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Auteur Sujet :

[Politique LR ] 1er parti des municipales 2026 - Deal with it

n°23610948
t-w
HDBNG club
Posté le 13-08-2010 à 00:58:19  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Anteus a écrit :


C'est quoi un "coin pourri du 95"?
 
Pour moi, ca sonne comme "banlieue parisienne". Ca sonne comme "grande ville". J'avais pourtant fait l'effort de specifier mon referent.


 
 
ca sonne comme emploi et transports?
 
 [:maestun]


---------------
There's no point for democracy when ignorance is celebrated - The Idiots are Taking Over (2003)
mood
Publicité
Posté le 13-08-2010 à 00:58:19  profilanswer
 

n°23610987
Profil sup​primé
Posté le 13-08-2010 à 01:05:40  answer
 


 
posteur de droite
 

zad38 a écrit :


Te gêne pas pour les poster alors. Mais mon petit doigt me dit que tu préfères rester dans l'idéologie plutôt que d'analyser les chiffres froidement et sans préjugés.


 
posteur de gauche de droite
 


 
posteur de droite
 
 
 

n°23610997
anthoto1
Posté le 13-08-2010 à 01:06:54  profilanswer
 
n°23611002
zad38
Posté le 13-08-2010 à 01:07:18  profilanswer
 

Gaston2Foix > C'est bien, on sent que t'as envie de parler du fond. Quand t'auras fini de distribuer les bons points tu pourras laisser les grandes personnes parler entre elles ?

Message cité 1 fois
Message édité par zad38 le 13-08-2010 à 01:07:32
n°23611013
Profil sup​primé
Posté le 13-08-2010 à 01:08:55  answer
 

zad38 a écrit :

Gaston2Foix > C'est bien, on sent que t'as envie de parler du fond. Quand t'auras fini de distribuer les bons points tu pourras laisser les grandes personnes parler entre elles ?


 
Ce n'est pas à vous que je m'adresse. J'aide juste les lecteurs à se retrouver et à voir qui a raison.
 
Vous ?   Nous vivons une époque formidable.
 
Ou moi  Nous vivons une époque forminable.
 

n°23611030
zad38
Posté le 13-08-2010 à 01:10:52  profilanswer
 


On a écrit ça quelque part ?

Message cité 1 fois
Message édité par zad38 le 13-08-2010 à 01:11:13
n°23611039
anthoto1
Posté le 13-08-2010 à 01:11:41  profilanswer
 

zad38 a écrit :


D'une : on a écrit ça quelque part ?
De deux : on dit la même chose en fait ? J'avais pas remarqué  [:vince_astuce]


 
Tu parlerais à une porte ? Non.
 
Donc, pas la peine de parler à l'ami Gaston. Donne plutôt à l'UNICEF.

n°23611043
Comet
Posté le 13-08-2010 à 01:12:01  profilanswer
 

Personnellement, si tu as un graphique sur le sujet, qui montre autre chose évidemment, ça m'interesse Gaston2Foix :jap:


Message édité par Comet le 13-08-2010 à 01:12:40

---------------
*** ***
n°23611054
zad38
Posté le 13-08-2010 à 01:13:01  profilanswer
 

anthoto1 a écrit :

Tu parlerais à une porte ? Non.
 
Donc, pas la peine de parler à l'ami Gaston. Donne plutôt à l'UNICEF.


'tain merde efface ton quote, tout le monde va voir que j'avais pas compris sa blague du premier coup  :o

n°23611068
anthoto1
Posté le 13-08-2010 à 01:15:27  profilanswer
 

zad38 a écrit :


'tain merde efface ton quote, tout le monde va voir que j'avais pas compris sa blague du premier coup  :o


 
T'as qu'à prétendre que tu es une victime de plus de la méthode globale.  :??:  

mood
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Posté le 13-08-2010 à 01:15:27  profilanswer
 

n°23611185
Profil sup​primé
Posté le 13-08-2010 à 01:32:51  answer
 

‎" Un individu conscient et debout est bien plus dangereux pour le pouvoir en place que 10000 individus endormis et inconscients " Gandhi
 
 
"Nous gagnerons parce que nous sommes les plus faibles"

n°23611248
arthas77
Posté le 13-08-2010 à 01:40:35  profilanswer
 

"Avec une citation de Gandhi, je pète plus haut que mon cul". Proverbe ouzbek.

