N'empêche... J'ai un peu le blues de cette époque où il y avait tellement plus de bestioles. Des nids dans les haies, des hérissons la nuit dans le jardin, des grillons en pagaille qui bercaient nos soirées, des nuées de criquets dans le verger dont j'attrapais en 5 minutes suffisamment pour aller à la pêche à la truite... En rêvant d'attraper un saumon.. Aujourd'hui dans le même jardin, inchangé, plus un seul grillon ou criquet. Tellement moins d'oiseaux. Les populations de saumon se sont effondrées au point que la pêche en est interdite aujourd'hui. On n'est plus loin de "printemps silencieux".
Je me souviens d'avoir remarqué l'effet syndrome du pare-brise à partir des années 2000 car j'allais à cette époque tous les étés en voiture dans les Pyrénées. Je pense que la bascule se situe là : fin des années 90 avec l'utilisation massive de nouvelles molécules phytosanitaires en agriculture, néonicotinoïdes en particulier. Les sinistres semences enrobées. On a détruit le socle de la pyramide alimentaire, micro-organismes et insectes. Tout le reste a suivi.
Enfin pas tout quand même, il nous reste les moustiques, les frelons asiatiques, les silures,... 
Notre mecanisme mémoriel de la "référence changeante" est à la fois notre atout pour nous adapter aux changements et notre malédiction nous empêchant d'agir.
Message édité par louarnig le 29-04-2026 à 09:00:14