-Pétersbourg à l’occasion du 7e Forum économique international, que les réserves de pétrole sont plus importantes aujourd’hui qu’en 1950, qu’aucun dommage irréparable n’a été causé à l’environnement de la planète |12|. Selon elle, plus on avancera dans le temps, plus on trouvera de réserves de pétrole, de même que, après une phase normale de dégradation de l’environnement, la situation s’améliorera selon des lois objectives de l’économie. En effet, toujours selon elle, à partir du moment où la croissance permet à un pays d’atteindre le seuil critique de 5 000 dollars de PIB par habitant, la société commence à faire les dépenses nécessaires à la réduction de la pollution. « Nous n’avons pas non plus causé de dégât irréparable à l’environnement. Il est clair qu’après une phase initiale de dégradation, la croissance économique entraîne ensuite une phase d’amélioration. Le point critique auquel les gens se mettent à choisir d’investir dans la prévention de la pollution et le nettoyage de zones polluées se situe à environ 5 000 dollars de PIB par habitant  » (c’est moi qui traduis).
 
La Banque, comme le FMI, affirme que la réduction de la pauvreté résultera mécaniquement de la croissance (et du libre-échange comme nous le verrons plus loin). Le Rapport sur le Développement dans le monde de 1980 publié par la Banque déclare : « avec la poursuite d’une croissance lente, des millions de personnes dans les pays en développement vont devenir progressivement plus pauvres ; avec une croissance accélérée, un peu près tout le monde profitera d’une augmentation de son revenu réel » |13| (c’est moi qui traduis).
 
Nous avons analysé seize discours prononcés entre mars 2002 et mars 2004 par Anne Krueger, en tant que première directrice générale adjointe du FMI. Tous mettent l’accent sur la croissance comme moyen de réduire la pauvreté. Dans un discours prononcé le 31 mars 2004 à Washington, Anne Krueger ne s’arrête pas là, elle ajoute que la croissance est générée dans les PED en dégageant un surplus budgétaire qui permet de rembourser la dette. L’enchaînement est le suivant : le fait de dégager un surplus budgétaire pour rembourser la dette est une précondition de la croissance qui est elle-même le meilleur moyen de réduire la pauvreté : « L’évidence économique est écrasante : un cadre économique stable incluant un surplus primaire permettant de rembourser la dette est la condition préalable d’une croissance rapide et soutenue ; celle-ci à son tour est le meilleur moyen de réduire la pauvreté » |14|.
 
La vacuité de cette idéologie productiviste a été démontrée notamment par François Perroux qui assure que la croissance peut être appauvrissante.
« Il est remarquable que l’analyse du concept même de croissance, tel qu’il a été défini, utilisé théoriquement et formalisé au cours des trente dernières années, révèle son insuffisance radicale pour fonder une politique économique à l’égard des pays en développement ou pratiquée par eux. L’aspect des phénomènes qu’il retient et isole par construction est, à lui seul, impropre à définir une stratégie à l’usage des pays riches et, a fortiori, des pays pauvres.
 
‘La croissance pour quoi’ ?, ‘En vue de quoi ’ ?, ‘La croissance, bienfaisante sous quelles conditions ’ ?, ‘La croissance pour qui’ ? Pour certains membres de la communauté internationale, ou pour tous ? Comment répondre pertinemment si l’on traite d’agrégats supposés homogènes par construction ?
 
Ces questions sont à la base des revendications des pays en développement, mais il faut bien comprendre qu’elles s’imposent à quiconque est préoccupé de modèles opérationnels et de politique concrète.
 
Dans l’univers des objets, des choses, ces curiosités introduisent l’être humain, l’individu, l’agent (actor), non pas seulement le producteur ou le consommateur, esclave du marché et soumis au système général des prix, mais bien les individus et leurs groupes capables de changer leur environnement par leurs activités intentionnelles et organisées. Actuellement, personne n’ignore que la croissance peut être appauvrissante si, par exemple, elle entraîne destruction ou détérioration des ressources naturelles. On sait qu’elle ne prend pas en compte la détérioration ou la destruction éventuelle des hommes puisqu’elle ignore tout ce qu’on doit mettre sous l’expression imagée : amortissement humain. [...]
 
Prendre en considération le développement, c’est faire comprendre le risque de la croissance sans développement. Il se réalise manifestement quand, dans les pays en développement, l’animation économique se cantonne autour des implantations de firmes étrangères ou de grands travaux sans s’irradier dans l’ensemble. [...] » |15|.
 
Un exemple emblématique de la poursuite du modèle productiviste : l’oléoduc Tchad Cameroun
 
Il s’agit d’un projet qui sert directement les intérêts des transnationales pétrolières et des Etats-Unis. Les travaux ont commencé en 2000 et se sont terminés fin 2003. Le consortium soutenu et financé partiellement par la Banque mondiale est dirigé par ExxonMobil Corp (Etats-Unis) et comprend en plus ChevronTexaco (Etats-Unis) et Petronas (Malaisie). Il s’agit d’amener du pétrole brut grâce à un oléoduc de plus de 1 000 km du Tchad vers l’océan Atlantique via le Cameroun. Sur la côte camerounaise, le brut est transbordé sur des bateaux tanker pour être acheminé vers les lieux de raffinage dans les pays industrialisés.
 
Ce projet fait partie de la nouvelle stratégie des Etats-Unis de diversifier ses zones d’approvisionnement en pétrole en renforçant notamment la place relative de certains pays africains (Nigeria, Angola, Guinée Equatoriale, Tchad...). Il s’agit d’un de ces innombrables projets d’extraction de matières premières sans transformation sur place. Le projet génère une quantité minime d’emplois permanents (quelques centaines) dans les deux pays concernés bien qu’il représente au départ un investissement de 3,5 milliards de dollars. Tout le matériel et tout le personnel qualifié sont étrangers à la région. Au Cameroun, l’oléoduc traverse ou jouxte des zones forestières fragiles où vivent des dizaines de communautés pygmées. Les indemnités consenties aux populations affectées ont été dérisoires (voir Los Angeles Times, 17 juin 2003).
 
