Citation :
En 1123, le roi Louis VI, dit « le Gros », a un rendez-vous galant avec une nièce du roi d'Angleterre, dans une cahute située dans la campagne française, mais encore anglaise à l'époque. Un vassal du roi, le comte Godefroy de Montmirail, dit « le Hardi », surveille les abords. Surviennent les ennemis anglais, qui capturent la jeune femme, tuent sa dame de compagnie, et pourchassent le roi. Louis VI fait face à un soldat anglais gigantesque, dont la tête semble repousser. Le comte sauve la vie de son suzerain en tranchant définitivement la tête de l'« Anglois abominatif. »
En récompense, Louis VI décide que Godefroy pourra, comme il le souhaite, épouser Frénégonde de Pouille, fille du duc Fulbert de Pouille. Le comte, accompagné de ses hommes et de son écuyer Jacquouille la Fripouille, part vers son château, où doit se dérouler le mariage.
Mais ils traversent une forêt hantée et passent devant une maison où une sorcière, dans une ambiance de messe noire, fait rajeunir une vieille dame. Ils capturent la sorcière et l'emprisonnent dans une cage ambulante.
Godefroy met ses plus beaux atours et sa plus belle "coquille". Au château, on festoie en l'attendant, et les trompettes annoncent le comte en vue. Frénégonde, follement amoureuse, court hors du château pour le rejoindre, poursuivie par son père qui veut l'arrêter car « Point fille de duc ne court au devant d'un simple comte ! » .
Profitant d'un moment d'inattention, la sorcière allonge un bras démesuré et verse une potion hallucinogène dans la gourde de Godefroy. Le comte en boit, et voit le château se déformer, ses hommes avec des faces de porc et de rat. Il aperçoit sa promise courant vers lui, mais il la voit poursuivie par son père que, victime du sortilège, il prend pour un ours. Pour protéger Frénégonde, il prend son arbalète et abat son futur beau-père d'un carreau en plein front.
Les occupants du château se recueillent dans sa chapelle auprès de la dépouille du duc. Frénégonde annonce se retirer au couvent : elle ne peut épouser l'homme qui a tué son père. Jacquouille profite de ce que les lieux se vident pour s'emparer des bijoux du duc, bagues et collier d'or serti de pierres précieuses, qu'il cache dans la tête creuse d'une statue de la chapelle.
Godefroy va consulter le mage Eusæbius, qui lui propose une potion pour remonter un peu le temps, afin d'en changer le cours et éviter la mort du duc. Le comte fait tester la potion à son écuyer, puis la boit. Le mage Eusæbius récite alors une formule magique latine « Per Horus et per Ra et per Sol Invictus duceres ». Le comte devient statue de cristal, son serviteur excréments, puis tous deux se volatilisent. Eusæbius annonce : « Ils sont partis dans les couloirs du temps ! » Mais il s'aperçoit qu'il a oublié un ingrédient dans la potion, les œufs de caille, ce qui est catastrophique car ils sont en réalité envoyés au XXe siècle.
Jacquouille et Godefroy se réveillent dans un bois qu'ils ne reconnaissent pas. Godefroy tombe sur des détritus inconnus, et Jacquouille découvre une route goudronnée. Une Renault 4L de La Poste arrive et freine brutalement devant Jacquouille stupéfait, qui tape la voiture. Un postier noir sort du véhicule. Jacquouille, effrayé, court au bois avertir son maître de la présence d'un « Sarrasin » dans une « charriote du diable. » Le postier voit arriver vers lui les deux médiévaux, l'air menaçant. Godefroy jette sa masse d'armes sur la voiture. Le facteur s'enfuit et les deux voyageurs s'acharnent sur le véhicule.
Godefroy, à cheval, et son écuyer, découvrent leur propre terre au XXe siècle. Ils volent de la nourriture aux abords d'un restaurant. Ginette Sarcley, une SDF extravertie les aborde, ce qui les gêne pour se cacher. Ils veulent la chasser avec quelques pièces, mais croyant avoir affaire à des acteurs, elle leur montre son savoir-faire et chante à tue-tête une chanson de Patrick Bruel. Le gérant du restaurant sort un fusil et tire sur eux. Godefroy s'enfuit à cheval et Jacquouille part avec Ginette.
Le comte affolé galope éperdument dans un décor moderne qui lui est inconnu et paraît agressif : avions, trains, pylônes électriques. Il entre à cheval dans une église, se jette au sol et implore du prêtre stupéfait le droit d'asile. Celui-ci téléphone à une dame de sa paroisse, Béatrice de Montmirail et l'informe qu'un homme se présente comme le comte de Montmirail, arborant les armes de sa famille sur sa tunique. Godefroy découvre stupéfait un calendrier portant la date du 27 octobre 1992.
