Sur le fond, Bercy aurait-il raison d’exclure les ETF swapés dans le PEA ?1. Oui totalement : l’avantage fiscal du PEA doit servir exclusivement l’investissement européen
2. Oui plutôt : le swap respecte la lettre de la loi mais clairement pas son esprit
3. Oui, mais uniquement pour les nouveaux ETF créés à l’avenir
4. Oui, mais seulement avec une clause de grand-père intégrale pour les positions existantes
5. Je suis partagé : la logique de Bercy se défend, mais changer les règles maintenant serait une erreur
6. Non plutôt : le panier européen est réellement acheté, donc l’objectif du PEA reste en partie rempli
7. Non : ces ETF respectent exactement les règles fixées par l’État, point
8. Non, et ce serait une grave erreur pour l’attractivité du PEA et l’épargne long terme
9. Non, c’est surtout une manière détournée d’inciter les Français à investir davantage en Europe
10. Je me moque de « l’esprit du PEA » : donnez-moi juste mon ETF World avec un faible TER
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Mitch2Pain | Slynox a écrit :
Suite à ton message je viens de m'apercevoir d'un truc étrange : si on prend Immorente ils annoncent 12% TTC de frais, pourtant 337x(1-12%) ça fait un prix de retrait à 296,56 et non 303,3€. Si on fait le même exercice avec Primovie par ex : 203*(1-9,15%)=184,43 -> on retombe bien sur le prix de retrait annoncé. En consultant les statuts d'Epargne Foncière qui semble fonctionner comme Immorente, il est indiqué que le prix de retrait est déterminé en soustrayant les frais HT au prix de souscription ; alors que pour Primovie ce sont les frais TTC qui sont soustraits. Je trouve ça assez étrange cette différence et je ne vois pas ce qui justifie de ne pas soustraire la TVA du prix de retrait, étant donné qu'elle n'est plus dans la scpi ? https://i.imgur.com/Y9HvJqU.png https://i.imgur.com/ZPoiulu.png
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Merci pour tes recherches. On ne peut vraiment faire confiance à aucun indicateur, il faut tout recalculer soi-même Slynox a écrit :
Non c'est 4,5% du prix de souscription donc de 337. Non c'est plutôt 10-4,5% cf ci-dessus. Donc je ne vois pas comment tu peux tomber sur 3,64%, tu devrais avoir 5,5% (hors frais de versement en sus du contrat). En direct il faut généralement 2,5 ans (hors revalorisation de part) avant que les frais d'entrée soient remboursés, donc rien de surprenant à ne pas être break-even après quelques mois, même en AV.
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337 - 337*0,045 = 321,83€ C'est bien le chiffre que je retrouve sur les papiers: Valeur de l'UC au 11/10/2019 = 321,83€ nb UC = 6,155 Epargne investie = 1980,97€ vérification: 321,83 * 6,155 = 1980,86€ (on va dire que c'est bon) Montant de votre épargne au 12/10/2019 = 1866,81€ Et là par contre je ne comprend pas comment on passe de 1980 à 1866 Je calcule une perte de 3,64% que je n'explique pas. Je m'attendais à 12% HT (donc environ 10%). |
MightyEyeball | Une note intéressante de France Stratégie sur le "patrimoine retraite", c'est-à-dire l'équivalent patrimonial des droits actualisés à la retraite, et sa comparaison avec le patrimoine privé : https://www.strategie.gouv.fr/sites [...] ne-mai.pdf
Citation :
Le calcul d’un équivalent patrimonial des droits à pension, déterminé comme la somme actualisée des pensions perçues par un individu pendant sa retraite, permet de mettre en regard ce « patrimoine retraite » et le patrimoine privé et de comparer leurs distributions. Cette analyse patrimoniale donne une vision globale des droits à retraite, combinant le niveau de la pension à la liquidation, et la durée de perception de cette pension, ce qui permet de tenir compte des écarts d’espérance de vie à la retraite.
