Pourquoi les animaux se secouent-ils quand ils sont mouillés ? (Question que je me pose tous les samedis,,,,,...... )

Les chiens ont l’habitude de s’ébrouer quand ils sortent de l’eau. Un geste instinctif qui n’est pas propre aux canidés. De nombreux mammifères en font autant, dont les souris, les chats ou encore les lions. Une étude américaine, parue dans la revue Science, se penche sur le mécanisme neurologique qui explique pourquoi nos amies les bêtes se secouent vigoureusement pour se sécher.
Des chercheurs du Howard Hughes Medical Institute de la faculté de médecine de Harvard ont voulu comprendre pourquoi certains animaux à fourrure s’ébrouent. Un phénomène connu dans la langue de Shakespeare comme le "wet dog shakes" ("secousses de chien mouillé" ).
Les neurobiologistes ont eu recours à la génétique, la physiologie et l’optogénétique pour déterminer quel type de neurones et quel circuit neuronal étaient à l’origine de ce comportement chez les souris.
Des récepteurs présents aussi chez l’homme::::: Il s’agit des mécanorécepteurs C à bas seuil (C-LTMRs). Ces récepteurs tactiles ultrasensibles sont principalement situés autour des follicules pileux.
On les trouve également chez l’homme, même s’ils ne jouent pas le même rôle que chez les souris. Chez nous, les C-LTMRs réagissent aux sensations douces et agréables comme les caresses et les câlins.
Chez les souris, ils jouent un rôle protecteur en déclenchant une réaction immédiate à toute intrusion sur la peau.
Les auteurs de l’étude en ont eu la preuve après avoir fait tomber des gouttes d’huile de graines de tournesol sur la peau du dos ou le cou de ces petits mammifères. En moins de dix secondes, les rongeurs secouaient vigoureusement leur corps pour se débarrasser de ces gouttelettes.
Les chercheurs ont poussé l’expérience plus loin en supprimant génétiquement la majorité des C-LTMRs chez certaines souris. Résultat, l’ablation de ces neurones sensoriels réduisait d’environ de moitié l’ébrouement normalement provoqué par l’application de gouttes d’huile.
Pour déterminer la trajectoire des signaux des C-LTMRs dans le cerveau des rongeurs, les scientifiques se sont servis de l’optogénétique, une technique permettant de contrôler l’activité des neurones avec de la lumière.
Ils ont constaté que les C-LTMRs entrent en contact avec des neurones situés au niveau du noyau parabrachial du cerveau, une zone du tronc cérébral impliquée dans le traitement de diverses sensations comme la douleur ou la température et le toucher.
Ces découvertes nous éclairent sur la nature des neurones et sur le circuit neuronal impliqués dans l’ébrouement, ce comportement animal observé chez de nombreuses espèces. De quoi nous aider à mieux comprendre nos amis à poils (longs ou courts).
https://www.rtbf.be/article/pourquo [...] s-11462376
