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Objectifs d’apprentissage (Learning Goals) : Objectif à long terme : Développement de la capacité à comprendre ce qu’est DIRIGER et à le faire. Présentation générale : Objectif à court terme : Aider l’étudiant à se mettre le plus rapidement possible en situation d’exercice de responsabilités dans des organisations et, dans un premier temps, à décider ou à contribuer de manière pertinente à tout processus de prise de décision. Que ce soit dans des filières spécifiques (finance, marketing, contrôle, audit, GRH etc.) ou dans des postes moins conventionnellement définis (staff d’assistance de la Direction d’une grande organisation par exemple, ou direction d’un centre de responsabilité), la majeure vise à ce que la combinaison entre le travail que l’étudiant fait sur lui-même, la réflexion sur les textes et concepts (philosophiques, techniques ou théoriques) et l’acquisition de compétences professionnelles directes le fassent progresser bien plus vite qu’il ne l’aurait fait seul en matière : - de compétences professionnelles, - d’adaptabilité aux organisations, - et de prise de conscience à propos de son propre comportement comme à propos de « la fabrique du comportement » dans les organisations. Décider, c’est avoir à le faire dans des circonstances où la qualité de l’information est déficiente, c’est avoir à le faire quand de toute évidence, on ne sait pas tout ce qu’on souhaiterait savoir. Se préparer aux situations de décision, c’est d’abord mieux se connaître soi-même, c’est aussi, dans le domaine de la gestion et du management, se doter de connaissances et de compétences qui nous aident à distinguer l’essentiel de l’accessoire. Les techniques servent à la mise en oeuvre des conséquences des décisions et, parfois, servent à éviter d’avoir à décider, au sens où elles peuvent montrer qu’il n’y a en fait pas de choix. Dans d’autres circonstances, les techniques sont des instruments d’aide à la décision, ou plus exactement à sa préparation. Diriger, cela peut concerner une des grandes spécialités dans l’entreprise, ou un centre de responsabilités global (une division ou une zone d’une entreprise) ou encore l’entreprise elle-même. Il est important qu’un cadre ait des connaissances structurées en matière financière (il faut payer ses échéances, satisfaire d’éventuels actionnaires, faire le lien entre flux et valeur), en contrôle (il faut être capable de décrire les performances, de les prévoir, de les impulser et ne pas confondre la carte et le territoire). Il faut aussi penser le tout en termes d’organisation et de comportement, ce qui implique une vision claire de la façon dont achat, approvisionnement, ordonnancement de la production et distribution s’imbriquent dans un ensemble intégré. Par différentes méthodes, la majeure plonge les étudiants dans les situations qui sont l’objet même de leurs études.
Les discours théoriques et les travaux pratiques existent, mais la conjonction entre études, discours et expérimentations conduit à des prises de conscience plus fréquentes et plus précoces, à notre sens, que lorsqu’on use uniquement de discours. Ceci explique l’usage de méthodes pédagogiques qui allient des méthodes académiques d’approche et de création de connaissances et la création de situations qui stimulent l’esprit, la curiosité, par des approches souvent inhabituelles, de façon à « briser le cercle des routines ». Le sens des responsabilités que nous évoquons s’exerce pour la personne vis-à-vis d’elle-même mais aussi en tant que dirigeant d’un projet ou d’une organisation. Un(e) étudiant(e) ayant bénéficié de cette majeure doit pouvoir analyser, présenter et éventuellement mener un projet dans tous ses aspects : comportementaux, organisationnels et techniques. Un effort particulier est fait dans le sens d’une maîtrise des aspects budgétaires et financiers, du pilotage de la performance et d’un souci de prise en compte des facteurs humains. Cela exige d’être en réflexion sur soi-même et d’avoir une réelle volonté d’investir son temps, son attention, son énergie. Les aspects techniques sont développés pour donner de l’autonomie aux étudiants, structurer leur approche et transformer leurs connaissances en compétences professionnelles. Il s’agit de développer le goût de l’action et la capacité à agir « en situation ». Cette majeure donne les garanties académiques sans être scolaire. Elle exige implication et motivation, le sérieux n’excluant pas le plaisir de travailler ensemble avec bonne humeur.