En France, le patrimoine retraite des individus âgés de 50 à 65 ans en 2017 équivaut à 447 000 euros en moyenne au moment du départ en retraite. Il est alors supérieur de 56 % à la valeur moyenne de leur patrimoine privé (mobilier, immobilier ou professionnel). Le patrimoine retraite des femmes est supérieur de près de 7 % en moyenne à celui des hommes : leur espérance de vie plus élevée compense un niveau de pension plus faible et leur donne accès beaucoup plus souvent à la réversion. En équivalent viager, leur retraite est cependant inférieure à celle des hommes : elles reçoivent en moyenne annuellement 18 000 euros jusqu’à leur mort, contre 20 100 pour les hommes.
Le patrimoine retraite croît par construction avec le niveau de revenu d’activité moyen sur l’en-semble de la carrière, donc avec le niveau de patrimoine privé. Le patrimoine retraite moyen augmente jusqu’à la médiane des patrimoines privés avant de former un plateau jusqu’aux plus hauts déciles. En moyenne, les 10 % les plus fortunés détiennent un patrimoine retraite égal à 1,4 fois celui des 10 % les moins fortunés. Ces inégalités de patrimoine retraite sont donc beaucoup plus faibles que les inégalités de patrimoine privé, avec un indice de Gini divisé par deux. Elles sont aussi plus faibles que les inégalités de revenu d’activité sur l’ensemble de la carrière, avec un indice de Gini inférieur de 25 %. Le taux de remplacement, très élevé pour les premiers déciles de patrimoine privé et de revenu d’activité, fait plus que compenser une espérance de vie plus faible.
Enfin, la part relative du patrimoine retraite par rapport au patrimoine privé a eu tendance à baisser depuis vingt ans, sous l’effet de la forte progression des patrimoines privés et, dans une moindre mesure, des réformes des retraites intervenues entre 2002 et 2019 : le patrimoine retraite des générations étudiées est inférieur de 7 % (soit 35 000 euros) à celui qu’elles auraient accumulé dans le cadre de la législation de 2002.
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Sur la distribution des deux types de patrimoine, rien de fondamentalement nouveau : la retraite par répartition a un gros rôle redistributif, en assurant des ressources à ceux qui ont gagné modestement leur vie, et un patrimoine retraite qui plafonne assez vite.
En revanche, quelques observations intéressantes, notamment sur le fait que les femmes, avec leur espérance de vie plus longue et une tendance plus marquée à toucher la réversion, ont un patrimoine retraite plus élevé que les hommes, malgré un niveau de pension plus faible. Aussi sur le fait que les moins bien lotis en patrimoine retraite compensent leur espérance de vie plus faible par un taux de remplacement plus élevé, ce qui explique aussi les faibles inégalités de patrimoine retraite vs patrimoine privé.
Bonne lecture.
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simboss | kimmeria a écrit :
Attention au vocabulaire. Dans la très grande majorité des cas, les différences de salaires ou de pensions observées ne sont pas des inégalités, car elles sont simplement la conséquence de situations différentes en comparaison avec les hommes : davantage de temps partiel chez les femmes et/ou davantage de travail dans des secteurs d'activité traditionnellement moins bien rémunéré.
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C'est complètement HS, mais comme j'ai un cas très proche qui me touche sur le sujet, je rebondis quand même.
Le coté moins payé des boulots majoritairement féminins est peut être "traditionnelle", elle n'en reste pas moins souvent une conséquence du simple fait que ces secteurs d'activité soient majoritairement féminins. Un cercle vicieux en somme.
kimmeria a écrit :
Les vraies inégalités de salaires ou pensions à situation égale sont très rares (c'est à dire même poste, même quotité de travail, même expérience, même responsabilité, même ancienneté, même nombre nombre de trimestres cotisés avec le même revenu moyen, etc.).
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Il y a quand même des cas ou bien que la situation ne soit pas a 100% identique, l’écart ne peut être justifié par aucune des différences que tu cites, ou alors ou le critère en lui-même devrait donner un salaire supérieur a la femme, mais ca n'est pas le cas.
