LES OREILLES de Guy Lacombe, de Pierre Blayau et des dirigeants de Canal + risquent de siffler ce soir. Les supporters parisiens n'ont pas digéré l'éviction de Laurent Fournier au profit de l'ex-entraîneur sochalien et entendent le faire savoir par l'intermédiaire de banderoles et de chants. Quelques dizaines d'entre eux avaient déjà pris à partie le nouvel entraîneur le 28 décembre au camp des Loges lors de la reprise de l'entraînement, le qualifiant de « paysan » et réclamant sa « démission ».
Et si une grande partie des supporters regrette ces excès et comprend qu'un entraîneur au chômage ait accepté une offre du PSG, ils ne tolèrent pas les déclarations du nouveau coach selon lesquelles « Paris n'est pas un choix du coeur ». Questionné hier au sujet de cette animosité, Lacombe a déclaré : « J'ai l'habitude. J'ai connu la même chose à Sochaux. »
« Il a le palmarès d'une souris » « Il ne faut pas comparer l'incomparable, souligne Philippe Perreira, responsable des Gavroches. Remplacer Fournier, qui a écrit l'histoire du club, par un entraîneur qui n'aime pas le PSG est une grave erreur. Sur le papier, Lacombe est un bon technicien mais il a le palmarès d'une souris (Coupe de la Ligue 2004 avec Sochaux). Au coup d'envoi, nous marquerons notre soutien à Fournier. » « Si Le Guen était venu, j'aurais compris, comme tout le monde, indique Amar, un dirigeant des Lutece Falco. Je souhaite que Lacombe réussisse, mais si la sauce ne prend pas, Blayau devra en tirer les conséquences et partir ! » Car le courroux des supporters semble se focaliser sur Pierre Blayau, le « président-marionnette », dixit Perreira, et surtout sur les dirigeants de Canal +, cibles récurrentes des fans parisiens. « Canal a une politique bâtarde, poursuit Amar. Ils veulent un concurrent à Lyon pour donner de l'intérêt au championnat, comme c'était le cas il y a quinze ans avec l'OM. Mais ils ne s'en donnent pas les moyens. L'arrivée de Lacombe va simplement mettre une pression énorme sur le club en cas de défaite ou de match nul. »
Le parisien
putain ça me vener déjà ça 