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Lors d’un entretien accordé au Midi Olympique, le président du Rugby Club Toulonnais, Mourad Boudjellal a évoqué le mauvais état de forme du club depuis deux semaines désormais. Selon lui, le RCT ne joue pas bien car lui même n’est pas à 100% en ce moment. Le patron Varois affirme être rassasié et avoue avoir des doutes.
Extrait: « C’est vrai que depuis deux matchs, nous ne jouons pas très bien. Mal on peut même dire. Sinon très mal. En fait je trouve que mes joueurs reflètent actuellement mon état d’esprit. Je n’y suis pas. Et eux non plus. Je crois qu’ils ressentent que le patron n’est pas très présent. J’ai une vraie baisse de libido rugbystique. Nous vivons une saison particulière, de transition. Le fait que Bernard Laporte soit là une semaine, puis plus là, amène du trouble. Pour les joueurs, comme pour moi. Depuis quatre ans, c’était mon interlocuteur privilégié au club. Là il faut que je fasse parfois sans lui. Et puis j’avoue que je suis quelque peu rassasié. Pour moi, le RCT est d’abord et avant tout un projet émotionnel avant d’être industriel. Or l’émotion du premier titre, le fait de ramener le Bouclier, de réaliser le doublé, l’aventure du premier match européen à Mayol, les délocalisations à Marseille et à Nice, ces transferts qui semblaient impossibles et que j’ai pourtant réalisés, tout cela je l’ai vécu. Je ne peux maintenant que refaire ce qui a déjà été réalisé. Il faut que je me trouve de nouveaux défis.
Mourad Boudjellal va même plus loin en affirmant qu’il s’agit peut-être de l’année de trop avec Bernard Laporte, ou encore qu’il ne ressent plus le gros stress des jours de match. Extrait:
« On peut dire tous les deux, pour le moment, que notre association fait la saison de trop. Mais j’en suis le principal responsable. Avec le recul, je pense que j’aurais dû arrêter après la saison du doublé. Depuis, mon envie ne fait que décliner. J’ai connu un coup de moins bien déjà l’an passé puis c’est revenu avec la conquête d’un troisième titre européen, les recrutements de Nonu ou Vermeulen. Mais cette année, je vous avoue que même les jours de match ne sont plus les mêmes. Je ne me lève plus avec la boule au ventre. Cette angoisse qui me ronge avant les rencontres met de plus en plus de temps à arriver. »
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