Ce projet est soutenu avec enthousiasme par les autorités tchadiennes et camerounaises car le contrat prévoit que, sur une période de 30 ans, le Tchad (où se trouve le champ pétrolier) recevra 2,5 milliards de dollars et le Cameroun, 500 millions. La Banque mondiale et le gouvernement des Etats-Unis mènent une campagne active de propagande sur les bienfaits supposés du projet. Localement, les autorités tchadiennes et camerounaises font de même. La presse internationale n’est pas en reste. Voici un morceau de prose qui l’illustre. Sous le titre « Dans la guerre contre la pauvreté, l’oléoduc du Tchad joue un rôle surprenant : pour libérer des richesses enfouies, l’Etat renonce à contrôler ses dépenses en liquide », le quotidien financier The Wall Street Journal (WSJ) écrivait en première page de son édition du 26 juin 2003 : « Dans un autre désert s’élève la poussière d’un autre projet fondateur d’état. Les énormes camions et équipements de forage déployés par le consortium dirigé par Exxon-Mobil rugissent à travers sable et maquis de Kome (Tchad) où ils sont affectés à l’un des plus importants investissements privés en Afrique sub-saharienne (3,5 milliards) ». En lisant le WSJ, on se croit revenu au temps de Livingstone et de Stanley : « Le brut coule sur 663 miles par un oléoduc qui se glisse sous des fleuves infestés d’hippos, des savanes brûlées par le soleil, la forêt vierge et les terrains de chasse des Pygmées Bakola, avant d’aller se déverser dans des cuves géantes arrimées dans la houle atlantique au large des côtes camerounaises. C’est là la partie la plus simple”.
 
Ensuite vient le couplet humanitaire : « L’itinéraire suivi par l’argent du pétrole tchadien est plus aventureux. Pour la première fois, un pays a accepté de renoncer à son contrôle sur la façon dont est dépensé l’argent gagné sur ses réserves de pétrole. Les bénéfices de la vente du pétrole des trois premiers champs d’exploitation tchadiens (dont on prévoit qu’ils dépasseront les 100 millions de dollars par an, soit presque le double des rentrées fiscales du pays) passeront eux par un pipeline financier conçu par la Banque mondiale et d’autres organismes extérieurs et contrôlé par un comité tchadien qui rassemble des personnalités chrétiennes et musulmanes ainsi que d’autres dirigeants locaux. Leur rôle est de s’assurer que l’argent est bien dépensé pour des projets de développement comme des écoles, des dispensaires et des routes au lieu de disparaître dans des comptes secrets à l’étranger (comme cela s’est produit au Nigeria) ou de servir à alimenter des guerres civiles (comme en Angola ou au Soudan) ».
 
La dimension stratégique n’est pas absente : “S’il réussit, le projet (...) pourrait fournir un modèle montrant comment transnationales, associations d’entraide et Etats peuvent collaborer pour exploiter les richesses minérales de l’Iraq ou d’autres pays”. L’intérêt des Etats-Unis n’est pas oublié : “Pour les Etats-Unis, le projet tchadien représente une importante source de pétrole à côté du Moyen Orient et donc, par l’intermédiaire d’Exxon, une autre façon de s’installer en Afrique ”.
 
Enfin, le couplet sur la lutte contre la pauvreté : «  Le projet pourrait aussi ouvrir un nouveau front essentiel dans la lutte contre la pauvreté qui nourrit la haine sur laquelle fleurit le terrorisme ».

Ce que le WSJ ne relève pas, c’est qu’en 2000, la Banque mondiale a dû suspendre momentanément l’envoi de fonds car le dictateur tchadien Idriss Déby avait utilisé les premiers millions de dollars pour acheter des armes afin de renforcer son régime. En 2003, Idriss Déby a démis le président du comité de pilotage chargé de contrôler la bonne utilisation des fonds. De toute manière, l’ensemble du schéma monté par la Banque mondiale et les transnationales pétrolières est à remettre en cause : extraction des ressources sans transformation sur place, abandon de contrôle sur des ressources stratégiques, dégâts environnementaux et sociaux considérables, soutien à des régimes antidémocratiques et corrompus...
 
Epilogue
 
En 2000, la Banque mondiale a commandité une étude indépendante sur l’impact des projets qu’elle soutenait dans le secteur des industries extractives |16|. La question principale que la Banque posait était en substance la suivante : dans quelle mesure l’investissement que réalise le Groupe de la Banque mondiale dans les industries extractives contribue-t-il à avancer vers un développement durable ? Question subsidiaire : Quel doit être dans le futur le rôle de la Banque mondiale dans ce domaine ?
 
Fin 2003, le rapport de la commission indépendante recommandait notamment à la Banque de « supprimer peu à peu son soutien à de nouveaux investissements dans le secteur du pétrole et des mines de charbon » |17|, et, en substance, de demander le consentement préalable aux résidents de l’endroit où la Banque compte réaliser un investissement après les avoir informer de la nature du projet |18|. La direction de la Banque a décidé en août 2004 de ne pas suivre de telles recommandations.
 
Bibliographie :
 
BELLO, Walden. 2002. Deglobalization. Ideas for a new world economy, Zedbooks, London - New York, 132 p.
GEORGE, Susan et SABELLI, Fabrizio. 1994. Crédits sans Frontières, col. Essais, La Découverte, Paris, 278 p.
KAPUR, Devesh, LEWIS, John P., WEBB, Richard. 1997. The World Bank, Its First Half Century, Volume 2 : Perspectives.
RICH, Bruce. 1994. Mortgaging the Earth, Earthscan, London, 376 p.
TOUSSAINT, Eric. 2004. La Finance contre les peuples. La Bourse ou la Vie, CADTM-Liège/CETIM-Genève/Syllepse-Paris, 640 p.

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Message édité par Profil supprimé le 01-08-2008 à 15:04:01
n°15703594
Ernestor
Modérateur
modo-coco :o
Posté le 01-08-2008 à 15:02:26  profilanswer
 

docmaboul a écrit :


La Question? [:ddr555]


Oui oui. Vous avez pas le même style, mais les procédés, et surtout les buts sont similaires : noyer le poisson, insister sur des détails (ton Sahel) plutot que voir le schéma général. Une différence tout de même : tu es beaucoup plus méprisant que lui.

n°15703611
scOulOu
Born Under Saturn
Posté le 01-08-2008 à 15:04:01  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

Pour le reste, des sources, j'en ai (pas sous la main, faudrait que je cherche). J'ai lu des articles, j'ai vu des reportages, entendu des interviews (notamment de Stilgitz). Et donc tout ça serait de la désinformation ? Personne, au niveau politique mondiale (FMI, OMC, BM ou autre), n'a poussé (encore plus, si ça te convient mieux) à favoriser les cultures exportatrices au dépend des cultures nourricières ? C'est pas ce que j'ai entendu. Et je suis bizarrement pas le seul. On a tous donc tort donc ...


T'es victime du fameux complot trotsko-léniniste mondial, voilà tout :/

n°15703690
Ernestor
Modérateur
modo-coco :o
Posté le 01-08-2008 à 15:11:46  profilanswer
 

ovrefoss a écrit :

Mais c'est les jeunes UDF de Giscard, que tu nous décris !!!!! Oui, c'est les mêmes NAP, dont maman prend rendez-vous chez le psychiatre pour son nouveau caniche (elle en change presque tous les ans, le caniche finit par se tirer...), et loue une chambre de luxe en cure de désintoxication pour le fiston dans une clinique privée. Je déconne pas, hein ! C'est du vrai, du solide, du vu de mes yeux ! Plus qu'une fois dans ce genre hallucinant. Une autre qui donnait les clés de la grosse limousine (BMW...) à son gosse de 11 ans pour qu'il la sorte du garage, total, sept bagnoles qui morflent dans le parking. C'est ca la vie des débiles.


