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Le doigt sur la plaie De la Coupe de la Ligue, de la Ligue 1, du championnat étranger et de la Ligue des Champions, voilà le sommaire de la chronique de foot.fr. La Coupe de la Ligue, quelle plaie ! Cette compétition, dont les « gros » clubs se fichent éperdument, et la plupart des supporters avec, pas aidés par les réalisations télévisées de France 2 et 3 plus catastrophiques les unes que les autres, ne possède plus que huit prétendants après les matchs de cette semaine. Ils viennent tous de la Ligue 1 et n’ont plus que deux matchs à gagner avant d’aller au SdF. Il y a eu toutefois quelques petites surprises : VA s’imposant à Rennes, Lens se qualifiant à Monaco et le PSG sortant Montpellier, et au Parc en plus. Mais le plus souvent, la logique a été respectée : Nancy a disposé d’Amiens, Le Mans a éliminé sans trembler Niort et Lyon s’est imposé à Caen. Seul point positif de ces matchs : les prolongations spectaculaires de Auxerre-Nice (soldées par un 4-0 pour l’AJA !) et de Marseille-Metz pour ce qui aurait pu être l’humiliation de trop. Mais heureusement, l’OM a gagné 5-4… aux tirs aux buts. Le programme des quarts est connu : Lyon ira au Mans, Nancy à Lens (où il a connu sa seule défaite en championnat), Marseille à Auxerre (avec des vrais maillots cette fois ?) et Paris aura le désavantage de joueur à domicile, contre Valenciennes. Vivement la mi-janvier… L’autre vague de foot que l’on doit se taper chaque semaine – et qui va finir par devenir une vraie plaie pour Canal – c’est notre splendide Ligue 1, ses stars, ses paillettes, ses divas et ses juges impitoyables. Dit comme ça, on dirait presque la Star Ac’. Mais pas de Nikos Aliagas à l’horizon, simplement des équipes offrant un spectacle de plus en plus pauvre de semaine en semaine, malgré quelques exceptions notables mais trop rares (mais sinon ce ne serait plus des exceptions…). Tout avait commencé avec un honorable Nancy-Bordeaux, dans une ambiance digne du superbe premier tiers de saison de cette jolie quadragénaire qu’est l’ASNL, pour une nouvelle victoire des locaux (1-0). Mais par la suite, ça s’est rapidement gâté : Nice-Sochaux et Marseille-Lorient rejoignant la (trop) longue liste des (trop) tristes 0-0 à la française, plus tard suivis par un Toulouse-Metz des plus ennuyeux. Et les autres ? Pas beaucoup mieux… Lyon a battu Valenciennes sans flamboyer (2-0), même si le magnifique lob de Govou, plus que jamais taulier de cette équipe, est à souligner. Pour le reste, il ne faisait pas bon recevoir samedi soir : Auxerre a cédé face au réveil lillois (0-1) et Strasbourg s’est fait battre par l’ogre de la Province, le PSG (1-2), toujours invaincu loin du Parc et qui retrouvait une partie de ses anciens, mais sans aller jusqu’à remettre Pauleta, faut pas pousser. De toute manière, c’est Arnaud (non, pas Armand, ceci n’est pas une faute de frappe) qui a marqué le but de la victoire parisienne. Et Paris de décoller à la… 14ème place. Fort heureusement, ceux qui auront eu la patience d’attendre dimanche soir, et pas eu la malchance de se taper TFC-Metz, auront été récompensés : Caen-Le Mans et Lens-Saint-Etienne valaient le détour. Le premier, duel d’habitués de la Ligue 2, aura offert un spectacle des plus agréables, couronné par cinq buts et le retour au premier plan de Yohan Gouffran. Le Stade Malherbe s’impose au final 3 à 2 et se donne de l’air en bas de classement, avec trois points d’avance sur le premier reléguable. Le MUC reste 5ème (ceci n’est pas une faute de frappe non plus). Le clou du spectacle étant le « Grand Match » du dimanche soir. Les Verts mènent 2-0 à la mi-temps et musèlent parfaitement des Lensois au fond du trou. Mais les Sang et Or ont plus de mémoire que les Stéphanois et se rappellent avoir remonté un 0-3 en 45 minutes face à cette même équipe la saison passée. Ni une, ni deux, ils s’empressent de rééditer le même scénario pour cette fois aller jusqu’à s’imposer 3-2 grâce à un but de Dindane, sur une jambe (au propre comme au figuré), délivrant tout un club. L’ASSE repart pleine de désillusions et ferait mieux de ne pas venir mener à Bollaert dans l’avenir, sous peine de nouvelles déceptions ! Le RCL sort de la zone rouge, à égalité avec Sochaux, reléguant par la même occasion l’Olympique de Marseille himself à l’avant-dernière place. Les Marseillais sont en plein « Joue-là comme le PSG ». Et ce remake a même parfois plus de goût. Entre les buts gags, la malchance chronique, les maladresses et coups de gueules exagérés de son numéro 9 (même envers des supporters), l’accent belge de son entraîneur ou les querelles intestines, il faut dire qu’il y a de quoi faire. Et Pape Diouf d’annoncer son retour sur le devant de la scène (après deux