Sur le fond, Bercy aurait-il raison d’exclure les ETF swapés dans le PEA ?1. Oui totalement : l’avantage fiscal du PEA doit servir exclusivement l’investissement européen
2. Oui plutôt : le swap respecte la lettre de la loi mais clairement pas son esprit
3. Oui, mais uniquement pour les nouveaux ETF créés à l’avenir
4. Oui, mais seulement avec une clause de grand-père intégrale pour les positions existantes
5. Je suis partagé : la logique de Bercy se défend, mais changer les règles maintenant serait une erreur
6. Non plutôt : le panier européen est réellement acheté, donc l’objectif du PEA reste en partie rempli
7. Non : ces ETF respectent exactement les règles fixées par l’État, point
8. Non, et ce serait une grave erreur pour l’attractivité du PEA et l’épargne long terme
9. Non, c’est surtout une manière détournée d’inciter les Français à investir davantage en Europe
10. Je me moque de « l’esprit du PEA » : donnez-moi juste mon ETF World avec un faible TER
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360no2 I am a free man! | Parce que je ne suis pas un Français moyen (tu sais, celui qui a un testicule et un ovaire ) ; et même en prenant mon foyer, nous ne sommes pas non plus le foyer moyen
simboss a écrit :
Parce que l'inflation de l'INSEE prend en compte un panier moyen qui n'est pas forcement proche du tien pour plein de raisons.
Au final si les clopes sont le principal facteur d'inflation selon l'INSEE, un non-fumeur s'en cogne, et inversement si l'INSEE oublie de prendre en compte la hausse de l'immo et donc du cout du logement pour toute personne en phase d'achat, ca pese aussi.
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TubeMap a écrit :
Je comprends ton point mais au moins, c'est la meme base de calcul pour tout le monde et basta. Rien que pour la comparaison ca foutrait un merdier pas possible si tu pouvais faire ton propre indice.
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Je ne parle pas ici de fichier de suivi : je parle de ce qui me permet d'être satisfait (ou non) de ma performance patrimoniale.
Et (schématiquement) dans mon cas, je suis satisfait si mon pouvoir d'achat a progressé. Pour la comparaison, effectivement, la perf brute (mais estimée nette de fiscalité latente ) est tout ce qui est nécessaire
evildeus a écrit :
Surtout que l'immobilier (a l'achat) c'est pas de la consommation
Et encore cette discussion
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Dans la planification d'une épargne personnelle et du financement de projets de vie personnels, c'est, au contraire, à intégrer.
L'INSEE travaille pour permettre aux politiques de prendre des décisions pour la collectivité ; pas pour permettre à l'épargnant de prendre des décisions patrimoniales personnelles.
Je ne dis pas que j'intègre tout ça bien proprement dans une usine à gaz excel ; juste que j'ai conscience que mes choix de vie en matière d'immo ne sont pas neutres sur mon patrimoine.
Spoiler :
> J'ai choisi de rester mobile et, conséquemment, locataire : le complément de rémunération (pourtant substantiel) que j'ai pu en tirer n'a pas nécessairement été suffisant pour compenser l'augmentation du bien immobilier que je compte acheter à terme dans ma localité cible.
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oh_damned a écrit :
C'est un peu la base.
Ce qui compte c'est ta perf nette d'inflation, pas ta perf brute, qui à part te palucher avec, ne sert pas à grand chose.
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Sinon, Scipion8 pourrait compter tous les ans sa perf dans la devise du pays dans lequel il travaille.
Et il serait alors d'autant plus riche qu'il aurait mal travaillé  Message édité par 360no2 le 19-03-2021 à 17:08:59 ---------------
"a fool and his money are soon parted" (Affolant Monet : art sans partage) | Ça nous coûte un pognon de dingue ! (circa 2018)
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oh_damned | coucouriste a écrit :
Ça me fait penser à une « opportunité » que j’avais eu de rentrer dans le pool d’un day trader connu (il avait ecrit des bouquins, etc ) qui affichait des resultats hallucinants et qui proposait de faire travailler les fonds investis sur une base de quasi 0.5% par jour.