Message cité 1 fois
Message édité par arthas77 le 13-08-2010 à 01:40:57
n°23611304
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 13-08-2010 à 01:55:01  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Oui, les anti-libéraux dans toute leur objectivité prennent souvent l'année 82 (qui est de toute évidence hors-équilibre) comme référence pour dire REGARDEZ LA PART DES SALAIRES A CHUTE §§§


On peut parler de la période d'après si tu veux (années 90) : http://geronim.free.fr/ecogene/app [...] prof15.htm  
 

Citation :


3 / Évolution de la répartition de la valeur ajoutée entre salariés et actionnaires :
 
(...)
 
Analyse du tableau :
 

  • la valeur ajoutée crée en France passe de 7 845 milliards de francs à 8 819, soit une hausse de 12,43 %.


  • la part de la valeur ajoutée revenant aux salariés (y compris les cotisations sociales) augmente de 9,16 % entre 1992 et 1999 mais celle revenant aux actionnaires (avant prélèvement de l'Etat) s'accroît dans le même temps de 20,00 %.


Conséquence en terme de répartition :
 
Le partage de la valeur ajoutée est donc plus favorable aux actionnaires au cours des années 90 même si elle ne représente qu'environ un tiers de la valeur ajoutée.
 
Ces 2 % de valeur ajoutée accaparés par les actionnaires au détriment des salariés représentent environ 175 milliards de francs (8819*0.02) en 1999 soit un manque à gagner d'environ 7500 francs par an et par salariés (175 milliards de francs pour une population active occupée de 23,261 millions d'individus -Alternatives économiques, hors série n°50-).
 
Le maintien d'un taux de chômage élevé au cours de la période considérée peut expliquer en partie cette évolution puisque les périodes de sous-emploi ne sont pas favorables aux salariés. De plus, au cours de cette période, la politique de l'emploi s'est plutôt orientée vers les entreprises (restauration de la compétitivité des entreprises).


 
Donc pour être complet, les salariés se sont fait entubés doublement :
1) par le fait que l'actionnariat a piqué du pognon sur le salaire (brut)
2) par le fait que les charges de l'état ont augmenté faisant baisser plus le salaire net par rapport au salaire brut
 
Voila.
 
 

n°23611344
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 13-08-2010 à 02:03:01  profilanswer
 

Et pour être complétement précis, en se basant sur les chiffres de cette page de l'INSEE, ces 7500FF de 1999 correspondraient aujourd'hui à 1357€.
 
Donc en 1999, par rapport à 1992, la perte de répartition de la valeur ajoutée au dépend du salariat et au profit de l'actionnariat correspondrait donc à 1357€ (bruts) de nos jours, par an et par salarié. Libre à certains de considérer que c'est tellement peu que ça en est insignifiant mais chacun jugera :o
 
Edit: j'avais mal lu un détail, c'est corrigé

Message cité 2 fois
Message édité par Ernestor le 13-08-2010 à 02:11:13
n°23611352
Profil sup​primé
Posté le 13-08-2010 à 02:07:54  answer
 

Le "chômage des jeunes" a été un mensonge d'Etat puissant martelé par le système pour pousser les salaires d'embauche à la baisse.
Le "chômage des jeunes" est une invention, il n'y a aucune spécificité du chômage chez les jeunes, qui possèdent le même taux de chômage que le reste de la population.
 