On va peut-être se calmer là :o Tes généralisations outriancières à partir de tes voisins, on va s'en passer.

o'rome a écrit :


 
Tain, la gueule de la source..........
 
Quand c'est pas HS, c'est des torchons venant des libertaires...
 
Bon, ça parle un peu de Sarko, c'est déjà ça!


Torchon ? Rue89 est un site sérieux niveau information. Alors là aussi va falloir se calmer.

n°15703703
Profil sup​primé
Posté le 01-08-2008 à 15:13:53  answer
 

(on écrit Stiglitz)
 
(je dis ça pour faciliter d'éventuelles recherches, pas taper hein Nestor)
 
(signé: un habitant de Steglitz)

n°15703785
Ernestor
Modérateur
modo-coco :o
Posté le 01-08-2008 à 15:21:19  profilanswer
 

Ok :jap: Je l'ai écrit de mémoire, j'étais pas sur de l'orthographe.

n°15703972
docmaboul
Posté le 01-08-2008 à 15:36:48  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Quant à parler de procès d'intention, ça serait gentil de ne pas m'accuser de dire que je pense, même inconciemment, que le FMI pratique une politique comme au temps de la colonialisation. Parce que justement, sur le topic PS, pas plus tard qu'il y a 1 ou 2 jours, j'ai reproché de voir écrit ça dans un article cité sur le topic.
 
Donc oui, il faut arrêter les procès d'intention. Et commence par appliquer ça à toi même, merci.


 
Je n'ai pas écrit cela ou je me suis mal exprimé. L'idée que vous énonciez est une forme actualisée d'une idée plus ancienne, jadis à l'endroit de la colonisation, aujourd'hui à l'endroit du FMI: voilà tout ce que j'ai voulu dire ainsi. C'est ce que j'appelle des "résonances historiques", en quelque sorte le bruit (l'idée) traverse le temps tout en se modifiant en fonction du milieu dans lequel il évolue, il résonne dans l'histoire en s'adaptant à l'époque, indépendamment de la véracité de ce qu'il exprime. C'est à rapprocher des traditions (ou des légendes pour le dire dans un vocabulaire moins favorable).
 
 

Citation :

Après tout, c'est surement très intéressant, mais c'est quand même un peu hors sujet. On parlait des politiques imposées par le FMI. Or ton document, d'après ce qu'en dit Duc-leto, n'en parle pas ou bien peu.


 
Il n'en parle pas parce que ça n'a pas de rapport. C'est logique. Sinon, il s'agit d'un autre sophisme (:whistle: ), plus sophistiqué celui-là. Vous voulez déterminer si la situation de A est corrélée à B. Vous étudiez donc la situation de A. Or, vous ne trouvez pas de corrélation avec B, qui n'a même pas besoin d'être mentionné pour expliquer cette situation. Duc-leto en déduit donc que ce n'est pas une étude valable, puisqu'elle ne montre pas la corrélation de B avec la situation de A. Le sophisme est ici d'induire l'assertion à démontrer comme critère de jugement de l'argument servant à la démontrer ou à l'infirmer. En plus clair, ne peut pas être valable un document relatant l'histoire agricole au Sahel puisqu'il ne fait pas intervenir le FMI et que le but est de montrer que le FMI y est intervenu de manière catastrophique, comme ailleurs. En poussant la logique, le fait que le FMI ne soit pas mentionné prouve qu'il est intervenu. En effet, si, lorsqu'il n'est pas mentionné, alors on ne prouve rien de cette façon, ne prouve alors quelque chose que ce qui montre son intervention et ne peut donc être prouvée que son intervention. Il s'agit ici de glisser discrètement une tautologie dans le raisonnement de manière à retomber sur ses pattes et de retrouver la conclusion que l'on a introduit en douce.
 
 

Citation :

Je ne sais pas de quoi tu parles sur ce topic extrême gauche. Merci de me donner le lien, ça sera plus simple.


 
http://forum.hardware.fr/hfr/Discu [...] #t14751259
 

Citation :


Pour le reste, des sources, j'en ai (pas sous la main, faudrait que je cherche). J'ai lu des articles, j'ai vu des reportages, entendu des interviews (notamment de Stilgitz). Et donc tout ça serait de la désinformation ? Personne, au niveau politique mondiale (FMI, OMC, BM ou autre), n'a poussé (encore plus, si ça te convient mieux) à favoriser les cultures exportatrices au dépend des cultures nourricières ? C'est pas ce que j'ai entendu. Et je suis bizarrement pas le seul. On a tous donc tort donc ...


 
Je suis toujours d'accord pour en discuter avec vous mais avec des sources et des critiques précises. Je ne veux pas débattre avec vous à ce sujet en leur absence.

Message cité 2 fois
Message édité par docmaboul le 01-08-2008 à 15:37:58
n°15704247
duc-leto
aka Duke
Posté le 01-08-2008 à 15:56:58  profilanswer
 

docmaboul a écrit :


Il n'en parle pas parce que ça n'a pas de rapport. C'est logique. Sinon, il s'agit d'un autre sophisme (:whistle: ), plus sophistiqué celui-là. Vous voulez déterminer si la situation de A est corrélée à B. Vous étudiez donc la situation de A. Or, vous ne trouvez pas de corrélation avec B, qui n'a même pas besoin d'être mentionné pour expliquer cette situation. Duc-leto en déduit donc que ce n'est pas une étude valable, puisqu'elle ne montre pas la corrélation de B avec la situation de A. Le sophisme est ici d'induire l'assertion à démontrer comme critère de jugement de l'argument servant à la démontrer ou à l'infirmer. En plus clair, ne peut pas être valable un document relatant l'histoire agricole au Sahel puisqu'il ne fait pas intervenir le FMI et que le but est de montrer que le FMI y est intervenu de manière catastrophique, comme ailleurs. En poussant la logique, le fait que le FMI ne soit pas mentionné prouve qu'il est intervenu. En effet, si, lorsqu'il n'est pas mentionné, alors on ne prouve rien de cette façon, ne prouve alors quelque chose que ce qui montre son intervention et ne peut donc être prouvée que son intervention. Il s'agit ici de glisser discrètement une tautologie dans le raisonnement de manière à retomber sur ses pattes et de retrouver la conclusion que l'on a introduit en douce.

 

Petite parenthèse :

Citation :

En effet, si, lorsqu'il n'est pas mentionné, alors on ne prouve rien de cette façon, ne prouve alors quelque chose que ce qui montre son intervention et ne peut donc être prouvée que son intervention.