Mots clés : honnêteté, curiosité, compétence, engagement, autonomie, responsabilité. Compétences et métiers : Il est clair que les compétences visées par cette majeure sont transversales. Ce qui ne signifie pas « superficielles ». On continue aussi bien vers des spécialités que vers des postes généralistes. Les diplômés ayant suivi la majeure exercent actuellement des responsabilités dans tous les secteurs de la gestion : contrôle de gestion, direction financière, audit, chef de produit, analyse ou direction dans des ONG, création d’entreprise(s), banquiers, chercheurs, market-makers, gestionnaires de portefeuilles, spécialistes de fusions-acquisitions, etc. Les capacités professionnelles acquises et les qualités personnelles développées s’exercent dans tous types de situations ou de métiers. Nous sommes certains qu’une personne ayant profité de cette majeure a des connaissances solides à propos des systèmes de contrôle, de leurs techniques et de leurs implications comportementales, que les techniques de gestion financière des entreprises sont mieux comprises ainsi que les concepts permettant à une entreprise d’utiliser un marché financier. Un étudiant de cette majeure qui a « joué le jeu » a aussi forcément étudié son propre comportement et porté son attention sur les situations de commandement et de direction, même s’il ou elle n’a pas pour but d’exercer un poste de direction, ce qui n’est pas contradictoire. Avoir une plus claire conscience de ce qu’implique (pour soi ou de manière générale) une activité d’expert technique par rapport à une activité de manager est déjà un acquis appréciable. Intervenants et partenaires professionnels : Ils comprennent des enseignants (agrégés, docteurs, doctorants ou non, et parmi eux quelques permanents de l’école), des praticiens (cadres gestionnaires, banquiers, psychologues, linguistes, avocats), des chefs d’entreprises, et même, quand ils sont disponibles, des officiers supérieurs de l’armée de terre. Les intervenants tous confrontés du point de vue pratique et/ou théorique aux thèmes qu’ils traitent dans la majeure ou l’ont été. Aucun d’entre eux n’a un diplôme de niveau inférieur à un bac+5. Chacun d’entre eux, d’une manière ou d’une autre, recherche et/ou pratique dans un ou plusieurs des thèmes abordés dans la majeure.
Programme : Les « disciplines » abordées lors de la majeure sont multiples, pour l’essentiel on notera : Pilotage et contrôle des organisations. Finance (théorique et appliquée). Management et décision en incertitude. Stratégie. Utilisation d’Excel et d’un logiciel statistique pour la gestion. Développement personnel. Développement des compétences managériales. Travaux dirigés : Ces travaux sont intégrés dans les cours ou dans les séquences de mise en situation. Mises en situation : Elles sont à la fois séquentielles et continues tout au long du cursus. Elles comprennent un jeu d’entreprise de difficulté croissante tout au long de la majeure (Forest Game), une simulation d’intervention sur les marchés à terme, Le jeu de Machiavel (décision/indécision / stratégie), Hélios Game (simulation bancaire(sous réserve de disponibilité de temps)) et le « séminaire de l’Incertain » (décision en situation dynamique et réelle, « à l’extérieur » qui ont un retentissement marquant sur la « vision du monde » des étudiants (c’est eux qui le disent). L’essentiel des cours est prodigué de manière à susciter la réflexion et le débat.
Cours : Conformément aux normes de l’Institution, la majeure est organisée en sept modules. Liste des 7 modules (et évocation de thèmes abordés) : - Simulations, mises en situation(s) : Excel approfondi. VBA pour la gestion (Excel et, sous réserve, Access). Jeu polytechnique de gestion et de stratégie (Forest Game), Jesicat (jeu de simulation sur le cacao à terme). Séminaire « Outdoor » (décision en situation inhabituelle).Sous réserve : séminaire de survie. Ces deux séminaires ne sont jamais obligatoires. - Pilotage de la performance et approche des risques : Le contrôle organisé en système, les comportements générés par les outils, et d’orientation de la performance. Aide au pilotage des organisations. Méthode ABC : pour quoi faire ?. Contrôle de processus. Prix de transfert. Incidences managériales du type de pilotage. Notion de risque. Histoire de l’approche du risque. - Finance : Application des principes de gestion financière. Influence de l’endettement. Liens entre stratégie financière et gestion financière quotidienne. Tableaux de financement et interprétation. Méthode d’analyse de la Banque de France. Applications pratiques. Prise en compte du risque. Consolidation (un exemple sera traité si nous disposons de temps). - Stratégie et Décision : Nature de la décision. Aspects sociologiques de la décision. Aspects individuels. Décision en pratique. Démarche stratégique ou tactique. Aspects du commandement. Jeu de Machiavel. Philosophie et action. Méthodes de résolution de problèmes. - Logistique intégrée, Supply Chain et Production : Principaux concepts et pratiques en matière de gestion de la production et des opérations. Supply Chain Management (chaîne logistique). Qu’est-ce qu’une logistique intégrée ? Lien au management. Value Chain Management. Étude d’un ERP (sous réserve au moment de la rédaction de cette présentation). - Le facteur Humain : Dimensions culturelles et spatiales dans les rapports individuels. Programmation neurolinguistique. « Briser le cercle des routines ». Hypnose Eriksonienne. Management Interculturel. Outils de gestion et culture. L’erreur. L’action. Le stress. - Le Signe et le Sens : Méthodes de résolution de problèmes (une façon de parvenir à des consensus). La linguistique et ses apports dans la connaissance de la construction du sens. Les dimensions cachées dans la communication et la perception. Constructivisme et positivisme. Organisations, mythes, modèles et représentations. L’entreprise comme modèle social ? La notion d’organisation. Le signe en tout sens. Le sens sous l’éclairage des sciences sociales.
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