 

Citation :

‎"Nous avons accepté le mot jeune. Nous avons accepté ce terme incroyable "emploi jeune". Est-ce que nous aurions accepté "Emploi femme" ? "Emploi homosexuel" ?
Quand une caractéristique biographique, (jeune, vieux, femme, homosexuel ) devie...nt une notion qui a cours dans l'espace public pour caractériser une action publique, il faut être extrêmement prudent.
Il n'y a pas de jeunes tout comme il n'y a pas de vieux. Sauf si on les invente comme on a inventé les jeunes dans les années 70 afin d'imposer la modération salariale.
En inventant les "jeunes", on a cassé le salaire d'embauche, c'était l'enjeu fondamental puisque nous avions une longue tradition de hausse régulière du salaire d'embauche, qui assumait en quelque sorte l'augmentation de la scolarisation. Cette hausse régulière du salaire d'embauche était la matrice de la hausse régulière des salaires. Et donc tous les gouvernements européens à la fin des années 70 et au début des années 80 mais singulièrement en France, ont entrepris de casser le salaire d'embauche afin d'en finir avec la hausse des salaires. Casser les salaires d'embauche a été l'instrument majeur de la modération salariale Et casser les salaires d'embauche supposait d'inventer un "problème" des jeunes.
Vous vous rappelez, le "problème" des jeunes, c'était prétendument qu'un jeune sur quatre était au chômage et que face à ce "malheur" mieux valait un petit boulot que rien du tout.
Nous avons cru ce mensonge "Un jeune sur quatre est au chômage" c'est un énorme mensonge, c'est un mensonge d'Etat qui a été très puissant.
Donc il faut toujours s'interroger sur les mensonges auxquels nous croyons, on ne croit pas à tous les mensonges mais il y en a auxquels on croit, surtout les mensonges démographiques, les mensonges démographiques sont ceux sur lesquels nous sommes les plus vulnérables.
Ce n'est pas évidemment un jeune sur quatre qui est au chômage, c'est un jeune actif sur quatre or il n'y a que 30% des jeunes qui sont actifs puisque les jeunes sont scolarisés massivement, les 18/25 ans sont pour 70% à l'école.
Et donc c'est un quart de 30%, ça fait 7.5%, un jeune sur 12. C'est à dire la proportion de chômeurs que l'on trouve dans toutes les tranches d'âge.
S'il y a 25% de taux de chômage dans les actifs, c'est à dire un taux de chômage élevé, c'est parce que les jeunes qui sont actifs sont les jeunes en échec scolaire et donc ils ont le taux de chômage de la population la moins qualifiée du pays, qui est de 25%.
Donc il n'y a aucune spécificité du chômage des jeunes, absolument aucune. Elle a été inventée, répandue. Ce mensonge a été massivement martelé. Et ça a permis de mettre en place des mesures "jeunes" pour "sauver" l'emploi des jeunes.
Et aujourd'hui le salaire d'embauche est de moitié de ce qu'il était en 1975. Si nous voulions retrouver les salaires de 1975 à 25 ans, il faudrait doubler les salaires d'embauche. Et vous voyez tout l'appel d'air que ça ferait sur tous les salaires.
Donc la modération salariale a été organisée par l'invention d'un mensonge démographique, le "problème des jeunes".


 
Bernard Friot, sociologue et économiste
 
 

n°23611365
Profil sup​primé
Posté le 13-08-2010 à 02:13:52  answer
 

arthas77 a écrit :

"Avec une citation de Gandhi, je pète plus haut que mon cul". Proverbe ouzbek.


 
Tu dis ça parce que tu es de droite. Toi ton truc, c'est l'ordre en place.
 

n°23611389
Comet
Posté le 13-08-2010 à 02:20:08  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


On peut parler de la période d'après si tu veux (années 90) : http://geronim.free.fr/ecogene/app [...] prof15.htm  
 

Citation :


3 / Évolution de la répartition de la valeur ajoutée entre salariés et actionnaires :
 
(...)
 
Analyse du tableau :
 

  • la valeur ajoutée crée en France passe de 7 845 milliards de francs à 8 819, soit une hausse de 12,43 %.


  • la part de la valeur ajoutée revenant aux salariés (y compris les cotisations sociales) augmente de 9,16 % entre 1992 et 1999 mais celle revenant aux actionnaires (avant prélèvement de l'Etat) s'accroît dans le même temps de 20,00 %.


