Soirée...
Cela fait quelques temps que j'ai rencontré L. et T.
L. est la complice de T.
T. est un libertin confirmé, bel homme, qui prend un malin plaisir à faire vivre de belles situations à L.
L. qui n'a pas froid aux yeux est toujours prête à le satisfaire. Question d'assurance et de confiance.
Pour cela nul doute que T. soit l'homme qui convient.
C'est une belle personne très douée dans son art de la mise en scène qu'il pratique avec beaucoup d'élégance.
Ils forment un duo très harmonieux.
J'avais déjà étreint L. au cours d'une belle soirée où elle se livra à moi, avec fougue et concupiscence tandis que d'autres convives s'affairaient ailleurs dans les recoins et les autres chambres. Cette étreinte fut un grand moment de bonheur un peu paradoxal après une période personnelle agitée.
A la satisfaction de T. son homme affairé par ailleurs et avec qui j'eu le plaisir de discuter peu après.
J'aurais pu écrire merci pour ce superbe moment.
Mais ce titre avait déjà été utilisé par une autre ; dans un grand exercice exutoire consistant à maîtriser la frustration intime par la catharsis littéraire.
Un bon amant, quelques dîners au chandelles ou un sextoy auraient pu suffire sans doute pas besoin de me piquer mes répliques. Bref.
Quoiqu'il en soit pour ce qui est de cette journée : elle avait pourtant commencé de façon banale.
Les secondes qui filent au ralenti.
Grave envie de changer d'air mais rien de bien transcendant et rien à l'horizon en fait.
Dans l'après-midi, entre deux sms sans intérêt mon portable vibre à nouveau.
C'est T. il me propose un plan avec L. qui tiendra le rôle de "call-girl" pour la soirée.
Tandis que lui dirigera les débats.
Je lui suis gré d'avoir pensé à moi en tant que personne de confiance.
En plus cela fait toujours du bien à l'ego.
Je confirme rapidement et nous nous rappelons pour cadrer les détails, le timing etc.
J'en profite pour expédier les affaires courantes et prendre un bon repas.
Nourrissant mais pas excessif afin de ne pas avoir de fringale au moment fatidique.
Le soir arrive...
Après être passé en ici, une douche rapide.
Et il est déjà temps de m'apprêter pour m'engouffrer dans le ventre de la ville accompagné d'une bonne musique.
J'émerge quelque temps plus tard dans un bel endroit.
J'indique ma position pour le rendez-vous et me mets à faire les cents pas.
Des voitures filent pas trop loin d'un air peinard, la contre allée est déserte.
Il est minuit... le fond de l'air est frais mais pas froid, la nuit est claire comme les réverbères.
Cependant, soucis du détail une noisette de gel hydro et je mets mes gants... je ne voudrais pas que la peau nue de L. ait affaire à des mains qui ne soient pas propres et froides.
Même si l'excitation de ce qui va survenir n'aide pas à se réchauffer.
Je reçois un sms ils sont en route.
Un feulement se fait entendre a proximité... le pullmann de remise et de couleur sombre glisse pour s'arrêter à ma hauteur.
Je ne vois que l'avant. Les autres vitres sont teintés. Les passagers à l'avant sortent.
Je salue T. très content de nos retrouvailles communes et glisse un bonsoir au chauffeur.
L'espace d'une seconde j'ouvre la porte arrière droite, j'aperçois L. dans la lumière tamisée de l'habitacle.
Elle est resplendissante, toute de noir vêtue. Un bandeau sur les yeux.
Sage et immobile, les mains sur les cuisses. En attente.
Je ne distingue pas tout ce qu'elle porte immédiatement que déjà j'ai refermé la porte.
Tout au plus qu'elle a des portes jarretelles et un corset? de couleur noire.
Nous discutons des derniers détails, c'est T. qui va "diriger" le déroulement.
Tout se passera en silence.
Je mets mes affaires dans le coffre et m'installe le plus silencieusement possible à l'arrière, derrière le chauffeur. A la gauche de L.
La pénombre se forme et un silence s'installe. L'atmosphère est ouateuse et électrique porteuse de connivence.
Surtout dans l'échange de regards entre T. et moi.
L. esquisse un léger sourire que T ne peut pas voir. L. ne sait pas que je suis là et L. n'a pas le droit de me toucher pour le moment.
J'en profite pour réchauffer mes mains. L. entend certainement le bruit discret de mes paumes passant l'une sur l'autre.
Ce n'est pas plus mal finalement.
Je détaille sa tenue. L. est une femme sublime comme toujours. Grande et élancée. sa chevelure légèrement retenue.
Mains fines, ongles vernis
L. porte un collier de soumise des talons montants, des bas reliés à une robe en latex d'un plus effet tant elle luit dans la pénombre.
T annonce. "L. une personne est assise à côté de vous... vous avez une demi-heure pour la contenter.
J'espère que vous parviendrez à la satisfaire dans ce délai sans quoi je serai terriblement déçu"
L. sait que le temps est compté, moi aussi. Sa main déjà frôle la mienne, elle se penche vers moi.
Et soudain en l'espace de quelques caresses, je retrouve sa peau, son parfum, son appétit, sa soif de vie.
Nous nous étreignons. Ce sont de belles retrouvailles.
Nos baisers sont remplis d'animalité, d'urgence et de de douceur. Leur effet ne se fait pas attendre.
Je sens qu'elle aussi prend du plaisir et qu'elle se doute qu'elle connait déjà cet homme. Qui est-ce?
