vicenzo parisien néo-lyonnais |
l'article d'origine
http://www.liberation.fr/actualite [...] 654.FR.php
Citation :
La banderole aurait pu être évitée La police préconisait l’interdiction préventive de stade pour 50 supporteurs à risques. La demande se serait perdue. Par ailleurs, la vidéo du Stade de France ne permettrait pas d’identifier les coupables. L’épisode de la banderole scandaleuse déployée samedi soir au Stade de France aurait pu facilement être évité. C’est ce qu’affirme une source proche du ministère de l’Intérieur, qui préfère garder l’anonymat. Selon notre informateur, la cellule opérationnelle du Parc des Princes (Copp), l’organisme de police judiciaire attaché à la sécurité autour du PSG, avait demandé officiellement à ce que 50 supporteurs du club parisien, connus pour leur potentiel de nuisance, soient frappés d’une interdiction administrative de stade. «Cette demande n’a pas abouti. Sur les 50 noms proposés, seuls 8 ont été interdits, explique cette source à Libération. Si cette sanction préventive avait été acceptée, les Boulogne Boys n’auraient jamais pu déployer cette banderole samedi au Stade de France.»
Morceaux. Pour cette cellule d’une dizaine de personnes, l’interdiction préventive - un simple soupçon suffit à la prononcer - est un moyen efficace d’empêcher les supporteurs les plus virulents d’entrer dans l’enceinte d’un stade. Selon la même source, la banderole a été introduite assez facilement au Stade de France : découpée en plusieurs morceaux, elle était très fine et pouvait être aisément dissimulée sous des vêtements. La banderole a été déployée par-dessus la bannière officielle des Boulogne Boys. Personne d’autre qu’un Boulogne Boy ne se serait permis de le faire.
Le groupe de supporteurs parisiens est bien connu des services de police. Avec 106 caméras à l’intérieur et autour du Parc des Princes, rien n’échappe aux membres de la Copp, mise en place en 2005. Ces policiers surveillent les écrans de contrôle du stade, constatent les flagrants délits et identifient les coupables. Ils ont tout pouvoir pour mener une action judiciaire et conduire les fautifs devant un procureur.
Cette fois, leur demande s’est perdue dans les méandres de leur hiérarchie. La Copp dépend directement du commissariat central du XVIe arrondissement, lui-même dépendant du chef de secteur. Les demandes d’interdiction de stade doivent ensuite transiter par différentes directions avant d’atterrir sur le bureau du préfet. Lequel n’a peut-être même pas été mis au courant de l’existence de cette liste de 50 supporteurs à risques. La préfecture n’avait pas donné sa version des faits hier soir.
La Copp serait également bordurée par les Renseignements généraux (RG), un service actuellement en plein marasme en raison de la réforme qui les fait fusionner en partie avec la Direction de la surveillance du territoire. «Pour les RG, le pouvoir de la Copp empiète sur le leur, dit un bon connaisseur de la maison police. Ils ont demandé par voie syndicale que cette équipe spécialisée ne puisse plus effectuer les déplacements avec le club parisien. Et ils ont obtenu gain de cause.» Au Parc des Princes, les supporteurs se savent surveillés, et il ne se passe pratiquement plus rien. En revanche, en province, les incidents se multiplient. Lorsque la Copp se déplaçait en dehors de Paris, elle échangeait des informations avec les PJ locales. Depuis décembre, il n’y a plus ce relais. Dans le cadre plus précis des événements de samedi, Saint-Denis est considéré comme un déplacement hors de la capitale. Quelques membres de la Copp ont pu s’y rendre en tant qu’observateurs, sans pouvoir juridiquement intervenir.
ADN. «Le Stade de France est la pire enceinte sportive en France au niveau sécurité, précise un spécialiste des stades. Et, si les fautifs n’ont pas été formellement identifiés, c’est tout simplement parce qu’ils n’ont peut-être pas été filmés.» Un comble pour la police de Nicolas Sarkozy, qui base son action sur la vidéosurveillance. La vidéo du Stade de France serait de mauvaise qualité et ne permettrait pas d’identifier les coupables. La police scientifique a été appelée à la rescousse pour rechercher des traces d’ADN sur des bouts de banderole saisis.