Conséquence en terme de répartition :
 
Le partage de la valeur ajoutée est donc plus favorable aux actionnaires au cours des années 90 même si elle ne représente qu'environ un tiers de la valeur ajoutée.
 
Ces 2 % de valeur ajoutée accaparés par les actionnaires au détriment des salariés représentent environ 175 milliards de francs (8819*0.02) en 1999 soit un manque à gagner d'environ 7500 francs par an et par salariés (175 milliards de francs pour une population active occupée de 23,261 millions d'individus -Alternatives économiques, hors série n°50-).
 
Le maintien d'un taux de chômage élevé au cours de la période considérée peut expliquer en partie cette évolution puisque les périodes de sous-emploi ne sont pas favorables aux salariés. De plus, au cours de cette période, la politique de l'emploi s'est plutôt orientée vers les entreprises (restauration de la compétitivité des entreprises).


 
Donc pour être complet, les salariés se sont fait entubés doublement :
1) par le fait que l'actionnariat a piqué du pognon sur le salaire (brut)
2) par le fait que les charges de l'état ont augmenté faisant baisser plus le salaire net par rapport au salaire brut
 
Voila.
 
 


 

Ernestor a écrit :

Et pour être complétement précis, en se basant sur les chiffres de cette page de l'INSEE, ces 7500FF de 1999 correspondraient aujourd'hui à 1357€.
 
Donc en 1999, par rapport à 1992, la perte de répartition de la valeur ajoutée au dépend du salariat et au profit de l'actionnariat correspondrait donc à 1357€ (bruts) de nos jours, par an et par salarié. Libre à certains de considérer que c'est tellement peu que ça en est insignifiant mais chacun jugera :o
 
Edit: j'avais mal lu un détail, c'est corrigé


Il faudrait connaitre ce que représentent en euros les gains de productivité  de la décennie 90 (dont rien n'est allé vers le salaire net), puis comparer, amha...


---------------
*** ***
n°23611399
anthoto1
Posté le 13-08-2010 à 02:25:00  profilanswer
 


 
Respecte-toi, Gaston.

n°23611400
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 13-08-2010 à 02:25:02  profilanswer
 

Je vois pas trop ce que ça changerait au fait qu'il y a clairement une modification de la répartition qui s'est faite, au profit de l'actionnariat et au dépend du salariat. C'est de ça dont on parlait. Les chiffres sont là, que ça soit au début des années 80 ou dans les années 90.  
 
Après, on peut aussi parler de manière plus générale d'augmentation (diminution ?) des salaires, mais c'est autre chose.

Message cité 2 fois
Message édité par Ernestor le 13-08-2010 à 02:25:27
n°23611405
Profil sup​primé
Posté le 13-08-2010 à 02:26:59  answer
 

anthoto1 a écrit :


 
Respecte-toi, Gaston.


 
 :lol:  T'es en forme

n°23611424
Comet
Posté le 13-08-2010 à 02:37:34  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

Je vois pas trop ce que ça changerait au fait qu'il y a clairement une modification de la répartition qui s'est faite, au profit de l'actionnariat et au dépend du salariat. C'est de ça dont on parlait. Les chiffres sont là, que ça soit au début des années 80 ou dans les années 90.

 

Après, on peut aussi parler de manière plus générale d'augmentation (diminution ?) des salaires, mais c'est autre chose.


Simple, on pourra comparer ce qui nous a le plus couté (dans les années 90): les 1400€ par an en moyenne de partage travail/capital, ou les gains de productivité intégralement récupérés par notre Etat.

Message cité 1 fois
Message édité par Comet le 13-08-2010 à 02:38:24

---------------
*** ***
n°23611432
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 13-08-2010 à 02:43:00  profilanswer
 

Comet a écrit :


Simple, on pourra comparer ce qui nous a le plus couté (dans les années 90): les 1400€ par an en moyenne de partage travail/capital, ou les gains de productivité intégralement récupérés par notre Etat.