Peut être se rend-elle compte à la douceur de mes mains et aux multiples déboutonnages auxquels elle doit se livrer, que je suis justement le premier passager de ce soir.
Nos caresses sont enfiévrées.
Mes mains se réchauffent vite à son contact, le latex comme une seconde peau irradie déjà de la chaleur qui brûle en elle.
J'adore, cela met sa beauté magnifiquement en valeur.
C'est aussi un ballet de précision dans un espace exigu. Qui exige quelques précautions et pas mal d'attention quand on est grand.
Ce qui n'en rend les choses que plus savoureuses.
Ma main droite trouve le chemin de son entrejambe déjà entrouvert qui se met à dégouliner encore plus sous ma main.
Tandis que je la caresse ailleurs avec mon autre main.
Pendant ce temps elle n'a pas perdu de temps justement.
Ayant déjà défait ma ceinture, mon bouton et abaissé mon pantalon.
Elle me suce avec une délectation et une abnégation magnifique.
C'est divin.
Je suis terriblement dur, à tel point pour filer l'image que j'aurais presque pu casser des briques avec mon membre.
Le plaisir monte d'un cran chaque seconde.
Augmenté par la complicité environnante et les flash mouvants de la lumières urbaine qui rappellent qu'il est peut être possible d'être vus depuis l'extérieur.
Un plaisir encore accru par les soubresauts de la route qui se transforment en vague berçantes dans ce tapis volant.
Je me laisse aller tranquillement. Je suis bien.
Duel entre mon lâcher prise, l'envie de durer, ses caresses appliqués jusqu'au fond de la gorge, ses mouvements de main décidés d'une grande maestria,
Et Le confort et le fait de devoir trouver la bonne position pour chacun, sachant que je suis torse nu, affalé, le pantalon sur les chevilles elle sur moi.
A certains moment le bandeau de L. manque de tomber mais je l'en empêche bien sur.
T rappelle qu'il ne faut pas qu'elle me fasse venir tout de suite.
Je compte bien profiter de tout le temps qui m'est imparti. Elle aussi.
On s'arrête. T. sort, L. continue à s'occuper de moi.
T revient peu de temps après et me fait un signe discret. (Manix time).
Tout en précisant qu'il appartient à L. de trouver la bonne position.
Il importe qu'on soit bien tous les deux. On va oublier la levrette vu ma taille et l'espace confiné surtout au niveau du plafond.
Tout comme le missionnaire car je suis déjà sur le dos.
Je la fait basculer vers moi afin qu'elle vienne sur moi en réajustant mes jambes derrière le siège de T. ayant ma tête dans le coin opposé.
L. vient au milieu...
Elle ouverte mais étroite, le sexe tendu autour de ma queue généreuse qui peine à rentrer.
Passé le gland... instantanément rentré en L. la fait gémir tant je la remplis entièrement et tant j'éprouve un grand contentement à être en elle.
Je ressens la moindre de ses contractions surtout rentré complètement en la transperçant jusqu'à l'extrême limite ce qui lui donne un supplément de plaisir.
Ajouté aux mouvements de la voiture qui accélère (avons nous pris le périph? je ne sais pas et je m'en fous), le bruit se fait plus présent.
Mais pas nos bruits car il faut rester à peu près silencieux... mais ses gémissements discrets ne trompent pas.
Je suis quelque part en altitude à 10.000 pieds, elle grimpe... et moi avec elle.
Plus de plafond. C'est sublime.
On perd le fil, la notion de temps et d'espace.
La pellicule se casse.
Nous ne sommes plus qu'un corps en effusion séparé au milieu par une fine pellicule de latex presque fondante.
Nos bouches collées l'une à l'autres.
Nos bras enlacés.
Nos baisers mordants.
Nos caresses de plus en plus folles.
Jusqu'à la jouissance, dans le râle animal profond et grave, le saisissement incontrôlable ou chacun se raccroche à l'autre en chute libre.
(J'espère qu'elle n'aura pas de bleus demain)
Au bouts d'instants qui paraissent une éternité, nous soufflons, en sueur, en chaleur, nos visages et nos corps toujours en effusion.
Je sens son souffle, elle le mien.
Son parfum exhale dans la chaleur que nous avons créé.
Je vois L. sourire. Je la sens bien.
Je caresse délicatement ses cheveux et son dos.
Et l'embrasse sur le front comme sur la bouche.
T. nous regarde avec satisfaction.
Après cet interlude, T. nous tend des mouchoirs et demande à L. de me "refaire une beauté"
Je suis tellement bien que je pourrais repartir immédiatement ou presque vers une nouvelle chevauchée.
Mais le temps est compté.
T. sort retrouver le second passager dont L. devra s'occuper et qui prendra ma place ce soir là.
(ne pas oublier le chauffeur aussi).
L. me nettoie, embrasse mon sexe et aide à me rhabiller.
On s'embrasse une dernière fois.
Je lui tends l'un de mes boutons de manchettes afin qu'elle le remette.
Elle embrasse ma main d'un baiser de cardinal.
T. m'invite à sortir.
Je remets ma cravate au dehors, tout comme ma veste, je réajuste mon col, je suis un peu "éméché".
Si quelqu'un m'a vu sortir de la voiture il n'aura certainement pas été dupe du beau tableau licencieux qui vient de se jouer en pleine ville.
Je quitte T. heureux d'avoir été le complice du plaisir de L. , le cœur léger je m'éclipse.
Et prends un dernier verre une fois rentré.
Gardant sur mon corps pour quelques heures encore,
l'empreinte d'L, son parfum, son toucher et son écho sonore