opérations au dos) par une sortie médiatique fracassante. La soi-disant pression du Vélodrome, la prétendue affection envers Albert Emon, les piètres performances des recrues, tout y passe. A l’exception de Mandanda et Valbuena, tous les joueurs en prennent pour leur grade. Un ressentiment matérialisé par cette phrase terrible de Diouf lui-même : « Il est temps de mettre le doigt sur la plaie et la plaie ce sont les joueurs.» Un Président traitant ses joueurs de plaie, c’est très fort, peut-être trop. Mais l’OM en est à un tel point que le staff ne sait plus quoi faire. Pas sûr pour autant que les insulter remette les Phocéens sur les bons rails. Réponse dès ce mardi. Transition parfaite pour parler de la C1. Marseille va donc défier Porto pour essayer, pourquoi pas, de faire un grand pas vers la qualification. Dans le même temps, Liverpool va absolument devoir battre Besiktas pour espérer encore. Les matchs étant les mêmes que la semaine dernière, pas plus de grosse affiche à ressortir. Mercredi soir, rien de transcendant non plus mais le Lyon-Stuttgart de Gerland sera décisif : gagner pour espérer sera le seul leitmotiv des champions de France, apparemment de nouveaux fringants mais toujours privés de Toulalan. Les Lyonnais auront sans doute une oreille attentive en direction de Barcelone où se jouera un Barça-Rangers tout aussi déterminant pour la suite. En Coupe de l’UEFA jeudi soir, Rennes reçoit les Norvégiens de Brann Bergen, Bordeaux va défier l’Austria Vienne et Toulouse reçoit le Sparta Prague. A suivre aussi un intéressant Bayern-Bolton. Partons faire un tour en Europe. Commençons par nos amis anglais qui offraient ce week-end un sommet dont ils ont le secret : Arsenal-Manchester United. « This is Football ! » pourrions-nous nous exclamer à la suite de cette rencontre. Un duel de haute volée, quatre buts, un nul arraché à la dernière minute, voilà le spectacle que nous attendons d’un match de haut niveau. Un milliard de téléspectateurs auraient suivi cette rencontre. Combien seront-ils pour OL-OM ce dimanche ? Notons aussi la victoire de Portsmouth à Newcastle 4-1 (Benjani meilleur buteur de Premiership !), le nouveau nul de Liverpool à Blackburn et la victoire tranquille de Chelsea à Wigan, qui revient à trois points d’Arsenal et MU. En Allemagne, le Bayern enchaîne un nouveau 0-0, contre Francfort, et Hambourg en profite pour revenir à deux points. La Bundesliga nous offre son petit carton habituel : 5-3 pour Bochum contre Wolfsburg. En Italie, le choc entre la Juventus et l’Inter a accouché d’un nul 1-1 mais la nouvelle de la soirée c’est la grave blessure de Figo : fracture du péroné. A pile 35 ans, c’est très dur pour cet artiste du ballon. Pour le reste, beaucoup de matchs nuls et aucune victoire à la maison, notamment pour le Milan, de nouveau muet (0-0) malgré sa large victoire de la semaine passée. Giuly a de nouveau marqué pour la Roma. En Espagne, le FC Séville fait chuter le leader madrilène (2-0) avec un but exceptionnel de Seydou Keita (qui a quand même eu une demi-heure pour préparer son missile du gauche). Le Barça, Villarreal et dans une moindre mesure Valence (dont le nouveau coach sera Ronald Koeman) en profitent pour recoller un peu à la faveur de leurs victoires. Levante a remporté sa première victoire de la saison (3-0) contre Almeria et atteint le total faramineux de… 4 points après 11 journées ! Au Portugal, Porto ne gagne pas pour la première fois de la saison (1-1) mais conserve 6 points d’avance sur Benfica, vainqueur à l’extérieur. Enfin, aux Pays-Bas, toujours beaucoup de buts (comme partout en fait) et la première défaite du PSV, à Heerenveen. L’Ajax (dernier invaincu) et Feyenoord passent devant, avec un point de plus. Enfin, la phrase de la semaine. Pape Diouf était si bien placé qu’il a eu l’honneur d’apparaître dès le titre. C’est donc à un autre que revient la conclusion de cette chronique. Et c’est sans surprise Milan Baros qui est l’élu suite à l’anecdote l’ayant concerné cette semaine. Flashé à 271 km/h au volant de sa Ferrari F430 entre Genève et Lyon, le Tchèque a battu le record de vitesse dans l’Ain. S’il sera jugé en décembre, que son permis ainsi que sa voiture ont été confisqués et que la presse de son pays le traite d’idiot, sa défense est à faire pâlir : il voulait « faire écouter le bruit du moteur d'une Ferrari » à l'ami qui l'accompagnait ! Grandiose. Mais le pire est peut-être à venir. En effet, Baros qu’on annonce à Monaco dès le mercato hivernal pourrait retrouver un autre ami tchèque en la personne de Jan Koller et avoir l’envie de lui faire écouter le bruit d’un des nombreux bolides de luxe de la principauté ! De là à battre les records de vitesse des Formules 1…
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