Quand Béatrice arrive, Godefroy la prend pour sa promise Frénégonde, car elle lui ressemble énormément. Puis il réalise qu’elle n'est que sa lointaine descendante. Il lui dit venir du XIIe siècle, mais elle ne le croit évidemment pas, et appele la gendarmerie. Godefroy brutalise le gendarme et le docteur venus se rendre compte de la situation. Il jette le médecin par la fenêtre, et sort affronter tout un escadron de CRS, en criant « Montjoie ! Saint-Denis ! » et « Que trépasse si je faiblis ! » devise de sa famille, ce qui fait penser à Béatrice que Godefroy est un parent. Le comte est maîtrisé par les CRS, bourré de barbituriques, puis envoyé à l’hôpital psychiatrique.
Jacquouille, pendant ce temps, fait connaissance avec Ginette. Elle le voit comme un homme de sa condition et lui parle "dru". Elle se méprend sur ce qu'il lui confie, mais comprend que Godefroy est de la famille de Béatrice de Montmirail. Ginette connaît la comtesse, qui habite à côté. Elle guide Jacquouille chez celle-ci, afin de parler de Godefroy, que la SDF croit être un « cascadeur et catcheur ». Béatrice se méprend sur Godefroy et pense qu'il est son cousin Hubert, descendant de Godefroy et pilote de rallye disparu depuis plusieurs années, et revenu amnésique après un accident à Bornéo, durant le Raid Gauloises. Elle réalise qu'elle a envoyé par erreur cet homme à l'asile et se rend sur place avec son mari, Jean-Pierre, pour le faire libérer.
Béatrice emmène les deux voyageurs temporels chez elle. Ils découvrent stupéfaits l'électricité, confondent lavabo et wc, vident une bouteille de parfum dans la baignoire, inondent le salon... Godefroy s'étonne qu'en tant que Montmirail, elle ne vive pas au château du même nom. Elle lui apprend que sa famille n'y vit plus depuis longtemps. La bâtisse a été rachetée par Jacques-Henri Jacquart, un « garçon assez nouveau riche, un petit peu précieux, de la famille de [leurs] anciens métayers ». Dans la soirée, Jacquart arrive en urgence, accompagné de M. Berney, président d'un groupe bancaire, en symposium au château, et qui souffre d'une rage de dents; or le mari de Béatrice est dentiste. Pendant que Jean-Pierre s'occupe de Berney, Jacquart, descendant direct de Jacquouille, et qui lui ressemble comme un frère, fait la connaissance des deux médiévaux. Godefroy lui propose de racheter le château, n'admettant pas qu'un gueux puisse en être propriétaire, mais Jacquart refuse et s'en va, outré que Béatrice le prenne pour le frère de Jacquouille.
Godefroy demande à Béatrice de lui raconter l'histoire de France depuis Louis VI le Gros. Alors qu'elle lui présente l'encyclopédie Larousse, qu'il n'apprécie guère car il n'y est pas mentionné, Beatrice remarque à sa main une chevalière portant le sceau du Hardi. Elle pense que son cousin Hubert l'a volée au château. Le lendemain, elle part à Montmirail accompagnée de Godefroy et de Jacquouille pour y restituer la bague. Le comte soutient que cette bague est la sienne, mais Béatrice sait qu'il n'y en a qu'une et qu'elle ne peut être à la fois avec lui et au château. Cette incohérence déchaîne les éléments. Le ciel devient menaçant. Au même moment, la bague du Hardi chauffe à blanc, grésille dans une vitrine du château, perturbant la réunion du président Berney. Plus la voiture se rapproche du château, plus la situation empire : les deux bagues se rejoignent en passant l’une par la fenêtre du château, l’autre par le toit de la voiture.
