Jour 2 : Dimanche 13 Juillet - Départ de Graus :
Deuxième nuit beaucoup trop courte pour moi, mais content d'attaquer les plus belles portions en Espagne. On se lève avec un soleil magnifique, rhaaaaaa enfin le beau temps, la chaleur et surtout les plus belles routes viroleuses du monde, bref une bonne journée qui s'annonce!
Très sympa et typique de l'Espagne, un vieux papy du village est venu nous tailler la bavette pour savoir d'où on venait et où on allait avec nos motos (enfin surtout à LD vu que je parle pas espanich
).
En s'équipant le matin j'annonce la couleur: "Les gars, j'ai une sds, je vais y aller cool, on se rejoint en haut des cols
".
Départ pour faire le plein à 1,17€. On se remonte la route très rapide avec ses grandes courbes yeahhhhhhhhhhhhhh !
Et hop on s'attaque aux premiers cols. Comme promis je laisse partir les 2 autres devant mais au bout du 4 ème virage j'arrive plus à tenir, je mets grand gaz, sors les freinages tardifs et les passages bien penchés en courbes, y'a pas moyen de me faire distancer là dessus même avec une SDS, faudra qu'elle s'accroche
. Je me ferai d'ailleurs chambrer tout le week-end car à chaque fois que je leur disais que j'allais rouler plus doucement en mode ballade, ils semblaient savoir que j'allais pas réussir à me retenir et que j'allais faire partie de la fête
.
On arrive alors au premier sommet de la journée, le col de fadas où l'on va faire une pause photo, pipi, prêtage du SF à LD qui nous gratifiera d'un déart avec un demi tour digne d'une première heure de plateau à la moto école
. Descente du col, du même acabit.
On s'enchaîne les routes sympas avec tantôt de forts dénivelés, tantôt des virages très serrés. On se décide à s'arrêter à un endroit pour faire des photos en roulage. Pour jouer mon père de famille et mon casse couille, je recommande grandement de rouler normal et propre pour la photo, de pas chercher à angler comme un porc ni passer vite et que beaucoup d'accidents arrivent comme ça blablabla SAT blablabla.
Perso j'y suis allé molo je voulais juste une photo en roulage pas un concours d'angle maxi donc no problem. En revanche LD nous a gratifié on ne sait pas pourquoi d'un passage en virage avec la moto/valise sur la voie d'en face, je crois que le mec en Audi s'en rappelle encore
. Plus de peur que de mal, mais c'est pas passé loin. LaPointe lui aussi sur son deuxième passage s'est fait un peu peur. Bon bah c'est passé mais on va faire gaffe pour la suite
.
On décide de repartir néanmoins sur le même rythme c'est a dire en mode Gazzzzzzzzzz.
Parfois LD arrive à suivre, parfois (mais très très rares) il se fait un peu distancer (valises larges, pas des pneus sport non plus) mais globalement j'ai été halluciné par sa manière d'emmener miss girafe. Faut dire qu'avec son moulin quand il sortait des villages il me collait 30 mètres si j'étais pas sur le bon rapport dans un son de folie qui sent pas le pot vraiment homologué
(enfin 2 pots).
Et là, direction la fameuse route que j'avais posté avec les lotus elise: http://www.club-lotus.fr/uploads/pics/DSC00715.JPG et comme sur la vidéo
http://www.club-lotus.fr/fileadmin [...] spagne.mov mais vous rajoutez un grand soleil, une température de 27°C et des passages en courbe beaucoup plus rapides et vous vous approcherez du paradis que l'on a connu là-bas. Seulement 3 voitures croisées sur notre chemin sur 50km bref un circuit parfait, bitume neuf sans pièges pour nous tout seul!!!!!!
Il y avait de tout virage serrés, enchainements, droite/gauche, double droit qui s'ouvre, double gauche qui se referme (merde merde merde), évitage des voitures sur la trajectoire, petite ligne droite avec du fond de 3ème pour moi, limite de tirage tout droit dans certain virage, mais essorage de la poignée de frein a fond et angle maxi et ça passait !!!!! rhaaaaaaaaaaaa le pied. Et là, à la pause après 50 bornes de circuit, rho on a tous limé nos pneus de droite à gauche, même LD avec ses tétines de folie
Je vous raconte pas notre maxi banane en bas du col, la meilleure route de ma vie dans un cadre magnifique, avec 2 autres tarés qui essaient de finir en tête devant les autres en faisant mine en haut que l'on n'attaquait pas. D'ailleurs dans les descentes avec quelques freinages trop tardifs j'aurai au moins appris qu'il est possible de rentrer très fort sur les freins avant en entrée de courbes avant de les lâcher et d'angler jusqu'au bord du pneu et remettre gros gaz. Franchement si on a au moins un coin à vous conseiller là-bas c'est bien celui la
.
