Sur le fond, Bercy aurait-il raison d’exclure les ETF swapés dans le PEA ?1. Oui totalement : l’avantage fiscal du PEA doit servir exclusivement l’investissement européen
2. Oui plutôt : le swap respecte la lettre de la loi mais clairement pas son esprit
3. Oui, mais uniquement pour les nouveaux ETF créés à l’avenir
4. Oui, mais seulement avec une clause de grand-père intégrale pour les positions existantes
5. Je suis partagé : la logique de Bercy se défend, mais changer les règles maintenant serait une erreur
6. Non plutôt : le panier européen est réellement acheté, donc l’objectif du PEA reste en partie rempli
7. Non : ces ETF respectent exactement les règles fixées par l’État, point
8. Non, et ce serait une grave erreur pour l’attractivité du PEA et l’épargne long terme
9. Non, c’est surtout une manière détournée d’inciter les Français à investir davantage en Europe
10. Je me moque de « l’esprit du PEA » : donnez-moi juste mon ETF World avec un faible TER
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dwarfy | liveandplay a écrit :
Mais en fac de médecine c'est assez rare que les élèves viennent d'une autre région non ? Pourquoi quelqu'un qui vient de Lyon ou Nice irait en fac de médecine à Paris ? no redface, vraie question.
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C'est surtout qu'à la fin de ton tronc commun des études de médecine qui durent six ans, tu seras médecin mais pas encore docteur, on t'appelait "externe" ou "étudiant en médecine". Tu as un examen national classant à ce moment qui te fera basculer "interne". Il te permettra de choisir ta spécialité et ton lieu d'internat pour trois (ou quatre ? je ne sais plus si il y a encore des spé à trois ans) à cinq ans. Et là, une fois la thèse passée, tu seras docteur en médecine et pourra sauver des vies où et comme bon te semble.
En gros et simplement, si tu es premier tu peux faire anesthésiste ou radiologue au soleil avec des chaussures à bout pointu trop classes. Si tu es dernier, tu seras médecin du travail à Roubaix avec obligation de porter des pantalons en velours rapiécés.
Et effectivement, selon la spé que tu vises, certaines fac sont plus prestigieuses et réputées que d'autres (en fonction de leur professeur, de leur renommée et de celle de leur équipe. Genre si la sommité mondiale de greffe de petit orteil est à Limoges et que tu es fan de la greffe de petit orteil, si ton classement le permet tu choisiras plutôt Limoges si tu n'as que le boulot dans ta vie. Si tu aimes un peu l'après boulot, tu iras quand même greffer des petits orteils mais tu choisiras une ville agréable ).
En pratique, ce concours c'est juste du bourrinage et du bachotage. Certes si tu y es bon tu auras de solides connaissances médicales. Mais les appliquer en vrai, sur un vrai patient, qui bouge pour de vrai, dans la vraie vie, et bien parfois ... On peut-être premier à l'internat (petit nom de cet examen national classant) et totalement associable et incapable de voir un patient et de le prendre en charge correctement. Et l'inverse est vraie également. Il faut savoir également qu'il est très peu discriminent: les 2000 (3000 ? 4000 ?) premiers se tiennent au final dans un mouchoir de poche. L'un n'a pas 18 quand l'autre à 11.
Brazeinstein a écrit :
Après le Français lambda dès qu'il voit une blouse blanche il pense qu'il a affaire à Dieu Tout-Puissant, mais en fait non... Par contre c'est sûr que si c'est pour un rhume c'est pas bien grave de vérifier la provenance.
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Euh ... Tu as de la chance.
En quinze ans d'exercice, ça a peut-être commencé comme ça pour moi, mais de plus en plus quand ils ont moins de 70ans (s'ils ont plus, ils sont super respectueux) les patients ne voient pas dieu tout-puissant en face d'eux. Ils sont dieu tout-puissant et t'apprennent ton métier parce qu'ils ont lu des trucs sur aufeminin.com.
