grozibouille a écrit :
D'ailleurs c'est quoi la suite de l'astrométrie européenne après Hipparcos et Gaia ? Rien n'est prévu alors que Gaia a fini ses mesures et que le catalogue final sortira vers 2030...
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Le projet de successeur le plus discuté est la version proche infra-rouge, GaiaNIR
Mais pas d'annonce officielle pour l'instant.
https://www.astro.lu.se/GaiaNIR/mission-summary
Trad :
Une amélioration technologique évidente par rapport à la mission Gaia actuelle consisterait à étendre les observations au domaine du proche infrarouge (NIR) non thermique, avec une limite de longueur d'onde située dans la bande K. Cela permettrait à la nouvelle mission de sonder plus profondément la poussière galactique afin d'observer la structure et la cinématique des régions de formation d'étoiles dans le disque, les bras spiraux et le bulbe, tout en fournissant des distances et des mouvements propres indépendants de tout modèle pour ces zones du ciel autrement masquées. Par ailleurs, la réalisation de deux missions de type Gaia d'une durée de 10 ans, espacées de 20 ans, permettrait d'obtenir des mesures de mouvements propres 10 à 20 fois plus précises pour quelques milliards d'étoiles communes, ainsi qu'une meilleure détermination des parallaxes grâce à ces nouvelles observations. Après la publication du catalogue final de Gaia, les positions des étoiles seront connues avec précision à l'époque de référence choisie. Toutefois, cette précision positionnelle, ainsi que celle du lien avec le référentiel VLBI, se dégraderont progressivement en raison des faibles incertitudes affectant les mouvements propres des étoiles. Il est donc hautement souhaitable de réitérer les mesures de Gaia après une vingtaine d'années afin de préserver la précision de la localisation des étoiles et la stabilité du référentiel céleste. Gaia compte déjà parmi les missions les plus révolutionnaires jamais entreprises, au vu de ses retombées scientifiques.
La nouvelle mission devra offrir une précision au moins équivalente à celle de Gaia, en s'appuyant sur des instruments et des techniques éprouvés ainsi que sur les enseignements tirés de la mission précédente, afin de révéler une multitude d'informations inédites et plus précises sur notre Galaxie. Les objectifs scientifiques ont été répartis en quatre catégories : 1) les objectifs liés au proche infrarouge (NIR) ; 2) ceux nécessitant une précision accrue des mouvements propres ; 3) ceux relatifs au référentiel céleste ; et 4) ceux concernant les vitesses radiales. Une mission spatiale permet de s'affranchir des limitations imposées par la turbulence atmosphérique ainsi que par le recours aux paramètres de rotation terrestre et aux modèles de nutation et de précession. L'astrométrie spatiale couvrant l'ensemble du ciel aboutit à une solution globale et fournit une sphère rigide servant de référentiel céleste, un résultat impossible à obtenir avec la même précision par d'autres méthodes.
Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 26-06-2026 à 00:19:38
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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.