Arrive la fin de journée après avoir passés quelques autres cols et quelques nationales roulantes on remonte vers un col ou l'on voit de l'orage au loin. Dommage après une journée de grand beau, il commence à y avoir de gros nuages. On décide jusqu'au dernier moment de pas s'équiper en pluie, mais après l'apparition des premières gouttes, on se stoppe tous et en 5 minutes on est tous équipés et rpêts à repartir. On se fera 10km sans pluie, avant d'arriver dans un début de légère averse. LaPointe nous trouva alors un petit hôtel qui accepta de nous servir café et chocolat chaud juste avant la grosse drache énorme. Rha quel bonheur d'avoir évité ça et de profiter d'une boisson chaude. On repartira sous une légère pluie mais sur une route trempé. Mais au bout de 20 minutes on retrouvera le grand soleil et une piste séchante.
Dernière montée de la journée sur 7km avec l'hôtel au bout de la piste prêt à nous accueillir, sur une route sechante mais au bitume nickel. Je suis les 2 fous du guidon, mais je commence à être cassé et au moment où ils doublent une voiture je me dis que je vais resté peinard derrière et profiter du panorama exceptionnel. J'en profiterai tellement que finalement la mondéo m'aura mis un vent également.
J'ai été très déçu je pensais que pour une fois que j'avais décidé de pas leur montrer qui était le patron sur la route ils allaient vite couper le moteur, enlever les habits de pluie, couper la clope en deux avant de l'allumer juste avant que j'arrive histoire de dire que ça faisait 5 minutes qu'ils m'attendaient, mais nan même pas, ils étaient toujours là moteur allumé à m'attendre au début du village, tant pis ça aurait pu troller dur mais ils en ont même pas profité
Pausage des motos sur le trottoir, graissage des chaines, enfin celle de LD et la mienne, LaPointe avait un kit chaîne mort et y'avait plus de graisse donc tanpis pour lui
.
Découverte de la chambre, prise de bain dans une baignoire a ma taille
.
Et hop un autre restaurant de folie, franchement cassage de ventre pour pas cher à chaque fois, c'était magnifique.
On a pas trop trainé le soir, la journée version 300km de virolos au taquet ça fatigue les machines mais surtout les hommes (et SDS
).
Petit bilan du 2ème jour : bitume lisse, des virages de partout, je me suis habitué à ma SDS et elle à moi, bref dès les premiers virages je suis en confiance.
Il faut clairement que je cravache mon Speed Four plus que les 2 autres zigotos avec leur couple
, donc je dois maintenir le régime entre 9000 et 14000tr/min pour être assez efficace. Au fur et à mesure de la journée, les sorties de courbes se font de plus en plus rapides, les freinages de plus en plus tardifs et importants. Bref j'ai vraiment eu l'impression de rouler sur un circuit ouvert vu la qualité du bitume et le peu de voiture croisées.
D'ailleurs bizarement, alors que j'arrivais tout juste à suivre LaPointe dans les montés, en descente j'étais beaucoup plus à l'aise que lui pour rouler vite.
Ce qui se vérifiait sur le fait que l'on arrivait quelques fois à lacher LD en haut des cols mais qu'en descente il était toujours derrière
En tout cas LaPointe a superbement ouvert l'a route et ce fut un plaisir de rouler ensemble.
J'ai découvert le tricotage du selecteur sur un 600 4 pattes mais également l'obligation du gros coup de gaz au rétrogradage quand tu arrives à toc dans une épingle en descente
.
Bref une journée parfaite aux sensations exceptionnelles !
La version de LaPointe :
Malgré une nuit un peu agitée, j'ai réussi à bien dormir... Le réveil était prévu à 7h45, mais depuis 7h, je suis réveillé à admirer le grand soleil qui pointe sur mon oreiller. Je ne pouvais pas m'empêcher de sourir bêtement en pensant à la journée énorme qui nous attend vu le beau temps enfin de la partie !