Pendant ce temps, Bernard Laporte, secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux Sports, dénonce un «dispositif d’interdiction administrative de stade encore insuffisamment appliqué». Une aubaine pour les 42 supporteurs qui n’auraient pas dû pouvoir se rendre au stade samedi.
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ce que j'ai mis en gras : pourquoi ?
et j'ai de plus en plus de mal à voir la responsabilité de paris la dedans...
autre qst : lors de la sanction de metz pour les insultes racistes d'un supporter isolé, ce supporter a gueulé tout le temps, ou "juste" 10 minutes ?
autre article intéressant de libé
Citation :
Questions autour d’une banderole
Alexis Danjon
LIBERATION.FR : lundi 31 mars 2008
«Pédophiles, chômeurs, consanguins: bienvenue chez les Ch’tis». C’est ce que les supporteurs lensois, présents au stade de France, ont pu lire dans les tribunes pendant quatre minutes samedi, au début de la seconde période de la finale de la Coupe de la Ligue qui opposait le PSG au RC Lens. Une banderole qui soulève de nombreuses interrogations.
Comment cette banderole a-t-elle été introduite?
D'après «L'Equipe», elle a été découpée en quinze morceaux de tissu, afin de rendre le message illisible. Une fois installés dans la tribune allouée aux Boulogne Boys, cette tribune sulfureuse du Parc des Princes, ses auteurs ont réuni les morceaux pour composer la banderole. Selon le quotidien de ce lundi, les «supporteurs» auraient profité d’un mouvement de foule d’un millier de fans parisiens qui se sont précipités vers les portes du stade de France pour échapper aux palpations. Facilitant ainsi la tâche des individus chargés de faire rentrer la banderole. Pourquoi n’a-t-on rien vu en direct samedi soir?
Etrangement, les spectateurs de France 2 qui ont regardé la finale en direct samedi soir n’ont pas vu la banderole déployée par les supporteurs parisiens. France 2, qui menace de ne pas diffuser les JO de Pékin s’ils ne sont pas en direct, aurait-elle employée les méthodes qu’elle critique? Pas du tout selon Daniel Bilalian, responsable des sports de France Télévisions, interrogé par Le Parisien/Aujourd’hui en France: «Au moment du but, notre réalisateur traite cette information avec des ralentis et ne voit pas la banderole. Si nous montrons un spectacle, nous sommes avant tout journalistes. La preuve, une équipe mobile a filmé ses images que nous avons utilisées dans France 2 Foot pour traiter ce sujet durant trente minutes.»
Les antécédents?
Quelques semaines après le déploiement d’une banderole jugée raciste à Bastia envers le joueur de Libourne Saint Seurin, Boubacar Kébé -«Kébé, on n’est pas racistes… La preuve: on t’encule» - le monde du football fait semblant de découvrir l’existence de tifos hostiles dans les stades. Pourtant, personne ne s’était offusqué en 2000 de cette banderole déployée par des «supporteurs» lyonnais pour un match contre Saint-Etienne: «Les Gones inventaient le cinéma quand vos pères crevaient dans les mines». Ou encore de cet autre message, adressé par des «supporteurs» niçois à Franck Ribéry en 2006, lorsqu’il jouait encore à l’OM: «Maman, achètes moi un masque de Ribéry pour Halloween.»
Que risque le PSG?
Points retirés, matchs à huis clos, sanction financière: ces trois cas de figures sont envisageables. Comme dans l’affaire Ouaddou, le club pourrait être sanctionné d’un point en championnat, ce qui compliquerait singulièrement la situation d’un club dix-neuvième en Ligue 1, ainsi que d’un match à huis clos. Plus vraisemblablement, la commission de discipline, qui se réunit jeudi, devrait condamner le club à une forte amende, même si Frédéric Thiriez, le président de la Ligue, a prévenu: «La sévérité dont a fait preuve la Ligue dans ce domaine [en référence à Metz] vaudra pour tout le monde.» Les «supporteurs» qui ont déployé la banderole riquent une interdiction de stade, et s’il s’avère qu’ils ont été soutenus par une association de supporteurs, cette dernière risque d’être dissoute, comme le permet la loi.
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m'en rappelais plus de la banderole niçoise sur ribery
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