Cette phrase grammaticalement parlant ne veut rien dire. A force de te la jouer compliqué pour brouiller tes interlocuteurs, peut-être t'y perds-tu toi-même. Bref.

 

Le comble de l'histoire, c'est que celui qui ne trouve pas de corrélation avec ton "B", c'est bien toi. Car ça part de FMI, ça part donc d'économie internationale, et toi tu sors un ouvrage d'étude agricole en Afrique pour prouver que...pour prouver quoi déjà ? Ah oui, que le FMI n'a pas accentué la pauvreté ni la malnutrition. Bah non désolé, tu as beau faire des phrases de 30 mots parfois alambiqués, c'est très clair que tu es complètement HS.

 

Et alors le pompom c'est de demander aux autres leurs sources. Rends-nous un service, lis "Globalization and its discontents", on gagnera du temps.
La dernière chose, c'est que tout est contestable en économie. J'ai même eu un professeur d'amphithéâtre qui était radicalement contre les théories de Stiglitz. Du moins, ce professeur avait l'intelligence de mettre un "je pense que..." avant de commencer, et avait les compétences pour juger, que tu n'as visiblement pas.
(Je plaide une immunité temporaire d'attaque perso, vu qu'on m'a conseillé une lobotomie il y a 3 heures et que je reste très zen, merci Ernestor)  [:tantor]


Message édité par duc-leto le 01-08-2008 à 15:58:48

---------------
Et toi, comment manies-tu ton manche ? - Dernière fréquence modulée
n°15704372
Ernestor
Modérateur
modo-coco :o
Posté le 01-08-2008 à 16:08:17  profilanswer
 

docmaboul a écrit :


Je n'ai pas écrit cela ou je me suis mal exprimé. L'idée que vous énonciez est une forme actualisée d'une idée plus ancienne, jadis à l'endroit de la colonisation, aujourd'hui à l'endroit du FMI: voilà tout ce que j'ai voulu dire ainsi. C'est ce que j'appelle des "résonances historiques", en quelque sorte le bruit (l'idée) traverse le temps tout en se modifiant en fonction du milieu dans lequel il évolue, il résonne dans l'histoire en s'adaptant à l'époque, indépendamment de la véracité de ce qu'il exprime. C'est à rapprocher des traditions (ou des légendes pour le dire dans un vocabulaire moins favorable).


Ok. Mais le rapport avec le sujet ? C'est historiquement intéressant, mais sans intérêt sur le fond du débat, à savoir, la critique des politiques agricoles mondiales ces dernières années.
 

Citation :


Il n'en parle pas parce que ça n'a pas de rapport. C'est logique. Sinon, il s'agit d'un autre sophisme (:whistle: ), plus sophistiqué celui-là. Vous voulez déterminer si la situation de A est corrélée à B. Vous étudiez donc la situation de A. Or, vous ne trouvez pas de corrélation avec B, qui n'a même pas besoin d'être mentionné pour expliquer cette situation. Duc-leto en déduit donc que ce n'est pas une étude valable, puisqu'elle ne montre pas la corrélation de B avec la situation de A. Le sophisme est ici d'induire l'assertion à démontrer comme critère de jugement de l'argument servant à la démontrer ou à l'infirmer. En plus clair, ne peut pas être valable un document relatant l'histoire agricole au Sahel puisqu'il ne fait pas intervenir le FMI et que le but est de montrer que le FMI y est intervenu de manière catastrophique, comme ailleurs. En poussant la logique, le fait que le FMI ne soit pas mentionné prouve qu'il est intervenu. En effet, si, lorsqu'il n'est pas mentionné, alors on ne prouve rien de cette façon, ne prouve alors quelque chose que ce qui montre son intervention et ne peut donc être prouvée que son intervention. Il s'agit ici de glisser discrètement une tautologie dans le raisonnement de manière à retomber sur ses pattes et de retrouver la conclusion que l'on a introduit en douce.


Belle branlette rhétorique mais à l'intérêt nul et au contenu vide. Un sophisme ?
 
Je rappellerai le débat, ça semble important là : la critique des politiques agricoles mondiales (FMI, OMC, BM ...).  
 
Donc explique nous en quoi citer un document (certainement fort intéressant au demeurant, je n'en doute pont) qui ne parle pas du tout des politiques du FMI/OMC/BM permet de connaitre et donc se faire une opinion sur ces mêmes politiques du FMI/OMC/BM ?
 


Ca date de 3 mois, quelle mémoire :D Ou quelle rancune ?
On ne va pas reprendre un débat aussi vieux, surtout que c'est peu ou prou le même que celui qu'on essaye d'avoir ici.
 

Citation :


Je suis toujours d'accord pour en discuter avec vous mais avec des sources et des critiques précises. Je ne veux pas débattre avec vous à ce sujet en leur absence.


Discuter commence déjà par ne pas débarquer en balançant un  
 

docmaboul a écrit :


 
Rien n'est plus faux :sleep:


 
Ah ben là c'est sur que ça pose les bases du débat sur de bons rails : une réponse pertinente, au contenu intéressant, et respectueuse de son interlocuteur qui plus est.
 
Pour les sources, Zmed a posté un article juste au dessus. On peut commencer par là ? Quoique, je sais que tu vas dire que c'est du délire de marxiste qui connaissent rien.

n°15704394
docmaboul
Posté le 01-08-2008 à 16:09:29  profilanswer
 


 
Merci. Voilà l'exemple de la contre-vérité historique ânonnée durant des années jusqu'à en devenir une vérité, à tel point qu'elle se passe d'une démonstration. Concernant l'Afrique de l'Ouest et en particulier le Sénégal, vous trouverez dans le livre que j'ai fourni tout l'historique local de l'alimentation, des productions, des cultures aussi bien vivrières qu'à l'exportation. Ainsi, page 112:

Citation :

Sont-elles [les cultures à l'exportation] responsables du déficit céréalier? Ont-elles engendré la famine au Sahel? Ce n'est certainement pas exact pour le coton qui n'occupe qu'une part infime des terres cultivées dans la région. Certes, il occupe de bonnes terres qui pourraient produire des céréales, mais on constate aussi, et l'exemple de la Haute-Volta est particulièrement parlant à cet égard, que les régions cotonnières, l'ouest de la Haute-Volta par exemple, sont aussi celles où le système de production céréalière est le plus productif et qui sont largement auto-suffisantes alors que les régions non cotonnières sont les moins productives en céréales et ont le plus de difficulté à se nourrir. Le coton n'a-t-il pas joué le rôle de moteur des productions céréalières plutôt que d'agent de la famine? (1)
La réponse est plus nuancée pour l'arachide. Pendant longtemps, les termes de l'échange ont été favorables, et, grâce à l'arachide qui permettait d'importer du riz, Sénégalais et Gambiens, grands producteurs d'arachide, ont été mieux nourris que les autres Sahéliens. Ils le sont encore aujourd'hui. Mais les termes de l'échange se sont dégradés, les cultures sont restées peu productives, leur développement inconsidéré a épuisé les terres: le bilan des cultures arachidières est loin d'être entièrement positif. Actuellement, l'arachide, et plus encore l'arachide pour l'exportation, ne joue plus qu'un rôle marginal dans la plupart des pays sahéliens et on ne saurait l'accuser d'être responsable de la famine. En revanche, en Sénégambie, elle occupe plus de la moitié des terres cultivées et est responsable en grande partie de l'épuisement des sols. Mais on notera aussi que les terres bien arrosées et cultivables sont encore abondantes en Casamance et surtout au Sénégal oriental, pratiquement vide d'hommes. L'image d'un pays privé de terres à céréales par les cultures d'exportation est loin d'être exacte. Elle est même franchement fausse.


