Les opis je cherche pas vraiment à pécho en fait, si une occasion se présente je prends mais je suis pas dans une démarche très active actuellement quoi.
Ma conso depuis que je suis sorti de l'hôpital fin juin 2015 :
- zéro alcool pas une goutte, enfin je compte pas le kvass de betterave que je fais moi-même qui doit tirer à 1,5°, la bouteille d'un litre dure quelques jours et j'en fais rarement, c'est le seul truc que je m'autorise ça me parait raisonnable
- pour les opiacés j'étais sous sub jusqu'en février 2016 me semble, j'en ai ptêtre sniffé 4 traces un peu costaudes sur tout ce temps, sinon je m'en tenais à ma dose le matin en sublingual et j'étais motivé pour diminuer progressivement sans trop traîner et à ce niveau-là je me suis pas trop mal débrouillé je crois, même si je partais pas de très loin arriver à 0 en ~7 mois c'est une bonne perf'. J'ai pas pris d'opiacés pendant un an puis blessure début 2017 et arrêt de travail forcé pas très bien vécu, j'me dis allez une ptite boite par ci une ptite boite par là c'est pas un drame. Pourtant la codé sans alcool c'est vachement moins bien ya quand même une bonne synergie entre les deux, j'rajoutais une boite de donormyl par dessus histoire d'être un peu plus larvesque, m'enfin ça reste pas ouf. Toxico oblige j'ai recommencé à en prendre toutes les semaines, parfois deux trois jours à la suite... ma psychiatre m'avait mis sous AD au début de l'arrêt parce que ça allait vraiment pas bien et je pense que le seroplex a un peu aidé, j'aurais pu déraper plus violemment que ça.
Finalement j'ai repris le boulot et re-diminué la codé mais j'en prenais tout de même régulièrement, jusqu'à la nouvelle loi de juillet dernier... Après ça et jusqu'à aujourd'hui pas grand chose, ~100mg de tramadol deux fois me semble, et là les deux patchs 12mcg/h de fentanyl (libération sur 72h), pfouaaaaaah on est sur de l'artillerie lourde avec ces trucs putain. Le premier patch je l'ai mis sur mon torse dimanche soir, j'avais lu que ça mettait environ 12h avant d'atteindre la concentration max dans le sang. Dimanche matin je me lève tôt pour aller faire le parcours du marathon de Paris en vélo entre le moment où ils ferment la circulation et le départ, je roule très peu en ce moment donc je suis pas au top de ma forme pourtant j'avance pas trop trop mal, aux alentours du kilomètre 30 je me rends compte que quand je force un peu pour passer les montées des tunnels, certains de mes muscles sont presque tétanisés, je m'en suis pas rendu compte à cause du patch. Pour pas me faire mal je descends du vélo je marche un peu je bois et je repars très tranquillement. Je termine le parcours et rentre chez moi doucement, je me sens gentiment fonsdé, bien content, je rajoute 9mg de lexo là-dessus histoire de terminer la journée dans un océan de coton.
Hier j'ai donc toujours le premier patch sur le bras, je me prends 9mg de lexo au petit-dèj pour démarrer en pleine forme, dans la journée je sais plus trop ce que j'ai fait, probablement pas grand chose, à un moment je décide de couper le second patch en deux, je me le colle un peu à l'intérieur de la joue puis je le machouille, j'ai lu que ça pouvait te caler une bonne petite montée et un effet plus costaud. Ben j'ai pas été déçu, je suis éclaté et ce serait dommage de s'effondrer comme ça à 17h alors qu'est-ce que je fais ? ben je commande de la coke! 3h plus tard (lol) je me retrouve avec un grand cru parisien coupé à dieu sait quoi (relol) mais qui fera l'affaire pour la soirée, je tape quelques traces en regardant je sais même plus quel film et dodo.
Pour finir aujourd'hui, ce matin j'avais encore le premier patch qui continuait à diffuser ses douces molécules dans mes veines, j'avais plus de lexo et je voulais finir sur du costaud, j'ai tapé une bonne trace de c, retourné tous les 20m² de mon appart' pour retrouver l'autre moitié de patch qui me restait (cimer la mémoire lexomil, elle était derrière un pot de confiture dans le frigo), HALLELUJAH et zou je me la colle dans le fondement. Pas un énorme rush mais ça monte, ça monte, ça monte très très haut j'arrive dans un état semi-comateux il se joue des tas de films dans ma tête dès que je ferme les yeux et j'ai besoin de cocaïne pour ne pas m'endormir parce que vu l'état le réveil n'était pas garanti. J'ai enchaîné en début de soirée avec une belle phase de paranoïa à base de lumières éteintes portes fermées à clé son de la télé au minimum voire coupé avec les sous-titres pour malentendants, histoire que je ne sais pas qui ne vienne pas me déranger.
- La cocaïne parlons-en tiens, jusqu'à cette année j'en prenais très rarement et je n'en achetais jamais, j'aime me droguer en solo (à l'exception de la MD peut-être) et je trouve que c'est une drogue qui s'y prête mal, ça donne trop envie de raconter des conneries à des gens (ou sur HFR, CQFD
), mais je ne sais pas quoi faire d'autre de moi-même donc je continue sans réfléchir, alors que l'acte a depuis longtemps perdu son romantisme de mes débuts dans l'alcool et compagnie. J'en achète pas non plus toutes les semaines mais bon ça fait chier, c'est nul et cher faut vraiment avoir un problème.
- J'ai eu quelques périodes de weed mais ça fait bien 6 mois que je n'en ai pas acheté, ça ne me fait pas de mal à part une certaine démotivation quand je fume tous les jours, mais pas particulièrement de bien non plus je n'y trouve plus vraiment d'intérêt, ça se marie bien avec le porno à la limite.
- Une autre victoire nette, je n'ai pas fumé une seule cigarette depuis 2 ans
Je ne sais pas trop quoi penser de cette évolution je dirais que je fais deux pas en avant un pas en arrière... (c'est mieux que l'inverse me direz-vous) et il y a encore du boulot...
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The relations of the soul to the divine spirit are so pure, that it is profane to seek to interpose helps.