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L’épineux dossier des djihadistes français jugés en Irak : pourquoi les procès sont reportés à octobre
Il n’y aura finalement pas eu de verdict ce dimanche pour les cinq djihadistes français qui devaient comparaître devant la Cour pénale centrale de Bagdad pour leur appartenance à l’État islamique. « L’audience a été reportée car il est obligatoire d’avoir un avocat. Trois d’entre eux au moins ont des avocats français qui étaient absents ce dimanche. Le parquet a nommé des avocats irakiens pour chacun d’eux, qui se sont vu remettre l’acte d’accusation pour préparer la défense des accusés si les avocats français ne sont pas présents le 5 octobre », détaille un témoin présent à l’audience. Interrogé par Le Figaro, Me Matthieu Bagard - qui représente au total 25 accusés aux côtés de Me Marie Dosé – confirme qu’ils « projettent » de défendre leurs clients lors de la prochaine audience.
« Elles (les autorités irakiennes, NDLR) ne reconnaissent pas, à notre connaissance, aux avocats français des détenus le droit de les représenter en Irak (…). Vous pouvez mandater des confrères irakiens », a pourtant affirmé la semaine dernière la Direction des Français à l’étranger et de l’administration consulaire (DFAE) dans un mail destiné aux avocats des djihadistes français. Jusqu’au bout, l’institution est restée muette sur cet épineux dossier. Sans un coup de fil passé depuis la prison d’al-Karkh de Bagdad le mardi 15 septembre par l’un des djihadistes français à sa sœur, ces procès auraient pu passer sous les radars. Ni la France, ni l’Irak, ne les ont annoncés publiquement. Le lendemain de cet appel, Me Matthieu Bagard contacte la DFAE, qui affirme avoir bien été informée.
Au total, 49 Français présumés avoir appartenu à l’État islamique seront jugés devant la Cour pénale centrale de Bagdad. Les dates des procès des autres djihadistes ne sont pas encore connues. « Les informations nous parviennent au compte-goutte », note Me Matthieu Bagard. La majorité des accusés - dont une figure notable impliquée dans l’attentat de Nice en juillet 2016 - ont été discrètement transférés depuis le nord-est syrien en juillet 2025, comme l’avait révélé l’Associated Press en septembre de la même année.
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