CoyoteErable Dorée et Colorée | zeleyou a écrit :
Oui j'utilise les majuscules pour les garys qui réfléchissent qu'à coup de mots clés. AVIS c'est un mot clé pour qui ?
Quant à ta leçon sur le PEUPLE, polala. Un militant d'un mouvement populiste qui parle sans arrêt au nom DU PEUPLE veut m'expliquer ce que j'arrête pas d'expliquer aux populistes
Donc là tu m'expliques que le PEUPLE n'est pas une masse homogène (sans - blague) en défense de ceux qui parlent au nom DU PEUPLE et qui disent que LE PEUPLE est méprisé. Arrête tout de suite ta division par zéro.
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Mais jamais le populisme de Gauche a considéré le peuple comme quelque chose d'homogène, au grand jamais
C'est simplement que le peuple est lui même composé de divers groupes politiques, et qu'aujourd'hui, y'en a un qui piétine les autres, celui libéral, qui fait de la politique un objet neutre considérant que les autres groupes politiques n'ont pas à chercher le conflit en réunissant tout le monde autour du Centre, tout en sachant que ceci est à l'avantage d'un groupe particulier, "l'oligarchie", représenté par ceux qui sont gagnant d'une politique libéral (ça reste un clivage entre libéraux et anti libéraux). L'oligarchie s'opposant à ceux qui veulent une démocratie "radicale", qui est représenté par le peuple.
Y'a une histoire de guerre de position, de diffusion des idées, et d'illusion du consensus (tu sais, la signature que tu utilisais sans en connaître le principe politique et philosophique... )
http://www.slate.fr/story/138602/chantal-mouffe
Quelques citations parce que j'ai pas le temps de développer :
Citation :
L’illusion du consensus permet de comprendre comment les travaux de Schmitt sont intégrés à la pensée de Chantal Mouffe qui donne naissance à la relation agonistique nous/eux. Dans cette dernière relation, l’antagonisme est civilisé. Il vit au travers d’une frontière politique, définit un «nous» et un «eux». Il n’y a pas d’ennemi mais des adversaires. La politique vit par l’agonisme et ne succombe pas à l’injonction au consensus.
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Citation :
Laclau et Mouffe connaissent impeccablement l’œuvre de Marx et se font continuateurs des travaux d’Antonio Gramsci. S’ils ne nient nullement l’identifiant de la classe sociale, ils le relativisent et, en s’intéressant à la production discursive des identités politiques, donnent quelques clés qui permettent d’analyser comment le bloc historique néolibéral s’impose et comment les forces progressistes peuvent développer des stratégies contre-hégémoniques. À une «révolution», produit direct d’une lutte des classes, ils préfèrent donc une démocratie radicale fondée sur une articulation de demandes diverses. Tout le travail d’Ernesto Laclau et de Chantal Mouffe est orienté vers ce moteur de l’histoire humaine qu’est la superstructure et les conditions de sa formation.
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Citation :
Des demandes diverses existent en effet dans la société. La classe sociale ou les intérêts matériels ne sont pas les seuls éléments entrant en jeu dans le combat politique et dans la construction d’une volonté collective. La vision du monde est aussi forgée par d’autres combats, d’autres luttes, d’autres éléments présents dans la société. Ainsi Ernesto Laclau et Chantal Mouffe considèrent que des luttes comme les combats féministes, les luttes indigénistes (en Amérique latine), les luttes environnementales/ écologistes, les combats LGBT étant le produit d’un processus discursif, l’identité est construite, le «nous» est construit, et son essentialisation est impossible.
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http://www.regards.fr/web/article/ [...] e-la-crise
Citation :
Pour reprendre la définition de Laclau, le populisme, la création d’un peuple à avoir avec l’instauration d’une frontière entre “nous” et “eux”, entre le peuple et l’establishment. Bien entendu, ce “nous” peut être construit de manières fort différentes, puisque le peuple n’est pas donné, mais relève d’une construction politique en rapport avec un “eux”. Toute la question est de savoir quel genre de rapports s’établit entre ce “nous” et ce “eux”. Il peut prendre la forme d’un rapport avec un ennemi, un ennemi qu’il s’agit de détruire et d’éradiquer. Il peut aussi prendre la forme d’un rapport à un adversaire, mais un adversaire avec lequel la lutte, l’antagonisme est négocié dans le cadre d’institutions démocratiques qu’il s’agit de transformer pour étendre, radicaliser le cadre pluraliste de la démocratie. C’est en ce sens qu’un populisme de gauche n’est pas en opposition avec la démocratie et les institutions, mais relève de ce que j’appelle un réformisme radical. S’engager dans les institutions comme l’a tenté Syriza, comme le voudrait Podemos, exige de les transformer dans le sens d’une radicalisation et du pluralisme.