Le problème est double. Mais 1400€ par salarié, avec plus de 20 millions de salariés à l'époque, ça fait combien de millions d'emplois qu'on peut financer ? Et comme de par hasard, à cette époque là, combien de millions de chômeurs ?
 
Ensuite, posons nous la question du pourquoi de ces augmentations de charges de la part de l'état. Pourquoi l'état est devenu si gourmand ? Intuitivement, mais qu'on me corrige, c'est parce que l'état devait assurer un maximum de social en plus à cause de ce chômage massif ? On boucle donc ;)

Message cité 3 fois
Message édité par Ernestor le 13-08-2010 à 02:43:28
n°23611435
Profil sup​primé
Posté le 13-08-2010 à 02:45:06  answer
 

Non, nous vivons totalement au dessus de nos moyens, l'Etat est ruiné, on n'aura pas de retraites, faut s y faire, c'est comme ça, tout va mal et vous verrez que les chinois vont nous bouffer, c'est pour ça qu'il faut voter à droite  :o

n°23611443
Betcour
Building better worlds
Posté le 13-08-2010 à 02:49:06  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

Ensuite, posons nous la question du pourquoi de ces augmentations de charges de la part de l'état. Pourquoi l'état est devenu si gourmand ? Intuitivement, mais qu'on me corrige, c'est parce que l'état devait assurer un maximum de social en plus à cause de ce chômage massif ? On boucle donc ;)


Le chômage "massif" est le même depuis 1980, donc ce n'est pas la bonne réponse.
 
Cherche plutôt vers la multiplication des aides sociales, la hausse des dépenses de santé, le poids des retraites...


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23611455
Profil sup​primé
Posté le 13-08-2010 à 02:53:07  answer
 

Betcour a écrit :


Le chômage "massif" est le même depuis 1980, donc ce n'est pas la bonne réponse.
 
Cherche plutôt vers la multiplication des aides sociales, la hausse des dépenses de santé, le poids des retraites...


 
On a quasiment multiplié par deux notre PIB depuis 1980.
 
 
Oui c'est la faute aux aides pour les pauvres.
 
 
 Allez dodo et rideau.

n°23611459
Comet
Posté le 13-08-2010 à 02:55:18  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Le problème est double. Mais 1400€ par salarié, avec plus de 20 millions de salariés à l'époque, ça fait combien de millions d'emplois qu'on peut financer ? Et comme de par hasard, à cette époque là, combien de millions de chômeurs ?


(heu ce n'est pas 1400€ euros d'impôt en plus par salarié au fait )
Je ne suis pas sûr que les 1400€ disparaissent dans la nature non plus hein  ;)

 
Citation :


Ensuite, posons nous la question du pourquoi de ces augmentations de charges de la part de l'état. Pourquoi l'état est devenu si gourmand ? Intuitivement, mais qu'on me corrige, c'est parce que l'état devait assurer un maximum de social en plus à cause de ce chômage massif ? On boucle donc ;)


Pour financer une protection sociale (dont les couts augmentent, fin de la génération du baby boom) que ni les entreprises, ni les actifs ne voulaient payer...?
Pour financer une politique (inefficace soit dit en passant, on a donné du répit, mais pas préparé l'avenir) d'augmentation artificielle de la compétitivité des entreprises par allégement de charges?

 

Honnêtement je ne sais pas, et je me garderais bien de toute conclusion hâtive, il faudrait bien plus d'outils pour analyser ça...


Message édité par Comet le 13-08-2010 à 02:56:29

---------------
*** ***
n°23611479
Betcour
Building better worlds
Posté le 13-08-2010 à 03:04:32  profilanswer
 


La richesse "consommée" par les gens (leur niveau de vie) a aussi été multipliée dans les mêmes proportions.
Bref, c'est un non-argument.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23611637
Profil sup​primé
Posté le 13-08-2010 à 06:26:04  answer
 

Ernestor a écrit :

Je vois pas trop ce que ça changerait au fait qu'il y a clairement une modification de la répartition qui s'est faite, au profit de l'actionnariat et au dépend du salariat. C'est de ça dont on parlait. Les chiffres sont là, que ça soit au début des années 80 ou dans les années 90.  
 