Petit déjeuner varié (pain, charcuterie, fromage) à 8h, vraiment rien à dire pour 25€ la nuit par personne tout compris ! Il est maintenant temps de se préparer et de recharger les meules. Il fait déjà bien chaud dehors en plein soleil ! La journée s'annonce magnifique. On repart sur nos pas, faisons le plein à une station essence vraiment pas chère (1,17€ le litre !!!) mais automatique et qui impose de préciser la quantité d'essence voulue... Pas facile d'estimer sa conso en roulage en montagne dans les conditions de la veille, mais ça va, je me trompe que d'1€ que Logman s'empressera de récupérer. La route rapide et viroleuse qui était déjà bien marrante la veille mouillée l'est encore plus une fois sèche, et ce n'est pas facile de ne pas péter un cable... C'est une belle introduction pour notre journée !
Direction le premier col de la journée, le "Coll de Fadas" (1470m) qui porte assez bien son nom. Le bitume est en très bon état, et bien sûr, ça tourne à foison ! Qu'est-ce que j'adore ma SVS dans ces conditions !!! Ca me rappelle mes Vosges... en plus escarpé bien sûr. Petite pause au sommet, et essai pour LD du SF... c'est plutôt comique de le voir sur une pocket bike !
On reprend la route, direction le "Coll de Espina", où l'on fera une brève pause photo, et on redescend vers la vallée. J'avais oublié à quel point je n'aime vraiment pas les descentes. Dommage qu'on ne puisse pas que monter les cols ! On repère un petit endroit pour prendre des photos de nos exploits en selle, bien que la configuration du virage ne va pas vraiment permettre de prendre le top angle maxi frime, mais ça fera un souvenir. C'est LD qui s'y colle pour les photos, 2 passages pour Logman et moi. 1er passage en attaquant un minimum, mais 2ème passage en attaquant un peu trop vu la situation du virage, et je me dis que je vais arrêter là avant de faire une grosse bêtise pour une simple photo... Je prend le relais pour les photos pour que LD puisse aussi avoir un souvenir. Son 1er passage se fait un peu trop à l'intérieur et il relève la moto et commence à méchamment mordre sur la voie d'en face avec ses valises qui dépassent un max... avec bien sûr une Audi qui débarque en sens inverse qui a dû bien marquer son calbut'. Le 2ème passage sera plus propre, et on en restera là, pas la peine de provoquer le destin !
Peu de temps après, on retombe sur une route très très sympas, avec un boulet en Kangoo qui bloquera mes compères, mais aussi un panneau qu'on ne se lasse pas de voir...
Une fois en bas, la route est de nouveau plus roulante et on récupère un plus gros axe, mais toujours un minimum viroleux, donc très plaisant pour se reposer un peu tout en s'amusant un minimum. Là deux barjos de caisseux nous doublent comme des porcs à 160, m'obligeant à me serrer sur la droite et à piler pour prévenir une collision avec une voiture venant en face...
Les ventres commencent à grogner, il est temps de faire une pause bouffe ! On s'arrête à Pont de Suert où l'on trouve un petit restaurant qui au 1er abord ne paie pas forcément bonne mine, mais on va à nouveau se régaler avec des portions plus qu'honorables (et c'est peu dire !) pour 12€ le menu entrée/plat/dessert plus la boisson (une bière pour changer...). Mais il n'y a pas que cela... Déjà la veille, on a eu un rappel de la passion de l'Espagne pour la compétition moto avec un reportage en plein milieu du JT à propos du MotoGP, et une belle pub pour Repsol et notre ami Pedrocaca en vedette avant la météo. Mais là, on s'est vite rendu compte que les télés du resto/bar étaient branchées sur le GP... et heureux hasard, on a débarqué juste avec 14h, heure habituelle des départs de la catégorie reine. Bien manger devant le MotoGP, le pied ! Ca tombait bien vu que j'avais oublié de mettre à enregistrer le GP... mea culpa. Avant de repartir, LD et Laure jouent au docteur... Visiblement, plus ils sont grands, moins ils regardent où ils mettent les pieds ! (je tiens à préciser que c'est une blessure antérieure à notre trip)
Après avoir bien mangé devant le GP, on repart direction Tremp avec à la clé de le route toujours relativement roulante, mais avec un très beau paysage et tout de même pas mal de virages. Petite pause plein et photos avant de rentrer dans la ville :
Maintenant, direction Isona et la fameuse L511 et ses "Coll de Faidella" (1250m) et "Coll de Boixols" (1380m), qui est une des routes plébiscitées par un roadbook du Club Lotus. On y découvre une bande de bitume dans un parfait état, pas très large et sans marquage central, mais putain, quelle route ! C'est vraiment le panard, je m'amuse comme un petit fou, et en plus, il n'y a presque personne en face. Comme d'habitude, je ne suis pas très fan des descente, mais j'arrive quand même à m'éclater comme pas deux ! C'est vraiment LA route du weekend pour le moment, et ça le restera.
