Flan aux quetches Arcane majeur | Den Kant a écrit :
Là où j'habitais avant, les éboueurs avaient fait grève pour pouvoir bosser à des horaires plus tardifs. Résultat, il passait dans une artère principale en pleine heure de pointe, faisant passer le trajet moyen de chez moi à la gare de 10 min à 30-35 min.
Enculés d'éboueurs Heureusement depuis j'ai déménagé dans une ville où ils passent à 6h00, sous mes fenêtres.
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...ou bien viens vivre à Marseille, les éboueurs y sont sans arrêt en grêve. Faut juste ne pas être incommodé de la présence de mouettes et de rats Imagines l'été, par des températures frôlant les 45 degrés, des montagnes de déchets suant une odeur fétide, suintant de mille jus nauséabonds, bourdonnant d'insectes rassasiés et de rongeurs fébriles...
...Marseille est déjà une poubelle, la grève des éboueurs étant le papier de trop qui fait déborder la poubelle. Une poubelle dans la poubelle, quoi!
A cinq heures trente donc, pas de bruit de camion dans ta ruelle...Pas d'interjections Portugaises ni de chant de vérin hydraulique suivi d'une chute lourde de conteneur au sol. La ville est endormie au milieu de ses poubelles.
A Marseille, l'éboueur est solidaire. Prêt a dégainer son préavis de grève au moindre lointain collègue Calaisien victime d'une quelconque injustice salariale, et a ne plus reprendre le travail pendant quinze jours. Pour les bus et la poste, pareil. Le Marseillais éprouve une haine footballistique illimitée à l'encontre de tout ce qui se situe au-delà de l'Estaque et de Saint-Antoine au nord, et de la Pomme à l'Est. Tout ce qui n'est pas Marseillais est forcément louche, Aixois, Lyonnais, Toulonnais, Parisien, même combat, de la racaille façon "PSG-enculés"...
En revanche, pour le travail ou plutôt pour la grève, le Marseillais ne se formalise plus des oppressantes particularités géographiques et des insupportables rivalités stadières. Le moindre collègue Breton, Parisien ou Alsacien quelque peu malmené par sa direction et abondamment solidarisé par les tracts guerriers de la CGT, de FO ou de SUD- rencontrera automatiquement un large écho phocéen, oui, quand bien même le collègue en question serait le préposé au nettoyage des tribunes du Boulogne-Cop, on s'en fout. Ami travailleur, saches que tu n'es pas oublié. Ami postier du Cher, conducteur de bus de la Mayenne, éboueur de Basse-Normandie, sapeur-pompier de Touraine, Garde-champêtre du Saintonge ou encore factotum des Vosges, la deuxième ville de France, celle-la même peuplée de terribles barbares prêts à t'égorger autour du stade Vélodrome pour un simple T-shirt à l'effigie de ta petite ville les soirs de beuverie sportive, et bien oui, la deuxième ville de France est prête toute entière à te soutenir avec la solidarité féroce dont ne s'autorise même plus à rêver l'ensemble du paysage syndical français.
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