Après, on peut aussi parler de manière plus générale d'augmentation (diminution ?) des salaires, mais c'est autre chose.


 
En fait, je pense que le mouvement que tu decris est plus pernicieux.
On est, plus largement, passe d'un systeme ou les revenus des francais dependaient principalement de leur travail, a un systeme ou l'on encourage les revenus du patrimoine (capital financier ou autre).
Dans la masse des differents revenus possibles, ce sont systematiquement ceux du patrimoine qui sont les moins taxes par rapport a ceux du travail.
 
Cette decision politique, car elle emane d'une veritable volonte politique, est la consequence directe du baby-boom et des 30 glorieuses : a partir des annees 70-80, les baby-boomeurs sont arrives aux commandes de l'economie, et ont commence a acquerir un patrimoine consequent.
Ils ont pese de tout leur poids demographique, et donc electoral, pour que ce patrimoine ne soit pas trop preleve, et que leurs avantages sociaux restent finances au mieux.
C'est une tendance lourde, qui continue a peser encore aujourd'hui : il suffit de voir le lobbying intensif qui est fait pour maintenir la bulle immobiliere a tous prix, bulle qui plonge dans l'appauvrissement tous les non-possedants, qui en general sont les plus jeunes.
C'est l'explosion des depenses sociales egalement, avec le vieillissement de la population.
Tout est fait pour que le travail d'une portion toujours plus congrue de la population, finance les possessions et avantages d'une generation de possedants.
 
Je vois tous les jours dans mon boulot des jeunes qui ont un mal de chien a joindre les deux bouts, en bossant a deux, et vivotent. A cote, j'ai des clients qui sont quasiment rentiers, multiples proprietaires immobiliers, qu'on pourrait presque qualifier de marchands de sommeil, quand on voit les benefices qu'ils tirent de la location de leurs taudis.
 
Autre impact majeur : la transmission patrimoniale fonctionne de moins en moins, puisqu'a present, on herite a un age avance. Un age ou soit l'on est trop pauvre pour que cet heritage vienne changer grand chose a la vie globalement que l'on aura menee, soit on est d'ors et deja a l'abri du besoin, et l'heritage devient anecdotique.

Message cité 3 fois
Message édité par Profil supprimé le 13-08-2010 à 06:27:46
n°23611683
zad38
Posté le 13-08-2010 à 07:41:25  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

Et pour être complétement précis, en se basant sur les chiffres de cette page de l'INSEE, ces 7500FF de 1999 correspondraient aujourd'hui à 1357€.
 
Donc en 1999, par rapport à 1992, la perte de répartition de la valeur ajoutée au dépend du salariat et au profit de l'actionnariat correspondrait donc à 1357€ (bruts) de nos jours, par an et par salarié. Libre à certains de considérer que c'est tellement peu que ça en est insignifiant mais chacun jugera :o
 
Edit: j'avais mal lu un détail, c'est corrigé


Bah oui, en comparaison des hausses des cotisations c'est relativement peu  [:spamafote]  
Et la répartition capital-travail suit l'offre/demande hein, y'aura naturellement des périodes où l'un est favorisé par rapport à l'autre. Pour 82 je pense que tu n'oserais pas dire "han regardez les salariés étaient en train d'entuber les actionnaires".

n°23611691
zad38
Posté le 13-08-2010 à 07:49:32  profilanswer
 


Très juste  :jap:

n°23611710
Betcour
Building better worlds
Posté le 13-08-2010 à 08:05:18  profilanswer
 


J'aimerais bien avoir une source (détaillée, avec le calcul) là dessus. Car le travail est essentiellement taxé à l'IR progressif + un peu de CSG, là où le capital subit IR + beaucoup CSG + (une combinaison de : IS + ISF + taxe foncière).

 

Les charges sociales sont considérées comme un salaire différé et la TVA/TIPP/taxe habitation frappent tous les citoyens sans distinction de l'origine du revenu.