Retour dans la vallée à partir de Coll de Nargo, direction Adral. J'ai l'impression de me répéter, mais même les routes de liaison sont vraiment sympathiques ! Au loin, on apperçoit pas mal de nuages bien menaçant accrochés aux sommets... et bien sûr, la prochaine route de col monte dans cette direction, pour nous amener au "Coll del Canto" (1725m). On décide d'attendre de voir les 1ères gouttes avant de s'équiper, et de profiter un maximum de la route encore sèche. Comme souvent ce weekend, le bitume est nickel, et le tracé des plus ludiques. Malheureusement, des gouttes commencent à tomber, mais on s'y attendait avec les nombreux éclairs que l'on pouvait voir au loin. On s'équipe et arrive sur des portions de route détrempées mais la pluie n'est pas très forte au moment de notre passage. C'est déjà pas très rassurant pour finir la montée du col, mais la descente est encore pire avec un bitume légèrement dégradé ce qui n'est vraiment pas très sympas dans ces conditions. Depuis la montée du col, je me sens cassé et pas très bien (super mal de tête)... gros coup de barre qui ne fait que s'accroître au fil des virages. La pluie augmente légèrement en intensité, on avait décidé de s'arrêter au 1er bar croisé si la pluie continuait, ce que nous fîmes à l'entrée de Sort dans un petit hôtel où Logman nous offrira un café (ou un chocolat de mon cas). Pendant notre pause, la pluie redouble d'intensité... houlà, la fin de la journée s'annonce pénible et il est déjà près de 19h.
La pluie s'est un peu calmée, on décide de repartir sur une route rétrempée, mais le bitume est correct dans la vallée. Encore et toujours de la pluie, et tout à coup, on commence à appercevoir du ciel bleu au loin, l'espoir revient, et tout à coup, on arrive dans une zone où il ne pleut plus. Ouf ! Puis peu après, c'est le bitume qui sèche. Et là, je ne sais pas pourquoi, j'ai un super regain d'énergie qui me permet de reprendre mon pied sur la route. Les sommets environnants sont de plus en plus élevés, on approche des hautes pyrénées ! Arrive l'intersection qui va nous mener à Espot, ville étape du jour, et on découvre une montée qui s'annonce splendide. Plein d'énergie, je double une mondéo qui nous bouchonnait, j'ai la grosse, très grosse banane, la route est génial, je pète mon p'tit câble et roule plutôt fort mais attends quand même un peu les autres histoire qu'ils aient le temps de double la caisse. J'apperçois LD dans mes rétros, mais pas Logman... tanpis, il ne devrait pas tarder, je remets les gaz bien que je me dis que c'est pas forcément très malin de faire ça en fin de journée... mais merde, que c'est bon !!! Arrivée à Espot avec LD derrière moi... tiens Logman n'est pas là. On se gare, laissant même les moteurs tourner, il devrait arriver assez rapidement quand même... et bah non, même la mondéo qui se traînait déjà la 'stouquette arrive avant, Logman suivant peu après. Cette fois-ci il s'est vraiment traîné au contraire de ce qu'il nous prêche depuis le matin.
Recherche de l'hôtel, la ville s'avère être une station de ski, tout paraît très commercial. Mais à nouveau, la chambre d'hôte est nickelle (25€ de nouveau tout compris), et de toute évidence beaucoup plus calme que la veille... Cette nuit on aura deux chambres, et j'ai la courtoisie de laisser au géant qui dormira avec moi le grand lui... On s'occupe des motos, et après une bonne douche bien méritée, on part à la recherche d'un resto vers 21h. L'effet station de ski se ressent assez dans les cartes, mais finalement, on aura à nouveau très bien mangé dans des quantités assez astronomiques pour le prix. Un peu de lecture de MJ, et hop au dodo !