 
(1): le même auteur a répondu par l'affirmative à cette question dans un autre ouvrage en montrant que les cultures à l'exportation avait permis l'achat de matériel ayant permis à son tour une augmentation de la productivité des cultures vivrières.

n°15704477
o_BlastaaM​oof_o
Posté le 01-08-2008 à 16:15:52  profilanswer
 

Non mais j'hallucine, le mec s'amuse à perdre un quart d'heure de sa journée à recopier une page d'un bouquin pour se donner raison [:prozac]
 
Certains sont vraiment prêts à tout.

n°15704564
Ernestor
Modérateur
modo-coco :o
Posté le 01-08-2008 à 16:22:16  profilanswer
 

docmaboul a écrit :

 

Merci. Voilà l'exemple de la contre-vérité historique ânonnée durant des années jusqu'à en devenir une vérité, à tel point qu'elle se passe d'une démonstration. Concernant l'Afrique de l'Ouest et en particulier le Sénégal, vous trouverez dans le livre que j'ai fourni tout l'historique local de l'alimentation, des productions, des cultures aussi bien vivrières qu'à l'exportation.


De quelles périodes s'agit-il ?

 

Et puis c'est un peu insuffisant : ok, ces pays ont pratiqué d'eux mêmes des cultures exportatrices à la place de cultures nourricières. Mais :

 

1) Ca n'a pas été accentué par une politique mondiale (FMI ...) ? Si les informations données par l'auteur sont dans une période récente, le FMI a du mettre son grain de sel ? Or il ne dit pas si le FMI qui est intervenu ou si ce sont ces pays qui d'eux même ont commencé/continué à faire ces pratiques. C'est donc insuffisant pour conclure.

 

2) Si le FMI est intervenu, il n'a pas cherché à diminuer cette logique d'exportation. Il l'a donc cautionné.

 

Mais bon, ton document est insuffisant pour conclure, encore une fois.

Message cité 1 fois
Message édité par Ernestor le 01-08-2008 à 16:22:27
n°15704648
docmaboul
Posté le 01-08-2008 à 16:29:10  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Ok. Mais le rapport avec le sujet ? C'est historiquement intéressant, mais sans intérêt sur le fond du débat, à savoir, la critique des politiques agricoles mondiales ces dernières années.


 
Le rapport avec le sujet est de montrer qu'il s'agit d'un vieux débat remis au goût du jour, sans fondement hier, sans fondement aujourd'hui.
 
 

Citation :

Belle branlette rhétorique mais à l'intérêt nul et au contenu vide. Un sophisme ?
 
Je rappellerai le débat, ça semble important là : la critique des politiques agricoles mondiales (FMI, OMC, BM ...).  
 
Donc explique nous en quoi citer un document (certainement fort intéressant au demeurant, je n'en doute pont) qui ne parle pas du tout des politiques du FMI/OMC/BM permet de connaitre et donc se faire une opinion sur ces mêmes politiques du FMI/OMC/BM ?


 
J'ai ouïe dire qu'Ernestor est pédophile (pleins de gens à la mine avertie le disent). Je regarde donc ce qu'écrit Ernestor pour en juger et à aucun moment il ne parle de pédophilie. Cette étude n'est pas un argument recevable puisqu'elle ne relie pas Ernestor à la pédophilie (A). Remarquez qu'il n'est possible de relier Ernestor à la pédophilie que si celui-ci est pédophile (B), le procédé ne pouvant donc mener qu'à une seule conclusion: Ernestor est pédophile, ceci parce qu'on introduit la conclusion à démontrer (B) en A, comme critère de validité des arguments, d'où une tautologie.
 
C'est peut-être plus clair sous cette forme plus personnelle?
 
 

Citation :

Ca date de 3 mois, quelle mémoire :D Ou quelle rancune ?
On ne va pas reprendre un débat aussi vieux, surtout que c'est peu ou prou le même que celui qu'on essaye d'avoir ici.


 
Si vous voulez. Disons que le topic extrême gauche est un peu plus calme et approprié pour évoquer ce genre d'idées (l'Occident capitaliste premier responsable des maux des pays en PVD, c'est quand même un de leur discours favori).

n°15704786
Ernestor
Modérateur
modo-coco :o
Posté le 01-08-2008 à 16:42:54  profilanswer
 

docmaboul a écrit :


Le rapport avec le sujet est de montrer qu'il s'agit d'un vieux débat remis au goût du jour, sans fondement hier, sans fondement aujourd'hui.


Ca ne montre pas ça du tout. C'est pas parce qu'avant on avait un débat erroné, qu'un débat similaire (enfin, ça c'est toi qui le dit) est forcément erroné aujourd'hui.
 

Citation :


J'ai ouïe dire qu'Ernestor est pédophile (pleins de gens à la mine avertie le disent). Je regarde donc ce qu'écrit Ernestor pour en juger et à aucun moment il ne parle de pédophilie. Cette étude n'est pas un argument recevable puisqu'elle ne relie pas Ernestor à la pédophilie (A). Remarquez qu'il n'est possible de relier Ernestor à la pédophilie que si celui-ci est pédophile (B), le procédé ne pouvant donc mener qu'à une seule conclusion: Ernestor est pédophile, ceci parce qu'on introduit la conclusion à démontrer (B) en A, comme critère de validité des arguments, d'où une tautologie.
 
C'est peut-être plus clair sous cette forme plus personnelle?


Ah mais c'était clair déjà avant. Mais c'est juste faux.
 
