Sur le fond, Bercy aurait-il raison d’exclure les ETF swapés dans le PEA ?1. Oui totalement : l’avantage fiscal du PEA doit servir exclusivement l’investissement européen
2. Oui plutôt : le swap respecte la lettre de la loi mais clairement pas son esprit
3. Oui, mais uniquement pour les nouveaux ETF créés à l’avenir
4. Oui, mais seulement avec une clause de grand-père intégrale pour les positions existantes
5. Je suis partagé : la logique de Bercy se défend, mais changer les règles maintenant serait une erreur
6. Non plutôt : le panier européen est réellement acheté, donc l’objectif du PEA reste en partie rempli
7. Non : ces ETF respectent exactement les règles fixées par l’État, point
8. Non, et ce serait une grave erreur pour l’attractivité du PEA et l’épargne long terme
9. Non, c’est surtout une manière détournée d’inciter les Français à investir davantage en Europe
10. Je me moque de « l’esprit du PEA » : donnez-moi juste mon ETF World avec un faible TER
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Silk56 Sauvage au coeur tendre | Pour info, sur l'influence de la génétique sur l'épargne  Initialement du topic "vie convenable.." mais ca a davantage sa place ici. ----- https://www.letemps.ch/economie/pat [...] -richesses Dans «Genetic Endowments and Wealth Inequality» (NBER WP 24642, May 2018), ces trois économistes constatent effectivement que les gènes sont directement liés à la richesse de l’individu. Daniel Barth (Université de la Californie du Sud), Nicholas Papageorge (Université Johns Hopkins de Baltimore) et Kevin Thom (Université de New York) utilisent des données de génétique moléculaire (Health and Retirement Study, HRS) et diverses estimations d’associations entre des marqueurs génétiques, c’est-à-dire des gènes détectables grâce à leur emplacement sur le chromosome, en relation avec le niveau de scolarité. Ces marqueurs génétiques prédisent aussi des transferts familiaux tels que les héritages, la mortalité et la préférence au risque. Ils ne définissent pas le niveau futur d’épargne mais, c’est peut-être encore plus important, ils influencent la réponse au «comment épargner». Leur impact se lit dans le processus de décision financière, y compris dans la participation aux marchés financiers, la détention d’entreprises, l’horizon d’investissement et les attentes macroéconomiques. Une littérature économique abondante tente déjà d’évaluer les liens entre les tests d’intelligence (QI) et les examens cognitifs et la richesse. Mais l’étude dont nous parlons ici est totalement différente. Elle part de «scores polygéniques», c’est-à-dire d’indices qui regroupent de nombreux marqueurs génétiques pour analyser le patrimoine génétique de l’individu. Les économistes prouvent la relation entre la fortune à la retraite et le score polygénique en fonction du niveau de scolarité. Cette étude montre que si l’éducation et le revenu du travail sont d’importantes sources de variation de la fortune d’un ménage, ils ne déterminent qu’une partie de la relation entre le patrimoine génétique et la fortune. «Les gènes qui entrent en jeu dans l’épargne ne sont pas liés à l’éducation, mais sont négativement corrélés avec l’obésité et la fumée», selon l’étude. Cela suggère un lien entre la maîtrise de soi et l’épargne, concluent les économistes. Plus le score polygénique est élevé et plus grande est la probabilité d’un héritage (mais pas sa taille), d’être propriétaire d’une maison, d’avoir des actions en bourse. Le patrimoine génétique participe aussi à la formation des estimations d’espérance de vie. Or l’individu qui s’attend à vivre très longtemps aura une plus forte propension à épargner. Ce score génétique révèle donc, selon les auteurs, une approche plus patiente de l’investissement et une meilleure adaptation aux décisions complexes. |