LittleFinger22 a écrit :
Ca paraît complètement débile de comparer des salaires dans des secteurs différents ou à temps de travail différents non ?
Je pensais que les études étaient faites au sein d'une même entreprise, à expérience, poste et durée de travail équivalents, mais j'avoue ne jamais avoir creusé le sujet.
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Il peut tres bien y avoir une analyse statistique qui permet de gommer les différences autres pour en extraire le facteur genre. Ca n'est pas parfait, mais l'ecart est souvent assez significatif pour avoir un sens quand meme.
Et puis tout est dans le "équivalent", de plus en plus de postes sont "uniques" quand on regarde de suffisamment pres, donc si on va dans le détail on s'interdit de faire toute comparaison puisque l'on trouvera toujours une différence entre un poste et un autre (pourquoi pas le position du bureau plus ou moins proche de la fenetre ou des WC ).
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MightyEyeball | kimmeria a écrit :
Attention au vocabulaire. Dans la très grande majorité des cas, les différences de salaires ou de pensions observées ne sont pas des inégalités, car elles sont simplement la conséquence de situations différentes en comparaison avec les hommes : davantage de temps partiel chez les femmes et/ou davantage de travail dans des secteurs d'activité traditionnellement moins bien rémunéré.
Les vraies inégalités de salaires ou pensions à situation égale sont très rares (c'est à dire même poste, même quotité de travail, même expérience, même responsabilité, même ancienneté, même nombre nombre de trimestres cotisés avec le même revenu moyen, etc.).
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Oui bien sûr. Merci de la précision mais c'est justement ce qui rend ces "inégalités" (utilisons le vocable que tu veux) si difficiles à corriger (et parfois elles n'ont pas toutes vocation à l'être, mais ce n'est pas le débat). Toutes choses égales par ailleurs, on peut éventuellement dire que les salaires et les pensions sont les mêmes entre les hommes et les femmes. Le problème (ou en tout cas le sujet) c'est que tout n'est pas égal par ailleurs.
Mitch2Pain a écrit :
A cotisation égale, les assureurs calculaient une rente mensuelle plus faible pour les femmes que pour les hommes car l'espérance de vie de celles-ci était plus élevée.
Ce qui est parfaitement logique pour un assureur.
Cette différenciation a été jugé sexiste et est désormais interdite: le calcul des rentes des hommes est désormais basé sur la même grille que celle des femmes.
C'était passé sur ce topic il me semble.
Les assureurs peuvent remercier les féministes Enfin moi je m'en fou: je n'ai pas souscris de retraite complémentaire avec sortie en rente.
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Sauf que ça n'a rien à voir avec la choucroute, puisque la note que j'ai postée parle du patrimoine retraite issu du régime de retraite par répartition, pas de la sortie en rente d'un contrat de retraite complémentaire. C'est donc pour ça que je ne comprenais pas ta remarque, car tu parlais d'autre chose.
Mitch2Pain a écrit :
Des raisons largement documentées dans Biba et autres magasines de divertissement qui brossent leur public dans le sens du poil pour vendre leur papier Si ces "journalistes" faisaient leur travail correctement cette légende urbaine serait largement démontée. Ce qui est faisable en 4 pages: Comprendre l'écart de salaire.
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En ce qui me concerne, tu combats un homme de paille là. D'une part car je parlais d'autre chose, et d'autre part car je n'ai jamais dit le contraire de ce que tu avances.
En attendant, en moyenne, les femmes touchent des pensions plus faibles que les hommes. Il y a plein de raisons à ça (qui ne sont pas forcément du sexisme ou un héritage patriarcal), mais ça reste un fait. Là où l'étude postée est intéressante, c'est qu'elle fait la remarque que malgré des pensions plus faibles en moyennes, les femmes ont un patrimoine retraite plus élevé grâce à leur espérance de vie supérieure.
Bref, je ne vois pas le malaise |