Résumons : soit l'assertion "A fait quelque chose". Il faut prouver que cette assertion est vraie ou fausse. Pour cela, tu donnes un document qui ne parle pas de A, du tout. Tu en déduis, à partir de ce document, que l'assertion, concernant A, est fausse (à partir d'un élement où A n'apparait pas, c'est là le truc qui cloche). Tu m'expliques le lien ? Si un de mes étudiants me sortait ça en examen de logique, je collerais 0 (cela dit, je suis pas prof de logique mais je comprends maintenant  le désespoir de mes collègues qui le sont :D)

Message cité 1 fois
Message édité par Ernestor le 01-08-2008 à 16:43:33
n°15704884
o_BlastaaM​oof_o
Posté le 01-08-2008 à 16:51:50  profilanswer
 

docmaboul a écrit :


J'ai ouïe dire qu'Ernestor est pédophile (pleins de gens à la mine avertie le disent). Je regarde donc ce qu'écrit Ernestor pour en juger et à aucun moment il ne parle de pédophilie. Cette étude n'est pas un argument recevable puisqu'elle ne relie pas Ernestor à la pédophilie (A). Remarquez qu'il n'est possible de relier Ernestor à la pédophilie que si celui-ci est pédophile (B), le procédé ne pouvant donc mener qu'à une seule conclusion: Ernestor est pédophile, ceci parce qu'on introduit la conclusion à démontrer (B) en A, comme critère de validité des arguments, d'où une tautologie.


Pitié, laisse la logique où elle est, ce n'est visiblement pas ton fort.
La seule façon de démontrer A est de démontrer qu'il existe une assertion B vérifiant B => A et de démontrer que B est vraie.
A moins que A soit une définition, quelque chose de communément accepté et qui est donc vrai par nature.
Ne pas trouver d'assertion B ainsi définie n'implique pas que A est faux.
 
Bref, stop le tripotage de poireau sur la logique là. C'est une science exacte, c'est pas en faisant des phrases pompeuses que tu prouveras quoi que ce soit.
 

n°15705029
duc-leto
aka Duke
Posté le 01-08-2008 à 17:08:06  profilanswer
 

En fait j'ai l'impression que depuis le début il veut construire son discours en mettant au même niveau les reproches adressés aux nations "colonialistes" et ceux adressés au FMI.
Sauf qu'il y a erreur d'énoncé Doc. Chaque personne qui voudra avoir un dialogue assez cohérent se passera de dépeindre le FMI comme une arme colonialiste justement. Restons dans l'absolu : un organe qui a pour vocation de prêter de l'argent à des nations en difficulté, en vue d'un re-développement efficace et durable.
Sortir le couplet de l'oncle Tom sur ce propos est assez risible, car il n'y a aucune preuve. Si l'on peut tirer des conclusions sur ce qu'a provoqué le FMI, c'est à dire un aggravement de la pauvreté dans certains pays (donc on va s'étendre : occident toujours puissant, toujours un aussi gros gateau et toujours aussi peu de conviés à la table), on ne peut vraisemblablement dire que le FMI est un instrument à la botte des Etats-Unis.
La principale raison est évidente, il y a un colonialisme économique à l'heure d'aujourd'hui qui est à l'exact inverse de celui que l'occident a pratiqué sur le reste du monde pendant des siècles ; et peut-être même que ce cher FMI a accéléré ce processus, c'est le comble du grotesque :)
Alors on me citera forcément ce cher Stiglitz qui dit bel et bien que le FMI est l'outil de la domination américaine. Je préférerais Friedman, qui se passe souvent de phrases ironiques et préfère le sarcasme sans sens figuré : "sans le FMI, il n'y aurait pas eu de crise asiatique, ou pas de cette ampleur".

 

Donc j'espère me tromper pour toi Doc, et que tu n'as effectivement pas voulu faire un débat sur "ce qu'on reproche au FMI, on le reproche aux colonisateurs", car c'est un débat très stérile.
Pour le reste, je m'en tiens à ce que j'ai dit : le FMI a des dysfonctionnements qui ont été pointés du doigt depuis des décennies, et qui a aggravé la situation alimentaire et sociale de beaucoup de pays qu'il a aidé.
Si tu veux parler d'agriculture africaine, parles-en, mais ne cite plus le FMI ou Stiglitz quoi  [:airforceone]  

 


Message édité par duc-leto le 01-08-2008 à 17:09:37

---------------
Et toi, comment manies-tu ton manche ? - Dernière fréquence modulée
n°15705574
docmaboul
Posté le 01-08-2008 à 18:04:35  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


De quelles périodes s'agit-il ?


 
C'est un peu ancien puisque cela remonte au milieu des années 80, c'est-à-dire avant que le FMI ne rentre dans la partie (je sais :o). Néanmoins, remarquez d'une part que la problématique était déjà exactement la même concernant les cultures à l'exportation et les cultures vivrières, et d'autre part que c'est lors de période 1960 à 1980 que l'autosuffisance alimentaire a été perdue dans cette région (avec pour causes principales une croissance démographique supérieure à la croissance de la production agricole doublée d'une modification des habitudes alimentaires). Vous trouverez ici une étude de la FAO sur la situation agricole et alimentaire du Sénégal depuis. Les causes principales étant toujours les mêmes -- protectionnisme honteux des pays développés et repus, techniques agricoles locales encore trop souvent archaïques et peu productives, alimentation pas ou peu adaptée aux ressources locales, exposition considérable aux aléas climatiques, faible niveau institutionnel -- les effets sont toujours aussi les mêmes. Si vous voulez un document allant un peu plus dans votre sens sur le rôle du FMI et des politiques libérales mais à mon avis trop synthétique pour ne pas être interprété de travers, vous avez aussi cet article de l'ONU: http://www.un.org/french/ecosocdev [...] 1foo2f.htm

n°15705663
Ernestor
Modérateur
modo-coco :o
Posté le 01-08-2008 à 18:14:18  profilanswer
 

On touche le fond là ...
 
Après plus de 3 pages de "baston", tu reconnais enfin que :
 
1) Ton document sur le Sahel n'a clairement aucun rapport avec le FMI puisque ça date d'il y a trop longtemps.
 
2) Tu finis par reconnaitre que le FMI a créé des dérives du type qu'on dénonçait (ce que tu as violemment contredit pendant 3 pages).
 
Tu m'expliques à quoi tu jouais exactement là ?
 
(je lirai tes documents plus tard, là j'ai pas trop le temps).

n°15705720
Quesque
Posté le 01-08-2008 à 18:19:32  profilanswer
 

On ne peut pas dire que le FMI ne prône pas le libéralisme hein ?!

Citation :

La croisade ultralibérale du FMI
Économie . Les conclusions sur la France de la mission du Fonds monétaire international (FMI), aujourd’hui dirigé par Dominique Strauss-Kahn, sont un panégyrique de la politique de Sarkozy.
 
Le FMI, qui a aujourd’hui à sa tête le socialiste Dominique Strauss-Kahn, se félicite, dans les conclusions de son rapport de mission sur la France, parues vendredi, de « l’élection d’un nouveau président et la nomination d’un gouvernement ouvertement réformateur offrant à la France l’occasion historique de renouer avec une croissance soutenue ». Les vingt points abordés dans le texte égrènent stoïquement les recettes libérales défendues par l’institution, avec l’assurance que ne saurait pourtant lui conférer un système économique pas encore remis du séisme qu’a provoqué, sur le marché mondial, la crise des « subprimes » survenue l’été dernier.
 