Godefroy demande à la réceptionniste de lui montrer la chambre du Hardi. Il fait part à Béatrice de sa volonté de séjourner ici, parce qu'« Un Montmirail loge à Montmirail ». Béatrice et surtout son mari sont réticents face à un séjour coûteux. Godefroy veut payer Jacquart avec ses deniers d'époque, mais devant le refus de Jacquart, c'est Béatrice qui paye. Godefroy et son écuyer vont à la chambre du Hardi où ils congédient rudement la réceptionniste. Godefroy actionne dans la cheminée féodale un mécanisme secret ouvrant un passage souterrain. Jacquart, Béatrice et la réceptionniste entrent dans la suite pendant que les deux voyageurs sont dans le passage secret qui s'est refermé derrière eux. Godefroy et Jacquouille reviennent avec fracas dans la chambre, couverts de suie. Ils prétextent avoir dû grimper dans la cheminée pour dégager une grosse motte d'étoupe. Béatrice pressent un mensonge et demande des explications. Godefroy lui répond qu'il n'est pas le cousin Hubert, mais son aîeul le Hardi, ce qu'elle refuse toujours de croire. Il lui montre alors le souterrain. Pendant ce temps, Jacquouille croise Fabienne Morlot, secrétaire du banquier, et qui le prend pour le frère de Jacquart. Il lui raconte le destin tragique de ses parents, morts au Moyen-Âge, mais elle pense que c'est arrivé à ceux de Jacquart. Fabienne partie, Jacquouille va au secours de Ginette, importunée sur la pelouse par le majordome du château. Il finit par la laisser tranquille, croyant lui aussi que Jacquouille est le frère du patron. Après avoir cassé une armure dans le bureau de la direction, Ginette et l'écuyer sont poursuivis par le malinois que Jacquart a lâché sur eux. Jacquouille va dans la chapelle y retrouver le trésor du duc, qu'il avait caché en 1123.
Béatrice revient avec une lampe torche pour explorer le souterrain avec Godefroy. Ils découvrent le laboratoire de l'enchanteur, mais ses grimoires, moisis, tombent en poussière. Ils remarquent alors un message contemporain, indiquant à Godefroy de téléphoner à Ferdinand Eusèbe, médium-guérisseur et descendant du mage Eusæbius : il a confectionné pour Godefroy, à partir du grimoire de son ancêtre, la potion lui permettant de regagner son époque. Il demande au comte de repartir au plus vite avec son écuyer, car son aïeul est torturé, et un autre futur, où Godefroy n'aura pas eu de descendance, se produira. De retour au château, Godefroy reçoit un appel de Jacquouille, qui a vendu les bijoux et acheté voiture clinquante et habits chics, et s'amuse au bowling avec Ginette. Il apprend à son seigneur qu'il ne veut plus revenir au Moyen-Âge. Godefroy bluffe alors en disant à son écuyer que s'ils ne repartent pas, leurs corps vont se décomposer, donnant pour preuve l'haleine fétide de Jacquouille. Celui-ci se résout à revenir au château. Godefroy retrouve Béatrice, qui faisait visiter le souterrain à Jean-Pierre. Le comte les congédie, mais Jacquart, accompagné du maréchal des Logis Gibbons, surgit dans la chambre. Godefroy les enferme alors dans le souterrain et les gave de somnifères.
Au dîner, alors que Godefroy raconte ses exploits, Jacquouille revient au château avec Ginette au volant d'une Cadillac, et annonce à son maître qu'il peut rester ici, car il a découvert le dentifrice, « remède contre le pourrissement ». Ulcéré, Godefroy l'empoigne, l'emmène dans la chambre du Hardi et lui ordonne de l'accompagner. Béatrice arrive et demande des explications. Alors que Godefroy lui répète qu'il est bien le Hardi, Jacquouille profite de ce répit pour se rendre dans le souterrain, chercher Jacquart, rendu groggy par les somnifères, échanger ses vêtements avec les siens, et le mettre à sa place dans la chambre. Godefroy fait alors boire la potion à Jacquart avant de réciter la formule pour le ramener en 1123. Béatrice, émue, comprend que Godefroy est bel et bien son ancêtre. Tout aussi ému, celui-ci boit à son tour la potion et, après avoir fait ses adieux à sa descendante, récite la formule. Jean-Pierre et les gendarmes font alors irruption dans la chambre. Jacquouille apparaît, avant de s'éclipser. Béatrice comprend la supercherie de ce dernier.
Godefroy revient à son époque quelques instants avant son tir à l’arbalète. Il se souvient des paroles de l’enchanteur et "trouve assez de force en lui-même" pour dévier le tir. Le carreau change alors de direction et se fiche dans le front de la sorcière de Malcombe. Le duc est sauvé et Godefroy retrouve avec bonheur Frénégonde, qu’il pourra épouser. Jacquart se réveille dans la boue, entouré de paysans inquiétants et des hommes de Godefroy, qui le prend encore pour Jacqouille. Il lui court après, en criant « Cousin Hubert ! Qu'est-ce que c'est que ce binz ???!! ». ![[:benzema t es nul:6] [:benzema t es nul:6]](https://forum-images.hardware.fr/images/perso/6/benzema t es nul.gif)
|