(excellente source au demeurant avec un impact factor de fou, on l'utilise tous pour nos "recherches rapides" ) |
jinartt |
Faut relativiser là, n'importe quel médecin muni d'un ordonnancier et d'un cerveau en état de marche peut regarder ta gorge et te dire que t'as une angine et te prescrire du thé chaud et trois jours de repos. Après il y a des spécificités selon les villes/fac. Typiquement je sais que la mienne est très bonne en neuro, on est bien connu pour nos prises en charge impeccables d'AVC et nos patients qui s'en sortent pas trop mal derrière . Typiquement après pour ce genre de prise en charge spécifique c'est les moyens matériels la différence. Tu seras pas pris en main aussi bien si t'habites au fin fond de la Meurthe et Moselle à deux heures du CH le plus proche que si t'habites dans le 16è, et ça ça fait la différence pour des trucs assez grave où le facteur temps joue beaucoup. (exemples type Infarctus : time is muscle, AVC : time is brain). Après cela en dehors de pathologies très spécifiques (typiquement le spécialiste français de sclérose latérale amyotrophique se trouve pas sous chaque caillou), je pense de mon humble avis qu'on est assez bien doté en France en matière de médecin.
dwarfy a écrit :
C'est surtout qu'à la fin de ton tronc commun des études de médecine qui durent six ans, tu seras médecin mais pas encore docteur, on t'appelait "externe" ou "étudiant en médecine". Tu as un examen national classant à ce moment qui te fera basculer "interne". Il te permettra de choisir ta spécialité et ton lieu d'internat pour trois (ou quatre ? je ne sais plus si il y a encore des spé à trois ans) à cinq ans. Et là, une fois la thèse passée, tu seras docteur en médecine et pourra sauver des vies où et comme bon te semble.
En gros et simplement, si tu es premier tu peux faire anesthésiste ou radiologue au soleil avec des chaussures à bout pointu trop classes. Si tu es dernier, tu seras médecin du travail à Roubaix avec obligation de porter des pantalons en velours rapiécés.
Et effectivement, selon la spé que tu vises, certaines fac sont plus prestigieuses et réputées que d'autres (en fonction de leur professeur, de leur renommée et de celle de leur équipe. Genre si la sommité mondiale de greffe de petit orteil est à Limoges et que tu es fan de la greffe de petit orteil, si ton classement le permet tu choisiras plutôt Limoges si tu n'as que le boulot dans ta vie. Si tu aimes un peu l'après boulot, tu iras quand même greffer des petits orteils mais tu choisiras une ville agréable ).
En pratique, ce concours c'est juste du bourrinage et du bachotage. Certes si tu y es bon tu auras de solides connaissances médicales. Mais les appliquer en vrai, sur un vrai patient, qui bouge pour de vrai, dans la vraie vie, et bien parfois ... On peut-être premier à l'internat (petit nom de cet examen national classant) et totalement associable et incapable de voir un patient et de le prendre en charge correctement. Et l'inverse est vraie également. Il faut savoir également qu'il est très peu discriminent: les 2000 (3000 ? 4000 ?) premiers se tiennent au final dans un mouchoir de poche. L'un n'a pas 18 quand l'autre à 11.
Euh ... Tu as de la chance.
En quinze ans d'exercice, ça a peut-être commencé comme ça pour moi, mais de plus en plus quand ils ont moins de 70ans (s'ils ont plus, ils sont super respectueux) les patients ne voient pas dieu tout-puissant en face d'eux. Ils sont dieu tout-puissant et t'apprennent ton métier parce qu'ils ont lu des trucs sur aufeminin.com.
(excellente source au demeurant avec un impact factor de fou, on l'utilise tous pour nos "recherches rapides" )
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Excellent résumé de l'état des études médicales en France à mon sens . L'internat le plus court est celui de med gé, six semestres, et ça tire sur cinq ans (voire plus si tu fais un clinicat et 3 DU derrière) pour les spécialité chirurgicales.
Là où je suis également d'accord c'est sur la bêtise générale des études : on a quand même des têtes pas trop mal faites sélectionnées au départ pour leur capacité de travail, et on les gave façon oie du Gers d'absolument toutes les connaissances médicales actuelles (qu'est-ce qu'un ophtalmo/généraliste en a à taper de la troisième ligne de biothérapie dans la polyarthrite rhumatoïde ). Le problème c'est que ce sont ces connaissances, mesurables objectivement par QCM, qui font arbitre en 6ème année et déterminent ta ville et spé d'exercice futures. Là où je rejoins dwarfy, c'est que la différence entre le 1500 et le 3500 tient à quelques dixièmes de points sur 20, et pas vraiment le reflet de ta compétence de médecin derrière. Typiquement les plus grands PU (Professeur des Universités = Saint-Père du service, on se découvre quand il passe) que j'ai "rencontrés" n'avaient pas vu de patient depuis 10 ans, c'étaient les internes et les chefs de clinique qui faisaient les prescriptions, la hiérarchie étant occupée par l'ambiance nauséabonde "publish or perish". Et le pire c'est que ces internes tapent du 80h/semaine pour à peine plus qu'un SMIC et servent de main-d'oeuvre à bas coût pour l'hôpital. Désolé du HS, mais le sujet m'intéressait
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