Tout allait bien pendant environ 3 mois, puis un jour « Bonjour à tous, j’ai mal géré, j’ai tout paumé, au revoir »
Par chance j’avais rien mis, mais j’avais été proche de mettre autour de 10k au demarrage. On a jamais su s’il s’était barré avec la caisse ou s’il a vraiment tout perdu 
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Par charité chrétienne je compatis pour les victimes de cette arnaque dégueulasse.
Mais pour croire à ce niveau de promesse débile faut quand même en tenir une sacrée couche.
kimmeria a écrit :
Ton analyse est la même en ce concerne les produits d'épargne Binance plus "classique" ? Qui servent du 6-7% en stablecoin USD.
https://www.binance.com/fr/savings# [...] eddeposits
Et le staking de certains coins pourtant de forte notoriété et existants depuis plusieurs années, proposé à 5-15% (Cardano, EOS, ATOM, Tron, Dash, XEM, etc.) ? D'ailleurs je ne comprends pas pourquoi les taux en staking sont autant différent selon les plateformes pour un même coin, alors que les récompenses sont sensées venir du réseau PoS, donc les mêmes pour tout le monde (modulo quelques frais).
Exemple pour Cosmos (ATOM) :
1.5-3% sur Bitfinex
7% sur Kraken
10.5% à 15.8% selon le délais de verrouillage sur Binance
WTF ? Je me demande s'il y a un risque sous-jacent caché.
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Il faut avoir ce réflexe avant même de commencer son analyse si on s'intéresse à un placement à haut rendement :
commencer par considérer le placement comme suspicieux et à (très) haut risque.
Quand bien même après analyse tout semblerait solide, rester sur quelques pourcents max de son actif total est également un bon réflexe à avoir.
Et au delà des intermédiaires potentiellement douteux, il faut garder à l'esprit qu'il y a un risque systémique énorme sur les crypto (certains gros états qui pourraient à un moment avoir envie de siffler la fin de la récré).
Si par exemple il y a un blocage du circuit de convertibilité en dollars des cryptos, la grosse majorité des acteurs du secteur des cryptos l'ont dans le fion.
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“Everyone has a plan: until they get punched in the face.” – Mike Tyson
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Hidalgo04 | LooKooM a écrit :
C'est un débat plus fondamental qu'il n'y parait, il y a différents courants idéologiques à ce sujet.
1/ Est-ce que les analyses sur 30 à 50 ans sont PLUS pertinentes que les analyses sur 10 à 20 ans étant donné la vitesse à laquelle des changements systémiques et geopolitiques surviennent dans le monde ? A mon sens, pas vraiment. Le fait que la courbe de taux soit depuis environ 10 ans complètement à l'envers de toutes les théories économiques centenaires biaisent très fortement l'analyse des marchés actions selon moi. Qu'à horizon 20 ou 30 ans la courbe de taux revienne dans une configuration plus classique ET que l'on vive à nouveau une phase de surperformance value ne m'étonnerait pas, mais faut il pour autant embarquer un biais dans son allocation dès maintenant en prévision de cela ? Alors que cela dépasse presque l'échelle d'une vie d'épargnant (environ 40 ans d'épargne)
2/ Les performances boursières sont selon moi beaucoup plus alignées avec la pratique ou non d'un a) capitalisme libéral de marché EN SUS d'un b) PIB en croissance EN SUS c) d'exportations des entreprises cotées que du PIB seul. L'Asie et les pays emergents bénéficient d'une très belle croissance du PIB mais d'une organisation du capital encore bien différente de l'épure libérale de marché pronée par les US. Leurs marchés demeurent petits et s'ils se rapprochent très rapidement du modèle US, en sont encore loin. De même, l'Europe a une croissance de son PIB plutôt molle mais a beaucoup d'exportations de la part de ses entreprises cotées et pratique un capitalisme moins libéral et moins orienté marchés qu'aux US.
Allouer son capital en fonction des tailles des marchés et donc selon un indice MSCI World répond à ce triangle et est, en fait, tout à fait pertinent selon moi.