Jugeant « les priorités et la méthode du gouvernement, en matière de réformes, appropriées », le rapport salue au passage « la décision de ne pas accorder de coup de pouce au SMIC en 2007 » et suggère « qu’elle soit pérennisée ». À cet égard le FMI voudrait la création d’une « commission indépendante » capable de « sensibiliser à l’impact d’un salaire minimum élevé sur le chômage et les finances publiques ».
 
L’institution dirigée par Dominique Strauss-Kahn s’interroge aussi sur les négociations en cours concernant le Code du travail, considérant qu’« une véritable rupture avec le passé et une amélioration réelle du fonctionnement du marché du travail nécessitent d’amender les dispositions juridiques régissant actuellement le licenciement économique, de manière à faciliter les ajustements de main-d’oeuvre sans passer par la solution, coûteuse, du licenciement individuel ».
 
tout pour « libérer » le marché
 
Le texte se fait ensuite un panégyrique de la politique de Nicolas Sarkozy, « louant » l’assouplissement des 35 heures « car il permet aux entreprises de bénéficier d’une plus grande souplesse et de réduire leurs coûts salariaux indirects », « appréciant (…) à sa juste valeur le message que le paquet fiscal entend transmettre », ou, concernant la fusion ANPE-ASSEDIC, « se félicitant (…) que les autorités aient à nouveau placé le retour à l’emploi des chômeurs au coeur de leurs priorités, en proposant aux demandeurs d’emploi un accompagnement plus personnalisé assuré par une structure unique ».
 
Les obsessions de la vieille institution ne changent guère : accroissement de la concurrence, dérégulation et réduction drastique des dépenses de l’État, le tout pour « libérer » le marché. Favorable, dans le cadre de la réforme des retraites de 2008, à l’allongement de la durée de cotisation, le FMI précise même que « le degré de fermeté dont fait preuve le gouvernement sur l’allongement similaire de la durée de cotisation des régimes spéciaux s’avérera déterminant ».
 
S’il prône, en matière de santé et de protection sociale, une extension du recours aux franchises, le Fonds monétaire s’oppose à la création d’une cinquième branche « dépendance », jugeant que « les mécanismes d’assurance individuelle privée devraient jouer ici le premier rôle ».
 
300 LICENCIEMENTS
 
PRÉVUS AU FMI
 
Système financier, politique économique, droit du travail, finances publiques, politique budgétaire et protection sociale, tous les sujets sont abordés avec pour seul fil conducteur la capacité à « accroître la concurrence et le bien-être des consommateurs ». Sans se soucier des conséquences sociales de ses préconisations, dont le respect est, pour certains pays, le passage obligé pour obtenir les fonds nécessaires à leur survie, le FMI continue de relayer sans sourciller les intérêts des puissances financières.
 
Il reste que les 300 prochaines victimes du plan de licenciement prévu par Dominique Strauss Khan, au sein du FMI, pourront démentir l’idée selon laquelle l’arrivée d’un socialiste à la tête de l’institution ne changerait rien…
 
Frédéric Durand

n°15705753
duc-leto
aka Duke
Posté le 01-08-2008 à 18:23:06  profilanswer
 

Il est sensé apporter quoi cet article ?


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Et toi, comment manies-tu ton manche ? - Dernière fréquence modulée
n°15705874
docmaboul
Posté le 01-08-2008 à 18:39:46  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Ca ne montre pas ça du tout. C'est pas parce qu'avant on avait un débat erroné, qu'un débat similaire (enfin, ça c'est toi qui le dit) est forcément erroné aujourd'hui.


 
Bah, disons qu'à la longue, à force de changer les termes, les légendes finissent par acquérir un fond de vérité.
 
 

Citation :

Ah mais c'était clair déjà avant. Mais c'est juste faux.
 
Résumons : soit l'assertion "A fait quelque chose". Il faut prouver que cette assertion est vraie ou fausse. Pour cela, tu donnes un document qui ne parle pas de A, du tout. Tu en déduis, à partir de ce document, que l'assertion, concernant A, est fausse (à partir d'un élement où A n'apparait pas, c'est là le truc qui cloche). Tu m'expliques le lien ? Si un de mes étudiants me sortait ça en examen de logique, je collerais 0 (cela dit, je suis pas prof de logique mais je comprends maintenant  le désespoir de mes collègues qui le sont :D)


 
Ah mais en toute rigueur logique, on prouve ce que l'on affirme. J'affirme que le développement des cultures d'exportation n'a rien à voir avec le FMI dans le Sahel et ne s'est globalement pas fait au détriment des cultures vivrières. Je produits donc un livre étudiant le sujet et relatant l'histoire de ces cultures dans la région. Qu'il ne mentionne pas le rôle du FMI est logique, puisqu'il n'a rien à faire dans cette histoire. Si vous voulez maintenant prouver que l'auteur à tort, que ces cultures se sont développées sous l'égide du FMI ou de la BM et au détriment des cultures vivrières, c'est votre affirmation, et donc votre boulot. L'erreur de logique, c'est de dire que puisqu'untel ne parle pas du FMI pour les cultures d'exportation, c'est irrecevable pour déterminer si oui ou non le FMI est intervenu et de la manière dont vous le relatiez. Si vous préférez, la rumeur dit maintenant que je suis votre père. Votre certificat de naissance est irrecevable, puisqu'il ne me mentionne pas. De même, un test de paternité avec votre père ne prouvera rien, tout comme n'importe quelle autre étude où je n'apparais pas. Avec cette logique, je peux même dire que c'est le marxisme qui a causé la perte de Socrate. En effet, aucune étude sur son procès ne mentionne le marxisme comme cause, l'assertion "le marxisme a tué Socrate" en devient donc irréfutable par l'examen des causes réelles de sa mort.

n°15705907
o_BlastaaM​oof_o
Posté le 01-08-2008 à 18:43:45  profilanswer
 

docmaboul a écrit :

Ah mais c'était clair déjà avant. Mais c'est juste faux.
 