Message cité 2 fois
Message édité par Betcour le 13-08-2010 à 08:06:44

---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23611737
Profil sup​primé
Posté le 13-08-2010 à 08:19:44  answer
 

Betcour a écrit :


J'aimerais bien avoir une source (détaillée, avec le calcul) là dessus. Car le travail est essentiellement taxé à l'IR progressif + un peu de CSG, là où le capital subit IR + beaucoup CSG + (une combinaison de : IS + ISF + taxe foncière).
 
Les charges sociales sont considérées comme un salaire différé et la TVA/TIPP/taxe habitation frappent tous les citoyens sans distinction de l'origine du revenu.


 
Je vois plus large (pas de source chiffree sous la main). Je peux me tromper bien sur.
Concretement, les charges deja ne sont pas toutes un revenu differe, puisque dans les faits, les charges les plus lourdes sont celles qui beneficient a nos anciens actuels : retraite, secu, etc... Nous ne sommes pas indemnises a hauteur de nos cotisations, mais a hauteur des cotisations de la generation suivante, active.
Parmi les charges, je ne vois que l'assurance chomage et les mutuelles qui puisse etre assimilees a un revenu differe a vrai dire.
 
Ensuite, tu omets un facteur important : l'IS est une forme d'impot sur le travail et non pas sur le capital. En effet, quand tu prends une boite, son resultat final est en gros la marge effectuee grace au travail, diminuee de ses couts salariaux et de l'IS.
Un actionnaire a interet a ce que l'IS soit le plus bas possible, comme la masse salariale. Les deux sont en quelque sorte correles. Ce qui part en IS aurait pu partir en masse salariale. C'est pour cela que je considere l'IS comme un impot touchant davantage le travail que le patrimoine. C'est peut etre un raisonnement fallacieux ;)
 
Enfin, il y a enormement de mesures qui permettent de reduire le poids fiscal voir de le nier completement. Exoneration des plus values sur la vente d'une residence principale, defiscalisation des biens immobiliers dans les DOM (Girardin) ou en Scellier, Assurances Vie, PEA, etc... contre assez peu pour le travail je trouve.
En fait, plus on est riche, via son patrimoine, plus on a de possibilite de diminuer le poids relatif de la fiscalite subie.
Plus on est a l'aise, via son travail, moins a de possibilites equivalentes, car l'acquisition d'un patrimoine n'est aujourd'hui quasiment plus possible par le travail, en dehors d'une prise de risque tres importante et hors de portee de la plupart des employes (creation d'une entreprise prospere).
 
J'ai coutume d'en discuter avec des expert-comptables qui sont d'accord avec moi : ce qu'il faut, pour etre riche de nos jours, c'est ne pas gagner trop d'argent, et disposer d'un biais pour n'avoir pratiquement aucune depense.
Etre un patron qui fait de l'ABS a gogo, ou un rentier de l'immobilier, ou disposer d'un portefeuille d'action consequent, etc...
Ce n'est pas en gagnant 5.000 € nets par mois que l'on deviendra riche de nos jours. On sera juste "a l'aise". Et c'est pourtant un plafond inatteignable pour l'immense majorite des employes.

n°23611798
Profil sup​primé
Posté le 13-08-2010 à 08:39:01  answer
 

Bon, aller, je me lance dans le calcul.
Prenons un cadre debutant, a 4.000 € de salaire brut dans une boite de plus de 20 salaries.
J'ai pris les taux sur http://www.lexisnexis.fr/services_ [...] aires.html
J'ai pas chiffrer accidents du travail, versement transport et prevoyance, par simplicite.
Il va payer 2.556,18 € de charge.
Il doit donc produire un minimum de 6.556,18 € de valeur ajoutee.
Si ce salarie est lamba, il devrait avoir un taux d'imposition d'environ 10-15%, suivant sa situation familiale. En gros, entre 1 et 2 mois de salaire net. J'ai calcule 4.625 € d'impots sur le revenu.
la suite dans quelques minutes...

n°23611810
Betcour
Building better worlds
Posté le 13-08-2010 à 08:41:43  profilanswer
 


Je suis bien d'accord mais c'est un peu un autre débat, in-fine le fait de cotiser ouvre droit à quelque chose (retraite, santé, chômage), donc c'est une forme de salaire, même si en pratique le "rendement" de cette cotisation pour les actifs est médiocre.
 