3/ Parler de biais US et de biais Tech oublie que les US vendent EN DEHORS des US et rapatrient des profits gigantesques dans leurs marchés cotés aux US SANS impacter pour autant leur PIB. L'exemple d'Apple est par exemple intéressant : tous les profits en Europe sont capturés par les entités au Luxembourg et en Irelande, impactant positivement leurs PIB. Pourtant, tous les profits Apple en Europe sont bien representés dans les rapport K1 liés au stock AAPL cotés sur le Nasdaq. De même les profits de LVMH en Chine sont capturés par leur entité à HK si je ne me trompe pas, sans impacter le PIB français et pourtant ces profits LVMH en Chine sont valorisés dans l'action LVMH sur Euronext à Paris.
Bref, ramener l'equation d'investissement aux PIB masque tous les flux cross-border des grands groupes qui tirent les marchés financiers depuis des decennies. Notamment la Tech qui est globale et sans frontière par nature. Selon moi, une approche PIB est précisement l'approche biaisée vs. l'approche de taille de marché qui represente vraiment où les profits sont valorisés (dans l'action) et non enregistrés comptablement (dans le PIB du pays de booking des ventes)
Que les US representent plus de la moitié des profits des entreprises cotées dans le monde est edifiant, je suis d'accord, mais ce n'est pas faux pour autant et justifie d'investir en conséquence selon moi. Si l'on avait a notre disposition un jour des outils permettant d'investir dans les societés non cotées de façon efficace, evidemment que l'on pourrait regarder les choses differemment : brutalement la taille des marchés asiatiques et européens seraient relativement plus importants. Mais ce n'est pas le cas et on fait donc avec 
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Bonjour Lookoom,
tes arguments sont complètement recevables et je les entends. J'avoue en revanche avoir du mal quand je vois la valorisation de Tesla et d'autres entreprises US de la Tech. Ca me rappelle l'époque des doc-com...et la correction qui a suivi.
Je me dis qu'à un moment où à un autre on devrait revenir à plus de raison. Mais peut-être que je me trompe...
Je dois avouer être aussi très influencé par des "mentors" plutôt value comme Paul Merriman, Rob Arnott de Research Affiliates, Francisco Garcia Parames (Bestinver, Cobas AM), Jeremy Grantham de GMO, Larry E. Swedroe...les travaux de Fama - French et d'autres académiques US.
Quelques épisodes qui mettent en garde contre la sur-représentation des US dans les indices et de leur niveau de valorisation élevé :
The Best Investment Writing Volume 4: Alec Lucas, Morningstar – A New Perspective on Geographical Diversification
https://mebfaber.com/2020/11/02/the [...] ification/
The Best Investment Writing Volume 4: Rob Arnott, Research Affiliates – Bubble, Bubble, Toil and Trouble
https://mebfaber.com/2020/10/19/the [...] d-trouble/
The Best Investment Writing Volume 3: Rob Arnott, Research Affiliates, Yes. It’s a Bubble. So What?
https://mebfaber.com/2019/07/29/the [...] e-so-what/
10 things you should know about small cap value
https://paulmerriman.com/10-things- [...] e-changer/
Bonjour Lookoom,
voici l'état de l'art des dernières recherches sur les facteurs small size, value, quality, momentum :
https://alphaarchitect.com/2020/12/ [...] or-or-not/
“This result does not imply that investors should generally strive for size neutrality, in particular when it comes to long-only factor strategies. … The fact that other factors, such as value, tend to be stronger in the small-cap space may justify a structural overweight in small-cap stocks even if the size premium itself is zero.”
They added:
“Thus, a tilt towards small-cap stocks in long-only factor strategies can serve as a powerful catalyst for unlocking the full potential of these other factors.”
They concluded:
“For long-only investors, this means that an overweight in small-cap stocks may be desirable even if there is no size premium because small-cap stocks can serve as a powerful catalyst for unlocking the full potential of other factors, such as value and momentum. The higher expected return from targeting other factors in the small-cap space has to be balanced against the systematic risk that comes along with small-cap exposure, in particular the risk of small-cap stocks, in general, lagging the capitalization-weighted index by a substantial amount or for a prolonged period of time.”
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