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Une partie avec laquelle tu dois être d'accord
Citation :
Un peuple ne constitue pas une entité homogène. Il est au contraire tissé de relations entre des demandes hétérogènes, et souvent divergentes entre elles. Pour prendre un exemple révélateur : je vis depuis longtemps en Grande-Bretagne et j’étais, dans les années 70 et 80, engagée dans le mouvement féministe. Je me souviens d’un mouvement féministe qui luttait, à l’intérieur des syndicats de l’imprimerie, pour l’égalité salariale des ouvrières. Les typographes, qui représentaient alors une sorte d’aristocratie ouvrière, mais qui étaient en grande partie, sinon exclusivement, des hommes, se sont battus contre cette revendication et pour maintenir le différentiel de salaire, et donc également une hiérarchie entre hommes et femmes. Articuler des demandes divergentes relève d’un travail et d’une construction politique qui n’est jamais donnée d’avance, et autrement plus difficile, me semble-t-il, que ne le laisse penser l’idée d’une convergence des luttes. Il est tout sauf évident que les luttes soient spontanément convergentes. Articuler ces luttes dans leur pluralité relève d’une travail politique, de la construction d’une “chaîne d’équivalences” comme nous l’écrivions avec Ernesto Laclau, c’est-à-dire aussi de la constitution de nouvelles formes de subjectivités. Par exemple, faire en sorte qu’il devienne impensable et intolérable, pour une féministe, de faire triompher une revendication au détriment de la classe ouvrière ou des immigrés.
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Au sujet du consensus :
http://lvsl.fr/petite-introduction-populisme-de-gauche
Citation :
Cette aseptisation du débat s’inscrit dans la théorie politique libérale : le conflit en politique est vétuste, le clivage gauche-droite est dépassé, il faut dialoguer pour parvenir à trouver un consensus. « On est tous de la classe moyenne » clamait Tony Blair, on peut donc tous se mettre d’accord. L’exemple de cette théorie s’illustre à la perfection dans la démarche d’un E.Macron qui entend transcender les clivages politiques en proposant un consensus centriste. Cette ère du post-politique se caractérise par une absence de conflit et l’absence de projets de société divergeants. Pourtant, la démocratie se doit d’être pluraliste pour fonctionner correctement en proposant des alternatives différentes au moment du vote, et de cette opposition naît une conscience politique réfléchie.
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Citation :
Alors que les libéraux ambitionnaient de mettre un terme au clivage, de supprimer toute désignation d’un « nous » et d’un « eux », ils ont finalement eux-mêmes marqué le retour de cette différenciation, mais sur le terrain moral, en condamnant le vote FN.
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Citation :
Nier l’expression conflictuelle, c’est risquer l’expression sur un autre terrain que celui du politique, et ainsi faire face à des ennemis, et non plus des adversaires, dans l’impossibilité d’un dialogue.
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zeleyou a écrit :
Houa, extraordinaire. Ils pensent qu'il vaut mieux avoir un boulot qu’être au chômage. C'est un point commun exceptionnel.
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La question d'avoir un ou deux jobs précaire pour les mêmes revenus (ou presque) qu'en étant au chômage sans améliorer sa situation se pose. Et je dirais même qu'il est plus sain pour le chômeur de ne pas travailler que d'accepter ce ou ces jobs, comme en Allemagne ou au UK :
https://www.latribune.fr/opinions/t [...] 43983.html
Car oui, ce type de job use la personne, sur le plan médical comme mental, en plus des difficultés pour avoir un accès aux soins pour soigner ces nouveaux maux (stress, fatigue, malbouffe en plus ect...) à cause d'un manque de temps, qui peut s'ajouter ou s'expliquer à une inégalité géographique, et un service publique en déclin, surtout au niveau hospitalier.
Mieux vaut avoir un pauvre au chômage ou qui travaille ? J'ai mon avis perso. Transformer les pauvres au chômage en travailleurs pauvres n'est pas une avancée sociale.
zeleyou a écrit :
Quant à devoir accepter n'importe quoi peu importe le type d'emploi ou la distance, aller source, ça devient pénible de répondre à toutes les rumeurs à la con.
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Les chômeurs pourraient bien voir leurs allocations plus réduites voire supprimées s'ils refusent les offres considérées comme «raisonnables» de Pôle emploi.
http://www.liberation.fr/france/20 [...] rs_1619036
Citation :
Selon la note citée par l’hebdomadaire, une recherche insuffisante, un refus de formation ou un refus de deux offres d’emploi jugées raisonnables, entraînerait une réduction des allocations de 50% pendant deux mois. En cas de récidive, elles seraient supprimées pour une durée de deux mois.
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C'était déjà au programme de Macron :
Citation :
Si plus de deux emplois décents, selon des critères de salaire et de qualification, sont refusés ou que l'intensité de la recherche d'emploi est insuffisante, alors les allocations seront suspendues.
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https://en-marche.fr/emmanuel-macro [...] sionnelles
Bref, reste à savoir c'est quoi "raisonnable" et comment ça va être encadré. Va falloir aussi des contrôleurs pour contrôler que les contrôleurs ne soient pas trop dur ? Donc c'est de la boule de cristal, mais on verra bien, on le saura bien assez tôt. On se rappellera de la sortie sur les chômeurs aux Bahamas d'un député LREM, j'espère du coup que ça ne va pas être les députés LREM qui vont contrôler ![[:didier frogba:5] [:didier frogba:5]](https://forum-images.hardware.fr/images/perso/5/didier frogba.gif) ---------------
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