Citation :

Un actionnaire a interet a ce que l'IS soit le plus bas possible, comme la masse salariale. Les deux sont en quelque sorte correles. Ce qui part en IS aurait pu partir en masse salariale. C'est pour cela que je considere l'IS comme un impot touchant davantage le travail que le patrimoine. C'est peut etre un raisonnement fallacieux ;)


C'est même totalement fallacieux :o
L'IS est le coût qui s'applique en dernier, une fois qu'on a payé les salaires : moins on paye de salaires plus le bénéfice brut est élevé et plus l'IS est élevé. Si tu supprimes l'IS, c'est tout bénef pour les actionnaires, pas les salariés. C'est donc bien un impôt sur le revenu du capital.
De fait le fisc tiens compte de l'IS dans la taxation des dividendes à l'IR : les deux vont bien ensemble.
 

Citation :

Enfin, il y a enormement de mesures qui permettent de reduire le poids fiscal voir de le nier completement.


Vrai mais ça existe aussi sur les revenus du travail (souvent les mêmes mécanismes d'ailleurs).
 
In-fine le taux d'imposition global médian d'un salarié doit être proche de 0% (compte tenu du fait que la moité des ménages sont non imposables), je doute que la taxation des revenus du capital soit aussi basse (le taux forfaitaire pour un certain nombre de revenu est à 30,1% pour l'IR, l'IS est à 33%, etc.).


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23611953
doutrisor
Posté le 13-08-2010 à 09:16:59  profilanswer
 

Le débat sur l'impôt qui s'incruste sur le topic Sarkozy !  [:deouss]   Je sais bien que c'est la saison, mais bon...


---------------
"A toute chose sa saison, et à toute affaire sous les cieux, son temps"
n°23611964
Profil sup​primé
Posté le 13-08-2010 à 09:19:03  answer
 

doutrisor a écrit :

Le débat sur l'impôt qui s'incruste sur le topic Sarkozy !  [:deouss]   Je sais bien que c'est la saison, mais bon...


 
 
C'est surtout qu'après s'être cachée dans les toilettes pendant le(s) affaire(s) Bettencourt/Woerth/UMP, le dernier pool de fidèles de la droite semble avoir repris des couleurs. Comme quoi, il suffisait de pratiquer une simple politique de guerre civile pour leur redonner la patate  :jap:  
 

n°23611967
Profil sup​primé
Posté le 13-08-2010 à 09:19:17  answer
 


Voila exprime en termes plus leches, l'idee que je m'efforcais d'exprimer sur l'IS.
Merci :)
 
edit: faute de frappe, desole, j'etais plutot presse

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 13-08-2010 à 09:49:43
n°23611972
Profil sup​primé
Posté le 13-08-2010 à 09:19:58  answer
 


 
Il fait partie en effet des rares intellectuels, à droite  :jap:

n°23612032
Betcour
Building better worlds
Posté le 13-08-2010 à 09:31:44  profilanswer
 


Le bénéfice (fiscalité mise à part) appartient aux actionnaires (ils peuvent le distribuer ou le capitaliser, mais ça reste dans leur poche) : c'est donc un revenu du capital (il rémunère les actionnaires pour le capital qu'ils apportent).

 

La VA se répartie entre salaires et EBE : l'EBE c'est la rémunération du capital et les salaires la rémunération du travail (MOTO proof :o)

Message cité 1 fois
Message édité par Betcour le 13-08-2010 à 09:33:40

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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23612036
zad38
Posté le 13-08-2010 à 09:32:24  profilanswer
 


Et sinon toujours pas de graphiques pour les salariés qui se font spolier par le capital ?

mood
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