Résumons : soit l'assertion "A fait quelque chose". Il faut prouver que cette assertion est vraie ou fausse. Pour cela, tu donnes un document qui ne parle pas de A, du tout. Tu en déduis, à partir de ce document, que l'assertion, concernant A, est fausse (à partir d'un élement où A n'apparait pas, c'est là le truc qui cloche). Tu m'expliques le lien ? Si un de mes étudiants me sortait ça en examen de logique, je collerais 0 (cela dit, je suis pas prof de logique mais je comprends maintenant  le désespoir de mes collègues qui le sont :D)[/quote]
 
Ah mais en toute rigueur logique, on prouve ce que l'on affirme. J'affirme que le développement des cultures d'exportation n'a rien à voir avec le FMI dans le Sahel et ne s'est globalement pas fait au détriment des cultures vivrières. Je produits donc un livre étudiant le sujet et relatant l'histoire de ces cultures dans la région. Qu'il ne mentionne pas le rôle du FMI est logique, puisqu'il n'a rien à faire dans cette histoire. Si vous voulez maintenant prouver que l'auteur à tort, que ces cultures se sont développées sous l'égide du FMI ou de la BM et au détriment des cultures vivrières, c'est votre affirmation, et donc votre boulot. L'erreur de logique, c'est de dire que puisqu'untel ne parle pas du FMI pour les cultures d'exportation, c'est irrecevable pour déterminer si oui ou non le FMI est intervenu et de la manière dont vous le relatiez. Si vous préférez, la rumeur dit maintenant que je suis votre père. Votre certificat de naissance est irrecevable, puisqu'il ne me mentionne pas. De même, un test de paternité avec votre père ne prouvera rien, tout comme n'importe quelle autre étude où je n'apparais pas. Avec cette logique, je peux même dire que c'est le marxisme qui a causé la perte de Socrate. En effet, aucune étude sur son procès ne mentionne le marxisme comme cause, l'assertion "le marxisme a tué Socrate" en devient donc irréfutable par l'examen des causes réelles de sa mort.


Ton raisonnement n'a absolument rien de logique. Tu n'es pas un scientifique, n'est-ce pas ?

n°15705940
docmaboul
Posté le 01-08-2008 à 18:47:58  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

On touche le fond là ...
 
Après plus de 3 pages de "baston", tu reconnais enfin que :
 
1) Ton document sur le Sahel n'a clairement aucun rapport avec le FMI puisque ça date d'il y a trop longtemps.


 
Preuve, puisqu'il en faut, que cette situation n'a pas été créée par le FMI, contrairement à ce que vous affirmiez. Mon document traite de l'alimentation au Sahel, de l'autosuffisance, des productions d'exportation et vivrières, des importations agricoles, de l'histoire, des causes et conséquences de tout cela. Vous dites, sans rien démontrer, que le FMI est responsable de cette situation. Je dis que non et je fournis donc des éléments pour le montrer. Si vous avez des études contradictoires sur le même sujet, je serais ravi de les examiner. Si elles font l'impasse de l'histoire économique pour attribuer fallacieusement la paternité d'une situation au FMI ou la BM, ce n'est pas la peine.
 
 

Citation :

2) Tu finis par reconnaitre que le FMI a créé des dérives du type qu'on dénonçait (ce que tu as violemment contredit pendant 3 pages).


 
Oula, je n'ai rien dit de tel concernant notre sujet. J'ai dit qu'on pouvait trouver des éléments allant dans votre sens, j'aurais dû ajouter le mot "vaguement".

n°15706024
Ernestor
Modérateur
modo-coco :o
Posté le 01-08-2008 à 18:57:05  profilanswer
 

docmaboul a écrit :


Preuve, puisqu'il en faut, que cette situation n'a pas été créée par le FMI, contrairement à ce que vous affirmiez.


Ca, je l'accorde : ça existait avant. Mais encore une fois, ça n'est pas le sujet (c'est dur à rentrer ça :D)
 
Maintenant, étant donné que le FMI n'existait pas à ce moment là, la question est la suivante :
 
Depuis que le FMI (et consorts) ont pris place dans l'économie de ces régions, est-ce que :
1) Ca n'a absolument rien changé aux politiques agricoles de ces régions
2) Ca a modifié les politiques agricoles de manière négative (création ou accentuation des agricultures d'exportation au dépend des agricultures nourricières)
3) Ca a modifié les politiques agricoles de manière positive
 
Ton document ne permet ni de répondre 1, ni 2, ni 3. Il ne permet pas de répondre à la question. C'est en ça qu'il est hors-sujet dans le débat qui nous intéresse, même s'il n'est pas évidemment inintéressant dans l'absolu.
 
PS : et merci d'arrêter avec tes exemples qui n'ont rien de logique :D Le problème est simple, très simple. Pas besoin d'un examen en logique du 1er ordre avec 16/20. Pas besoin de logique du tout d'ailleurs.

Message cité 1 fois
Message édité par Ernestor le 01-08-2008 à 18:59:01
n°15706085
jack ryan
Slaughterhouse General
Posté le 01-08-2008 à 19:02:58  profilanswer
 

En tout cas, vous avez du courage avec duc-leto pour continuer cette discussion. Il embrouille trop ses messages le doc. Ca a calmé tout le monde, le sujet restant le FMI (enfin avec le doc pas sûr...).


---------------
I'm the best rapper alive, Lil Wayne's migraine Jay-Z's headache // Footware.fr
n°15706096
duc-leto
aka Duke
Posté le 01-08-2008 à 19:04:05  profilanswer
 

docmaboul a écrit :


 
Preuve, puisqu'il en faut, que cette situation n'a pas été créée par le FMI, contrairement à ce que vous affirmiez.


 
Ah ouais ?
 

duc-leto a écrit :

Après, le FMI a crée la pauvreté et les maux de la planète : personne ne l'a dit. Ce que tes interlocuteurs t'ont dit, et ce que tu n'as pas écouté (ou ce que tu as renié), c'est que le FMI a gravement appauvri une large partie de pays qu'il était sensé "aider".


 

duc-leto a écrit :

Alors je ne sais pas ce que tu tentes de démontrer depuis hier, en t'appuyant sur des comparatifs avec les autres productions d'un seul pays, mais c'est assez voire très limité comme explication.
Encore une fois, personne n'a dit que le FMI a crée la pauvreté ni ses conséquences. Il les a juste amplifié dans beaucoup de cas.


 
C'est vraiment énorme...


---------------
Et toi, comment manies-tu ton manche ? - Dernière fréquence modulée
n°15706112
docmaboul
Posté le 01-08-2008 à 19:06:16  profilanswer
 

o_BlastaaMoof_o a écrit :


Ton raisonnement n'a absolument rien de logique. Tu n'es pas un scientifique, n'est-ce pas ?


 
Suffisamment scientifique pour savoir que prouver que non-A est vraie implique que A est fausse. Ainsi, démontrer que les cultures d'exportations se sont développées sans l'intervention du FMI et sans pénaliser les cultures vivrières, cela prouve que la proposition contraire, "le FMI est responsable du développement des cultures d'exportations et qui se sont faites au détriment des cultures vivrières" est fausse.

n°15706126
Ciler
Posté le 01-08-2008 à 19:08:59  profilanswer
 

En même temps, je veux dire, ça vas, on vous dérange pas trop ? Y en a qui se sont pris des bans pour des HSs moins caractérisés :o


---------------
And I looked, and behold a pale horse: and his name that sat on him was Death, and Hell followed with him. Revelations 6:8
mood
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